Battus en ouverture, les États-Unis sont à la relance face à la Grande-Bretagne, l’un des deux promus dans ce Championnat du monde élite. Les Britanniques ont eux aussi perdu leur match d’ouverture (5-2 contre l’Autriche) et espèrent contenir le plus longtemps possible le champion du monde et champion olympique en titre…
La Grande-Bretagne n’a jamais battu les États-Unis au Mondial – le dernier match avait été remporté 3-0 en 2022. On compte toutefois deux matchs nuls (1-1 en 1938, 6-6 en 1951).
La partie débute comme attendu par une domination américaine, et le gardien Ben Bowns assure le spectacle pour tenir le score. La principale chance britannique revient à Cade Neilson de près, sans réussite.
La pression monte au fil des minutes, et la défense cède finalement à six minutes de la pause. Mathier Olivier bataille devant le but et en déséquilibre, se heurte à la jambière du gardien. Le palet revient en haut des cercles sur Max Sasson. Olivier dévie, et Paul Cotter nettoie le rebond qui traine devant un but grand ouvert (0-1).

Les Américains attaquent fort le deuxième tiers. Danny Nelson entre en zone à droite, Max Plante envoie le palet à l’opposée vers Connor Cilfton. Ben Bowns repousse la volée du défenseur américain. Clifton commet alors une crosse haute sur Liam Kirk, et les Britanniques installent leur jeu de puissance. Nathanael Halbert, servi à la bleue, transperce le rideau défensif et son tir du poignet trompe Logan Cooley (1-1). Un but qui survient quelques instants après un tir de Liam Kirk qui a un peu sonné Cooley, touché au niveau du cou.
La Grande-Bretagne tient bien le choc, mais un énorme revirement de Joseph Hazeldine, avec une passe dans l’axe compliquée, revient sur Isaac Howard. Le joueur d’Edmonton évite son défenseur, fixe le gardien et place les Américains devant peu avant la pause, côté mitaine (1-2).
Le défenseur Ryan Ufko frôle le break à 1’40 de la fin, et son slalom se termine par un tir du revers que Bowns repousse de justesse du bout de la botte.
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Il faut moins de trois minutes pour que l’écart se creuse, dans ce troisième tiers. L’échec-avant intense des États-Unis revient à Declan Carlile, et le défenseur de Tampa Bay expédie un tir puissant à travers la foule. Mathieu Olivier traine devant l’enclave au milieu de trois joueurs britanniques, et plante le rebond (1-3).
Olivier et Cotter font décidément très mal à la défense, car quinze secondes plus tard, Cotter trouve l’arrière Carlile, qui reprend sans contrôle. Le palet file entre les jambes de Cade Neilson, derrière Olivier, un défenseur et entre les jambes de Bowns, masqué (1-4). Le challenge vidéo ne profite pas aux Britanniques, sanctionnés pour retard de jeu.
Il reste une poignée de secondes sur l’avantage numérique, et Oliver Moore décale Isaac Howard, pour le doublé grâce à un nouvel écran de Mathieu Olivier (1-5).
La défaite en ouverture contre la Suisse est oubliée : les Américains lancent leur tournoi, à l’aide de leurs joueurs de devoir. Cotter et Olivier, intenables, sont les grands artisans de ce succès.
Désignés joueurs du match : Isaac Howard (États-Unis) et Ben Bowns (Grande-Bretagne)
Commentaires d’après-match :
Mathieu Olivier (attaquant des États-Unis) : « Lundi, la Finlande sera un gros challenge, comme la Suisse l’était. Il y a beaucoup de respect, car ils ont de très bons joueurs. Notre jeu ne changera pas. Notre plan de jeu est le même quelque soit l’adversaire : épuiser les équipes et prendre le contrôle au fur et à mesure du match. Paul Cotter est un joueur facile à jouer, un hockey très prévisible. C’est le hockey gagnant, un gars qui peut tout faire. Il peut être physique, mais aussi créer du jeu. »
Mason Lohrei (défenseur des États-Unis) : « Tout le monde jouera à son meilleur contre nous. C’est un match facile en terme de motivation pour nos adversaires. Je pense que nous avons bien laissé passer l’orage, et nous avons tenu notre plan de jeu. »
Brett Perlini (attaquant de la Grande-Bretagne) : « Nous étions dans le match pendant longtemps. Il a fini par nous échapper forcément, mais il y a de quoi construire sur notre prestation. »
Grande-Bretagne – États-Unis 1-5 (0-1, 1-1, 0-3)
Dimanche 17 mai 2026 à 12h20 à la Swiss Life Arena de Zurich. 6456 spectateurs.
Arbitres : Taylor Burzminski (CAN) et Marcus Wannerstedt (NOR) assistés de Gustav Jonsson et Anders Nyqvist (SUE).
Pénalités : Grande-Bretagne 6’ (0’, 2’, 4’) ; États-Unis 2’ (0’, 2’, 0’).
Tirs : Grande-Bretagne 20 (7, 8, 5) ; États-Unis 40 (10, 16, 14).
Évolution du score :
0-1 à 13’55” : Cotter assisté d’Olivier et Sasson
1-1 à 28’39” : Halbert assisté de Waller et Perlini (sup. num.)
1-2 à 37’01” : Howard
1-3 à 42’49” : Olivier assisté de Cotter et Carlile
1-4 à 43’04” : Carlile assisté de Cotter et Olivier
1-5 à 56’11” : Howard assisté de Moore et Novak (sup. num.)
Grande-Bretagne
Attaquants :
Liam Kirk (A, -1) – Robert Dowd (C, -2) – Cade Neilson (-1)
Logan Neilson (-1) – Brett Perlini (-1) – Josh Waller (-2)
Johnny Curran – Robert Lachowicz – Ollie Betteridge (-1)
Cole Shudra (-1) – Ben Davies (-1) – Bayley Harewood (-1)
Sam Lyne
Défenseurs :
Mark Richardson (A, -1) – Nathanael Halbert (-1)
David Clements (-1) – Joseph Hazeldine (-2)
Liam Steele (-1, 2’) – Travis Brown (-1, 2’)
Bradley Jenion (-1)
Gardien :
Ben Bowns
Remplaçant : Mat Robson (G). Non équipés : Jack Hopkins (A), Josh Tetlow (D), Lucas Brine (G).
États-Unis
Attaquants :
Ryan Leonard – Tommy Novak – Alex Steeves
Isaac Howard (+1) – Oliver Moore (+1) – Matt Coronato (+1)
Mathieu Olivier (A, +3) – Max Sasson (+1) – Paul Cotter (+3)
James Hagens – Danny Nelson – Max Plante
Sam Lafferty (+2)
Défenseurs :
Mason Lohrei (+2) – Justin Faulk (C, +3)
Will Borgen – Ryan Lindgren (A)
Declan Carlile (+2) – Connor Clifton (2’)
Ryan Ufko (+1)
Gardien :
Devin Cooley
Remplaçant : Drew Commesso (G). Non équipés : Wyatt Kaiser (D), Joseph Woll (G).









































