Lyon s’est accroché

Lyon a bien relevé la tête après sa défaite face à Annecy en allant s’imposer à Dunkerque (4-3 après prolongation) puis en écartant Courbevoie samedi dernier (7-3). Pour les Brûleurs de Loups, la dynamique est moins bonne. Le soufflé est vite retombé après la qualification pour les demi-finales de la coupe de la ligue avec deux défaites ce week-end en Ligue Magnus face à Villard-de-Lans dans le derby (3-5) puis à Strasbourg (0-1 après prolongation). Il est donc impératif pour les Brûleurs de Loups de rebondir après ces deux défaites et cela passe par une qualification face à une équipe d’une division inférieure même si le souvenir de la cuisante défaite face à Montpellier l’an dernier au même stade de la compétition donc encore hanter les esprits grenoblois (1-6). À noter que ce sera le match des retrouvailles pour trois anciens grenoblois aujourd’hui sous le maillot lyonnais : Martin Millerioux, Aymeric Gillet et Jules Breton.

Ce but concédé rapidement ne décourage pas les Lyonnais qui se ruent à l’assaut des cages de Sébastien Raibon. Du côté grenoblois, Luc Tardif essaie de mettre de l’intensité dans le match avec quelques charges bien senties mais il se fera pénaliser à son tour. Les hommes d’Eric Medeiros n’en profitent pas mais continuent leur effort. Vikhael To-Landry obtient finalement une égalisation méritée après avoir récupéré un palet mal renvoyé par la défense grenobloise (1-1, 09’40 »).

Alors que Lyon va pouvoir évoluer de nouveau à cinq, Olsson se fait pénaliser à son tour. Ses protestations lui valent même dix minutes de méconduite. Grenoble évolue de nouveau en supériorité numérique… toujours sans résultat. Les esprits finissent même par s’échauffer avec un petit brassage initié par Suzzarini, dans tous les (mauvais) coups ce soir. Paradoxalement, c’est à cinq contre cinq que Grenoble trouve la solution pour marquer : Vaskivuo récupère un palet repoussé dans l’axe des buts et le lève intelligemment pour le placer sous la barre (1-2, 16’12 »). Les Brûleurs de Loups respirent et entrent non sans mal au vestiaire avec un but d’avance.
Christophe Tartari a reçu une pénalité dans la dernière minute du premier tiers. La supériorité numérique devient double lorsque Baptiste Amar se fait pénaliser dans la première minute du deuxième tiers. Mais pas plus que les Brûleurs de Loups lors de la première période, les Lions n’arrivent à profiter de l’aubaine. Pas très sereins, les Grenoblois multiplient les fautes pendant ces dix premières minutes du tiers. Suzzarini, Amar de nouveau puis McGrane se succèdent en prison, alors que du côté lyonnais seul Kristin est pénalisé. Les Lyonnais auront passé quasiment dix minutes en avantage numérique sans pouvoir obtenir une égalisation qui leur tendait les bras. Rageant, mais ils n’accusent qu’un but de retard à la mi-match, ce qui est plutôt encourageant.

Il leur faut passer l’accélérateur pour éviter toute mauvaise surprise et c’est Matthieu Le Blond qui s’en charge. Alors que le rythme des pénalités s’est enfin calmé, les Grenoblois profitent de la petite baisse de régime de leurs hôtes pour se détacher au score. Matthieu Le Blond récupère un palet mal dégagé dans la zone défensive lyonnaise et bat Guillaume Richard (2-4, 41’24 »). Moins de trois minutes plus tard, Le Blond, encore une fois bien placé, remet ça (2-5, 44’05 »).

En fin de match, Grenoble se fait même de nouveau pénaliser pour un surnombre, signe de la déconcentration des hommes de Jean-François Dufour. Eric Medeiros demande un temps mort et joue le jeu en sortant son gardien malgré les trois buts d’écart. À quatre contre six Lyonnais, les Brûleurs de Loups parviennent à récupérer le palet par Desrosiers qui s’échappe pour se présenter face au but vide. Mais au lieu de marquer dans la cage déserte, il décide au dernier moment de faire une passe à Matthieu Le Blond derrière lui pour lui faire marquer un troisième but. Surpris par la passe de son coéquipier, Le Blond rate son contrôle et se fait reprendre par un défenseur lyonnais. Une situation absurde qui tourne au ridicule lorsque les Grenoblois concèdent un troisième but à deux secondes du coup de sirène (3-5, 59’58 »). Lyon termine le match avec les honneurs, Grenoble se qualifie par la petite porte.

Grenoble a su éviter le piège lyonnais et n’a pas rééditer la contre-performance de Montpellier il y a un an. Mais les Brûleurs de Loups n’ont pas survolé les débats, loin de là. Bien trop indisciplinés, ils ont concédé trop de pénalités ce qui les a contraint à défendre une bonne partie du match. Offensivement, il a fallu attendre le troisième tiers pour voir enfin du réalisme devant la cage grâce à Matthieu Le Blond. Grenoble ne s’est pas vraiment servi de ce match pour poser son jeu, et la fin de match en dilettante avec ce but non marqué en cage vide et celui concédé à deux secondes de la sirène laisse un goût d’inachevé.
Les Grenoblois n’ont pas forcé ce soir et se sont mis en danger tous seuls en restant à portée de leurs adversaires une bonne partie du match. Pas forcément très rassurant en vue des prochaines échéances de Ligue Magnus où il faudra sérieusement hausser le niveau de jeu pour espérer installer une nouvelle dynamique de victoires.
Désignés meilleurs joueurs du match : Arnaud Magallon (Lyon) et Matthieu Le Blond (Grenoble)
(Photos Philippe Crouzet – www.ipernity.com/doc/182273/album et Emmanuel Giraudeaux)
Lyon – Grenoble 3-5 (1-2, 1-1, 1-2)
Mardi 20 novembre 2012 à 20h30 à la patinoire Charlemagne de Lyon. 3125 spectateurs.
Arbitrage de Stéphane Rousselin assisté de Sébastien Geoffroy et Gildas Fontaine.
Pénalités : Lyon 26′ (12’+10′, 4′, 0′), Grenoble 24′ (10′, 8′, 6′).
Évolution du score :
0-1 à 02’24 » : Arrossamena assisté de Suzzarini
1-1 à 09’40 » : To-Landry
1-2 à 16’12 » : Vaskivuo assisté de Ouimet et Dusseau
1-3 à 31’35 » : Dusseau assisté de Vaskivuo et Ouimet
2-3 à 33’17 » : Olsson assisté de Medeiros et Millerioux
2-4 à 41’24 » : Le Blond
2-5 à 44’05 » : Le Blond assisté de Antonoff et Dufresne
3-5 à 59’58 » : Magallon assisté de To-Landry et Corry (sup. num.)
Lyon
Gardien : Guillaume Richard (sorti de 59’12 » à 60’00 »).
Défenseurs : Ryan Corry (2′) – Aymeric Gillet (A) (2′) ; Oliver Styf (2′) – Martin Millerioux (C) ; Jules Breton.
Attaquants : Erik Caladi – Julien Lebey (2′) – Vikhael To-Landry (2′) ; Alexander Olsson (A) (2’+10′) – Eric Medeiros – Miroslav Kristin (2′) ; Arnaud Magallon – Christer Johansson – Anthony Kodyjasz.
Remplaçants : Quentin Wargnier (G), Mathieu Touveron, Vincent Touveron, Damien Croux, Frédéric Figon.
Grenoble
Gardien : Sébastien Raibon
Défenseurs : Baptiste Amar (A) (4′) – Kévin Dusseau ; Jason Crossman (A) – Sylvain Dufresne (2′) ; Nicolas Antonoff – Maxime Suzzarini (6′).
Attaquants : Luc Tardif Jr (2′) – Ed McGrane (2′) – Joris Bedin ; Francis Desrosiers – Christophe Tartari (2′) – Mathieu Le Blond ; Julien Baylacq (C) – Mike Vaskivuo – François Ouimet ; Nicolas Arrossamena (2′) ; César Joffre (2′) – Jordan Perret.
Remplaçants : Antoine Bonvalot (G), Mathieu Pons, Quentin Scolari. Absent : Mathieu Briand (disjonction acromio-claviculaire).








































