J’ai eu la chance de pouvoir interviewer Sylvain Codère, actuellement entraîneur en D2 à Rouen. Il a bien voulu se prêter au jeu et évoquer sa carrière et sa vision du hockey.
Pouvez-vous nous parler de votre carrière ?
Oui bien sûr. Je suis Canadien, Québécois de Greenfield Park au sud de Montréal. Après un début de carrière dans le soccer, c’est en inscrivant mon fils aux cours de patinage que j’ai 
Ensuite vous êtes venus en France à Toulouse
Oui, en 2013 je suis venu au TBHC (Toulouse-Blagnac Hockey Club) pour m’occuper du mineur. On a mis en place des programmes spécialisés pour gardiens de but, pour défenseurs, on a développé un programme hors glace. On a réussi à obtenir de bons résultats: 3e au tournoi d’Angers U13 et vainqueur du tournoi de Blagnac U11 en 2014. L’année suivante on a continué à enchaîner les bons résultats avec une seconde place en U11 à Rouen et une 3e place en U13 au tournoi NHL de Tours.
Vous avez rejoint Rouen en 2015
Oui j’ai rejoint Rouen pour prendre en charge la D2. Je m’occupe également des U13 et du centre d’entraînement sport étude, et je travaille en collaboration avec les U22. Je me plais beaucoup ici. Mon rôle est de préparer les jeunes à la Ligue Magnus. Il faut les former mais également les guider dans leur carrière professionnelle. Il faut parfois composer avec des joueurs aux parcours différents, c’est pourquoi je m’efforce d’en faire une équipe soudée avec une identité.
Cela m’amène à vous demander quelle est votre définition du rôle de l’entraîneur
Il a le rôle central, il doit maintenir toutes les pièces ensembles. S’il y a un maillon faible, il est trop facile de le mettre de côté. En tant qu’entraîneur, il faut savoir gérer l’humain et devenir un entraîneur personnel. Il faut s’occuper de chaque joueur, trouver chaque point fort et leur donner des responsabilités. Il faut leur donner une identité d’équipe, de la fierté, du courage, de la passion. Mon identité d’équipe, c’est de ne rien lâcher, même quand c’est David contre Goliath il faut se battre. Et puis il faut savoir encourager les joueurs, leur montrer la voie. Quand je fais partie d’une équipe, je suis 100% derrière elle, j’aime le maillot que je porte, je le respecte et je l’inculque aux joueurs.
Que pensez-vous du hockey français, de son niveau et de son évolution ?
Entre les résultats de l’équipe de France et la réussite de certains joueurs en NHL, la France a des talents. Après, il y a un travail énorme de la fédération. Avec la professionnalisation de la Ligue Magnus, le passage à 44 matchs et les règles sur le nombre de joueurs formés, les équipes vont devenir des centres de formation. Le plus bel exemple, c’est celui de la NHL où chaque club supporte le hockey mineur local. Le hockey en France est sur de bons rails.
Pour conclure, avez-vous un petit message à transmettre aux Toulousains ?
Toulouse est une ville sympathique, il y a là-bas des partisans en or, des fidèles, des gens qui ont le hockey dans le sang, c’est fantastique. Pour finir, j’aimerais saluer tous les petits gamins de Toulouse, et puis leur dire qu’il ne faut pas lâcher et leur répéter que « Quand les jambes ne peuvent plus courir il faut continuer avec ton cœur »









































