Kazakhstan et Pologne n’ont plus leur destin en mains

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Pendant deux ans, la Pologne a organisé les Mondiaux de division IA et a terminé à la troisième place, aux portes de la promotion dans l’élite mondiale qui concerne les deux premiers.

Maintenir ou améliorer cette place est d’autant plus difficile que la Corée du Sud ne cesse de progresser : elle avait déjà battu les Polonais l’an passé, et a récidivé cette année en ouverture de tournoi. Mais puisque les Coréens continuent d’étonner, cette défaite n’est peut-être pas rédhibitoire pour la Pologne.

Devant le public hostile de Kiev, elle a remporté le derby capital pour le maintien en battant l’Ukraine 2-1 sur un but décisif de Damian Kapica. Elle peut maintenant espérer mieux en affrontant le Kazakhstan, (ex-?)favori de la compétition, victime lui aussi de la surprise coréenne.

PUSHKARYOV Konstantin 120506 026Face à un adversaire venu d’élite, la Pologne fait vraiment bonne figure. Elle travaille dur et va au combat. Après sept minutes, Adam Chmielewski part à 2 contre 1 et sert parfaitement Kasper Bryniczka au second poteau. Ce dernier n’arrive pas à tirer, mais il a été accroché un peu avant par Martin Saint-Pierre. C’est donc une première pénalité, pendant laquelle les tirs pleuvent sur la cage de Kolesnik, sauvé par sa barre transversale sur un lancer balayé du défenseur Mateusz Rompkoski.

La crosse haute de Jeziorski, au contraire, permet au Kazakhstan de reprendre l’initiative, mais Starchenko est un peu trop hésitant dans son tir alors que Lakiza, bien placé, manque le cadre. Une déviation dans l’enclave de Konstantin Pushkaryov frôle le poteau. En fin de tiers-temps, le gardien Przemyslaw Odrobny, déjà élu meilleur joueur de son équipe face à l’Ukraine, se détend pour bloquer le chemin à Dustin Boyd.

Après un joli revers de Roman Starchenko sur le poteau, la suite de la deuxième période est dominée par la Pologne qui se crée les meilleures occasions. Tomasz Malasinski est souvent dangereux mais manque de sang-froid ou de malice dans le dernier geste. Le tir du cercle gauche Patryk Wronka – très solide défensivement et créatif offensivement dans ce tournoi – se faufile sous le bras de Vitali Kolesnik : le palet glisse vers les filets et le gardien le rattrape in extremis juste avant la ligne. Kolesnik bloque aussi un lancer de Kapica alors que trois Polonais étaient arrivés jusqu’à sa cage. Le tiers-temps se termine toutefois sur un tir de la bleue de Dallman rabattu dans l’enclave par Boyd, mais Obrodny repousse de la jambière gauche.

C’est une véritable guerre des nerfs qui s’est engagée. La dernière période est à l’avantage du Kazakhstan. La Pologne défend avec entrain et sens du sacrifice, à l’instar de Mateusz Bryk qui bloque le lancer de Dawes. Roman Starchenko a un face-à-face avec Obrodny, mais le palet passe à côté. Sauvé par sa barre sur un tir en pivot de Savchenko, Obrodny fait encore preuve de beaux réflexes sur un tir puissant de Pushkaryov.

Le Kazakhstan joue donc une prolongation à 3 contre 3, ce qui lui avait bien réussi à la qualification olympique grâce à ses Nord-Américains. Ce sont encore une fois eux qui dont la différence. Le centre du revers de Nigel Dawes est repris par Kevin Dallman qui s’est avancé dans l’axe et ajuste Obrodny côté mitaine.

Ce résultat ne fait l’affaire de personne… sauf des Autrichiens. En laissant échapper un point, le Kazakhstan perd l’avantage important acquis sur l’Autriche que lui assurait la victoire dans sa confrontation directe. La Pologne aurait été en bonne position en cas de succès en prolongation, mais elle se retrouve derrière les Kazakhs. De ce fait, aucune des deux équipes n’a la maîtrise de son destin. S’il n’y a pas d’autre faux-pas de favori (et il peut y en avoir à chaque match au vu des résultats serrés), les Polonais risquent de jouer leur dernier match contre l’Autriche… avec le sort du Kazakhstan entre leurs mains.

Désignés joueurs du match : Vitali Kolesnik pour le Kazakhstan et Maciej Kruczek pour la Pologne.

Commentaires d’après-match

Torbjörn Johansson (entraîneur-adjoint de la Pologne) : « Nous savions que ce serait un match difficile, surtout pour la défense. Nous avons eu de bonnes occasions pendant deux tiers-temps, mais au vu du troisième, nous pouvons être heureux d’avoir un point qui peut être très important dans le futur. Encore une fois, nous avons manqué d’efficacité. On voit qu’il nous manque un vrai sniper, mais nous continuerons à travailler avec constance car la bataille pour la promotion reste à notre portée. »

Eduard Zankovets (entraîneur du Kazakhstan) : « Match équilibré. Il y a un domaine où nous avons été vraiment mauvais aujourd’hui, c’est en supériorité numérique. Pour le reste, si on ne regarde pas le score, nous avons mieux joué qu’hier. Notre sacrifice était meilleur, notre combativité aussi, et nous avons mieux contrôlé le palet en zone offensive. Nous nous sommes créé bien plus d’occasions. La différence est que la première ligne offensive a marqué au match précédent, pas cette fois. Nous sommes habitués à ce qu’elle mette les buts. Nous étions prêts psychologiqument contre l’Autriche. Au deuxième match face à la Corée, je dois admettre qu’il y a eu un peu de complaisance, surtout quand nous avons mené au score. Aujourd’hui au contraire, les joueurs avaient la pression après la défaite. Ils avait tous hâte de se réhabiliter, mais ce n’est pas toujours bénéfique. À certains moments il est nécessaire de se calmer. »

 

Kazakhstan – Pologne 1-0 après prolongation (0-0, 0-0, 0-0, 1-0)
Mardi 25 avril 2017 à 13h30 au Palais des sports de Kiev. 1536 spectateurs.
Arbitrage de Roy Stian Hansen (NOR) et Andreas Harnebring (SUE) assistés de Franco Castelli (SUI) et Artyom Korepanov (UKR).
Pénalités : Kazakhstan 4′ (2′, 0′, 2′, 0′), Pologne 6′ (2′, 4′, 0′, 0′).
Tirs : Kazakhstan 29 (11, 9, 7, 2), Pologne 30 (13, 10, 6, 1).

Évolution du score :
1-0 à 61’39 » : Dallman assisté de Dawes

Kazakhstan

Attaquants :
Nigel Dawes (+1) – Dustin Boyd (+1) – Brandon Bochenski (C, 2′)
Konstantin Pushkaryov – Martin Saint-Pierre (2′) – Nikita Mikhaïlis
Roman Starchenko – Anton Sagadeev – Vladimir Markelov
Maksim Khudyakov – Ivan Kuchin – Nikita Ivanov
Kirill Panyukov

Défenseurs :
Maksim Semyonov (A) – Kevin Dallman (A, +1)
Roman Savchenko – Dmitri Stepanov
Kirill Polokhov – Aleksandr Lipin
Artemi Lakiza

Gardien :
Vitali Kolesnik

Remplaçant : Sergei Kudryavtsev (G).

Pologne

Attaquants :

Patryk Wronka – Grzegorz Pasiut – Tomasz Malasiński
Marcin Kolusz (C) – Krzysztof Zapała (-1, 2′) – Mikolaj Lopuski (2′)
Aron Chmielewski – Kasper Bryniczka – Radoslaw Galant
Maciej Urbanowicz – Krystian Dziubiński (-1) – Damian Kapica
Bartlomiej Jeziorski (2′)

Défenseurs :
Patryk Wajda – Mateusz Bryk
Bartlomiej Pociecha – Bartosz Ciura
Mateusz Rompkowski (-1) – Maciej Kruczek (-1)
Jakub Wanacki

Gardien :
Przemyslaw Odrobny

Remplaçant : Rafal Radziszewski (G).

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