La Suède finira avec un record de 19 joueurs NHL

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Jamais une équipe européenne n’aura aligné autant de joueurs de NHL à un championnat du monde. La Suède établit un record, mais ce qu’elle cherche surtout, c’est à dynamiser son offensive.

Suede Italie 170512 283La défense restera à sept hommes, et les trois derniers noms en attaque sont connus. Pour aujourd’hui, Dennis Everberg – joueur de Växjö qui avait été inclus in extremis après la blessure d’André Pettersson au dernier tournoi de préparation – est déjà inclus dans l’alignement comme treizième attaquant. Pour la suite, deux centres ont été appelés, le défensif Oscar Lindberg (New York Rangers, champion du monde 2013) et surtout le créatif Nicklas Bäckström (Washington Capitals, champion du monde 2006).

Il faudra que Rikard Grönborg gère bien ce groupe élargi. Vu le statut de capitaine de Joel Lundqvist et les performances solides de Linus Omark (dont le duo avec Krüger travaille fort et amène souvent le jeu en zone offensive), ce ne sont pas forcément les attaquants « non-NHL » qui risquent le plus de perdre leur place… Un autre enjeu de la venue de Bäckström sera d’animer un jeu de puissance sans vie, le moins bon de tous les favoris : 14% avant ce match.

Suede Italie 170512 232Contrairement à ce qu’on pourrait penser, l’Italie n’est pas un bon adversaire pour s’exercer en supériorité numérique. Les hommes de Stefan Mair sont remarquables par leur discipline. Ils commettent très peu de fautes pour une équipe dominée tout le match. Ils s’appliquent toujours dans le jeu défensif, au point d’avoir recasé un attaquant (Marco Insam) à l’arrière. Traversa, fatigué après avoir beaucoup dépensé d’énergie, est remplacé par Michele Marchetti, ailier plus physique face aux gros gabarits suédois.

Les Italiens n’ont jamais battu la Suède dans leur histoire, mais ont obtenu trois matches nuls. L’espoir de grappiller un point est vite déçu. En neuf minutes, ils encaissent deux buts. Victor Rask entre en zone sur la droite et profite de l’écran de Landeskog sur le défenseur (Egger) pour repiquer à la cage et décocher un tir du poignet en lucarne. La domination scandinave se traduit par un second but, au rebond d’un lancer de Nylander passé au-dessus du cadre. Philip Holm, défenseur de Växjö introduit hier pour pallier la blessure d’Ekman-Larsson, vient prendre le rebond en cage ouverte. Une récompense pour lui, car il se débrouille bien pour l’instant au milieu des arrières NHL.

Suede Italie But 170512 159L’Italie n’a pas encore eu de vraie occasion, mais la deuxième période s’ouvre par une contre-attaque de Michele Marchetti, le dernier joker ajouté pour ce match, qui a bien anticipé le tir de la bleue de Strålman pour le contrer, mais ne conclut pas sonb échappée. L’offensive continue et se termine par une faute de Lundqvist. Les Azzurri saisissent l’opportunité de cet avantage numérique avec une passe transversale de Giulio Scandella pour Giovanni Morini. Le gardien Viktor Fasth, redevenu titulaire, montre un nouveau signe de faiblesse en se faisant transpercer par le tir de Morini (photo).

À 2-1, les Italiens se mettent à y croire… pour six minutes. Le slap puissant de Jonas Brodin est un peu dévié au passage par Dennis Everberg : un but chacun pour les deux « réservistes » issus des rangs Växjö Lakers qui ont débuté hier et aujourd’hui, sans bruit dans cette équipe de stars !

Suede Italie 170512 116Dès le début du troisième tiers-temps, les Suédois enfoncent un clou définitif. Elias Lindholm prend son propre rebond et marque avec l’aide d’une malheureuse déviation contre son camp d’Andergassen. Avec trois buts d’écart, la victoire est acquise, s’il y avait jamais eu un doute.

Les dix dernières minutes sont de trop pour les Italiens. Un tir de la bleue d’Edler touchant une crosse tombée à terre (et non pas Söderberg crédité de l’assist) puis le poteau avant d’arriver vers Omark en cage ouverte… Mais dites-moi donc, d’où venait cette crosse au sol ? Elle appartenait à Daniel Frank, atteint par une charge vicieuse de Söderberg. C’est le deuxième Italien blessé dans ce match, après Luca Frigo en deuxième période.

Suede Italie 170512 223Les buts se succèdent alors. Reprise de volée de Carl Klingberg sur passe du revers de Nordström derrière la cage (6-1). Rebond de Joel Eriksson Ek après un tir de la bleue de Strålman (7-1). Tir à distance de John Klingberg qui passe à travers la victime désignée Frédéric Cloutier grâce à l’effort d’Everberg pour travailler de la crosse (8-1).

Désignés joueurs du match : Victor Rask pour la Suède et Thomas Larkin (en photo au marquage de Krüger) pour l’Italie.

Commentaires d’après-match

Stefan Mair (entraîneur de l’Italie) : « Nous avons réussi à les contenir tant que nous avons tourné à quatre lignes régulièrement. Malheureusement, au troisième tiers-temps, le fait d’avoir perdu deux attaquants nous a posé problème. Frank a pris un mauvais coup, j’ai vu les ralentis, le but n’aurait pas dû être accordé si quelqu’un l’avait vu. Nous avons encaissé quelques buts faciles, les joueurs étaient éteints, c’est normal, et nous avons un peu calé mentalement. Les joueurs doivent être fiers du match effectué pendant deux tiers-temps contre cette grosse équipe. Nous avons beaucoup travaillé l’infériorité numérique après la leçon contre la Russie : à ce niveau, ce qui compte, ce n’est pas de presser l’adversaire, mais les détails comme la façon de tenir la crosse et la fermeture des lignes de passes pour tout maintenir à l’extérieur. C’était déjà mieux contre les États-Unis et très bien aujourd’hui. »

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Suède – Italie 8-1 (2-0, 1-1, 5-0)
Vendredi 12 mai 2017 à 16h15 à la Lanxess Arena de Cologne. 10878 spectateurs.
Arbitrage de Stefan Fonselius (FIN) et Brett Iverson (CAN) assistés de Rene Jensen (DAN) et Sakari Suominen (FIN).
Pénalités : Suède 4′ (0′, 4′, 0′) ; Italie 4′ (0′, 2′, 2′).
Tirs : Suède 45 (15, 12, 18) ; Italie 15 (4, 8, 3).

Évolution du score
1-0 à 03’24 » : Rask assisté de Lindholm
2-0 à 08’34 » : Holm assisté de Nylander et Brodin
2-1 à 23’50 » : Morini assisté de Scandella et Insam (sup. num.)
3-1 à 29’52 » : Everberg assisté de Brodin et Holm
4-1 à 40’41 » : Lindholm assisté de Landeskog et Strålman
5-1 à 50’09 » : Omark assisté de Söderberg et Edler
6-1 à 54’53 » : C. Klingberg assisté de Nordström
7-1 à 56’51 » : Eriksson Ek assisté de Nylander
8-1 à 58’25 » : J. Klingberg assisté de Holm et Nylander

Suède

Attaquants :
Gabriel Landeskog (A, +3) – Victor Rask (+2) – Elias Lindholm (+2)
Carl Söderberg (+1) – Marcus Krüger (+1) – Linus Omark (+1)
William Karlsson (+3) – William Nylander (+3) – Joel Eriksson Ek (+2)
Joakim Nordström (+1) – Joel Lundqvist (C, +2, 2′) – Carl Klingberg (+1, 2′)
Dennis Everberg (+2)

Défenseurs :
Victor Hedman (A, +1) – Anton Strålman (+3)
Alexander Edler (+2) – John Klingberg (+4)
Philip Holm (+3) – Jonas Brodin (+3)

Gardien :
Viktor Fasth

Remplaçant : Eddie Läck (G). Blessé : Oliver Ekman-Larsson (D).

Italie

Attaquants :
Giulio Scandella (-2) – Raphael Andergassen (-2) – Luca Frigo (-1)
Giovanni Morini (-3) – Simon Kostner (-1) – Diego Kostner (A, -1)
Daniel Frank (-2) – Anton Bernard (C, -3, 2′) – Alex Lambacher (-3, 2′)
Markus Gander (-2) – Tommaso Goi (-2) – Michele Marchetti (-1)

Défenseurs :
Luca Zanatta (-2) – Thomas Larkin (-3)
Armin Helfer (A, -2) – Armin Hofer (-2)
Marco Insam (-2) – Alexander Egger (-2)
Daniel Glira (-2) – Enrico Miglioranzi (-2)

Gardien :
Frédéric Cloutier

Remplaçant : Andreas Bernard (G). En réserve : Gianluca Vallini (G), Stefano Marchetti (D, problèmes musculaires), Tommaso Traversa (A).

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