Dunkerque – Caen (Division 1, 21e journée)

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Giflés à Cergy (1-9), les Corsaires doivent une revanche à leurs supporters, dont une partie avait effectué le déplacement vers la région francilienne. Leur place provisoire de qualifiés pour les playoffs devient chancelante à l’heure d’accueillir des Drakkars de Caen dont ils sentent le souffle dans le dos. Les représentants du Calvados sont en embuscade à seulement un point.

Les premiers signes sont encourageants pour les locaux. Une escarmouche de Budínský est repoussée par la botte de Papillon, et celle de Poirier est déviée. Toutefois ils laissent de dangereux espaces derrière, ce dont croit profiter Scott Brannon avant de trébucher aux abords du but, et que met un peu plus en évidence Kevin Undershute, parti de son camp pour prendre Thomas de vitesse sur l’aile gauche et croiser en force (0-1 à 04’59″). Caen gagne en confiance et maîtrise désormais le palet.

Une domination à peine perturbée par la première faute, un accrocher de Darge. La plus belle occasion intervient même en infériorité quand Brannon perce l’arrière-garde locale. Chimienti sauve encore les Corsaires sur un essai en angle difficile d’Undershute. Les sorties de zone manquées, les duels perdus et un jeu de passes perfectible empêchent toute révolte. Sans solution sur une rare montée, Lukáš Zeliska arme un lancer maîtrisé par un Papillon froid. La faute de Direr assoit un peu plus le confort normand, et l’avance est en passe de se creuser : le poteau écarte la déviation de Prosvic et la barre le tir de Menard. C’est au retour à cinq que le deuxième filet, inexorable, intervient, sur un tir de la bleue signé Gabriel O’Connor, prenant à défaut un Chimienti masqué (0-2 à 16’01″).

La reprise témoigne d’un léger mieux pour Dunkerque, déficitaire au nombre de lancers. Nicolas Siegfriedt et Geoffrey Parisot accentuent la pression sur une défense caennaise peu inquiétée jusque-là. Vit Budínský, d’un lancer haut, sort Quentin Papillon de sa torpeur, mais les transmissions demeurent encore difficiles et une faute de Clément Thomas freine le redressement. En supériorité, les hommes de Luc Chauvel pilonnent la cage nordiste. Le lancer vers le haut du but de Chaumont et une salve d’O’Connor engendrent autant de rebonds dangereux, non convertis au grand désespoir de Jaroslav Prosvic, venu presser la cage.

À forces égales, les Normands continuent sur leur lancée. Le tir de Scott Brannon est stoppé en deux temps par Lino Chimienti, dont le gant capte le tir en force de Zubov, peu avant que Gabriel O’Connor ne touche une troisième fois du métal. De 0-3, la marque évolue toutefois à 1-2 sur une action derrière le but de Clément Thomas pour servir son buteur Budínský (1-2 à 29’46″). Et le public, avare d’encouragements au cours du premier tiers-temps, de retrouver son allant pour exhorter les joueurs d’Antoine Richer. Désireux de se porter vers l’avant, ceux-ci en oublient parfois le repli, Scott Brannon en profitant pour aller défier leur dernier rempart, décisif de la plaque.

Pressée par Nicolas Siegfriedt, la défense caennaise commet une faute permettant au jeu de puissance corsaire de gagner en acuité. De l’entrée de la zone, David Gaborcik contraint Papillon à écarter de façon peu orthodoxe du haut du corps. Le jeune Rouennais est bien plus sécurisant face à Pavlicek, auteur d’un lancer sur réception suite au service de Zeliska, pour maintenir un écart inchangé à la deuxième pause, car Adam Young sauve devant la ligne un tir d’O’Connor freiné par son portier, avant d’envoyer Budínský se casser les dents sur Papillon.

Vingt minutes après Louis Olive, Antoine Richer fait appel à un autre jeune Gothique, Clément Garrido. Choix payant car le nouvel entrant accélère le jeu nordiste. Garrido abandonne le palet à Geoffrey Parisot, dont le missile termine sous la barre (2-2 à 44’12″). Revenu à hauteur contre vents et marées, Dunkerque ne peut jubiler bien longtemps. La troisième ligne normande est à l’œuvre dans la zone et Jaroslav Prosvic presse opportunément la cage, redonnant l’avantage aux siens malgré les vaines protestations adverses (2-3 à 44’36″).

De quoi faire enrager les bleus, galvanisés. Zeliska et Direr poussent les Drakkars dans leurs derniers retranchements, puis Quentin Papillon plonge aux devants de Budínský, servi par Mikusovic, envers qui Gabriel O’Connor s’énerve après le coup de sifflet. Le massif défenseur en geôle, Matej Direr en profite pour employer Quentin Papillon, solide. Il n’en fallait pas plus pour écœurer les locaux, désormais inoffensifs. La suite de la supériorité ne leur permet pas de contourner un bloc solide et agressif devant la cage ; le plus employé est même Lino Chimienti, à l’ouvrage face à Camil Durand et… sur une passe en retrait particulièrement appuyée de son défenseur Pavlicek !

Le portier venu de Tours a retardé l’échéance, mais Robert Chaumont vient le feinter pour conclure du revers (2-4 à 49’26″). Sous les encouragements des quelques partisans ayant fait le déplacement, les joueurs du Calvados creusent encore l’écart par Scott Brannon dans la cage désertée (2-5 à 57’57″). Coup de semonce sur la tête des Corsaires, en plein doute à l’issue de cette nouvelle soirée difficile, dont la saveur amère ne sera pas tempérée par un dernier but de Nicolas Siegfriedt, une déviation astucieuse devant la cage sur une double supériorité née d’un geste aussi stupide qu’inutile de Gabriel O’Connor sur Mikušovic (3-5 à 59’40″).

Dépassés sur la glace et au classement par leurs visiteurs, les Corsaires, désormais positionnés au-delà de la huitième place avant un périlleux déplacement à Nantes, risquent d’être contraints de surveiller leur rétroviseur pour s’épargner des sueurs froides en fin de saison.

 

Dunkerque – Caen 3-5 (0-2, 1-0, 2-3).
Samedi 3 février 2018 à 18h30 à la patinoire Michel Raffoux. 470 spectateurs.
Arbitrage de Julien Peyre assisté d’Aurélien Smeeckaert et Maxime Laboulais.
Pénalités : Dunkerque 10′ (2’, 6′, 2′), Caen 24′ (2′, 4′, 8’+10′).
Tirs : Dunkerque 28 (5, 9, 14), Caen 39 (10, 14, 15).

Évolution du score :
0-1 à 04’59″ : Undershute assisté de R. Colotti
0-2 à 16’01″ : O’Connor assisté de Prosvic
1-2 à 29’46″ : Budínský assisté de Thomas et Mikušovic
2-2 à 44’12″ : Parisot assisté de Garrido et Siegfriedt
2-3 à 44’36″ : Prosvic assisté de F. Colotti et R. Colotti
2-4 à 49’26″ : Chaumont assisté d’O’Connor et Zubov
2-5 à 57’57″ : Brannon assisté de Keirstead et O’Connor, cage vide (inf. num.)
3-5 à 59’40″ : Siegfriedt assisté de Direr et Gaborcik (double sup. num.)
 

Dunkerque

Attaquants :
Clément Thomas (C) – Marek Mikušovic (A) – Vit Budínský
Alexis Geoffroy-Lemoine puis Louis Olive 20’00″ – Matej Direr – Lukáš Zeliska
Matej Blinka – Geoffrey Parisot – Nicolas Siegfriedt
Clément Garrido à 40’00″

Défenseurs :
Adam Young – Francis Ballet (A)
Martin Pavlicek – David Gaborcik
Martin Poirier – Jonathan Lafrance (A)

Gardien :
Lino Chimienti (sorti de à 57’39″ à 57’57″)

Remplaçants : Pierrick Boudot (G), Christophe Eichenolc, Nathan Thomm. Absents : Brendan Martial, Antoine et Rémi Houque (blessés)

Caen

Attaquants :
Jérémy Delbaere – Kevin Undershute – Robert Chaumont
Wehebe Darge – André Menard (C) – Scott Brannon
Fabien Colotti – Jaroslav Prosvic – Vincent Nesa
Yoann Robert

Défenseurs :
Rémi Colotti – Gabriel O’Connor (A)
Mackenzie Keirstead – Igor Zubov
Thibaut Colombin – Camil Durand

Gardien :
Quentin Papillon

Remplaçants : Grégoire Blanc (G), Alexis Palis (A), Alexandre Ferey. Absents : Steven Kuhn (épaule), Thomas Dubourg, Théophile Miquelot.

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