Grenoble – Rouen (Ligue Magnus 2017/18, finale, match 1)

Un tiers suffit aux Dragons !

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Il aura fallu sept matchs aux Brûleurs de Loups pour se qualifier pour la finale de la Ligue Magnus, une première depuis 2012. La série contre Bordeaux a été épique avec quatre prolongations – trois gagnées par Bordeaux, une par Grenoble – avec de nombreux rebondissements puisque chaque équipe a mené à un moment ou un autre. Les Dragons ont dû eux aussi batailler face aux Gothiques avant de faire parler leur expérience et de se détacher pour l’emporter 4-2.

Rouen a l’avantage d’avoir terminé sa série dimanche alors que Grenoble n’en a terminé que mardi soir. Mais les Dragons ont le voyage à Grenoble dans les jambes – leur plus long depuis le début des play-offs puisqu’ils ont affronté Angers en quart et Amiens en demi-finale. Grenoble-Rouen, c’est l’affiche tant attendue entre les deux équipes qui ont survolé la saison régulière, c’est aussi la revanche de la finale 2012 remportée par les Dragons 4-2. En saison régulière, Grenoble s’est imposé à trois reprises contre une fois à Rouen. À noter qu’Edo Terglav et Fabrice Lhenry pourront compter sur un effectif au complet.

Vincent Kara déclenche les hostilités avec un premier tir non cadré mais Aleardi lui répond avec une bonne percée dans la défense grenobloise, ce qui oblige Hardy à le retenir irrégulièrement. Première pénalité du match. Rouen s’installe avec Roy et Chakiachvili à la manœuvre qui lancent de la ligne bleue mais Horak et sa défense repoussent le danger. Les rôles sont inversés quelques instants plus tard lorsque Guttig est pénalisé en retenant Hordelalay en zone défensive rouennaise. Le power-play grenoblois n’est pas plus efficace et manque même de se faire surprendre lorsque Horak parvient in extremis à enlever le palet à Wolhberg d’un poke check décisif.

Les débats sont enlevés dans ce début de rencontre sans round d’observation. Loïc Lampérier parvient à entrer sans difficulté dans la défense grenobloise mais son tir en bonne position est dévié par Horak. Grenoble se met à subir les assauts rouennais avec de nouveau Lampérier puis Thinel qui mettent le feu dans la zone grenobloise. Les Brûleurs de Loups ont du mal à sortir de leur zone et se font même parfois contrer en sortie de zone, ce qui donne une bonne occasion pour Guttig et Aleardi.

Grenoble finit par réagir avec une magnifique passe derrière le but de Rodman pour Champagne qui se retrouve seul en bonne position face à la cage, mais le cadre se dérobe sur le lancer du centre grenoblois. Les Grenoblois continuent d’accélérer avec un 2 contre 1 entre Hordelalay et Leblond mais le tir croisé de ce dernier est repoussé de la jambière par Pintaric. Sur le contre rouennais, Dame-Malka met vigoureusement en échec Colotti. Une charge un peu trop appuyée au goût des arbitres qui donnent une pénalité majeure au défenseur grenoblois. Une sanction qui semble disproportionnée à la vue de la charge effectuée. Premier tournant dans ce match. Les Dragons prennent leur temps pour s’installer mais n’arrivent pas à trouver de position de tir favorable. Le boxplay grenoblois fait le travail et parvient à tuer tranquillement ces cinq minutes d’infériorité sans encaisser de but. Une belle performance qui permet à Grenoble de ne pas se faire distancer avant la pause. Et les Brûleurs de Loups auraient même pu mener sur une déviation de Kara consécutive à un tir de Côté : le palet passe entre les jambes de Pintaric mais frôle le poteau à l’extérieur de la cage….

Le deuxième tiers débute par un gros cafouillage devant la cage rouennaise avec Hardy qui ramène le palet sur la cage puis Goličič et Rodman qui mettent la pression sur Pintaric pour essayer de prendre un rebond. Puis c’est au tour de Kara et Leclerc de jouer un 2 contre 1 mais Pintaric repousse. Les Dragons subissent mais leur première incursion en zone offensive est décisive : Rohat laisse partir Aleardi après un duel le long de la bande, ce dernier va vers la cage sans la moindre opposition et marque en levant le palet en lucarne (0-1, 21’29). Gros loupé de la défense grenobloise qui a laissé une totale liberté de mouvement à Aleardi dont on connaît les qualités de finisseurs.

Sonnés, les Grenoblois vont avoir du mal à se remettre de ce but. Sur l’engagement, Stehlik parvient à centrer devant la cage pour Bedin malgré la présence de Kunnas. Horak tarde à se replacer et laisse une cage grande ouverte qui permet à Bedin de marquer malgré un tir écrasé (0-2, 21’57). Après deux minutes dans le deuxième tiers, Rouen a déjà pris un avantage conséquent dans le premier match de cette finale.

Les Brûleurs de Loups essaient de réagir mais n’arrivent pas à déclencher de tir vraiment dangereux. Un bon travail de Rohat en zone offensive permet quand même de provoquer une pénalité d’Aleardi. Cette supériorité numérique arrive au bon moment pour Grenoble. Une déviation de Giroux dans l’axe est bien repoussée par Pintaric pour ce qui est la seule occasion grenobloise pendant ce power-play. Une supériorité numérique écourtée par une faute de Rodman qui fait trébucher Chakiachvili derrière le but. À quatre contre quatre, Rouen retrouve le chemin de l’attaque avec une bonne période ensuite à cinq contre quatre, ponctuée par un bon tir de Guttig repoussé par Horak.

Une fois les deux équipes de retour à cinq contre cinq, Grenoble remet la pression avec Golicic dont le lancer est capté sans rebond par Pintaric. En possession du palet, les Brûleurs de Loups n’arrivent pas à bouger une défense rouennaise bien en place. Une obstruction de Paquet sur Legault donne une nouvelle chance à Grenoble. Un bon lancer dans l’axe de Giroux est repoussé par Pintaric. Hormis sur ce tir, Grenoble n’arrive pas à se montrer dangereux sur cette supériorité. Et à cinq contre cinq, Rouen enfonce le clou sur un lancer de Dusseau dévié devant la cage par Aleardi (0-3, 32’23’).

Au fond du trou, les Brûleurs de Loups vont cette fois vite réagir par l’intermédiaire de Kara dont le tir transperce Pintaric, visiblement un peu trop relâché sur l’action et peut-être surpris par une légère déviation de la crosse de Dusseau (1-3, 32’47). Mais les hommes de Terglav ne vont pas pouvoir se réjouir bien longtemps puisque l’engagement à peine effectué, Rouen reprend trois buts d’avance sur un lancer de Chakiachvili en pleine lucarne alors que Bedin masquait la vue de Horak (1-4, 33’16). Ce nouveau coup du sort jette un froid dans Pôle Sud qui voit ses protégés mal embarqués dans le premier match de cette finale. Une charge contre la bande de Roy sur Arnaud provoque les foudres du public mais pas du corps arbitral qui ne bronche pas. Apathiques et visiblement sonnés, les Grenoblois ont du mal à relancer la machine. Une pénalité de Guttig en fin de tiers les aide à se remettre dedans et Champagne devant le slot n’est pas loin de réduire le score mais Pintaric parvient à remettre la mitaine sur le palet. Le même Pintaric s’impose de la mitaine quelques secondes plus tard sur un lancer de Giroux au ras de la glace. Grenoble laisse passer l’occasion et rentre au vestiaire avec trois buts de retard.

Pour se relancer, les Brûleurs de Loups obtiennent une nouvelle opportunité dès le début de la troisième période quand Hardy se fait accrocher par Thinel, puis un peu plus tard par Chakiachvili. La double supériorité numérique est mise à profit sur un lancer de Bisaillon qui fait poteau rentrant (2-4, 41’17). Enfin rentrés dans le match, les Isérois attaquent de toutes parts alors qu’ils continuent d’évoluer à cinq contre quatre. Bisaillon remet ça mais ne cadre pas son tir cette fois. Puis c’est au tour de Rodman de se procurer deux belles opportunités sur la cage rouennaise.

La pression est grenobloise mais Pintaric tient le coup. Grenoble voit son élan coupé par une pénalité à l’encontre de Côté, sanctionné pour une crosse haute contre Reynaud. Tartari dévie un tir de Aleardi qui prenait la direction des filets. Les Dragons ne profitent pas de la supériorité numérique, ce qui permet à Grenoble d’y croire encore. Un bon travail derrière la cage de Baylacq provoque une pénalité de Paquet. Bien installés en supériorité numérique, les Brûleurs de Loups font circuler le palet et Rodman trouve un angle de tir pour marquer un but splendide en lucarne (3-4, 49’42’).

Revenus à un but, le Grenoblois se relancent complètement et ont dix minutes pour aller chercher la prolongation. Rouen réagit immédiatement avec Wohlberg puis Thinel qui profitent d’un relâchement coupable de la défense grenobloise pour se retrouver seuls dans le slot. À chaque fois Horak sort un arrêt décisif, permettant à son équipe d’y croire encore. Les Brûleurs de Loups arrivent enfin à enflammer la rencontre avec Kara qui remonte rapidement le palet pour défier Pintaric mais ce dernier repousse le palet de la jambière.

Grenoble tente le tout pour le tout et laisse des espaces derrière dont profite Deschamps qui s’échappe et part seul défier Horak, mais le portier grenoblois réalise un arrêt décisif pour laisser son équipe dans le match. Puis c’est Hubacek qui chipe le palet à Leclerc pour lancer à la cage, une nouvelle fois Horak repousse. L’opportunité d’égaliser vient finalement sur une prison de Dusseau, pénalisé pour avoir accroché Hardy. C’est la supériorité numérique que Grenoble doit absolument convertir pour espérer encore la prolongation. Mais à part sur un rebond de Golicic, les Brûleurs de Loups n’arrivent pas à se montrer suffisamment dangereux pour inquiéter Pintaric. À cinq contre cinq, Grenoble continue de pousser avec Rohat notamment mais la défense rouennaise arrive à se dégager. Finalement Terglav demande un temps mort et fait sortir Horak dans la dernière minute, sans réussite.

Les Brûleurs de Loups ont réagi trop tardivement au troisième tiers et le retard accumulé s’est avéré insurmontable. En encaissant quatre buts en un tiers pour la première fois de la saison, ils se sont mis dans une position bien délicate face à une équipe de Rouen qui ne demandait qu’à mener au score. Comment expliquer un tel relâchement dans le match 1 d’une finale ? Les quatre buts encaissés sont dus en premier lieu à de grosses lacunes défensives, les attaquants rouennais ayant une liberté de mouvement anormale si près de la zone du gardien. On pourra évoquer la fatigue physique et surtout mentale suite à la série contre Bordeaux, éprouvante pour les organismes et pour les nerfs. Mais en s’inclinant dès la première rencontre à domicile, Grenoble se met dans une position très inconfortable et n’aura déjà pas le droit à l’erreur demain dans le match 2. Heureusement, le troisième tiers avec deux buts marqués en supériorité numérique leur donne une lueur d’espoir. Depuis le début des play-offs, les Brûleurs de Loups ont montré qu’ils aimaient jouer la pression et cette série n’échappera pas à la règle.

Les Dragons pour leur part ont réalisé le coup parfait en venant s’imposer à Pôle Sud dès leur premier match. Ils récupèrent ainsi l’avantage de la glace et peuvent voir la suite de la série avec sérénité. Sans être flamboyants (beaucoup de pénalités concédés, power-play peu efficace), les Rouennais se sont reposés sur une défense très solide à cinq contre cinq, un boxplay particulièrement efficace lors des deux premiers tiers et surtout sur une redoutable efficacité offensive incarnée par un excellent Aleardi. À l’inverse de Grenoble qui a vu encore ses attaquants phares (Champagne et surtout Giroux) passer au travers ce soir, le meilleur attaquant rouennais a tenu toutes ses promesses. Avec deux buts inscrits, il a largement contribué au succès rouennais tout comme Pintaric malgré le premier but grenoblois.

(Photos Philippe Crouzet)

Commentaires d’après-match :

Edo Terglav (entraîneur de Grenoble) : « Dans la première partie du match, ils patinaient plus que nous, ils gagnaient plus de batailles. Ils ne nous ont pas donné grand-chose, offensivement on travaillait fort mais on arrivait pas aller à endroit où ça paye. On cherchait des jeux un peu trop compliqués et derrière défensivement on a trop donné d’occasions. Tous les buts encaissés sont des buts un peu trop faciles pour une finale, il faut être solide défensivement contre une équipe comme ça. Chaque fois qu’ils ont une occasion, ça peut coûter. J’ai dit aux joueurs, on ne gagnera pas un match ou la série contre Rouen s’il y a que 5 ou 6 joueurs qui se présentent. C’est 22 joueurs qui jouent ensemble, qui poussent ensemble la condition du succès… Au troisième tiers, le message c’était de ne pas regarder le score, juste de jouer. À 4/1, c’est trois buts d’écart mais en play-offs, on ne sait jamais ce qui peut arriver. On a marqué deux gros buts en power-play. On a poussé derrière, on a eu quelques occasions. À la façon dont l’équipe a réagi, elle a montré encore du caractère, mais ce n’était pas suffisant pour aller chercher plus. Demain, il faut avoir cette intensité, cette faim, pendant tout le match… C’est une finale, il ne faut pas avoir de regrets derrière. C’est dommage, à la maison on a connu une saison régulière extraordinaire, on arrive en play-of etf on veut tellement bien faire qu’il manque quelque chose. On a trop envie mais on fait des choses contraires. Il faut juste jouer, être discipliné, rester sur le système, c’est comme ça qu’on va aller chercher les matchs. »

Fabrice Lhenry (entraîneur de Rouen) : « C’était tendu jusqu’au bout parce que dans le troisième tiers, on a quand même donné des possibilités à Grenoble de revenir avec toutes les pénalités concédées. Mais on a réussi à tenir jusqu’au bout. C’est rare de gagner un match comme ça avec autant de pénalités à défendre, même au deuxième tiers on en prend 3 ou 4 qui auraient pu leur permettre de revenir déjà là. Donc c’est sur la discipline, le contrôle de ses émotions qu’il va falloir être meilleur demain. À cinq contre cinq, on a pris un but mais après ils n’ont pas été si dangereux que ça. On était bien en place, on a récupéré pas mal de palets, on s’est créé des occasions, pour ça c’est très positif. Il faut faire avec les arbitres, on peut contester des pénalités mais elles y étaient, il faut se contrôler, garder la crosse sur la glace, on a pris beaucoup de retenir ce soir, il va falloir remédier à ça demain, on sait que Grenoble a un bon power-play et c’est ce qui leur a permis de revenir dans le troisième tiers. Aleardi est capable de faire la différence dans les petits espaces à tout moment, il décoince des situations et j’espère que ça va continuer jusqu’à la fin. »

Sébastien Bisaillon (défenseur de Grenoble) : « C’est quelques minutes qui nous mettent dedans, on va regarder la vidéo, faire quelques ajustements. Au premier tiers, on est pas mal, on réussit à chercher du momentum comme on l’a fait quelques fois déjà en play-offs en tuant la pénalité de cinq minutes… On s’en sort et puis quelques erreurs au deuxième tiers nous coûtent. On ne gagne pas des championnats avec des victoires morales mais avoir terminé au troisième tiers comme on l’a fait, c’est encourageant, c’est positif pour nous. On pense à demain déjà et si on joue 60 minutes comme on a joué les 20 dernières, ça devrait bien aller. Le power-play a bien fonctionné au troisième tiers, leur PK applique beaucoup de pression mais après deux ou trois tentatives avec moins de succès de notre côté, on a réalisé que, oui, on a un peu moins de temps qu’avant, mais on a joué contre Mulhouse et Bordeaux qui avaient des PKs agressifs. Une fois qu’on a réalisé qu’on avait de la pression mais un peu plus de temps qu’on pensait, on a réussi à faire un peu mieux bouger le palet, à mettre du trafic devant le gardien, cadrer un peu plus de shoots, c’est une chose encourageante. Dans le meilleur des mondes, on jouerait de la première à la dernière minute ! On connaît notre potentiel, on sait ce qu’on devrait faire. On aurait tous aimé gagner ce soir, mais en même temps, on n’est pas des victimes, il ne faut pas s’apitoyer sur notre sort. Si on n’avait pas appris avec les rondes précédentes, il faut se servir de ce match comme motivation. Il faut oublier vite quand on a du succès, il ne faut pas prendre les choses pour acquis, il faut oublier et recommencer le lendemain et quand on perd il faut faire la même chose. En play-offs, il faut tourner la page rapidement et c’est ce qu’on va faire à partir de demain. »

 

Grenoble – Rouen 3-4 (0-0, 1-4, 2-0).
Vendredi 23 mars 2018 à 20h la patinoire Pôle Sud de Grenoble. 3100 spectateurs.
Arbitrage de Geoffrey Barcelo et Benjamin Gremion assistés de Clément Goncalves et Thomas Caillot
Pénalités : Grenoble 31’ (2’+5’+20’, 2’, 2’), Rouen 16’ (2’, 6’, 8’)
Tirs : Grenoble 39 (10, 17, 12), Rouen 27 (11, 9, 7)

Évolution du score :
0-1 à 21’29 : Aleardi assisté de Deschamps
0-2 à 21’57 : Bedin assisté de Stehlik et Ritz
0-3 à 32’23 : Aleardi assisté de Dusseau et Wohlberg
1-3 à 32’47 : Kara assisté de Rohat et Côté
1-4 à 33’16 : Chakiachvili assisté de Ritz et Hubacek
2-4 à 41’17 : Bisaillon assisté de Giroux et Tartari (double sup. num.)
3-4 à 49’42 : Rodman assisté de Goličič et Hardy (sup. num.)

Grenoble

Attaquants :
Boštjan Goličič – Joël Champagne (A) – David Rodman (2’)
Alexandre Giroux – Matthieu Le Blond – Pierre-Charles Hordelalay
Guillaume Leclerc – Sébastien Rohat – Vincent Kara
Gabin Ville – Julien Baylacq – Maxime Legault
Matthias Arnaud

Défenseurs :
Kyle Hardy (C) (2’) – Sébastien Bisaillon
Olivier Dame-Malka (5’+20’) – Aziz Baazzi
Christophe Tartari (A) – Jean-Philippe Côté (2’)
Joona Kunnas

Gardien :
Lukáš Horák [sorti de 58’51’ à 60’00’]

Remplaçant : Antoine Bonvalot (G). Absent : Teddy Trabichet (commotion).

Rouen

Attaquants :
Loïc Lampérier (A) – David Wohlberg – Marc-André Thinel (2’)
Nicolas Deschamps – Anthony Guttig (4’) – Alex Aleardi (2’)
Petr Hubacek (A) – Nicolas Ritz – Joris Bedin
Joran Reynaud – Fabien Colotti – Vincent Nesa

Défenseurs :

Richard Stehlik – Philippe Paquet (4’)
Florian Chakiachvili (2’) – Mathieu Roy (C)
Kévin Dusseau (2’) – Chad Langlais

Gardien :
Matija Pintaric

Remplaçants : Quentin Papillon (G), Julien Msumbu, Camil Durand.

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