« God Save the Puck » – septembre / octobre 2018

368

Situation au 1er novembre 2018

 

EIHL – un tableau bien conditionnel…

Après deux gros mois de compétition, le classement de ligue Élite peine à se montrer lisible. La raison tient au fait d’une forte disparité de rencontres jouées pour les diverses formations. Ainsi au 1er novembre, les Devils de Cardiff, au calendrier adapté en raison du parcours en CHL, accuse un différentiel de sept matchs avec les Panthers de Nottingham !

Dans tout cela, trois équipes se tiennent en tête, avec des profils bien différents malgré les vingt points en commun. La surprise nous vient d’Écosse, avec l’équipe des Flyers de Fife, généralement habituée aux qualifications en play-offs acquises dans la douleur. Mais ce début de saison est quasiment parfait du côté de Kirkcaldy, les hommes de Todd Dutiaume ayant enregistré neuf victoires en douze parties, et trois défaites dont deux bonifiées d’un temps supplémentaire. S’il n’est garanti que cette formation puisse tenir ce rythme effréné, les points engrangés seront fort utiles au moment des comptes.

Derrière les Flyers, les Giants de Belfast répondent présents. Avec quatorze matchs joués, les Nord-Irlandais sont les premiers à avoir atteint la barre des dix victoires, grâce à un succès le 28 octobre sur la glace de Nottingham (2-3 a.p). Ce vendredi 2 novembre, les deux leaders s’affrontent en Écosse, pour un inattendu choc de ce début de saison.

La troisième équipe à compter vingt points est celle de Nottingham. Une demi-satisfaction pour les Panthers puisque l’équipe compte bien plus de rencontres jouées que les adversaires directs. C’est même un bilan plutôt moyen à ce jour pour les Anglais, avec neuf victoires, huit défaites dont deux bonifiées. Cette place est donc fortement virtuelle, car à deux points se trouvent les Devils de Cardiff, la nouvelle place forte d’EIHL sur les toutes dernières saisons. Les Gallois n’auront pas été ridicules en coupe d’Europe, et ils ont eu le mérite de ne pas oublier les affaires courantes de la ligue. Avec seulement dix matchs joués, les Diables comptent neuf victoires pour une seule défaite (samedi 27 octobre à domicile face à Guildford, sur le score de 3-5). Défaite qui a touché l’orgueil gallois puisqu’ils ont réagi par deux jeux blancs consécutifs en voyage (0-4 à Coventry le 28 octobre, 0-1 à Glasgow le 31 octobre).


EIHL – Sheffield… ça coince !

Si Fife apparaît comme un invité surprise en haut de tableau, l’équipe en délicatesse est celle des Steelers de Sheffield. Connue outre-Manche pour une certaine arrogance qui relève à présent plus de la saine provocation qu’autre chose, le cœur n’est pourtant pas à la fête du côté de la Fly DSA Arena. Après un début d’exercice totalement raté, les Steelers pointent à une incroyable huitième place, malgré le deuxième total de matchs joués (seize rencontres), et une tendance lentement encourageante sur les dernières parties.

Pour changer de cap, le board a pris les choses en main. Au soir du 1er octobre, les dirigeants ont remercié l’emblématique Paul Thompson, l’entraîneur le plus célèbre de Grande Bretagne. Pour lui succéder sur le banc, Sheffield a enrôlé l’ancien gardien NHL Tom Barrasso qui sort de trois saisons à Asiago. En Angleterre, Barrasso trouve comme relais sur la glace l’ancien Rouennais Mark Matheson, qui occupe le rôle de joueur / assistant-coach. Il faut dire que l’expérience ne manque pas autour du capitaine Jonathan Phillips (au « C » des Steelers depuis 2007 et de la sélection anglaise depuis 2008), et de plusieurs trentenaires aguerris. Il a tout de même fallu palier à la blessure de Robert Dowd, ce qui a sans doute motivé d’autant plus les dirigeants à faire revenir l’enfant du pays Ben O’Connor pour s’appuyer sur un cadre supplémentaire. O’Connor a commencé la saison en Suède pour Leksand, mais n’a pas su trouver ses marques et enregistrait un faible temps de jeu. Il est rentré en fils prodigue il y a dix jours à peine, avec la ferme intention de contribuer à ce que les Steelers retrouvent de leur superbe. Il fut d’ailleurs crédité d’une assistance et d’un but vainqueur pour ses deux premiers matchs, qui se sont tous deux soldés par des victoires (2-1 contre Nottingham, 5-4 a.p contre Sheffield).

Sheffield ne compte au 1er novembre qu’un petit point d’avance sur le Storm de Manchester (deux matchs de moins que Sheffield) et sur les Stars de Dundee (trois matchs de moins). À la dernière place, le Lightning de Milton-Keynes est à la peine, avec sept points au compteur pour treize matchs joués.

Rappelons que cette saison, l’Élite britannique compte onze formations, suite à la prévisible défection des Capitals d’Édimbourg, équipe faire-valoir depuis de nombreuses années.


EIHL – les anciens pensionnaires du championnat de France

Il est courant de voir les anciens tributaires de la Ligue Magnus briller statistiquement en Grande-Bretagne, mais une fois n’est pas coutume peu de joueurs trustent les premières places. Il n’empêche que le leader statistique est passé furtivement par la France, même si nous connaissons mieux son frère.

Centre de la ligne la plus efficace, dans la plus efficace des équipes depuis le début de saison, Paul Crowder (ex-Amiens) est le leader aux points avec 8 buts et 15 assistances, soit 23 points en 12 matchs. Le podium est d’ailleurs complété par ses deux partenaires de ligne à Fife, Brett Bulmer et Carlo Finucci. Derrière eux, un autre joueur éclair dans l’hexagone, le Canadien John Dunbar (ex-Mulhouse) qui totalise 19 points avec les Flames de Guildford.

Le troisième et dernier joueur concerné dans le Top 20 des scoreurs britanniques rappellera moult souvenirs dans l’est de la France : Josh Gratton (ex-Épinal) pour le Clan de Glasgow compte 5 buts et 10 assistances en 12 parties. Pour l’anecdote, son temps de prison ne se limite (pour l’instant) qu’à 16 minutes.

Tim Crowder (Coventry – ex-Dijon, Angers, Amiens, Chamonix), Luke Moffatt (Manchester – ex-Chamonix Morzine) et Alex Nikiforuk (Coventry – ex-Épinal) ont atteint les 13 points.

Aucun gardien de la saison 2018-2019 d’EIHL n’est passé par la France.


NIHL 1 – Des chiens toujours mordants, des abeilles enfin piquantes…

Le championnat national a débuté dans les deux divisions.

Pour la Moralee Conference (1re division Nord), les bases sont exactement les mêmes que la saison dernière. Le quatuor qui a dominé l’exercice 2017-2018 se retrouve en haut de tableau, avec un avantage temporaire pour les Steeldogs de Sheffield, vainqueurs de la dernière saison régulière (7 matchs – 14 points au 1er novembre). Suivent dans un mouchoir de poche les Sharks écossais de Solway (8 matchs – 14 points), les Tigers de Telford (7 matchs – 13 points) et les Pirates d’Hull (6 matchs – 12 points, seule équipe à ne compter que des victoires dans le temps réglementaire).
Le promu Sutton tient son rang avec une septième place sur dix. Dans les rangs du Sting, Stan Lascek, un ailier slovaque passé par Cergy, Gap et Neuilly entre 2010 et 2013. La début de saison est en revanche un chemin de croix pour les Lions de Nottingham, qui comptent déjà onze défaites en autant de rencontres.

En Britton Conference (1ere division Sud) en revanche, les lignes semblent avoir bougé. En tête, on retrouve les Bracknell Bees. Cette formation issue de l’ancienne Premier League était l’habituelle équipe de bas de classement dans la ligue fermée. La saison passée, ce fut la seule du championnat défunt à ne pas avoir trusté l’une des premières places dans l’incorporation en NIHL. Avec neuf victoires en treize rencontres, les abeilles ont un rôle à jouer, devant les Phantoms de Peterborough (8 matchs – 15 points) et les Wildcats de Swindon (8 matchs – 14 points).

Ce championnat ne compte aucun promu, la formule est passée de 9 à 8 équipes pour gagner en cohérence.


NIHL 2 – Trajectoires différentes pour les différentes tribus indiennes…

Enfin « débarrassé » de Sutton monté en Division 1, Widnes tient enfin la tête de la 2e division Nord (Laidler Conference), après dix rencontres jouées. Le Wild devance les Jets d’Hull et les Senators de Sheffield. Avec la descente des Dragons de Deeside la saison précédente, éphémère équipe de Michaël Brodin, la réserve ne put s’aligner cette saison. Les Dragons occupent la septième place sur neuf, tandis qu’en queue de classement, la réserve des Hawks de Blackburn ont déjà encaissé 121 buts en neuf matchs joués.

Dans la Wilkinson Conference (2eme division Sud), carton plein à ce jour pour les Chieftains de Chelmsford : neuf matchs, neuf victoires dans le temps réglementaire pour cette équipe composée en totalité de joueurs anglais de naissance.

Derrière eux, les vainqueurs de la dernière saison régulière, les Stars d’Oxford City accusent un retard de 6 points (mais deux matchs de moins), tout comme les Jets de Slough (un match de moins).

Les commentaires sont fermés, mais trackbacks Et les pingbacks sont ouverts.

%d blogueurs aiment cette page :