Dunkerque – La Roche-sur-Yon (Division 1, 17e journée)

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L’opération remontée est en cours en Vendée. À la suite d’une victoire au Mont-Blanc le 1er décembre, le Hogly a surfé sur une vague de matchs à Arago pour engranger sept points et se replacer à quelques encablures de la qualification. Forts de 17 buts sur les trois dernières sorties, les hommes de Serge Forcier ont pris la route de la Mer du Nord, où un HGD revigoré par deux gains aux dépens de Briançon et Nantes tentera de leur rappeler leurs dernières défaites sur la glace de Raffoux.

Comme à Briançon début novembre, Julien Gaubert est titularisé dans la cage vendéenne. Soulagé devant un raté de Mikušovic, son bâton écarte dans le plafond le tir du centre slovaque, parti en infériorité tenter de profiter d’une montée de Laporte. La faute provoquée par un dribble de Bohus Farkasovsky n’est pas exploitée par le Hogly, l’essai de Strumas frôlant le cadre. À nouveau titularisé par Antoine Richer, Antti Leskinen s’illustre de son côté, du gant, face à Medeiros. Palanto puni sur une mise au jeu, les rôles s’inversent et les hôtes sont plus entreprenants. Ballet et Halas combinent aux abords de la ligne bleue, le second isole Matthieu Vissio, sur le côté d’un but atteint d’un lancer en hauteur rapidement exécuté (1-0 à 06’54″).

La ligne Medeiros – Farkasovsky – Dian porte à nouveau le danger dans la zone nordiste. Une intervention de Leskinen dans le trafic face à son compatriote Jimi Palanto contribue à tuer une pénalité infligée au dernier arrivé Marcel Balaz, puis Nathan Medeiros, à la conclusion d’un beau mouvement à une touche initié dans son camp par Strumas, ne peut tromper le Finlandais. Dunkerque finit bien le premier tiers, mais manque de précision. Marek Mikušovic rate sa feinte face à Gaubert, et Ballet intercalé reçoit une passe dans les patins. Un palet récupéré en zone neutre est violemment expédié par Destoop vers la botte du portier originaire de Niort, vigilant sur un rebond concédé à Thomas et sur une dernière salve de Simcak.

Par Frécon, du revers malgré la présence de Mannisto, La Roche attend la reprise pour employer le gardien maritime. Toutefois, le rythme de la rencontre peine à s’emballer. Une longue séquence à quatre contre quatre n’occasionne aucun lancer et les erreurs techniques succèdent aux dégagements interdits. Oubliant un temps le vif Medeiros, dont la palette dévie la passe vers la cage de Farkasovsky, Dunkerque tente de se mettre à l’abri ; Matthieu Vissio s’emmène le palet pour inquiéter le jeune gardien adverse, auteur d’un double arrêt sur une action des nouveaux entrés Garrido, sorti vainqueur d’une lutte contre la balustrade, et Olive, à l’affût. À l’initiative d’un mouvement vers Budínský, Marek Mikušovic manque encore le dernier geste.

Jusque là irréprochable, Antti Leskinen est puni pour retard de jeu sur un palet anodin sur lequel il pose le gant. La connexion Laporte – Dian se met en place et les Aigles, échaudés par une vaine contre-attaque Budínský – Mikušovic, s’installent finalement. La passe de l’arrière de la cage de l’expérimenté Slovaque est ainsi reprise victorieusement par Nathan Medeiros (1-1 à 35’00″). Cette parité semble fragile car, comme souvent, Adam Young se lance dans un déboulé, se faufile sur la droite en profitant de l’écran du grand Mikušovic et alerte Clément Thomas, pour un lancer précis sans contrôle (2-1 à 36’31″).

Et les Corsaires de presser à nouveau une défense ayant montré des signes de faiblesse en début de rencontre, perdant plusieurs fois l’objet de toutes les convoitises aux abords de sa cage. Le deuxième bloc accentue la pression sur une arrière-garde montrant des signes d’essoufflement… mais la meilleure occasion est bien yonnaise, Palanto manquant la cage délaissée par un Leskinen étendu de tout son long suite à une première intervention. La sirène est sur le point de retentir quand la paire Charvat – Labbé alerte Michal Dian depuis la zone. Ce dernier en profite pour faire apprécier la force et la précision de son lancer depuis l’aile gauche, transperçant un dernier rempart pantois (2-2 à 39’58″).

Cette égalisation à deux secondes de la fin du tiers médian agit tel un coup de marteau sur la tête de Dunkerquois en quête d’inspiration. La reprise est marquée du sceau de la troupe de Serge Forcier, sur le point de prendre un premier avantage. Medeiros inverse les rôles quand, de l’arrière du but, il sert Dian, pour une intervention de Leskinen contraint de fermer la porte à Piacka, au secours d’une défense prise de vitesse par Palanto. Les actions vendéennes sont au plus haut, débouchant assez logiquement sur le troisième but, venu d’Antoine Mony, très inspiré pour trouver la faille de la gauche, grâce à un partenaire faisant diversion au centre (2-3 à 45’07″).

Les Corsaires sont au plus mal, d’autant qu’ils viennent de perdre Marek Mikušovic, un temps étendu sur la glace et peinant à regagner le bord d’une glace qu’il est contraint de délaisser. Ses équipiers peinent à se montrer dangereux, et manquent le cadre de façon récurrente. En infériorité, Hugo Laporte écarte facilement le danger, son équipier Piacka passant près du break en face-à-face avec Leskinen abandonné par deux défenseurs au sol… Et lorsque Clément Thomas parvient enfin à lancer, une solide mitaine met fin à son dessein. Certes, Laporte est le dernier à gagner la prison pour avoir déséquilibré un Vit Budínský peu en réussite. Passes ratées et hors-jeu sont autant d’aubaines pour les Aigles, assez habiles pour creuser l’écart par une déviation de la palette de Järiluoma, alerté par Labbé (2-4 à 55’20″). Recroquevillés à la bleue, les visiteurs guettent les erreurs locales, à l’image d’Edmund Piacka vers la cage vide (2-5 à 59’29″), pour un sixième point en quatre rencontres depuis son arrivée d’Angleterre.

Portés par un Julien Gaubert sécurisant, les hommes de Serge Forcier n’ont nullement volé leur succès face à des Dunkerquois moins en verve. À l’heure où ces derniers saluent une dernière fois leur public, clignote dans leur dos la lumière d’un gyrophare, annonçant l’évacuation à l’hôpital d’un de leurs leaders…

Dunkerque – La Roche-sur-Yon 2-5 (1-0, 1-2, 0-3)
Mardi 8 janvier 2019 à 19h30 à la patinoire Michel Raffoux. 479 spectateurs.
Arbitrage d’Alexandre Bourreau assisté de Cyril Debuche et Charles-Edouard Salmon.
Pénalités : Dunkerque 8′ (4’, 4′, 0′), La Roche-sur-Yon 8′ (2′, 2′, 4′).
Tirs : Dunkerque 34 (12, 15, 7), La Roche-sur-Yon 29 (9, 10, 10).
Évolution du score :
1-0 à 06’54″ : Vissio assisté de Ballet et Halas (sup. num.)
1-1 à 35’00″ : Medeiros assisté de Dian (sup. num.)
2-1 à 36’31″ : Thomas assisté de Young et Mikušovic
2-2 à 39’58″ : Dian assisté de Labbé et Charvat
2-3 à 45’07″ : Mony assisté de Järiluoma et Seignez
2-4 à 55’20″ : Järiluoma assisté de Labbé et Piacka
2-5 à 59’29″ : Piacka assisté de Järiluoma et Labbé (cage vide)

Dunkerque

Attaquants :
Clément Thomas (C) – Marek Mikušovic – Vit Budínský
Igor Halas – Dominik Simcak – Matthieu Vissio
Marcel Balaz – Loïc Destoop – Brendan Martial
Clément Garrido – Louis Olive

Défenseurs :
Adam Young – Jussi Laine (A)
Thibaut Colombin – Mikko Männistö
Craig Gans – Francis Ballet (A)

Gardien : Antti Leskinen (sorti de à 58’40″ à 59’29″)

Remplaçants : Guillaume Duquenne (G), Pierre Pampanay, Martin Poirier. Absent : Rémi Houque (blessé).

La Roche-sur-Yon

Attaquants :
Jimi Palanto – Edmund Piacka – Valtteri Järiluoma
Nathan Medeiros – Bohus Farkasovsky – Michal Dian
Quentin Durand – Matthieu Frécon – Andrew Donald (C)
Damien Bourguignon, Antoine Mony

Défenseurs :
Skylar Strumas – Hugo Laporte (A)
Marek Charvat – Gabriel Labbé
Louis Seignez – Gaëtan Magne

Gardien :
Julien Gaubert

Remplaçants : Marek Peksa (G), Titouan Letac, Matthieu Joerger, Alexandre Vigor.

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