France – Danemark (Mondial U18 2019, division 1A, 4e journée)

Les Bleus reviennent trop tard

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L’équipe de France U18 reste sur deux défaites consécutives face au Kazakshtan (2-7) et la Norvège (2-3) et occupe une délicate cinquième place au classement avant d’affronter le Danemark et l’Allemagne. Pour se donner de l’air avant le match contre les Allemands, leaders invaincus de la poule et en route pour l’accession dans l’élite mondiale, les Bleus seraient bien inspirés de ramener des points de leur rencontre ce soir face au Danemark afin de maintenir l’Ukraine à distance. L’Ukraine qui a été corrigée par l’Allemagne aujourd’hui (13-1) alors que le Kazakhstan a confirmé qu’il faisait partie des outsiders en battant la Norvège (5-2). Outsiders dont font partie les Danois qui ont bien commencé les championnats du monde en battant successivement la Norvège (2-1) et l’Ukraine (6-2) avant de chuter contre l’Allemagne (2-5).

Le Danemark investit d’entrée la zone française mais Schmitt répond avec un bon lancer capté par Nissen. Le début de match est équilibré, Samuel Guer sur une échappée arrive à se présenter face à la cage mais son tir est détourné par Nissen. Une crosse haute de Christophe Tiramani sur Mathias Hansen offre une première supériorité numérique au Danemark.  Mais les Danois font circuler le palet de manière inoffensive et le box play tricolore fonctionne bien.

À cinq contre cinq, les Bleus essaient remettre la pression sur la cage danoise avec des lancers lointains bien captés par Nissen. Bien placé, Timothé Quattrone reprend à bout portant mais Nissen repousse : contre-attaque danoise, Marcus Almquist déborde sur l’aile gauche et marque d’un tir croisé entre les jambes de Tristan Mongellaz (0-1, 07’54).

Après ce coup du sort, les Bleus essaient de reprendre l’initiative avec Samuel Guer notamment. Mais le Danemark continue de se montrer dangereux avec une reprise de Jonas Torbensen, seul face à la cage, mais Mongellaz repousse. Une perte de palet de Kasper Diedrichsen à la ligne bleue offensive profite à Quentin Tomasino qui part en break mais Nissen détourne le palet du bouclier. Sur une contre-attaque rapide, les Danois se présentent à trois contre un mais le tir de Christian Dreier est repoussé par Mongellaz. Une reprise de Quattrone après que le palet soit contré passe juste à côté du cadre. Après un premier tiers relativement équilibré et assez pauvre en occasions, le Danemark rentre au vestiaire avec une petit but d’avance mais la France reste dans le coup.

La deuxième période débute mal pour l’équipe de France qui laisse partir Mikkel Jensen tout seul sur l’aile droite. Il passe en revue la défense tricolore en feintant Boscq et conclut par un tir en ras de glace pour battre Mongellaz (0-2, 21’43). Les Bleus ont toujours du mal à se montrer dangereux offensivement. Et leurs affaires ne s’arrangent pas lorsqu’ils se font prendre pour un surnombre. Sur le power-play, Lucas Rasmussen crée le danger sur un lancer de la bleue mais Mongellaz arrive à repousser malgré le trafic. Un lancer de Jonas Brondberg n’est pas cadré et la France tue finalement assez facilement la pénalité. Sur un 2 contre 1, Marcus Almquist lance à la cage, Mongellaz repousse sur Victor Lodahl qui ne parvient pas à conclure. Mongellaz arrive à se saisir du palet sur une passe de Almquist pour Rubenach.

Les Danois ont les meilleures occasions mais les Français restent présents en zone offensive à l’image d’un rebond que Quattrone aurait pu mieux négocier. Mais le jeu se passe le plus souvent en zone neutre avec deux équipes concentrées sur leurs tâches défensives. Une déviation de Baravaglio juste devant le slot ne surprend pas Nissen qui capte la rondelle. Finalement une pénalité de Gueurif, qui a fait trébucher Popovic, vient rompre la monotonie dans laquelle s’était installée la rencontre. Le Danemark installe rapidement le power-play et sur un lancer lointain à ras de glace, Mathias Hansen surprend Mongellaz (0-3, 35’45).

Les affaires se corsent pour les Bleus, maintenant largement distancés au score. Ils semblent accuser le coup alors que les Danois ont une bonne période en zone offensive. Mais la quatrième ligne française vient enfin concrétiser les efforts tricolores suite à un bonne transversale de Baptiste Léo pour Paulin Mainot qui lance côté bouclier et surprend Frederik Nissen (1-3, 39’00).  Juste avant la pause, Lodahl est pénalisé pour avoir retenu Boscq en zone offensive. La France pourra commencer la troisième période en supériorité numérique, ce qui lui donne des motifs d’espoir malgré le score défavorable.

Les Bleus s’installent rapidement en zone offensive et font circuler le palet mais ils ont du mal à créer un décalage dans la défense danoise bien regroupée autour de Nissen. De retour à cinq contre cinq, Boscq s’avance pour récupérer un palet qui traine dans la zone danoise mais son lancer est contré et le palet s’envole au-dessus de la cage. Les Danois maîtrisent globalement les attaques tricolores qui manquent souvent de tranchant. Une nouvelle pénalité pour surnombre vient compliquer un peu plus les affaires françaises. Les Danois ont l’occasion de tuer définitivement le suspense sur cette supériorité numérique mais le boxplay français parvient à bien gêner les Danois dans leurs lancers. Almquist parvient tout de même à lancer sur Montellaz qui bloque bien la rondelle.

Un cinglage de Popovic sur Schmitt en zone offensive offre une nouvelle supériorité numérique aux Bleus. Quattrone déclenche tout de suite un tir repoussé par Nissen. Mais la suite, les Bleus n’arriveront pas à s’installer durablement en zone offensive, sans cesse repoussés par les Danois. Nissen doit tout de même effectuer un arrêt réflexe sur une déviation en tout de fin de pénalité.

Les Français ne renoncent pas et continuent d’attaque par Quattrone dont le lancer est capté par Nissen. Les débats deviennent plus physiques mais les Tricolores sont sur une bonne période. Guer puis Tomasino tentent leur chance, sans succès. Une crosse haute de Dreier offre une nouvelle supériorité aux Bleus. Une nouvelle fois les attaques tricolores sont confuses ou manquent de précision à l’image d’un lancer d’Allais non cadré. Mais à force d’essayer, les Bleus vont finir par trouver l’ouverture sur un centre-tir d’Allais dévié à bout portant par Proux (2-3, 53’23).

Avec seulement un but de retard désormais, les Français peuvent se remettre à y croire. Se sentant menacé, le Danemark repasse à l’offensive. Marcus Almquist parvient à effacer Cirgues pour partir tout seul défier Mongellaz mais il lève trop son palet. Les Bleus ont eu chaud sur ce coup mais leur bonne étoile continue de les suivre car Almquist dégage le palet au-dessus du plexiglas et se retrouve pénalisé pour retard de jeu.

C’est l’occasion ou jamais pour les Français qui peuvent aller chercher l’égalisation sur cette supériorité numérique. Les Bleus tentent beaucoup, notamment en cherchant la déviation sur des tirs lointains. Quattrone a même une cage vide face à lui mais manque sa reprise. Mais au moment où la pénalité se termine, Torbensen s’échappe sur l’aile gauche et centre en retrait pour… Almquist qui venait de sortir de prison et que la défense française avait oublié. Ce dernier reprend le palet et marque à bout portant (2-4, 56’20).

Ce but donne un bol d’air aux Danois et sonne quasiment le glas des espoirs tricolores. Mais les Bleus s’offrent un dernier baroud d’honneur lorsqu’Axel Tarabusi récupère un palet mal dégagé par la défense danoise suite à un lancer d’Allais repoussé de la jambière par Nissen et marque au milieu du trafic (3-4, 58’48). Anthony Mortas fait sortir Mongellaz dans la dernière minute mais l’expérience va tourner court puisqu’après quelques secondes seulement Mikkel Jensen marque dans la cage vide (3-5, 59’20).

Les Français repartent avec une troisième défaite consécutive dans le temps réglementaire ce qui ne fait évidemment pas leurs affaires dans la course au maintien. Trop timorés offensivement pendant les deux premiers tiers temps, ils ont laissé le Danemark prendre progressivement les commandes du match et compter jusqu’à trois buts d’avance. Les Danois ont surtout su se montrer plus réalistes en profitant des erreurs défensives tricolores et d’un gardien pas irréprochable sur les tirs danois. À 0-3, les Bleus ont tout de même su faire preuve de caractère pour revenir à un but et s’offrir une fin de match à rebondissements en marquant enfin un but en supériorité numérique ! On retiendra notamment les deux buts des travailleurs de l’ombre, Mainot et Tarabusi, alors qu’à l’inverse les deux premières lignes se sont montrées assez discrètes sur ce match.

À une journée de la fin de la compétition, les affaires se compliquent pour l’équipe de France, toujours scotchée à la cinquième place : il faut désormais espérer que l’Ukraine ne batte pas la Norvège lors de la dernière journée, ce qui mettrait les Bleus alors en position très délicate pour leur dernier match face à l’Allemagne, déjà assurée de terminer à la première place après avoir survolé la compétition. Le Danemark de son côté affrontera le Kazakhstan pour déterminer l’ordre des positions sur le podium derrière les Allemands.

Désignés joueurs du match : Charles Schmitt (France U18) et Marcus Almquist (Danemark U18)

(Photos Philippe Crouzet)

Commentaires d’après-match (au micro de la FFHG) :

Anthony Mortas (entraîneur de la France) : « Les équipes adverses nous mettent une grosse pression d’entrée. On est un peu noyés dans un flot de joueurs et de patinage contre les grosses nations et on met peut-être du temps à s’adapter à ce niveau-là. Les équipes baissent un peu en intensité. Nous, c’est un peu le contraire, on part doucement et on monte au fur et à mesure du match. Sur les deux derniers matches, on finit bien, mais ce n’est pas encore assez. On s’aperçoit qu’il nous manque un ou deux joueurs qui peuvent la mettre au fond en tout temps. On va le travailler, il fait absolument tirer dans tous les sens, même en angle fermé, même quand le palet n’est pas bien positionné sur la glace. Il faut absolument mettre tous les palets à la cage et créer le petit déclic. Les deux premiers matchs ont été compliqués contre des équipes que l’on n’a pas l’habitude de jouer. Norvège, Danemark, on les jour régulièrement. »

France U18 – Danemark U18 3-5 (0-1, 1-2, 2-2)
Jeudi 18 avril 2019 à 19h30 la patinoire Pôle Sud de Grenoble. 792 spectateurs.
Arbitrage d’Ivan Fateev (RUS) assisté de Nicholas Briganti (USA) et Julien Fournier (CAN).
Pénalités : France 8’ (2’, 4’, 2’), Danemark 8’ (0’, 2’, 6’).
Tirs : France 38 (8, 10, 20), Danemark 28 (12, 9, 7).

Évolution du score :
0-1 à 07’54 : Almquist assisté de Hansen
0-2 à 21’43 : Jensen assisté de Holzman
0-3 à 35’45 : Jensen assisté de Brondberg et Hansen (sup. num.)
1-3 à 39’00 : Mainot assisté de Leo et Tarabusi
2-3 à 53’23 : Proux assisté de Allais et Dubé (sup. num.)
2-4 à 56’20 : Almquist assisté de Torbensen
3-4 à 58’48 : Tarabusi assisté de Allais
3-5 à 59’20 : Jensen assisté de Popovic et Torbensen (cage vide)

France U18

Attaquants :
22. Pierrick Dubé – 14. Hugo Proux – 10. Quentin Tomasino
6. Timothé Quattrone (C) – 7. Enzo Baravaglio – 23. Flavian Dair
24. Théo Gueurif (2’) – 18. Emmanuel Navarro – 16. Samuel Guer (A)
13. Matteo Daita – 19. Baptiste Léo ou 15. Axel Tarabusi – 5. Paulin Mainot

Défenseurs :
12. Jules Boscq (A) – 21. Mathias Thomas
9. Louis Cirgues – 4. Charles Schmitt
2. Guillaume Leucht – 17. Hugo Allais
3. Christophe Tiramani (2’)

Gardien :
25. Tristan Mongellaz [sorti de 59’15 à 59’20]

Remplaçant : 1. Valentin Duquenne (G).

Danemark U18

Attaquants :
13. Marcus Almquist (2’) – 14. Mathias Hansen – 11. Maksim Popovic (A) (2’)
19. Mathias Hansen – 21. Jonas Torbensen – 17. Mikkel Jensen
10. Christopher Rubenach – 18. Anders Biel – 15. Christian Dreier (2’)
23. Simon Schleicher – 12. Magnus Galby – 22. Victor Lodahl (2’)

Défenseurs :
2. Jonas Brondberg (C) – 7. Kasper Diedrichsen
3. Andreas Holzman – 8. Lucas Rasmussen (A)
24. Kasper Larsen – 4. Nikolaj Nielsen
5. Mathias Rasmussen

Gardien :
1. Frederik Nissen

Remplaçant : 20. Frederik Soegaard (G).

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