1 but marqué, 45 encaissés

150

Depuis le début, le Mondial de la Norvège prenait une tournure inquiétante. Mais au bénéfice de leur victoire, non sans frayeur, contre l’Autriche 5-3, la troupe de Petter Thoresen peut souffler, elle a fait un grand pas vers le maintien. Pour autant, avec encore deux matchs à disputer dans ce tour préliminaire, ce maintien n’est pas encore assuré, et il serait de bon ton pour les Scandinaves de prendre les points contre l’équipe la plus perméable de ce Mondial 2019, l’Italie.

38 buts en 5 matchs, c’est ce qu’ont concédé les Azzurri depuis le début de la compétition. Mais ils n’ont aussi marquer aucun but jusqu’à maintenant. Et comme si la situation n’était pas déjà alarmante, le centre n°1 de l’Italie, l’attaquant d’Ambrì-Piotta Diego Kostner, s’est blessé à la jambe contre la balustrade en fin de seconde période face à la Tchéquie. Kostner n’était d’ailleurs pas revenu sur la glace en fin de match. C’est également le deuxième blessé de l’offensive italienne, après la rupture du ligament croisé de Giovanni Morini. Voilà qui n’arrange pas les affaires d’une sélection italienne déjà bien fragile.

Dans les premières minutes du match, la fragilité italienne n’existe pas, les Transalpins font jeu égal en terme de possession. C’est à partir de la 8e minute que la Norvège se décide à hausser le ton, plus physique avec de grosses mises en échec d’Olimb et Lesund, et plus rythmée. Le gardien Andreas Bernard est alors canardé, par Bull, Bonsaksen, Olden, Holøs et Reichenberg, mais ce sont des tirs lointains qui manquent encore de précision.

L’Italie tient le choc dans la tempête, et elle se réveille à la 12e minute. Simon Kostner s’arrache en zone neutre pour donner en profondeur à Angelo Miceli qui se présente seul, mais le gardien norvégien Henrik Holm met en opposition sa jambière qui bloque l’essai de Miceli et le rebond pour Kostner. L’Italie a frôlé l’ouverture du score, mais elle sera faite par la Norvège trois minutes plus tard. Erlend Lesund frappe de loin, Alexander Reichenberg est à la déviation (0-1, 15’23).

L’Italie n’a pas démérité durant cette première période, et la seconde commence bien pour elle. Tommaso Traversa réussit à créer un 2 contre 1, il préfère le tir à la passe mais Holm s’interpose en papillon. Et dès la 25e minute, les Norvégiens vont écoper de deux pénalités successives. L’Italie est peu dangereuse lors de la première, mais la seconde voit deux reprises de volée puissantes signées Insam et Travellato.

Les pénalités sont tuées, et la Norvège peut redevenir menaçante. Un contre-tir de Thoresen qui a failli surprendre Bernard, deux reprises de volée de Holøs, une autre de Martinsen, les Norvégiens multiplient les occasions. Mais deux autres se détachent dans ce second tiers. À la suite d’un engagement dans le camp italien, Thomas Valkvæ Olsen, démarqué, s’empare du puck, feinte du revers Bernard et tente de glisser le puck dans le dos du gardien transalpin, mais l’attaquant de Leksand est trop court. Et à deux minutes de la pause, Mathis Olimb adresse une somptueuse diagonale vers Patrick Thoresen qui frappe, Andreas Bernard vole le but d’un tout autant somptueux arrêt de la jambière. En dépit d’un contre de Simon Kostner, l’Italie a totalement été dominée durant une bonne partie de cette période.

Mais à l’amorce de la dernière période, la Norvège est toujours bloquée à 1-0, sous la menace d’un éventuel retour italien. Rien de surprenant donc à la voir confisquer le palet dans les premiers instants. Les Italiens souffrent, et vont logiquement s’incliner. Mathias Trettenes frappent d’un slap de la ligne bleue, le palet passe au-dessus du gant de Bernard (0-2, 41’47). On pense alors que les Norvégiens ont peut-être fait le plus dur en faisant le break… mais Henrik Holm va céder seulement 16 secondes plus tard ! Armin Helfer frappe, Angelo Miceli dévie. Le but sera vérifié, Miceli déviant du patin, mais accordé car geste involontaire (1-2, 42’03). Sensation, l’Italie a enfin inscrit son premier but du tournoi, après 342 minutes et 3 secondes ! Et en remontant au Mondial 2017, on peut même élargir à 457 minutes et 52 secondes de stérilité en élite mondiale !

L’Italie a enfin marqué, l’écart à une unité est revenu, l’humeur est à la fête alors que l’on entend les « Italia ! ». Mais les Azzurri vont vite déchanter. Thomas Valkvæ Olsen s’intercale côté droit et réalise un centre fort, dévié par Michael Haga (1-3, 43’55). Tobias Lindström déborde à gauche Zanatta et frappe du revers dans un angle difficile, le puck passe dans un trou de souris entre le poteau et Bernard (1-4, 47’45). Jonas Holøs tire de loin, Sondre Olden dévie sa tentative (1-5, 49’06). Martin Røymark part lui seul en contre et transforme son break poteau rentrant (1-6, 51’39). L’Italie a encaissé quatre buts en l’espace de huit minutes.

Rien ne va plus pour les Italiens, qui verront une accalmie à la suite d’une faute de Bonsaksen sur Traversa. Une pénalité sans conséquence, et l’accalmie sera de courte durée. Andreas Bernard réalise un bel arrêt de la mitaine sur Olimb, légèrement excentré. Mais la Norvège se retrouve une dernière fois en supériorité numérique, Bardaro heurtant violemment Valkvæ Olsen, alors que ce dernier était au sol. Stefan Espeland marque le dernier but des Norvégiens en reprenant de volée, lancer légèrement dévié par le patin de Reichenberg (1-7, 59’08).

Accrochée au score pendant plus de 40 minutes, l’Italie a finalement craqué en fin de match. La faute aux efforts fournis la veille contre la Tchéquie ? Avec ses 45 buts encaissés en 6 matchs, elle jouera en tout cas son maintien lundi contre l’Autriche. La Norvège, qui a fait preuve de patience en usant son adversaire, assure quant à elle son maintien, en dépit de lourdes défaillances durant ce tournoi.

Élus joueurs du match : Angelo Miceli pour l’Italie, Kristian Forsberg pour la Norvège.

 

Italie – Norvège 1-7 (0-1, 0-0, 1-6)
Samedi 18 mai 2019 à 16h15 à la Ondrej Nepela Arena de Bratislava. 8872 spectateurs.
Arbitrage d’Evgeni Romasko (RUS) et Jeremy Tufts (USA) assistés de Dustin McCrank (CAN) et Lauri Nikulainen (FIN).
Pénalités : Italie 4′ (2′, 0′, 2′), Norvège 8′ (2′, 4′, 2′).
Tirs : Italie 20 (6, 5, 9), Norvège 35 (14, 7, 14).

Évolution du score :
0-1 à 15’23 : Reichenberg assisté de Lesund et Martinsen
0-2 à 41’47 : Trettenes assisté d’Olimb et Valkvæ Olsen
1-2 à 42’03 : Miceli assisté de Helfer et S. Kostner
1-3 à 43’55 : Haga assisté de Valkvæ Olsen et Bonsaksen
1-4 à 47’45 : Lindström assisté de Martinsen
1-5 à 49’06 : Olden assisté de Holøs et Olimb
1-6 à 51’39 : Røymark
1-7 à 59’08 : Espeland assisté de Bull et Haga

 

Italie (2′ pour surnombre)

Attaquants :
Tommaso Traversa (-2) – Raphael Andergassen (-2) – Markus Gander (-2)
Angelo Miceli (-1) – Simon Kostner – Anthony Bardaro (-1, 2′)
Joachim Ramoser (-1) – Marco Rosa (-2) –  Marco Insam (A, -1)
Ivan De Luca (-1) – Alex Lambacher (-1) – Peter Hochkofler (-1)

Défenseurs :
Armin Hofer (-1) – Alex Trivellato (C, -3)
Armin Helfer (A) – Sean McMonagle (-2)
Luca Zanatta (-2) – Ivan Tauferer (-2)

Gardien :
Andreas Bernard

Remplaçants : Marco De Filippo Roia (G), Stefano Marchetti, Jan Pavlu. En réserve : Gianluca Vallini (G). Blessés : Giovanni Morini (A, genou), Diego Kostner (A, jambe).

Norvège (2′ pour surnombre)

Attaquants :
Sondre Olden (+1) – Mathis Olimb (A, +2) – Patrick Thoresen (A, +1)
Mathias Trettenes (+2) – Michael Haga (+1) – Thomas Valkvæ Olsen (+2)
Alexander Reichenberg (+1) – Tobias Lindström (+2) – Andreas Martinsen (+1, 2′)
Niklas Roest (+1) – Kristian Forsberg – Martin Røymark (+1)

Défenseurs :
Alexander Bonsaksen (+3, 2′) – Jonas Holøs (C, +4)
Erlend Lesund (+1) – Stefan Espeland (+1)
Christian Bull (2′) – Johannes Johannesen (+1)

Gardien :
Henrik Holm

Remplaçants : Henrik Haukeland (G), Mattias Nørstebø, Christian Kåsastul. En réserve : Jonas Arntzen (G), Tommy Kristiansen (A). Blessé : Mats Rosseli Olsen (A).

Les commentaires sont fermés.

On vous envoie quelques cookies, c'est juste pour suivre notre audience, vous pouvez refuser de les recevoir si vous le voulez ! AccepterEn savoir plus

efficitur. commodo accumsan dictum in pulvinar ut adipiscing fringilla