Dunkerque – Strasbourg (Division 1, 18e journée)

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L’Étoile Noire a parfaitement digéré les fêtes : vainqueur des deux derniers Montpellier et Clermont-Ferrand, la troupe de Daniel Bourdages se déplace à Dunkerque en quête d’un troisième succès de rang, qui lui permettrait de ravir la onzième place à des Nordistes qui restent sur une série de trois défaites. Des standards bien loin de ceux qui présidaient au dernier affrontement en championnat entre ces deux équipes, un duel du haut de tableau de Division 1 en 2006.

Le match aller, remporté de justesse par le HGD, a été indécis. Ce second affrontement semble l’être tout autant au regard du peu de travail des portiers au cours des dix premières minutes, hormis Duquenne sérieux lorsque Ján Pardavý dévie un lancer de Pizzo. Les Corsaires se rodent, seul Estienne bénéficiant d’une opportunité de choix sur un palet laissé libre aux abords du but, expédié hors cadre. Le premier trio parvient enfin à maîtriser le disque durablement dans la zone offensive. De l’arrière du but, Budínský trouve Mikušovic, dont les deux essais sont repoussés par Hiadlovsky. Pour avoir déséquilibré Matthieu Vissio en entrée de zone, le défenseur international Aziz Baazzi – sans club depuis le début de saison et rentré à Strasbourg depuis dix jours – inaugure la prison.

Autre « historique », Adam Young fait parler la poudre. Secouru par son portier, Strasbourg respire en voyant Colombin déposséder Altidor du disque, mais la deuxième salve vient par une action initiée par Cimino, dont la passe transite par Sheeran, qui offre un caviar à Altidor, arrivé à temps au moment où l’Etoile Noire voit son banni revenir au jeu (1-0 à 11’38″). À une contre-attaque de Ballet, conclue à gauche par un lancer écarté par le poteau, succède un regain d’activité bas-rhinois. Par deux fois, Lucas Sénéchal emploie Duquenne, encore à l’œuvre sur une reprise de volée signée Duras, servi par Trudeau.

Les visiteurs sont moins à l’aise dans la relance, et leur « ex-voisin » mulhousien Jonathan Estienne le leur rappelle en tentant de profiter d’une perte de palet de Baazzi, sans succès dans son duel avec le dernier rempart slovaque. La troupe d’Antoine Richer se montre plus attentiste, laisse l’initiative à son adversaire. Un retard de jeu sur engagement sifflé à l’encontre de Cútt ne leur permet pas plus de trouver l’imagination. En pareille situation d‘avantage numérique, l’Étoile Noire se montre très dangereuse. Un lancer du poignet de Sébastien Trudeau inquiète Duquenne, puis le gardien se couche aux devants de Pardavý, à la réception du rebond d’un tir en force de Nechala. Malin, Sébastien Trudeau se fait oublier sur la droite, s’avance et égalise en hauteur (1-1 à 28’44″).

La troupe de Daniel Bourdages demeure en zone offensive, où le pressing gêne fortement des Maritimes en difficulté pour enchaîner les passes, et secourus par la mitaine de leur dernier rempart sur une reprise de Tomas Nechala. Un dégagement de Berisha hors de l’aire de jeu met fin à cette bonne période alsacienne. Le défenseur Eric Cimino en profite pour monter et reprendre le service de Sheeran pour redonner l’avantage aux siens (2-1 à 34’48″). Et le momentum de devenir nordiste, sous la houlette de Young et Altidor, déchaînés, même si une contre-attaque côté gauche de Michal Duras aurait pu faire mouche sans un bon positionnement de Guillaume Duquenne, qui réduit l’angle de tir du capitaine.

Un faire-trébucher de Clément Thomas à dix secondes du deuxième coup de sirène peut remettre l’Étoile Noire sur orbite, mais Aziz Baazzi rate la mire. Au contraire de Corsaires plus opportunistes. Après une montée de Francis Ballet, dont le boulet de canon occasionne un rebond dangereux, Kevin Altidor s’empare d’un palet contré sur un tir de Sheeran, pivote et trouve la faille d’un lancer rageur (3-1 à 45’21″). Dunkerque n’a pas le temps de souffler qu’un surnombre inaugure une tempête aux abords de sa cage. À la pointe, Baazzi cherche en vain une déviation dans un trafic dense. Du cercle gauche et sans contrôle, Olive tente de déjouer son ancien portier, solide, puis Pardavy, reprenant un rebond dos au but, manque de puissance. C’est à égalité numérique que Louis Olive bien lancé sur la gauche profite d’une faute d’inattention pour réduire l’écart à ras glace (3-2 à 51’26″). Auteurs d’une dizaine de lancers sans en concéder le moindre, les jaune et noir sont coupés dans leur élan car leur buteur est puni pour accrocher dans la zone offensive.

Tomas Hiadlovsky préserve le suspense en deux temps sur un missile de Thomas et l’ancien Amiénois peut revenir au jeu pour inquiéter un effectif qu’il a côtoyé ces dernières saisons. À la manœuvre derrière la cage, Olive subit la faute de Cimino. Avec moins de trois minutes à faire, le siège se poursuit. Décalé à droite, Ján Pardavý a l’occasion d’égaliser, sans succès, comme dans les dernières secondes Trudeau et Jarolin, qui manquent tour à tour leur reprise dans une situation favorable. Ce manque de réussite au moment crucial ternit la soirée des Strasbourgeois, plus entreprenants au dernier acte face à des Corsaires opportunistes, auteurs par Budínský d’un dernier but en cage vide (4-2 à 59’32″).

Désignés meilleurs joueurs de la rencontre : René Jarolin pour Strasbourg et Kevin Altidor pour Dunkerque.

Commentaires d’après match

Daniel Bourdages (entraîneur de Strasbourg) : « Nous avons été moins efficaces en powerplay, à l’image du but raté sur la fin, où je ne comprends pas ce qu’il s’est passé. Mon joueur me dit que la rondelle sautillait. La qualité de nos lancers pèche aussi. Ce sont des points perdus bêtement, un peu comme face à Chambéry, alors que nous avons eu ce soir au moins autant de chances de marquer que Dunkerque. Cela est souvent arrivé cette saison. Il ne faut pas se limiter aux résultats bruts et à notre fiche pour dire que nous jouons mal. Nos performances ne sont pas mauvaises. En gagnant le prochain match on aurait trois succès en quatre rencontres. »

Dunkerque – Strasbourg 4-2 (1-0, 1-1, 2-1)
Samedi 18 janvier 2020 à la patinoire Michel Raffoux. 1203 spectateurs.
Arbitrage de Julien Peyre assisté de Jérémie Collin et Jérémy Métais.
Pénalités : Dunkerque 8′ (0’, 4’, 4′), Strasbourg 10′ (2’, 6′, 2′).
Tirs : Dunkerque 35 (12, 12, 11), Strasbourg 33 (8, 11, 14).

Évolution du score :
1-0 à 11’38″ : Altidor assisté de Sheeran et Cimino (sup. num.)
1-1 à 28’44″ : Trudeau assisté de Baazzi et Jarolin (sup. num.)
2-1 à 34’48″ : Altidor assisté de Cimino Sheeran (sup. num.)
3-1 à 45’21″ : Altidor assisté de Sheeran
3-2 à 51’26″ : Olive assisté de Burgos et Hoehe
4-2 à 59’32″ : Budínský assisté de Laine (cage vide)

Dunkerque

Attaquants :
Clément Thomas (C) – Marek Mikušovic(A) – Vít Budínský
Jonathan Estienne – Nolan Sheeran – Kevin Altidor
Loïc Destoop – Dominik Simcak – Mathias Tellström
Matthieu Vissio, Joseph Broutin

Défenseurs :
Jussi Laine – Adam Young
Daniel Poliziani – Francis Ballet (A)
Eric Cimino – Martin Poirier

Gardien :
Guillaume Duquenne

Remplaçants : Adrien Vazzaz (G), Benjamin Clou. Absent : Rémi Houque

Strasbourg

Attaquants :
Michal Duras (C) – René Jarolin – Sébastien Trudeau (A)
Radovan Cútt – Ján Pardavý – Julien Burgert
Alejandro Burgos Ramirez – Louis Olive – Lucas Sénéchal
Théo Lobstein – Beni Berisha – Yssah Mensah

Défenseurs :
Thibaut Colombin – Aziz Baazzi
Pierrick Hoehe (A) – Mathew Pizzo
Tomas Nechala – Romain Bureau

Gardien :
Tomas Hiadlovsky (sorti de à 58’25″ à 59’32″)

Remplaçant : Fabien Glachant (G). Absent : Tanner Shaw.

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