
La défaite en semaine à Nantes (0-2) a rappelé aux Comètes, récents vainqueurs de Cholet, leurs difficultés loin de leurs bases. Pour ce déplacement en terres valenciennoises, ils sont privés de leur attaquant finlandais Sami Tamminen, touché au bas du corps. Autre absent nordiste de choix, Matthew Vermaeten purge son second match de suspension, et seuls onze attaquants sont alignés de chaque côté pour cet affrontement indécis, comme le laissent présager les deux premières rencontres remportées cette saison de justesse par les Diables Rouges dans les Hauts-de-Seine.
Une fois les filets rafistolés aux deux extrémités du glaçon, les hostilités débutent par une domination territoriale des Franciliens. Double buteur face aux Dogs, l’arrière Thibaut Sapelkine inquiète Caubet, dont le vis-à-vis, pris à contre-pied, est cueilli à froid par un lancer de Carminati dévié par Glasman (1-0 à 04’03″). Les Diables Rouges répondent présents dans le pressing et le physique, ils s’en remettent à leur portier pour annihiler l’essai d’Elliot Lorraine, et voient avec soulagement Samuel Guilbault gâcher l’un de leurs oublis défensifs. Tonin Caubet est vigilant sur la percée de Ferreira Reis et sort un double arrêt devant Mahieu alors que sa formation est partie à l’abordage. L’unique faute du tiers initial, un cinglage de Rudl, occupe un temps Adrien Vazzaz, concentré lorsque se présente une première vague très jeune avec notamment Boisson et Voiturier, aux desseins annihilés par une bonne organisation, comme en témoigne le positionnement de Mezentzeff pour couper une passe dangereuse. L’occasion la plus dangereuse n’intervient ainsi qu’au retour à cinq : encore installés en zone offensive, les rouges et verts frappent par McCollum de la ligne bleue.
Meudon s’en sort et reprend le contrôle de la rondelle : Dominik Rudl tente de se racheter de volée, son tir est repris par Guilbault (1-1 à 11’56″). Prenant Carminati de vitesse pour tenter un revers, Alexis Sutor met encore en difficulté une défense surprise par Rudl, qui croit donner l’avantage à ses couleurs. Le geste des bras de l’arbitre est sans équivoque, le palet n’a pas franchi la ligne, mais Samuel Guilbault surgit à nouveau à point nommé dans la continuité (1-2 à 13’04″). L’assistance réduite au silence n’est pas au bout de ses peines : Mathieu Buttin trébuche, Guilbault en profite et enfile le costume de passeur pour ouvrir la cage à Cranford (1-3 à 13’31″). Julien Guimard demande son temps mort, aux effets d’un diésel : à une nouvelle perte de palet dans une zone dangereuse succède une accélération de Vandeputte, dont le centre est converti au centre par un Frédéric Potvin arrivé en force (2-3 à 14’57″). Valenciennes retrouve de l’allant : Altidor au centre et Glasman déjoué de loin par le gant de Vazzaz ne peuvent rétablir l’égalité avant le retour aux vestiaires.
Un passage de surfaceuse plus loin, les Comètes ne tardent pas à frapper. Une action collective de qualité, partie de Pisarik et transitée par Cranford, se conclut par le triplé de Guilbault (2-4 à 20’44″), signe des difficultés défensives des joueurs locaux face à a vitesse adverse. Un autre lancer ras glace est écarté vers les airs par Tonin Caubet, par ailleurs touché au casque par un essai du bavard Lorraine, à l’origine d’un long conciliabule avec sa paire défensive Rudl – Pisarik. Une intervention de la mitaine face au second rasure le gardien, encore à l’ouvrage sur une sortie de zone propre à l’origine d’une action collective de qualité traduite notamment par un changement d’aile avisé. Les Hennuyers tardent à se porter à l’offensive, et lorsqu’ils y parviennent Frédéric Potvin est empêtré dans un marquage serré. Le buteur québécois insiste cependant face à la paire Mezentzeff – Deplanque pour faire preuve de réalisme (3-4 à 25’19″).

Meudon ne panique pas, sort proprement la rondelle et trouve même le poteau par l’intermédiaire d’Elliot Lorraine. La pression permet à son capitaine Yoanne Lacheny de tenter sa chance. Très présent, Lorraine s’applique dans le repli défensif, tuant dans l’œuf une attaque valenciennoise, et la défense ne panique pas sur une sortie de son portier loin de l’enclave. Toutefois, il est écrit que les deux équipes sont proches et un lancer ras glace de Gincourt est transformé en but par Rafael Duvallon, qui ouvre ainsi son compteur en Division 1 (4-4 à 32’00″). Relancés, les équipiers de Kevin Altidor terminent en force : Vanwormhoudt et Potvin lancent tour à tour, Roulet contraint Adrien Vazzaz à user du bouclier, et Meudon concède une deuxième prison, sanction d’un accrocher de Nikita Shatskiy. Le gardien héroïque lors de l’épopée dunkerquoise en Coupe brille de la botte devant Potvin oublié au deuxième poteau. Il doit s’avouer vaincu sur un échange de passes entre Carminati et Voiturier, expédié en force par ce dernier vers la barre transversale. Dans un premier temps, le corps arbitral semble valider ce but, provoquant l’étonnement du portier francilien, mais les juges revoient leur décision dans les secondes suivantes, ce qui n’est pas du goût du banc local (38’45″).
La punition logiquement infligée à Matas pour cinglage ne fait rien pour remonter la cote du quatuor dans les travées. D’autant que ce premier avantage numérique est converti en à peine quarante secondes par Antoine Mony, après que Yoanne Lacheny n’eut allumé la mèche devant un trafic très dense (4-5 à 42’44″). Dans la minute suivante, Kevin Altidor se rend coupable d’un autre cinglage. Si Guilbault cherche un trou de souris pour glisser la rondelle au fond des filets et Lorraine une solution depuis l’arrière du but, le puck ressort de la zone… vers laquelle il revient vite, et où Ryan Cranford, posté à droite, insiste pour trouver la faille de près (4-6 à 44’39″).
À l’abord du dernier quart d’heure, Valenciennes redouble d’intensité devant la cage, protégée par la crosse de l’ancien de la maison Pierre Trouvé et par l’épaule de Vazzaz face à Altidor. Ce dernier, excédé, échange les coups avec Hugo Mezentzeff, doublement sanctionné sur le coup pour crosse haute. L’occasion pour Frédéric Potvin de se rappeler au bon souvenir de la défense meudonnaise, contre qui il avait signé un doublé à l’aller : de volée, le Québécois rate le cadre, mais Jarred White lui offre une deuxième chance (5-6 à 46’41″). L’espoir revient, mais les difficultés défensives demeurent, illustrées par l’aisance de Samuel Guilbault, lancé par Cranford pour, d’une feinte aux dépens de Caubet (5-7 à 49’55″), signer un quadruplé, lui qui n’avait marqué qu’à cinq reprises cette saison. Alors qu’un tir soudain de Cranford emploie encore leur portier, les Valenciennois concèdent une ultime pénalité car Potvin en fonçant vers le centre percute Adrien Vazzaz.
Les espaces se font rares pour les Meudonnais, le trafic est dense devant l’enclave et seuls des échanges musclés marquent la séquence d’infériorité. Au retour à cinq, l’hypothèse d’un improbable retour se dessine. Jarred White remporte un duel derrière le but, Levi Glasman conclut au centre (6-7 à 57’56″). Profitant de la sortie de leur dernier rempart, les Nordistes enchaînent les lancers : McCollum voit son boulet de canon dévié par Vazzaz, Potvin n’est pas plus heureux, enfin sur l’ultime poussée Glasman trouve une déviation… vers le filet de protection. Porté par un brillant trio, Meudon aura profité des largesses défensives de Diables battus pour la quatrième fois de suite, la troisième à Valiglöo. Trois points précieux pour les Comètes au cours d’une soirée particulièrement favorable aux équipes du bas de tableau.
Désignés meilleurs joueurs de la rencontre : Samuel Guilbault pour Meudon et Frédéric Potvin pour Valenciennes
Commentaires d’après-match
Kevin Arrault (entraîneur de Meudon) : « Je pense que notre combativité nous a permis de l’emporter. Ce match était très ouvert d’un côté comme de l’autre. Nous avons bien travaillé et été vaillants. Valenciennes fait une très belle saison, ce n’est pas facile de venir ici, et nous avons déjà perdu contre eux en Coupe de France à l’issue d’un scénario quasi identique et une défaite en mort subite. On voulait cette revanche. Plus que la victoire contre Cholet, c’est à Chambéry que l’équipe a connu un changement, en arrachant un point. Notre ADN à Meudon réside dans la résilience et l’abnégation ; on travaille jusqu’à la fin. Après Chambéry il y eut de grosses performances contre Caen et Strasbourg, où on revient dans le match malgré la défaite. On a pris beaucoup de nos points contre les équipes de tête. »
Valenciennes – Meudon 6-7 (2-3, 2-1, 2-3).
Samedi 20 décembre 2025 à 18h40 à la patinoire Valigloö. 967 spectateurs.
Arbitres : Alexandre Hauchart et Maxime Laboulais assistés d’Alban Delsarte et Ayeric Hocquet.
Pénalités : Valenciennes 13’ (0’, 0, 8’+5’), Meudon 13′ (2’, 2’, 4’+5’).
Tirs : Valenciennes 28 (10, 11, 7), Meudon 27 (11, 6, 10).
Évolution du score :
1-0 à 04’03″ : Glasman assisté de Carminati et Gincourt
1-1 à 11’56″ : Guilbault assisté de Lorraine et Rudl
1-2 à 13’04″ : Guilbault assisté de Lorraine et Rudl
1-3 à 13’31″ : Cranford assisté de Guilbault et Lorraine
2-3 à 14’57″ : Potvin assisté d’Opoma et Altidor
2-4 à 20’44″ : Guilbault assisté de Pisarik et Cranford
3-4 à 25’19″ : Potvin assisté d’Altidor
4-4 à 32’00″ : Duvallon assisté de Gincourt et Carminati
4-5 à 42’44″ : Mony assisté de Lacheny et Sutor (sup. num.)
4-6 à 44’39″ : Cranford assisté de Lorraine et Rudl (sup. num.)
5-6 à 46’41″ : Potvin assisté de White et Glasman (sup. num.)
5-7 à 49’55″ : Guilbault assisté de Cranford et Rudl
6-7 à 57’56″ : Glasman assisté de White
Valenciennes
Attaquants :
Frédéric Potvin – Jarred White – Kevin Altidor (C)
Esteban Voiturier – Thomas Boisson – Levi Glasman
Thomas Vandeputte – Valentin Detouteville – [Potvin, White ou Altidor]
Ondrej Matas – Lévy Raux – Rafael Duvallon
Défenseurs :
Robert McCollum – Mathieu Buttin (A)
Peter Gincourt – Thomas Carminati (A)
Victor Vanwormhoudt – Raphael Opoma
Clément Roulet
Gardien :
Tonin Caubet (sorti de 57’54″ à 57’56″ et à 58’54″)
Remplaçant : Simon Delcourt (G). Absents : Matthew Vermaeten (suspendu), Jules Renault.
Meudon
Attaquants :
Samuel Guilbault – Elliot Lorraine – Ryan Cranford
Matteo Mahieu – Antoine Mony – Nikita Shatskiy
Lucas Hacala – Pierre Trouvé – Alexis Sutor
Idris Blanchet, Nathan Ferreira Reis
Défenseurs :
Dominik Rudl (A) – Alex Pisarik
Yoanne Lacheny (C) – Thibaut Sapelkine
Maxime Deplanque – Hugo Mezentzeff (A)
Gardien :
Adrien Vazzaz
Remplaçant : Gaëtan Melin (G). Absents : Quentin Fauchon, Sami Tamminen (blessés).









































