Cette rencontre constitue le troisième volet des confrontations entre les Titans colmariens et les Graoullys messins, chacune des deux équipes ayant gagné une manche devant son propre public. Les Mosellans disposent de 3 points d’avance et d’un match en moins par rapport à leurs hôtes haut-rhinois. Autant dire qu’il est important pour la troupe de Genya Kouznetsov de s’offrir le gain de ce match, alors qu’elle n’occupe actuellement que la 14e place, un classement encore fragile puisque 16 qualifiés iront en play-offs. Qui plus est, elle vient d’enregistrer le départ de Julien Burgert, récent champion de D3 et à l’apport physique et technique précieux, reparti vers les Scorpions de Mulhouse, et donc au niveau supérieur. La partie risque d’être délicate pour les Colmariens face à la troupe messine portée à bout de bras par son trio pointeur étranger.
Comme au match précédent, l’entame allait être prépondérante. Sauf que cette fois, c’est bien Metz qui faisait rapidement parler la poudre. Tout d’abord par un tir à mi-distance de Lukas Zeliska (0-1 à 3’22”), imité dans la foulée par Maxime Preud’homme qui bénéficiait d’un télescopage de deux attaquants colmariens en entrée de zone messine pour partir en break (0-2 à 4’33”). Les Lorrains enfonçaient un troisième clou sur un tir à mi-distance de Domenico Daprocida (0-3 à 9’38”). Difficile dans ces conditions de prédire une issue positive pour les Titans, tant ceux qui évoluaient dans un monde parallèle, bien trop pataud et imprécis pour inquiéter les Graoullys. Mal placés, mauvais relanceurs, les locaux subissaient le match durant un bon quart d’heure, avant de commencer à perforer plus durablement les lignes mosellanes. Premier avertissement de Renaud Studer à bout portant sur Justine Crousy-Théode (16’43”). Puis, Joan Koenig poussait au fond un premier lancer de Jonathan Boehrer (1-3 à 18’27”). L’espoir était donc de mise en rentrant aux vestiaires et d’attendre les nouvelles consignes du coach. Lequel commutait deux de ses défenseurs afin notamment d’obtenir une ligne plus offensive et percutante et l’autre plus rigoriste dans le repli.
L’essai se révélait rapidement concluant puisque Bastien N’Guiamba était crédité d’une réalisation lors d’un palet dévié hors de portée de la gardienne messine (2-3 à 22’36”). Elle n’allait d’ailleurs pas chômer durant cette période puisqu’un déluge de tirs à bout portant s’abattait sur sa cage. Dans un premier temps sans trop de casse, même sur cette cage grande ouverte (24’49”). Avant de s’incliner sur cette déviation de près au deuxième poteau d’Aurélien Klessmann (3-3 à 26’41”). Le retard était comblé et Colmar continuait de pilonner Crouzy-Théode (33’08” en deux fois), permettant à Jérémy Miclo de récupérer pour lancer à mi-distance du côté de la plaque de la gardienne (4-3 à 35’20”). Metz était depuis longtemps acculé dans sa zone, recroquevillé, à subir le feu alsacien, tout en provoquant les fautes, et bénéficier encore plusieurs fois de son manque de réalisme, notamment en avantage numérique (36’50” puis 37’14”). Heureusement pour les Mosellans, malheureusement pour les Haut-Rhinois, dominer n’est pas gagner, surtout si ces derniers n’arrivent pas à gagner en réalisme devant la cage visiteuse. Le schéma est donc une nouvelle fois respecté quand Zeliska, invisible pendant ce tiers, remonte « véner » vers Tristan Thévenot, jusque là plutôt peu inquiété, pour envoyer Juris Upitis tromper l’ancien portier… messin (4-4 à 39’48”). Rageant quand on considère le quasi-sens unique de ce tiers…
… et qu’on considère d’ailleurs le suivant, parti lui aussi sur la même physionomie. Colmar presse, Crouzy-Théode s’arc-boute devant sa cage face à pléthore de brulôts, notamment sur cette séquence triplette (44’00”). Les Titans gaspillent même une double supériorité par trop de fébrilité. Metz n’a visiblement plus comme but que de tenir le résultat jusqu’au terme de ce match, alors à sens unique, avant qu’il perde en intensité, suite à une charge appuyée et malsaine de Noah Maka sur N’Guiamba. Dans la foulée, une échauffourée se crée en guise de punition vis-à-vis de l’agresseur. Le corps arbitral renvoie alors le justicier Édouard Alves se doucher avant terme, Maka étant lui aussi expulsé pour ses gestes successifs (ce qui lui permettra par la même occasion de méditer sur son comportement d’ado hockeyeur pubère). La tension est toutefois nettement retombée dans l’arène et les dernières minutes peinent à retrouver d’intensité, si ce n’est ce tir messin qui s’écrase sur le montant (58’20”) ou cet échange N’Guiamba-Dauthier dans les toutes dernières secondes.
Les 5 minutes de prolongation se jouant de façon très prudentes, c’est visiblement aux tirs de pénalités que le sort de la partie se jouera. Pas longtemps d’ailleurs puisque face aux trois échecs relevés pour ses coéquipiers, Justine Crouzy-Théode se fera mystifier sur les feintes respectives de Dauthier, Koenig puis Studer.
Colmar s’octroie dont le gain de ce match, très mal parti mais qu’au final ils n’auraient jamais dû laisser échapper en temps réglementaire. En effet, les Graoullys ont fait illusion avec leur première ligne (dont ils sont visiblement ultra dépendants) pendant un tiers, avant de souffrir durant le reste de la partie, leur gardienne faisant, avec brio, le maximum pour les maintenir à flot. Les Titans, mal éveillés, auront ensuite manqué de réalisme, notamment en supériorités, malgré de bonnes aptitudes à percer la zone adverse.
Cette victoire, encourageante, les maintient pour le moment dans la zone des qualifiés. Cependant, les prochaines rencontres, notamment contre Dammarie et Besançon, seront prépondérantes à préparer, en vue d’en tirer un maximum de victoires. Espérons que le point et les actions manquées de cette soirée ne pèseront finalement pas dans le bilan de la fin de saison.
Colmar – Metz 4-4 (1-3, 3-1, 0-0, 0-0) / 3-0 aux tirs au but
Samedi 20 décembre à 20h00 à la patinoire de Colmar. 534 personnes.
Arbitres : MM. Laurent Rouèche et Ludovic Pasian
Pénalités : Colmar 31’ (2’, 2’, 2’+5’+20’, 0’) ; Metz 37’ (0’, 6’, 6’+5’+20’, 0’)
Tirs : Colmar 46 (13, 16, 15, 2) ; Metz 23 (10, 6, 4, 3)
Évolution du score :
0-1 à 03’22” : Zeliska assisté d’Upitis
0-2 à 04’33” : Prud’homme
0-3 à 09’38” : Daprocida assisté d’Upitis (sup. num.)
1-3 à 18’27” : Koenig assisté de Boehrer
2-3 à 22’36” : N’Guiamba assisté de Klessmann
3-3 à 26’41” : Klessmann assisté de Dauthier
4-3 à 35’20” : Miclo
4-4 à 39’48” : Upitis assisté de Zeliska (inf. num.)
Tirs aux buts :
Metz : ratés par Daprocida, Upitis et Drouet
Colmar : réussis par Dauthier, Koenig et Studer
Colmar
Attaquants :
Joan Koenig (A) – Jonathan Boehrer – Renaud Studer
Bastien N’Guiamba (2’)– Victor Patois – Antoine Dauthier (2’)
Quentin Chauvel (2’) – Jérémy Miclo – Alexandre Karcher
Défenseurs :
Lucas Maurer (C) – Édouard Alves (5’+20’) puis Lenner à 20’00”
Eloi Lenner puis Alves à 20’00” – Aurélien Klessmann
Paul Fuchs – Romain Piazzon
Gardien :
Tristan Thévenot
Remplaçant : Quentin Hartmann (G)
Metz
Attaquants :
Juris Upitis – Lukas Zeliska (2’) – Antonin Lagoguey (A)
Yannick Hamri (C) – Alex Berger (A, 2’) – Enzo Frémiot
Enzo Drouet – Thomas Stablo – Noah Maka (5’+20’)
Défenseurs :
Jacob Daprocida, Maxime Preud’homme (2’), Nathan Casula (A, 4’), Gabin Lortet (2’) et Matéo Bonhomme en rotation
Gardien(ne) :
Justine Crousy-Théode
Remplaçant : Lucas Jeanmichel (G)










































