La dernière venue des Ducs à Pôle Sud avait fait l’objet d’un match très mouvementé avec une bagarre qui a fait beaucoup parler et qui a eu des répercussions, avec la suspension a posteriori de Pierre Crinon pour 7 matchs et de Valentin Grossetête pour 4 matchs. Les deux joueurs ont en plus été convoqués par la fédération dans le cadre de leur statut d’international. A la veille de Nöel, les retrouvailles entre les deux équipes pour ce « match de Noël » à Pôle Sud sont donc particulièrement attendues. Les acteurs principaux de la rencontre précédente sont en revanche absents puisque le gardien angevin Matt O’Connor n’est pas encore remis (il est remplacé temporairement par Jacob Smith) et le défenseur grenoblois Pierre Crinon est toujours suspendu. Grossetête effectue en revanche son retour de suspension pour ce match important car les deux équipes sont au coude à coude pour la deuxième place. Les Brûleurs de Loups doivent se racheter de leur défaite à Bordeaux dimanche (1-3), un premier revers après une série de 7 victoires en Ligue Magnus. Mais l’effectif grenoblois est diminué sur le plan défensif puisque Juho Rautanen est malade. En son absence et celle de Crinon, les deux jeunes Niklas Terglav et Nathan Nicoud qui jouent habituellement à Chambéry sont convoqués pour compléter la défense. Du côté d’Angers, c’est l’attaque qui est décimée par les blessures puisqu’outre Tavernier, forfait pour le reste de la saison, Daniel Viksten, Philippe Halley, Marius Serer et Romain Gutierrez manquent à l’appel ce soir. Théo Sarliève en revanche effectue son retour ce soir. Les Ducs, battus à Nice vendredi (3-5) se sont repris contre Cergy dimanche (5-3), récupérant la deuxième place au bénéfice de la défaite grenobloise à Bordeaux.
C’est Jonathan Charbonneau l’ailier angevin qui allume la première mèche dans ce match avec un premier tir repoussé par Pintaric. Mais sur un contre de la première ligne grenobloise, Bovin prend un tir, repoussé de la jambière par Smith, Mallet est présent au rebond mais ne parvient pas à déjouer le portier angevin. Première action chaude sur la cage angevine, bientôt suivi par un tir sur réception lointain de Leclerc qui passe de peu à côté. Les Grenoblois ont l’ascendant en ce début de match, ils ont la possession du palet mais Angers met en place un bon forecheck pour tenter de contenir les Brûleurs de Loups dans leur zone. Prissaint prend un tir lointain, repoussé par Smith dans un début de match où les occasions franches se font rares, les deux équipes s’appliquant d’abord à bien défendre. Les Ducs obtiennent leur meilleure opportunité sur un palet gagné par Charbonneau derrière la cage qui centre en retrait pour Cap dont la reprise finit sur l’extérieur du filet. Donaghey tente une reprise lointaine, repoussé par Pintaric. Angers connait un bon temps fort sur la cage grenobloise, avec un nouveau tir de Kerbashian. La réaction grenobloise vient avec un palet gagné par Bachelet en zone offensive qui prend un tir bloqué entre les jambières par Smith. Noa Besson fait trébucher Grossetête ce qui amène une première opportunité en supériorité numérique pour Grenoble. Les Brûleurs de Loups profitent de l’aubaine puisqu’il ne leur faut que quatorze secondes pour concrétiser : Treille dans l’axe décale Boivin sur le côté, le top scorer grenoblois prend un premier lancer, repoussé par Smith mais le deuxième est le bon et Grenoble ouvre le score en power-play (1-0, 12’22).
Les Ducs ont l’occasion de répliquer immédiatement suite à une charge avec la crosse de Mallet sur Sarliève. En supériorité numérique à leur tour, les Angevins installent le jeu de puissance, suite à une bonne circulation de palet, Centazzo laisse à Ritz dans l’axe qui écrase un peu trop son tir alors qu’il était idéalement placé. Donaghey prend un tir à son tour, bloqué par Pintaric. Les Ducs poussent mais Pintaric et sa défense tiennent bon. La pénalité est tuée par le boxplay grenoblois mais au moment où Mallet revient sur la glace, Grossetête dégage le palet directement au-dessus du plexiglas et est sanctionné pour un retard de jeu. Les Ducs peuvent donc enchaîner avec une deuxième supériorité numérique. Cette fois les visiteurs se montrent plus percutants avec d’entrée une tentative de Ritz à bout portant suivie d’une one timer de Centazzo. A chaque fois, Pintaric parvient à repousser le palet. Le palet circule bien en zone offensive, Rouhiainen trouve Hervé juste devant le slot mais la déviation de ce dernier passe juste au-dessus. Cette deuxième pénalité consécutive est finalement tuée par Grenoble, Angers manquant le coche de revenir à hauteur après quatre minutes de supériorité numérique. A cinq contre cinq, Grenoble parvient à desserrer l’étreinte et obtient même une belle occasion sur un palet remis par Boivin à Dair dont le tir sur réception ne surprend pas Jacob Smith. Pintaric préserve sa cage inviolée suite à des tentatives de Sarliève et DiDio Balsamo dans la dernière minute. Grâce à une meilleure gestion des unités spéciales, Grenoble vire en tête à la première pause face à des Ducs qui se sont procurés les meilleures occasions mais qui n’ont pas concrétisé.
Les deux équipes reprennent sur le même rythme en début de deuxième période, Donaghey prend un lancer repoussé par Pintaric mais aucune des deux équipes n’arrive vraiment à imposer son jeu au cours des premières minutes. Smith comme Pintaric n’ont pas de gros arrêts à réaliser car les défenses font globalement plutôt bien leur travail. Il faut une chevauchée de Bachelet ponctuée d’un tir repoussé par Smith pour ouvrir une première brèche. Alors que les Brûleurs de Loups essaient de faire circuler le palet en zone offensive, ils ont du mal à contourner le bloc défensif angevin bien en place. Englund prend un tir qui ne trouve pas le cadre de la cage angevine. Un gros lancer de Treille est repoussé par Smith mais le rebond n’est pas exploité par les Grenoblois de plus en plus présents devant la cage angevine. La défense angevine, bien regroupée autour de Smith a plus de mal à sortir de sa zone mais ne concède pas de tir dangereux. Mais à force de ne pas pouvoir changer de ligne, les Ducs subissent de plus en plus et finissent par craquer sur une reprise de Boivin à bout portant, parfaitement servi dans le tempo par Mallet sous les yeux de Prapavessis (2-0, 29’10). Ce but accentue un peu plus la supériorité grenobloise sur la rencontre qui commence à se dessiner alors que les débats avaient été très équilibrés jusqu’alors. Sur un palet gagné à la ligne bleue par Mallet, les Ducs se font contrer. Le turnover profite à Beauchemin qui part dans le dos des défenseurs pour se présenter seul face à Smith lequel remporte le duel avec l’attaquant grenoblois. Une déviation de Koudri sur un centre-tir de Treille passe à quelques centimètres du poteau.
Les vagues grenobloises sont plus fréquentes et sur l’une d’elles, Leclerc fait le tour de la cage, il sert en retrait Deschamps dont la reprise trouve la lucarne de la cage angevine (3-0, 34’17). Cette fois, Grenoble a vraiment fait le break au tableau d’affichage. Au pied du mur, les Ducs essaient de réagir et mettent plus d’intensité avec Gaborit qui met une bonne charge sur Weigel mais Prissaint réagit en faisant une obstruction sur Centazzo. Angers a l’occasion de se relancer en supériorité numérique. Sur le jeu de puissance, Kerbashian trouve Hervé juste devant le slot mais Pintaric parvient à dégager le palet. Le portier slovène s’oppose ensuite à un premier one timer de Sarliève mais il ne peut rien sur le deuxième qui vient se loger dans la lucarne (3-1, 36’01). Les Ducs reprennent espoir à la faveur de ce power-play enfin bien négocié. Dans un match très calme jusque-là, un premier accrochage survient entre Cap et Fertin, ce dernier ayant réagi à une charge une peu vigoureuse sur Nicoud. Suite à la réduction du score angevine, les débats se rééquilibrent avec des duels plus intenses pour la maîtrise du palet qu’Angers avait progressivement abandonné à Grenoble dans ce deuxième tiers-temps. Prissaint et Sarliève sont envoyés en prison après un échange de coups, signe également que la tension finit par monter dans cette rencontre. Dans la dernière minute du tiers, Pintaric est vigilant sur un palet remis du revers par Centazzo. Un dernier tir de Karlsson est repoussé par Smith et les deux équipes rentrent au vestiaire avec un avantage désormais porté à deux buts pour les Brûleurs de Loups.
Le troisième tiers-temps débute avec une première opportunité pour Grenoble sur un tir de Nicoud, repoussé par Smith. Les deux équipes se neutralisent en début de tiers jusqu’à ce qu’Angers obtienne une première opportunité sur un tir sur réception de Charbonneau en bonne position mais Pintaric avait bien lu le jeu pour repousser le palet. Les Brûleurs de Loups retrouvent le contrôle du jeu en maintenant les Ducs dans leur zone défensive sans pour autant prendre de risque offensif. Les Ducs essaient de remettre la pression sur la cage grenobloise pour refaire leur retard mais ils ont du mal à franchir le rideau défensif isérois. La défense grenobloise maîtrise les attaques angevines même si un palet perdu par Prissaint aurait pu avoir des conséquences plus importantes avant que Pintaric ne gèle la rondelle. Bachelet tente une percée dans la défense angevine pour arriver jusqu’à défier Smith bien positionné. Pintaric est lui aussi solide sur un tir plein axe de Charbonneau, bloqué entre les jambières. Les gardiens font le spectacle dans cette troisième période alors que les minutes défilent à l’avantage des Brûleurs de Loups. Un bon jeu entre Weigel et Grossetête aurait pu permettre à ce dernier de donner de l’air à Grenoble mais Smith parvient à repousser le tir de Grossetête avant que Donaghey ne bloque sur la ligne le rebond pris par Weigel. Angers essaie de pousser dans les dix dernières minutes, un tir de Sarliève est renvoyé par Pintaric. Binner subit une charge de Sarliève mais rien n’est sifflé sur l’action au grand dam de Per Hanberg.
Grenoble cherche encore le but pour se mettre à l’abri, un palet mis devant la cage par Terglav est dévié par Weigel qui ne cadre pas son tir. Puis c’est Karlsson qui tente sa chance mais le palet est dévié par Smith. Le portier angevin repousse un autre tir de Koudri mais à cinq minutes de la fin, Grenoble a toujours ses deux buts d’avance. Llorca essaie de trouver la solution dans le trafic mais Pintaric ne faiblit pas. Alors que les Ducs doivent jeter leurs dernières forces dans la bataille pour égaliser, Manning est pénalisé pour un cinglage sur Leclerc. Grenoble obtient ainsi au meilleur moment sa deuxième supériorité numérique du match. Une bonne opportunité de mettre fin au suspense en power-play. Binner tente sa chance sur un tir lointain, repoussé par Smith et dégagé par Prapavessis. Alors qu’il reste encore 40 secondes de supériorité à Grenoble, Llorca est pénalisé pour une incorrection envers les arbitres. Angers se retrouve en double infériorité numérique pour la fin de match et perd quasiment toute chance de sortir son gardien. Rouhiainen et Bachelet échangent quelques mots dans une fin de match plus tendue. La première pénalité est tuée par le boxplay angevin, Binner essaie de trouver Boivin dont le tir passe au-dessus de la cage. Charbonneau parvient à partir en contre-attaque mais il est poursuivi par Beauchemin et son tir en angle fermé ne lui permet pas de déjouer Pintaric. L’occasion de revenir en infériorité numérique était belle pour Angers qui revient à cinq contre cinq dans la dernière minute. Trop tard pour tenter quelque chose même si Jonathan Paredes demande un temps mort et sort son gardien dans les ultimes secondes, en vain alors qu’une dernière pénalité est sifflée contre Englund qui fait trébucher Gaborit devant le slot, sans conséquence. Alors que les deux équipes se serrent la main, Binner et Sarliève s’échangent quelques amabilités, ce qui provoque un début de tension, forçant les arbitres à raccompagner Binner au vestiaire, seule fausse note dans une rencontre disputée cette fois dans un bon état d’esprit.
Les Brûleurs de Loups ont confirmé leur succès face aux Ducs qui n’auront pas réussi à prendre leur revanche ce soir dans un climat plus apaisé, les deux équipes ayant visiblement décidé de tourner la page de la rencontre précédente. Après une première partie de match très équilibrée, les Grenoblois se sont progressivement détachés au tableau d’affichage grâce à un bon deuxième tiers-temps et un doublé de leur top scorer, Christophe Boivin. C’est surtout le sérieux défensif des Isérois qui a marqué ce soir avec notamment une excellente prestation d’ensemble dans ce secteur malgré les absences marquantes de Crinon et Rautanen. Les jeunes Niklas Terglav et Nathan Nicoud se sont montrés une nouvelle fois à leur avantage, bien aidés par un bon repli défensif des attaquants grenoblois, sérieux et appliqués. Pintaric a livré une copie quasi parfaite ce qui permet à Grenoble de se rattraper de la déconvenue du match perdu à Bordeaux et de dépasser leurs adversaires du soir au classement. Voilà qui devrait permettre à Per Hanberg et son équipe de passer de bonnes fêtes de Noël !
Handicapés offensivement par l’absence de plusieurs attaquants, les Ducs n’ont pas eu le rayonnement habituel en attaque. Dominateurs en début de rencontre, il se sont fait piéger en infériorité numérique et n’ont jamais su revenir dans la partie, laissant les Brûleurs de Loups s’échapper au score au deuxième tiers-temps, prenant le momentum dans la rencontre. Malgré la réduction du score de Sarliève, sans doute le meilleur angevin ce soir, le manque de profondeur offensif n’a pas permis à Angers de mettre suffisamment de pression au troisième tiers-temps pour revenir. On retiendra une prestation globalement satisfaisante de Jabob Smith devant la cage. La semaine de repos pour Noël devrait permettre à Angers, désormais troisième, de récupérer des forces vives afin de rester dans la course à la première place.
Désignés meilleurs joueurs du match : Christophe Boivin (Grenoble) et Nicolas Ritz (Angers)
(Photos de Emmanuel Giraudeaux)
Commentaires d’après-match :
Sacha Treille (capitaine de Grenoble) : « C’est la bonne manière. J’avais un peu peur en voyant les maillots du Père Noël de faire des cadeaux comme on sait bien le faire. Mais au final, on a eu une solide performance sur 60 minutes, je pense que c’est un de nos matchs qu’on pourrait appeler « référence » sur la façon de jouer. Effectivement on a mené au score et j’ai trouvé qu’on avait une certaine sérénité tout le long des 60 minutes, on n’a pas donné grand-chose. Donc c’est plutôt une bonne nouvelle. Il y a quelques années, le deuxième tiers était celui où on galérait, pour l’instant ça nous va bien, on était à la recherche de ce match, pas parfait car ça n’existe pas, mais très solide et c’était le mot d’ordre du début de la partie. On a respecté ça et ça fait énormément de bien de sa savoir qu’on est encore capable de jouer comme ça car on se cherchait un peu de temps en temps. On fait un bon premier tiers, on a eu deux ou trois passages à vide en zone défensive, le mot c’était ça, d’être encore plus solides défensivement. On sait qu’avec la qualité de l’équipe on va arriver à créer des chances offensives, donc il fallait juste être plus resserrés derrière et ce qu’on a bien fait, on a accéléré et puis c’est parti. Tuer les infériorités, ça donne du momentum, on sait que le hockey c’est ça, c’est le momentum. Et là en mettant le but, même s’il était un peu chanceux, on a eu de la réussite sur la passe et Tof a réussi à le mettre au fond. On a mis ce but, c’est important, on doit faire la différence sur ces situations-là et à l’inverse sur le PK, on se doit d’être solides et ne pas encaisser de but. Donc là c’était au final, un beau scenario sur ce premier tiers au niveau avantage / désavantage et je pense que ça nous a donné le momentum pour la deuxième période. La première partie de saison, elle est plutôt bonne si on regarde ce qu’on a fait dans le passé récent, on a connu de belles performances en CHL, c’est ça qui nous a donné d’avoir une belle série de victoires après Frölunda, c’est ce qui nous a propulsé et il va falloir continuer sur cette lancée… On est une équipe qui doit être en haut du classement, on va essayer petit à petit de grapiller ces points pour retrouver la première place, ça nous tient à cœur de finir tout en haut pour les play-offs donc on va continuer à bosser, on sait qu’on a encore beaucoup de choses à travailler, on sait qu’un de nos plus gros adversaires peut être juste nous même de temps en temps, c’est là-dessus qu’il faut continuer à bosser, à l’image de ce soir où on a livré une performance solide. Allez au JO, c’est une immense fierté, c’est des frissons encore là juste d’en parler, de savoir qu’on va représenter son pays aux Jeux Olympiques, chose qui n’a pas été faite depuis 2002, on sait qu’il y a une part de chance ou tout ce qui est géopolitique qu’on ne maîtrise pas qui nous a aidé à nous qualifier mais maintenant on est en mode où on va profiter à 100% de cette chance qu’on a, et comme je le disais c’est une fierté d’aller là-bas, de représenter notre « petit » pays, même s’il est grand, il reste petit dans le monde du hockey. Et on sait qu’on a des adversaires de très haut niveau donc ça va être une super expérience pour tout le monde de pouvoir se mesurer à ce qui fait de mieux au monde, c’est juste « frisson, frisson » et on a hâte ! Ça fait du bien, certes j’ai une histoire avec cette équipe de France mais je me suis quand même fait un peu remonter les bretelles par le sélectionneur, ce n’était pas garanti… Je pense que mes performances en club m’ont beaucoup aidé, j’ai fait un solide tournoi en novembre qui m’a aidé aussi à avoir cette sélection, ce n’était pas garanti… En tout cas de l’apprendre là, ce n’était pas forcément une volonté de la fédération, c’étaient juste les règles olympiques. C’est trop bien mais à la fois j’ai l’impression que c’est trop loin, j’aimerais tellement que ça arrive vite. Mais la saison continue, c’est ici avant tout que je joue et il va falloir se concentrer là-dessus, les JO c’est encore loi et on a encore de belles échéances comme tu le disais, pour l’instant l’objectif c’est de montrer une performance très solide le 6 janvier à Caen pour pouvoir décrocher notre quatrième finale d’affilée donc ça c’est l’objectif avant les jeux et c’est sûr que je sais qu’on se regroupe justement à Paris donc autant être acteur ce serait encore mieux ! On a le temps de profiter, ils nous ont donné quand même trois jours de repos, ça va faire du bien, on va pouvoir profiter en famille, c’est sûr que pour la nouvelle année ce sera un peu plus court, on reçoit Rouen tout de suite après donc il va falloir faire attention mais on arrive quand même à profiter de ces bons moments, je souhaite plein de bonheur à tout le monde dans ces moments de partage en famille et on va faire la même chose, on va mettre tout ça de côté et profiter à 400%. Tout le monde fait attention, moi encore plus en était plus âgé que les autres mais au niveau de la nourriture, on peut quand même se faire plaisir, on est loin de la prochaine rencontre à Anglet. Donc on peut se faire plaisir un jour ou deux quand même ! Je suis encore là à 38 ans et j’ai encore envie de perdurer dans ce sport, je me régale sur la glace, je sais ce que je dois faire pour garder la forme, je vais profiter d’une certaine manière mais en faisant attention. Mais c’est un grand kif, je me régale. On sait que ce sont des périodes de vacances, il y a du monde qui vient, les patinoires sont pleines, c’est pour ça aussi que notre championnat veut ça : économiquement ce sont des bons matchs et c’est patinoires remplies et nous c’est ce qu’on aime, jouer devant du monde. C’est un vrai régal et si en plus on peut donner des belles émotions comme ce soir face à une très belle équipe d’Angers, c’est la cerise sur le gâteau. »
Niklas Terglav (défenseur de Grenoble) : « Aujourd’hui les gars offensivement ils ont été très très forts, les trois périodes elles ont été très bien, Pinta a assuré dans la cage et en défense, les jeunes on a été beaucoup soutenus par les attaquants et on est très contents d’avoir tenu le coup contre une grosse équipe comme Angers, c’est beau, surtout pour Nathan et moi qui sommes là très rarement, c’est vraiment cool. Il y a une fierté et le groupe en général on est très content et on veut que ça continue. Ça va faire un petit moment que je joue avec Grenoble et je me sens très bien dans le vestiaire, les Français, les étrangers, les anciens, ils sont tous top, ils sont là pour tous les jeunes, pour qu’on se développe à chaque entraînement et à chaque match. Donc en ce moment je suis assez content. Grenoble c’est le meilleur centre de formation en France, on joue avec les meilleurs joueurs, on a les meilleurs coachs, les meilleurs préparateur physiques et mentaux donc c’est au top, on apprend énormément pendant 3-4 ans, on devient plus matures, plus solides sur la glace et c’est le meilleur pour nous, pour notre futur, pour se développer et essayer d’aller plus haut. Franchement avec les gars en défense on joue tranquille, avec le feeling, on ne se met pas de pression, on s’encourage à chaque présence, dès qu’il y a un bon shoot ou une bonne charge, on s’encourage. On est vraiment là pour aller au plus haut. C’est cool, les gars ils sont sympas. Avec Gap, c’était ma première avec la Magnus donc franchement c’était une bonne expérience. Je ne connaissais pas trop de gars-là bas mais ils m’ont vraiment accueilli, c’était super, j’étais vraiment à l’aise. Et les quelques matchs que j’ai faits, ça m’a permis de prendre un peu d’expérience et voir ce qu’était la Magnus. Mon profil c’est surtout d’être fort défensivement, c’est gagner les duels, faire des bonnes premières passes, et après ça suit derrière si j’ai l’opportunité de mettre un bon tir, ça suit. Mais ma priorité c’est surtout de gagner mes duels, d’être bon défensivement et ensuite on verra… Mon père a été mon entraîneur pendant 2 ans durant le centre de formation, j’ai pris l’habitude, quand on est à la patinoire, c’est mon entraîneur et quand on est à la maison, on switche, on ne parle plus de hockey donc il y a vraiment une différence et ça c’est cool. Depuis que je suis tout petit, je suis dans le hockey, j’ai commencé à Briançon et après ça a suivi quand je suis arrivé à Grenoble il y a 10 ans. Cet été quand on a joué contre Fribourg et Genève, c’était de très bonnes expériences… déjà être dans le groupe avec les gars, c’est vraiment top. Voir comment ils se préparent et du coup on prend exemple, et jouer contre des gars qui ont joué en NHL et qui ont une carrière vraiment extraordinaire, c’est vraiment impressionnant. On veut être comme eux, on les regarde et c’est vraiment cool. Les gars ils sont professionnels, on essaie de faire comme eux, recopier leurs routines, ce sont des exemples, ils ont de très belles carrières et on essaie de les suivre.»
Grenoble – Angers 3-1 (1-0, 2-1, 0-0)
Mardi 23 décembre 2025 à 20h15 à Pôle Sud. 4208 spectateurs.
Arbitrage de Geoffrey Barcelo et Adrien Ernecq assistés de Hugo Maillard et Maxime Suzzarini
Pénalités : Grenoble 10’ (4’, 4’, 2’), Angers 8’ (2’, 2’, 4’)
Tirs : Grenoble 33 (10, 9, 14), Angers 32 (15, 12, 5)
Engagements : Grenoble 27 (7, 9, 11), Angers 26 (7, 11, 8)
Évolution du score :
1-0 à 12’22 : Boivin assisté de Treille et Beauchemin (sup. num.)
2-0 à 29’10 : Boivin assisté de Mallet et Beauchemin
3-0 à 34’17 : Deschamps assisté de Leclerc et Prissaint
3-1 à 36’01 : Sarlieve assisté de Kerbashian et Donaghey (sup. num.)
Grenoble
Attaquants :
Christophe Boivin – François Beauchemin – Alexandre Mallet (2’)
Sacha Treille (C) – Adel Koudri – Aurélien Dair
Guillaume Leclerc – Matias Bachelet – Nicolas Deschamps (A)
Martin Karlsson – Fredric Weigel (A) – Valentin Grossetête (2’)
Défenseurs :
Alexis Binner – Pontus Englund (2’)
Niklas Terglav – Axel Prissaint (4’)
Antoine Fertin – Nathan Nicoud
Gardien : Matija Pintarič
Remplaçants : Cebald Debiak (G), Hugo Raveaud. Absents : Jakub Štěpánek (surnuméraire), Théo Gueurif (blessé), Pierre Crinon (suspendu), Juho Rautanen (malade).
Angers
Attaquants :
Orrin Centazzo – Nicolas Ritz – Jonathan Charbonneau
Cédric DiDio Balsamo – Kale Kerbashian – Téo Sarliève (2’)
Noa Besson (2’) – Jordan Hervé – Robin Gaborit (C)
Simon Pasquet – Ethan Gourbil – Fiorenzo Villard
Défenseurs :
Neil Manning (2’) – Vincent Llorca (2’)
Ethan Cap – Matt Prapavessis
Cody Donaghey – Jere Rouhiainen
Gardien : Jacob Smith [sorti de 59’28 à 60’00]
Remplaçants : Elliot Levêque (G). Absents: Lucien Onno (convalescence), Sami Tavernier (ligaments), Matt O’Connor (commotion), Daniel Viksten (blessé), Philippe Halley, Marius Serer, Romain Gutierrez.















































