L’Allemagne a installé son camp de préparation olympique à Bolzano, ville qui n’a pas attendu les JO pour avoir une grande patinoire fonctionnelle et permanente : c’est celle des Mondiaux 1994, quand l’Italie battait l’Allemagne et était à son sommet historique (sixième mondiale). Une volonté de revenir au passé glorieux pour les hommes de Jukka Jalonen ? Ils jouent cet unique test pré-olympique au complet… mais pas leurs adversaires.
Comme l’effectif devait être annoncé avec plus d’un mois d’avance, Harold Kreis ne peut pas procéder aux dernières sélections. Il a dû inviter huit joueurs qui savent qu’ils ne participeront pas au tournoi olympique mais complètent l’effectif dans l’attente des joueurs évoluant en Amérique du Nord qui doivent arriver au plus tard samedi. Il s’agit du gardien Jonas Stettmer, du défenseur Erik Mik (deux joueurs des Eisbären de Berlin) et de trois joueurs de Straubing (initialement Varejcka, Loibl et Leonhardt… avant que ce dernier se blesse et soit remplacé par un autre coéquipier de club Brunnhuber).
On retrouve aussi trois cadres de l’équipe nationale qui ont dû ravaler leur déception de ne pas être sélectionnés pour se contenter de ce rôle ingrat : Yasin Ehliz, Maximilian Kastner et Daniel Fischbuch. Si Ehliz a déjà participé à deux JO et remporté la médaille d’argent en Corée, les deux derniers cités touchent du doigt un rêve olympique qu’ils ne vivront sans doute jamais réellement. Une situation sûrement frustrante…
Ce sont les joueurs « définitifs » qui sont les plus en évidence pour les Allemands. Le plus positivement surpris de sa sélection, Parker Tuomie, tente une première déviation à la deuxième minute. Les visiteurs poussent jusqu’à obtenir la première faute contre Phil Pietroniro (faire trébucher) après dix minutes. Tobias Rieder dévie alors au fond après une longue séquence installée. Bradley se crée la première occasion italienne dans la foulée, mais le 0-2 arrive très vite quand Alessandro Segafredo dévie le palet hors de portée de son gardien en essayant de contrer le lancer du défenseur Kai Wissmann.

Au deuxième tiers-temps, Segafredo a l’opportunité de rattraper sa malchance avec une belle reprise de volée dans l’enclave, mais le gardien Maximilian Franzreb réussit une superbe parade de l’épaule. Pietroniro s’essaye à son tour, mais l’Allemagne s’échappe un peu plus à 0-3 grâce à une passe de Dominik Kahun pour Fabio Wagner qui place en pleine lucarne son tir du poignet à mi-distance. Damian Clara évite même le quatrième but en s’interposant face à une échappée solitaire du rapide Frederik Tiffels.
Peu à peu, le jeu allemand s’étiole et perd plus de palets. Juste avant la mi-match, Dustin Gazley hérite du rebond sur un lancer de Pietroniro qui a frappé la balustrade. Quatre minutes plus tard, c’est Gregory Di Tomaso qui lance sur le poteau. En fin de compte, les hommes de Jalonen convertissent leur premier avantage numérique : Moritz Müller fait trébucher et Tommy Purdeller est parfaitement placé devant la cage pour dévier et réduire l’écart à 2-3.
Les palets d’égalisation se multiplient à la reprise : la reprise de Segafredo au second poteau frôle la cage puis Purdeller bute à deux reprises sur Franzreb. L’Allemagne s’impose finalement grâce à un 2/2 en jeu de puissance, sur un rebond de Yasin Ehliz. Mais comme Michaelis ne tire que sur le poteau, Jalonen y croit encore et sort son gardien très tôt. Le long exercice à 6 contre 5 fonctionne dans les dernières secondes en récompensant les efforts de Segafredo (3-4). Le public de Bolzano applaudit son équipe qui paraît à la hauteur de son rendez-vous olympique.
Commentaires d’après-match :
Tommy Purdeller (attaquant de l’Italie) : « C’était un beau match. On a démarré un peu lentement, mais ensuite on a pris confiance et on s’est amélioré. Dommage d’avoir perdu, mais il reste la sensation d’avoir fait une bonne prestation, encourageante pour Milan/Cortina. Notre powerplay a été efficace car, outre mon but, il y a eu de nombreuses occasions en supériorité numérique. La chose fondamentale pour nous aux Jeux olympiques d’hiver sera que chacun respecte scrupuleusement le plan de jeu : en respectant nos rôles, on peut faire de belles choses. »
Harold Kreis (entraîneur de l’Allemagne) : « Nous avons prévu un jeu direct, en envoyant des palets au fond vers le filet adverse. Cela a bien fonctionné en première période, nos buts en témoignent. Ensuite, les Italiens ont pris le contrôle du match, tandis que nous cherchions des solutions assez complexes. Nous allons certainement revoir certaines prises de décision, mais au final, la victoire est logique. »
Italie – Allemagne 3-4 (0-2, 2-1, 1-1)
Mercredi 4 février 2026 à 19h30 à Bolzano. 3493 spectateurs.
Arbitres : Alex Lazzeri et Andrea Moschen (ITA) assistés de Paolo Brondi et Lukas Fleischmann (ITA).
Pénalités : Italie 8’ (2’, 0’, 6’) ; Allemagne 10’ (0’, 2’, 8’).
Tirs : Italie 29 (7, 5, 17) ; Allemagne 28 (10, 10, 8).
Évolution du score :
0-1 à 11’03” : Rieder assisté de Fischbuch et Michaelis (sup. num.)
0-2 à 12’29” : Wissmann assisté de Ehliz et J. Müller
0-3 à 24’51” : Wagner assisté de Kahun et M. Müller
1-3 à 29’44” : Gazley assisté de Mantenuto et Zanatta
2-3 à 39’32” : Purdeller assisté de Pietroniro et Gazley (sup. num.)
2-4 à 48’32” : Ehliz assisté de Kahun et Kastner (sup. num.)
3-4 à 59’56” : Segafredo assisté de Frycklund et Petan
Italie
Attaquants :
Nick Saracino (+1) – Matthew Bradley (2′) – Tommy Purdeller
Alessandro Segafredo (-1) – Mikael Frycklund – Alex Petan
Luca Frigo (A) – Daniel Mantenuto (+1) – Dustin Gazley (+1, 2′)
Cristiano DiGiacinto (+1) – Diego Kostner (A) – Marco Zanetti
Tommaso De Luca (-1)
Défenseurs :
Alex Trivellato (-1) – Thomas Larkin (C, 2′)
Luca Zanatta (+1) – Phil Pietroniro (2′)
Daniel Glira (-1) – Gregory Di Tomaso (-1)
Dylan Di Perna (+1) – Jason Seed
Gardien :
Damian Clara [sorti à 56’30”]
Remplaçant : Davide Fadani (G). Non alignés : Gianluca Vallini (G), Giovanni Morini (A, ménagé).
Allemagne
Attaquants :
Justin Schütz – Marc Michaelis (A) – Daniel Fischbuch (-1, 2′)
Tobias Rieder – Dominik Kahun (A) – Frederik Tiffels (+1)
Parker Tuomie (-1, 4′) – Stefan Loibl (-1) – Alexander Ehl (-1)
Yasin Ehliz (+1) – Tim Brunnhuber (+1) – Maximilian Kastner (+1, 2′)
Défenseurs :
Lukas Kälble (-1) – Leon Gawanke (-1)
Jonas Müller (+1) – Kai Wissmann
Moritz Müller (C, 4′) – Fabio Wagner (+1)
Erik Mik
Gardien :
Maximilian Franzreb
Remplaçant : Matthias Niederberger (G). Non alignés : Jonas Stettmer (G), Korbinian Geibel (D), Filip Varejcka (A).









































