Grenoble s’impose dans la douleur…

Du côté de Dijon, les débuts en Ligue Magnus ont également été victorieux avec une première victoire à domicile face à Gap. Les Ducs restent en fait sur une série de quatre victoires consécutives en comptant les trois victoires en coupe de la Ligue, face à l’équipe de France U20 et à Chamonix mardi où Kai Tillanen a réalisé son premier blanchissage de la saison (3-0). De quoi donner confiance au successeur de Ramon Sopko, bien entendu titulaire dans la cage dijonnaise ce soir face à Sébastien Raibon.
Début de match très alerte avec peu de temps morts. Kara, en bonne position, est le premier à solliciter Raibon mais le gros travail grenoblois dans les bandes est vite récompensé : après un bon pressing de sa ligne, Le Blond récupère le palet derrière la cage et le transmet immédiatement à Dufresne qui repique devant la cage et marque du revers (1-0, 03’15 »). La quatrième ligne grenobloise profite de l’effet de surprise pour semer la panique devant la cage de Tillanen, mais Dijon ne renonce pas et Janos Vas obtient une pénalité après s’être fait charger contre la bande par McGrane derrière la cage de Raibon. Un premier avantage numérique rapidement mis à profit par les Dijonnais qui font circuler le palet : Johan Skinnars trouve le décalage pour Tim Crowder qui attend au deuxième poteau, Raibon tend sa jambière mais pas suffisamment pour empêcher le palet de rentrer et Crowder marque en deux temps (1-1, 07’35 »).

Les Brûleurs de Loups démarrent fort au deuxième tiers-temps en portant tout de suite le danger devant la cage de Tillanen. Suite à un bon travail préparatoire derrière la cage de Tardif, McGrane reprend à bout portant face à la cage : le palet semble toucher l’intérieur du but dans l’angle opposé mais M. Mendlowictz ne bronche pas et considère que le palet a touché la barre puis le poteau sans franchir la ligne de but. Grosse frayeur pour Dijon qui s’en fait bientôt une autre quelques secondes plus tard sur un centre de Vaskivuo pour Ouimet repris à bout portant mais le palet est contré in extremis par Tillanen avant de franchir la ligne. Une pénalité est sifflée contre Kyle Hardy qui a dégagé précipitamment le palet au-dessus du plexiglas sur l’action. Grenoble essaie d’installer le jeu de puissance, sans pour autant se montrer dangereux pendant deux minutes assez tranquilles finalement pour Dijon.

Dijon joue son va-tout en début de troisième tiers-temps et monopolise la rondelle. Les occasions dijonnaises se multiplient avec Mulle, Hardy et Kevorkian tandis que les Grenoblois s’accrochent à leur maigre avantage avec une position très défensive. Les espaces s’ouvrent aux Brûleurs de Loups mais Crossman puis McGrane manquent tour à tour de lucidité pour conclure leurs actions face à Tillanen. Un bon travail de Le Blond oblige Crowder à l’accrocher, ce qui permet à Grenoble de souffler pendant deux minutes à défaut de se montrer vraiment dangereux. Les Ducs reprennent immédiatement possession de la rondelle mais leur domination est stérile. Les minutes défilent en faveur de Grenoble alors que les nombreuses approximations de part et d’autre ne permettent pas aux actions d’aller au bout. Une pénalité est appelée contre Dusseau pour avoir fait trébucher Ritz alors que les esprits s’échauffent devant la cage de Raibon.

Les Brûleurs de Loups gèrent tranquillement leur avance au cours des dernières minutes jusqu’à ce que Jarmo Tolvanen se décide à prendre un temps mort et sortir Tillanen pour créer un surnombre. Et alors qu’Arrossamena venait de manquer inexplicablement la cage vide, oubliant de servir Le Blond au passage, Crowder réduit le score sur la contre-attaque d’un tir sous la barre transversale, relançant ainsi le suspense pour la fin de rencontre (3-2, 59’11 »). Pôle Sud retient son souffle dans les dernières secondes alors que le palet flirte avec les poteaux de Raibon sous l’impulsion des Ducs décidés à arracher l’égalisation… en vain. Le coup de sirène vient libérer les Grenoblois à l’issue d’une fin de match crispante.
Grenoble s’est rendu la fin de match compliquée alors que la victoire semblait acquise depuis le but de Baylacq. Un manque de sérénité, conséquence directe d’un troisième tiers-temps au cours duquel les Brûleurs de Loups ont trop subi le jeu, laissant le palet à leurs adversaires. Autre insuffisance dans le jeu grenoblois : la gestion des supériorités numériques, proprement catastrophique ce soir. Des progrès sont nécessaires dans ce domaine où les repères manquent à l’évidence. Heureusement pour eux, ces insuffisances n’ont pas empêché les Grenoblois de s’imposer grâce à l’opportunisme de Bedin et Baylacq notamment et un forecheck très haut qui a étouffé les Dijonnais, les forçant à commettre des erreurs. La victoire en poche, les Brûleurs de Loups vont se tourner maintenant vers Gap qu’ils affronteront à deux reprises la semaine prochaine, mardi en coupe de la ligue puis vendredi en Ligue Magnus.
Les Dijonnais pourront pour leur part regretter ce troisième but « cadeau » qui ruine quasiment leurs espoirs dans ce match serré, à un moment où ils avaient enfin pris possession de la rondelle et étaient devenus dominateurs dans le jeu. Le réalisme de Crowder, un des Dijonnais les plus en vue et auteur d’un doublé ce soir, n’a donc pas suffi à emporter la mise en Isère où les Ducs s’étaient déjà inclinés à deux reprises lors des quarts de finale la saison dernière. Mais avec Short et Skinnars, Dijon possède des individualités intéressantes qui devraient leur permettre de rebondir rapidement. Quant au gardien Kai Tillanen, il aura encore du travail pour faire oublier définitivement Ramon Sopko.
Désignés meilleurs joueurs du match : Julien Baylacq (Grenoble) et Tim Crowder (Dijon)
(Photos Philippe Crouzet – www.ipernity.com/doc/182273/album)
Compte-rendu signé Christophe Laparra
Commentaires d’après-match (d’après TéléGrenoble) :
Jean-François Dufour (entraîneur de Grenoble) : « Quand on a une avance, il faut continuer à jouer, garder les choses simples, à un moment donné on perd trop de palets dans la zone neutre, on n’est pas assez concentré tout le long du match et il faut vraiment jouer soixante minutes. On prend la victoire mais au troisième tiers, on a complètement arrêté de jouer, on les a regardé jouer, ce n’est pas la façon dont il faut se comporter mais on est satisfait des deux points. »
Grenoble – Dijon 3-2 (1-1, 1-0, 1-1)
Samedi 22 septembre 2012 à 20h à la patinoire Pôle Sud de Grenoble. 3200 spectateurs.
Arbitrage de Marc Mendlowictz assisté de Matthieu Barbez et Guillaume Gielly
Pénalités : Grenoble 8′ (4′, 2′, 2′), Dijon 8′ (4′, 2′, 2′)
Tirs cadrés : Grenoble 31 (10, 10, 11), Dijon 29 (10, 9, 10)
Évolution du score :
1-0 à 03’15 » : Dufresne assisté de Le Blond
1-1 à 07’35 » : Crowder assisté de Skinnars et Ritz (sup. num.)
2-1 à 34’07 » : Bedin assisté de McGrane
3-1 à 53’59 » : Baylacq (inf. num.)
3-2 à 59’11 » : Crowder assisté de Short et Ritz
Grenoble
Gardien : Sébastien Raibon
Défenseurs : Nicolas Antonoff (2′) – Kévin Dusseau (2′) ; Christophe Tartari (A) – Sylvain Dufresne ; Jason Crossman (A) – Maxime Suzzarini.
Attaquants : Julien Baylacq (C) – Mathieu Le Blond – Nicolas Arrossamena ; Joris Bedin – Ed McGrane (2′) – Luc Tardif Jr ; Francis Desrosiers – Mike Vaskivuo – François Ouimet ; César Joffre – Mathieu Briand (2′) – Jordan Perret.
Remplaçants : Antoine Bonvalot (G), Quentin Scolari, Mathieu Pons. Absent : Baptiste Amar (blessé au genou).
Dijon
Gardien : Kai Tillanen (sorti de 58’18 » à 59’11 » et de 59’18 » à 60’00 »)
Défenseurs : Benoît Quessandier – Rodi Short (2′) ; Kyle Shearer-Hardy (C) (4′) – Kévin Igier ; Andrej Mrena – Cédric Custosse.
Attaquants : Janos Vas (A) – Nicolas Ritz – Tim Crowder (2′) ; Johan Skinnars – Alexandre Mulle – Henric Andersén ; Aram Kevorkian (A) – Stephen Dugas – Vincent Kara ; Gabriel Da Costa – Peter Valier.
Remplaçants : Joffrey Pingrit (G), Jacques Evrard, Quentin Mahier. Absent : Thomas Decock (reprise).






































