
L’Autriche a remanié trois de ses lignes offensives. L’Allemagne a juste intégré Justin Krueger, fraîchement éliminé des play-offs AHL, à la place de Benedikt Kohl en défense, et renvoyé parallèlement l’autre joueur d’AHL, l’attaquant Marcel Noebels, en tribune.
Les Autrichiens pratiquent d’entrée un bon forechecking et forcent les Allemands à commettre de grosses erreurs défensives. Thomas Koch envoie Michael Raffl en échappée après seulement 37 secondes de jeu, puis Raphael Herburger met la pression sur Frank Hördler et lui prend le palet dans sa zone. Mais quand ils arrivent face au but, les attaquants autrichiens ne sont pas dangereux pour le gardien adverse Rob Zepp.

Ehrhoff commet une nouvelle faute en retenant Schuller, mais subit une charge après le coup de sifflet de Welser qui annule la pénalité. La situation de 4 contre 4 est favorable aux Allemands, mais dans la dernière minute, les deux dernières occasions est autrichienne, avec un centre en retrait de Raphael Herburger pour Michael Raffl dans l’enclave et une infiltration de Thomas Hundertpfund qui provoque une situation chaude sur la sirène… et une nouvelle pénalité contre Ullmann.

Les fautes continuent de se dérouler dans la zone allemande, mais cette fois Schuller qui est sanctionné pour avoir retenu Ehrhoff en poursuivant un palet en fond de zone. Le jeu de puissance de l’Allemagne est aussi inoffensif que son homologue autrichien. Toujours 0-0, et on va finir par s’ennuyer… Bon, j’avoue, on s’ennuie déjà.
Fatalement, l’Autriche finit par payer ses innombrables occasions manquées. Trois minutes avant la fin de la deuxième période, Manuel Latusa se fait serrer par John Tripp contre la bande dans la zone neutre et perd le palet. Marcus Kink s’en empare, fonce en contre-attaque, grille la politesse à Schumnig entrée de zone et fait enfin bouger le tableau d’affichage (0-1). Quelques secondes avant le retour aux vestiaires, un mouvement rotatif de crosse au sol de Rob Zepp ne touche pas le palet mais fait trébucher Thomas Vanek qui tentait un tour de cage : de nouveau, l’Autriche reprendra le jeu à 5 contre 4… et de nouveau, elle n’en fera rien, sinon prendre elle-même une pénalité.

Mais dans la continuité de l’action, Manuel Latusa se montre assez actif et insistant dans le coin pour envoyer Torsten Ankert, qui le retient, sur le banc des pénalités. Manny Viveiros convoque ses hommes pour un temps mort et donne ses consignes pour jouer à 6 contre 4, sans gardien. La pression est très forte sur un rebond laissé par Zepp, mais toujours en vain. Une mauvaise passe de Thomas Vanek permet cependant à l’Allemagne de sortir de sa zone, il va lui-même rechercher le palet en coinçant Ullmann dans la bande… et le perd une seconde fois en zone neutre ait son tire vers la cage vide. L’arbitre accorde un but automatique (0-2).

Le résultat est amer pour les Autrichiens, qui ont dominé leurs voisins pendant trente minutes, et qui perdent sur leur première erreur. Ils peuvent être satisfait du jeu pratiqué, surtout de la nouvelle ligne Raffl-Hundertpfund-Herburger, qui a bénéficié également de quelques doubles présences de Vanek à la place du dernier nommé. Malheureusement, comme le reste de l’équipe, elle a tout gâché dans le dernier geste. Surtout, l’inefficacité du jeu de puissance est la principale cause de la défaite. L’Autriche va donc devoir se muer en supportrice de l’Allemagne pour qu’elle batte la Lettonie samedi prochain et qu’elle l’aide ainsi à rester dans l’élite.
Désignés joueurs du match : Michael Raffl pour l’Autriche et Marcus Kink pour l’Allemagne.
Commentaires d’après-match
Philip Gogulla (attaquant de l’Allemagne) : « Aujourd’hui la chance était de notre côté, contrairement aux trois premiers matches où la chance n’était pas de notre côté. On savait qu’on avait joué trois matches solides. Nous n’étions pas tendus. Ce n’était pas notre meilleur match mais nous prenons les points et c’est l’essentiel. Pour les quarts de finale, c’est difficile encore à dire, on va prendre les matches un par un. »

Manny Viveiros (entraîneur de l’Autriche) : « Les gars ont exceptionnellement bien joué, spécialement après la victoire d’hier qui était très forte émotionnelllement parlant. Très fatigante. Je suis très satisfait de la façon dont on a joué. On aurait eu besoin d’avoir un power-play qui marche aujourd’hui si on voulait gagner. Nos adversaires étaient un peu plus frais, surtout en troisième période. Nous savons que nous avons besoin de points, nous allons prendre les matches un par un. Le prochain sera contre la Slovaquie. Nous allons rebondir. »
Andre Lakos (défenseur de l’Autriche) : « C’était probablement notre meilleur match jusqu’à présent. On les a forcés à commettre des pénalités, mais on n’a pas capitalisé sur celles-ci. C’est tout. Cela résume tout le match. On a trois gros adversaires à venir, de classe mondiale. Bien meilleurs que nous, mais on sait jamais. On travaillera dur, on fera de notre mieux, on jouera bien en défense et on verra ce que ça donne. Parmi les trois, il ne faudra pas attendre le dernier [la Russie], disons-le comme ça. Je pense que ce sont les meilleurs des trois. Mais les trois équipes sont très fortes. Mais c’est le hockey, les choses les plus étranges se sont passées. Il y a toujours une chance de prendre des points ou même de gagner quand tu as de la chance. »
Autriche – Allemagne 0-2 (0-0, 0-1, 0-1)
Mercredi 8 mai 2013 à 16h15 à la Hartwall Areena. 6820 spectateurs.
Arbitrage de Vyacheslav Bulanov (RUS) et Ian Croft (USA) assistés de Roger Arm (SUI) et Jon Kilian (NOR).
Pénalités : Autriche 8′ (2′, 2′, 4′) ; Allemagne 16′ (8′, 4′, 4′).
Tirs : Autriche 27 (14, 10, 3) ; Allemagne 35 (12, 12, 11).
Évolution du score :
0-1 à 37’00 » : Kink
0-2 à 59’52 » : Kink (inf. num., cage vide, but automatique)
Autriche
Gardien : Bernhard Starkbaum [sorti de 58’28 » à 59’51 »].
Défenseurs : Thomas Pöck (-1, 2′) – André Lakos (-1) ; Robert Lukas – Martin Schumnig (-1) ; Florian Iberer – Gerhard Unterluggauer (-1) ; Mario Altmann (-1).
Attaquants : Manuel Latusa (-1) – Thomas Koch (C, -1) – Thomas Vanek (A, -1, 2′) ; Andreas Kristler – David Schuller (2′) – Daniel Welser (A, -1, 2′) ; Michael Raffl (-1) – Thomas Hundertpfund – Raphael Herburger ; Markus Peintner – Daniel Oberkofler (-1) – Gregor Baumgartner ; Matthias Iberer.
Remplaçant : René Swette (G). En réserve : Mathias Lange (G), Johannes Reichel (D), Sven Klimbacher (D).
Allemagne
Gardien : Rob Zepp.
Défenseurs : Christian Ehrhoff (C, +1, 4′) – Torsten Ankert (2′) ; Nikolai Goc (+1) – Moritz Müller (+2) ; Jens Baxmann – Frank Hördler (2′) ; Justin Krueger.
Attaquants : André Rankel (A) – Marcel Goc – Felix Schütz ; Michael Wolf – Christoph Ullmann (A, 2′) – Philipp Gogulla ; John Tripp (+1) – Marcus Kink (+2) – Yannic Seidenberg (+2) ; Frank Mauer – Patrick Hager – Thomas Greilinger ou Daniel Pietta.
Remplaçant : Dennis Endras (G). En réserve : Danny aus den Birken (G), Benedikt Kohl (D), Marcel Noebels (A).









































