La France rate le départ
Deuxième chance pour les Bleus à Ravensburg cette fois face à l’Allemagne, futur adversaire lors des championnats du monde de Prague. Par rapport au match de jeudi (perdu 2-1), la France renforce son alignement avec Stéphane Da Costa, Yohann Auvitu et Florian Hardy (à la place de Robin Gaborit, Maxime Moisand et Clément Fouquerel). Du lourd pour les Bleus qu’on peut attendre donc plus solides qu’à Füssen où ils s’étaient inclinés 3-0 face à la Mannschaft. Du côté allemand, Laurin Braun et Oliver Mebus remplacent Henry Haase et Jens Baxmann dans l’alignement.

Ces derniers pouvaient rêver d’un meilleur départ et tentent de réagir en monopolisant la rondelle dans les secondes qui suivent. Mais les Allemands sont plus mordants et provoquent une nouvelle pénalité appelée contre Manavian. Les Français n’arrivent pas à se dégager et sur un lancer lointain, Oliver Mebus trompe Hardy, masqué par la présence de Raedeke devant lui (2-0, 03’21 »).
A cause d’un cinglage de Desrosiers, la France évolue quand même en infériorité numérique et continue de subir le jeu pendant deux minutes. Hardy doit s’employer sur un bon lancer de Patrick Reimer et les Bleus se jettent pour contrer les tirs allemands. La Mannschaft donne le tournis à une équipe de France pas vraiment rentrée dans son match. De retour à cinq contre cinq, les Bleus peinent à sortir de leur zone défensive. Un bon travail de forecheck la ligne S.Treille-Raux-Bertrand permet à la France de désserrer l’étreinte et Claireaux met Felix Brückmann à contribution pour la première fois depuis de longues minutes.

Dépassés en première période, les Tricolores débutent la deuxième période de la pire des façons : Manavian accroche Reimer et prend dix minutes de méconduite au passage pour s’être plaint auprès de l’arbitre. Sans leur colosse en défense, les Bleus encaissent rapidement un nouveau but sur un lancer de Stephan Daschner dévié au passage involontairement par Janil (4-0, 21’40 »). Humiliés au tableau d’affichage, les coéquipiers essaient de sauver l’honneur mais ils s’exposent aux contres allemands à l’image de Wolf, tout près de tromper Buysse sur un deux contre un finement joué par Reimer. Yorick Treille se fait pénaliser, ajoutant à l’indiscipline française depuis le début de la partie. Très en jambes en power-play, les Allemands créent beaucoup de mouvements autour de la cage de Buysse et il s’en faut de peu pour qu’Oppenheimer ne marque le cinquième but mais Buysse détourne le lancer allemand.

Malgré leurs pénalités coûteuses en début de rencontre, les Bleus n’ont semble-t-il pas retenu la leçon. Une gross charge de Lampérier sur Oppenheimer est sanctionnée dès la première minute du troisième tiers. Sans conséquence heureusement grâce à un très bon « box play » qui laisse très peu d’espaces à la Mannschaft. Yorick Treille aurait même pu marquer en contre sur un palet récupéré à la ligne bleue. Reimer qui se présentait seul dans l’axe, ne cadre pas son tir. Le rythme baisse d’un cran dans ce troisième tiers, les Allemands laissant le contrôle du palet aux Tricolores qui tentent de trouver des bonnes positions de tir à l’image de Besch dont le lancer est difficilement contrôlé par Brückmann. Moritz Müller ceinture trop longtemps Sacha Treille et se fait pénaliser. Sur le power-play qui suit, les Bleus s’installent en zone offensive et ils finissent par trouver l’ouverture sur un centre devant la cage de Ritz pour Fleury lequel marque avec la complicité de la jambière de Brückmann (4-2, 48’58 »).

Les Français s’inclinent de nouveau contre l’Allemagne et de nouveau avec un seul but d’écart. Mais après un début de match complètement raté, ils s’étaient mis en position très difficile, laissant l’écart grandir jusqu’à quatre buts. Ils se sont bien repris par la suite, venant à mourir un petit but malgré une indiscipline permanente. La satisfaction du jour vient de la bonne tenue des unités spéciales au troisième tiers alors qu’elles avaient été très moyenne au cours des quarante premières minutes, notamment lors de cette supériorité de cinq minutes mal exploitée. Si Hardy a manqué son retour, Buysse en a profité pour se montrer avec quelques beaux arrêts. Da Costa est monté en puissance au fil de la rencontre avec une belle assistance pour Bertrand sur le troisième but tricolore. Malgré tout l’ascendant psychologique sera du côté allemand lorsque les deux équipes se retrouveront à Prague lors des championnats du monde. Il reste deux rencontres face à la Suisse pour permettre aux Bleus de retrouver la confiance avant de s’envoler pour la République Tchèque.
Désignés meilleurs joueurs du match : Stephan Daschner (Allemagne) et Yorick Treille (France)
Allemagne – France 4-3 (3-0, 1-1, 0-2).
Samedi 18 avril 2015 à 20h15 à la Eissporthalle de Ravensburg. 2780 spectateurs.
Arbitrage de Bastian Haupt (ALL) et de Marcus Brill (ALL) assistés de Dominic Erdle (ALL) et Andreas Hofer (ALL)
Pénalités : Allemagne 33′ (2’, 2’+5’+20’, 4’), France 26′ (4’, 4’+10’, 8′)
Tirs cadrés : Allemagne 40 (15, 13, 12), France 33 (6, 15, 12)
Évolution du score :
1-0 à 01’10 » : Ehliz assisté de Pietta et Krueger (sup. num.)
2-0 à 03’21 » : Mebus assisté de Krämmer et Oppenheimer
3-0 à 13’39 » : Krupp assisté de Noebels et Ehliz
4-0 à 21’40 » : Daschner assisté de Ebener et Oppenheimer (sup. num.)
4-1 à 39’37 » : Y.Treille assisté de Ritz et Claireaux
4-2 à 48’58 » : Fleury assisté de Ritz et Auvitu (sup. num.)
4-3 à 56’24 » : Bertrand assisté de Da Costa (sup. num.)
Allemagne
Gardien :
Felix Brückmann
Défenseurs :
Bernhard Ebener – Stephan Daschner
Oliver Mebus – Justin Krueger
Björn Krupp – Moritz Müller (2’)
Jonas Müller – Florian Kettemer.
Attaquants :
Nicolas Krämmer (2’) – Brent Raedeke – Thomas Oppenheimer
Michael Wolf (C) – Daniel Pietta (A) – Patrick Reimer (A)
Marcel Nöbels (4’) – Yannic Seidenberg – Yasin Ehliz
Sebastian Uvira (5’+20’) – Martin Schymainski – Leonhard Pföderl
Laurin Braun.
Remplaçant : Danny Aus den Birken (G).
Entraîneur-chef : Pat Cortina
France
Gardien :
Florian Hardy puis Henri-Corentin Buysse (de 13’39’’ à 18’53’’ et de 19’41’’ à 20’00’’)
Défenseurs :
Nicolas Besch – Kévin Hecquefeuille (A) (2’)
Florian Chakiachvili – Antonin Manavian (2’+10’)
Teddy Trabichet (2’) – Jonathan Janil
Yohann Auvitu.
Attaquants :
Loïc Lampérier (2’) – Stéphane Da Costa (2’) – Julien Desrosiers (A) (2’)
Valentin Claireaux – Nicolas Ritz – Yorick Treille (C) (2’)
Anthony Rech (2’) – Teddy Da Costa – Damien Fleury
Sacha Treille – Damien Raux – Charles Bertrand
Vincent Kara.
Entraîneur-chef : Dave Henderson









































