Valenciennes – Dijon II (Division 3, Poule C)

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Vainqueurs à Luxembourg pour leur première en championnat, les Diables Rouges accueillent la réserve de Dijon qui a déjà trois rencontres dans les jambes. Les joueurs de la Côte d’Or, deux fois maîtres à domicile, tenteront d’effacer le lourd revers (0-5) concédé à Châlons. De leur côté, les Diables, deux semaines après un déplacement sur la glace du Grand-Duché, où ils étaient menés à l’abord du dernier tiers, commencent la rencontre piano.

 
Le début de soirée de Victor Pimbert n’est en effet perturbé que par les défenseurs Fronty et Prokop, dont la montée ne trouve pas la conclusion de Matej. Appelé à succéder au chouchou de Valigloö Milan Glevanak, rentré au pays, Juraj Sedlacko est le plus inquiété car Jules Fricker, auteur d’un triplé à l’occasion de la récente réception de Reims, riposte en solitaire puis croit profiter d’un oubli d’une défense secourue par son nouveau Slovaque, remonté envers des partenaires partis à l’abordage. Autre arrivant, l’attaquant Jakub Bernad, international tchèque de roller, confirme les bonnes impressions laissées depuis la reprise. Il protège bien le palet face à Legault, pour se heurter finalement à Pimbert. Seul dans la zone neutre, sa technique lui permet de temporiser et mieux servir Trambouze, venu du banc pour lancer en force vers le casque du portier adverse.
 
La montée en puissance des locaux est confirmée par Lukas Prokop, dont la feinte de tir lui ouvre le chemin d’un filet trouvé en force (1-0 à 10’21″). Dans la minute suivante, la paire Matej-Bernad met le feu à la défense, le premier prenant le temps de feinter Pimbert sur sa gauche pour offrir un caviar à Bernad (2-0 à 11’11″). Ce double coup dur n’empêche pas les visiteurs de relever la tête avant la fin de tiers. Le défenseur passé par la Magnus Jules Milesi s’avance et transmet le palet à Adrien Seguin qui, tout comme ensuite Fricker alerté par Neuwirth, lance au-dessus. Entre-temps, Rémi Lageard avait vu Nicolas Lacroix lui subtiliser le palet pour venir buter sur Sedlacko.
 
Si le coup d’envoi fut légèrement retardé par une impromptue alerte évacuation, heureusement injustifié, la reprise l’est par une glace récalcitrante. Il en faut plus pour annihiler le sursaut dijonnais. François-Albin Neuwirth hérite en effet d’une bonne opportunité aux abords de l’enclave de conclure une bonne séquence des Ducs. Non convertie, alors que Valenciennes repart de l’avant par Lukas Prokop, dont l’essai de la droite trompe à la fois le capitaine Pierre Sanchez et le portier (3-0 à 23’47″). Les débats deviennent plus heurtés car si Brayden Clancy a quitté le Hainaut à l’intersaison, le vestiaire conserve un accent « british » avec l’attaquant écossais Jamie McIlroy, venu apporter ses muscles, par exemple pour renverser Adrien Seguin, dont il se moque au passage. Ensuite Sébastien Fronty inaugure la prison avec Nicolas Lacroix, dont il écarte vertement la crosse, vexé d’avoir été la cible d’une charge appuyée derrière le but.
 
Avec quatre joueurs dans chaque camp, le jeu s’anime : d’un côté Bernad se joue de Louis Roy pour s’ouvrir le chemin d’une cage protégée par Pimbert, de l’autre le défenseur tchèque Radim Kuzel, en force, passe près de convertir son propre rebond. On retrouve vite ces deux protagonistes au cours d’une nouvelle séquence où les effectifs sont réduits. Plus rapide que Kuzel, Bernad offre à son tour le but à Marek Matej (4-0 à 28’20″). Très actif, le défenseur dijonnais passé par Reims avait au préalable, d’un plongeon, mis fin à un beau mouvement collectif de ses compatriotes associés à Matej.
 
À mi-chemin, le banc bourguignon rappelle son titulaire, suppléé par Jeanne Morin, internationale tricolore à l’occasion notamment des Mondiaux 2015. Pour un baptême du feu rendu compliqué par l’immixtion dans ses parages de Rémi Lageard, lancé en profondeur pour l’ajuster de près (5-0 à 31’06″). La nouvelle entrante se rachète de la plaque face à Marek Matej, et peut même lever les bras car une passe en profondeur de Neuwirth surprend la paire Janos-Camurat, Nicolas Lacroix en hérite et trouve du revers le haut du but (5-1 à 35’51″). La mitaine de Sedlacko calme vite les velléités du buteur, l’indiscipline de l’Espagnol Parra et de Mickaël Martin réduisant les chances d’un improbable retour.
 
Lukas Janos fait parler la poudre en supériorité. Auteur de deux gros lancers maîtrisés par Jeanne Morin, le défenseur se fait oublier sur la droite pour reprendre sans contrôle la passe croisée de Prokop (6-1 à 38’40″). Au retour sur la glace du dernier banni, un autre défenseur, le capitaine David Selin, vient parachever avec sang-froid le travail de Matej (7-1 à 40’57″).
 
Seul Adrien Seguin, en suivant une infiltration d’Alexandre Legault, pourra quelque peu perturber la fin de match des équipiers de Lukas Prokop, également actif derrière la cage bourguignonne. Ce sont encore les défenseurs qui s’illustrent dans le sillage de l’omniprésent tchèque : de la gauche, Louis Camurat profite du trafic (8-2 à 50’17″), puis Lukas Janos en puissance (9-2 à 56’30″) permet aux rouges d’approcher une dizaine atteinte par Jakub Bernad, qui devance l’intervention de Morin sur une passe de Matej (10-2 à 58’39″), quelques minutes après avoir écœuré ses visiteurs en leur confisquant le caoutchouc sur une double infériorité numérique…
 
Contestés par des Dijonnais à l’effectif réduit, les Valenciennois signent un nouveau large succès, facilité par leur réalisme une fois le troisième but marqué. De quoi se donner confiance avant la réception de Meudon en Coupe de France ce mardi.
 
Commentaires d’après-match
 
Anthony Wagret (entraîneur de Valenciennes) : « Ce fut difficile au début car les équipes se jaugent. Nous parvenons ensuite à marquer alors que nous n’avons pas forcément plus d’occasions, et les choses sont plus faciles au troisième tiers. Les défenseurs sont capables d’apporter offensivement, les attaquants font les efforts pour revenir, c’est ce que l’on essaie de travailler. Cette saison l’équipe est différente. Il est tôt pour tirer des enseignements, nous n’avons joué que deux matchs de championnat. En Coupe de France, cela sera du bonus. Si par chance on passe, c’est tant mieux. »
 
 
Valenciennes – Dijon II 10-2 (2-0, 4-1, 4-1).
Samedi 22 octobre 2016 à 18h40 à Valigloö. 824 spectateurs.
Pénalités : Valenciennes 24′ (0’, 6’+10′, 8′), Dijon II 54′ (0’, 10′, 4’+4×10′).
Tirs : Valenciennes 45 (15, 15, 15), Dijon II 28 (7, 11, 10).
 
Évolution du score :
1-0 à 10’21″ : Prokop assisté de Delbecque
2-0 à 11’11″ : Bernad assisté de Matej et Delbecque
3-0 à 23’47″ : Prokop assisté de Bernad
4-0 à 28’20″ : Matej assisté de Bernad
5-0 à 31’06″ : Lageard assisté de A. Harmegnies
5-1 à 35’51″ : N. Lacroix assisté de Neuwirth
6-1 à 38’40″ : Janos assisté de Prokop (double sup. num.)
7-1 à 40’57″ : Selin assisté de Matej et Bernad
7-2 à 44’11″ : Seguin
8-2 à 50’17″ : Camurat assisté de Lageard et M. Harmegnies
9-2 à 56’30″ : Janos assisté de Bernad (sup. num.)
10-2 à 58’39″ : Bernad assisté de Matej (inf. num.)
 
 
Valenciennes
 
Attaquants :
Arthur Delbecque – Jakub Bernad – Marek Matej (A)
Maël Harmegnies – Allan Harmegnies – Rémi Lageard (A)
François Marchal – Jamie McIlroy –  Thomas Trambouze
François Grenier
 
Défenseurs :
Ludovic Mathieu – Lukas Prokop
David Selin (C) – Sébastien Fronty
Louis Camurat – Lukas Janos
Cyril Debuche
 
Gardien :
Juraj Sedlacko
 
Remplaçant : Axel Brassart (G). Absent : Benjamin De Gubernatis (suspendu)
Dijon II
 
Attaquants :
François Albin Neuwirth – Louis Roy – Jules Fricker
Mickaël Martin – Danny Parra – Nicolas Lacroix ou Adrien Seguin
 
Défenseurs :
Pierre Sanchez (C) – Jules Milesi
Radim Kuzel – Alexandre Legault
Edgar Lacroix
 
Gardien :
Victor Pimbert puis Jeanne Morin à 30’01 »

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