Bilan et héritage des Jeux olympiques 2018

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Que retenir de ces Jeux olympiques sans la présence des joueurs de NHL ? Qu’ils sont considérés avec moins d’intérêt, voire avec plus de dédain, en Amérique du nord, mais qu’ils sont suivis avec autant – voire plus – d’attention en dehors des grands pays de hockey, c’est-à-dire là où les JO constituent une vitrine unique et irremplaçable. Oui, le niveau de jeu n’a pas atteint les sommets de Turin et surtout de Vancouver, mais la finale restera inoubliable et rentrera de l’histoire de ce sport.

Gernot Tripcke, directeur de la DEL, la ligue professionnelle allemande, se plaignait le mois dernier que les JO coûteraient un total cumulé de 5 millions d’euros à ses clubs. Calcul sorti du chapeau, censé traduire l’impact négatif sur la billetterie des effets de la coupure olympique sur le calendrier. Osera-t-il aujourd’hui se livrer encore à de tels calculs comptables à courte vue qui embrayaient sur les raisonnements de la NHL ? Ces Jeux rapporteront tellement plus au hockey allemand, une visibilité et une renommée qu’il n’aurait jamais pu égaler même en finançant pour des sommes bien supérieures à toutes les campagnes de publicité imaginables.

Le bilan de ce tournoi olympique restera donc évidemment positif : la Russie a restauré son honneur, l’Allemagne s’est passionnée pour le hockey sur glace comme jamais depuis l’époque antérieure à la création de la DEL (1994), des graines prometteuses ont été semées en Corée, et les autres nations pourront utilement se remettre en question.

Voir le bilan complet des Jeux olympiques de PyeongChang 2018.

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