Brest – Neuilly-sur-Marne (Division 1, demi-finale, match 2)

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Brest double la mise 

À peine le temps de souffler que les protagonistes se remettent à l’ouvrage. Gaëtan Cannizzo, dont la saison est finie à cause d’une rupture du tendon d’Achille, donne le coup d’envoi pour encourager ses coéquipiers à décrocher un important deuxième point dans la série. Les Bisons, eux, sont déterminés à faire pencher la balance de leur côté après une première rencontre serrée.

Brest s’installe dès le coup d’envoi en zone offensive mais Neuilly retrouve ses marques. Les Nocéens bénéficient même d’une supériorité numérique suite à une charge contre la bande d’Alan Dana (4’48’’) mais l’unité spéciale brestoise fait le job en infériorité.

Les Bisons ont clairement choisi l’option « tirs de loin, grattage d’éventuels rebonds devant l’enclave » et piègent leur adversaire sur une phase de ce type qui déséquilibre Jordan Ruby. C’est Dubé qui en profite avec un palet repris du revers dans un bout ouvert (0-1 à 8’54’’). Une juste récompense car les visiteurs sont bien plus fluides dans leurs sorties et entrées de zones que Brest.

Les Bretons réagissent cependant plutôt rapidement. Aurélien Gréverend, déjà buteur hier, bénéficie d’un travail de Lagarde. Le Canadien en zone offensive n’hésite pas à revenir en arrière et changer de bord. Il décale le jeu sur l’aile gauche pour le défenseur français qui égalise d’un tir du poignet ras glace (1-1 à 13’). Pas de nouveau but dans la période ensuite. Un score logique de parité car les équipes sont proches (10 à 9 en faveur des locaux).

La première moitié du second tiers est plutôt stérile. Les Albatros sont toujours aussi laborieux dans leurs sorties de zone avec des pertes de palets dangereuses. On sent davantage de crispation sur la glace et cela pèse sur le jeu pas toujours emballant.

Neuilly-sur-Marne écope de sa première prison juste avant la mi-match pour un retenir commis par Stepan Jeník (29’07’’). En infériorité, Marc Slupski s’offre une contre-attaque et s’engouffre en territoire adverse pour gagner du temps. Esseulé, il se fait écraser contre la bande par le rugueux Adam Stuart et tombe sur la glace. Le Canadien récupère la rondelle et part en contre. Les Bisons sont affaiblis par l’absence momentanée de Slupski piégé loin de sa défensive. Les Albatros effectuent un beau mouvement collectif qui permet à Pain de trouver Kristek pour une reprise plein axe (2-1 à 29’45’’).

Franck Spinozzi est agacé étant donné que la charge de Stuart sur Slupski aurait pu être sanctionnée. Il prend son temps mort et dans la foulée les siens bénéficient d’un jeu de puissance après une mauvaise charge en angle mort de Graham Avenel sur Radek Míka (29’58’’).

La pénalité ne donne rien mais la rencontre s’emballe enfin. Benjamin Lagarde effectue une belle percée et il faut un Sopko plein de sang-froid pour dévier de justesse le disque avec sa jambière. Les équipes vont d’un but à l’autre et Jeff Jones fait faux bond à toute la défensive brestoise. Double buteur hier, l’attaquant canadien fonce vers Ruby avec trois Albatros à portée d’ailes derrière. Il finit par être stoppé irrégulièrement par Michal Dobron. Julien Peyre accorde logiquement un tir de pénalité. L’ex-Brestois s’élance mais ne feinte pas et lance sur la botte gauche de Ruby (34’38’’).

Un temps fort mal géré par Neuilly qui ne se rattrape pas du tout sur la supériorité dont bénéficient les Bisons en fin de période (36’13’’). La première minute de la pénalité d’Adam Stuart est un désastre pour les visiteurs avec de mauvais choix de passes et des pertes de palets. Wigginton alerte tout de même sérieusement la mitaine de Ruby sur un lancer-frappé (37’45’’). Ils rentrent avec un but de retard aux vestiaires.

Cette série a vu la formation, par le binôme Codère-Dostal, d’un quatrième bloc inédit constitué de Ondrej Rusnák au centre entouré d’Antonin Marcelle et Bastien Lardière aux ailes. Une présence qui offre une profondeur de banc appréciable, surtout dans ce type de série où les matchs s’enchainent et sont accrochés. Le trio fait mieux que ça puisque le centre slovaque parvient à s’incruster dans les lignes arrières adverses. Au petit bonheur la chance, il expédie le palet dans la nuée de joueurs à la lutte devant Sopko. La capricieuse rondelle ricoche sur un patin de Lardière et franchit la ligne de but (3-1 à 44’58’’).

Deux buts d’écart ce n’est pas insurmontable pour Neuilly mais l’indiscipline d’Axel Rioux n’arrange pas les choses. Auteur d’un cinglage puis pris en flagrant délit de piquage sur Rusnák, l’attaquant français est expulsé et cause sept minutes d’infériorité numérique dont cinq incompressibles (47’53’’). Des minutes précieuses pendant lesquelles les visiteurs ne sont pas en capacité d’aller titiller Ruby.

Cependant, l’espoir demeure pour les Blancs et Rouges car les Albatros ne saisissent pas cette grosse opportunité de tuer le match. Jouées un peu trop tranquillement par Brest, ces supériorités mettent surtout en valeur Ramon Sopko qui bloque absolument tout et garde les siens dans la course.

Les pénalités sont tuées par les Bisons mais l’objectif de Brest est clair : faire défiler le chrono. Les joueurs de la cité du Ponant ne s’embarrassent plus vraiment à faire du jeu. Une baisse d’intensité qu’ils paient face aux hommes de Spinozzi qui ne lâchent rien et qui poussent Michal Dobron à la faute (58’06’’). Le siège est fait sur la cage de Ruby et le cerbère tient le choc jusqu’à un lancer de Saliji repoussé par un bel arrêt des jambières mais le rebond lâché est repris par Dubé pour le doublé (3-2 à 58’42’’).

Fin de match à suspense donc. Le coach nocéen sort logiquement son gardien pour la dernière minute. Le surnombre créé ne lui bénéficie pas cependant. Aurélien Gréverend monte en zone neutre et parvient à récupérer le palet pour ajuster la cage vide juste avant le gong (4-2 à 59’59’’).

Brest mène désormais deux victoires à zéro après ce match plus laborieux et plus crispé que la veille. Les Bisons ont manqué le coche après avoir mené au score brièvement en début de match. Le but encaissé en infériorité après une défensive rugueuse de Stuart sur Slupski, le tir de pénalité loupé par Jones et la grosse pénalité de Rioux sont des tournants dans la rencontre.

Mais le plus dur commence maintenant pour Brest. Conclure sur la petite glace de Neuilly ne sera pas chose aisée tant les Bisons sont redoutables à domicile. Les deux équipes sont proches et il serait étonnant que la série ne s’étire pas en longueur. L’équipe de Franck Spinozzi ne baissera pas les bras dans tous les cas, ils ont su renverser une situation similaire au tour précédent.

Joueurs du match : Jordan Ruby (Brest), Ramon Sopko (Neuilly-sur-Marne)

 

Brest – Neuilly-sur-Marne 4-2 (1-1, 1-0, 2-1)
Dimanche 25 mars 2018 à 18h40 au Rïnkla Stadium. 614 spectateurs.
Arbitrage de Julien Peyre assisté de Jérémy Metais et Joffrey Yssembourg
Pénalités : Brest 8′ (2’, 4’, 2’), Neuilly-sur-Marne 31′ (0’, 4’, 2‘+5’+20’).
Tirs : Brest 27 (10, 11, 6), Neuilly-sur-Marne  29 (9, 9, 11)

Évolution du score :
0-1 à 08’54’’ : Dubé assisté de Rioux et Wigginton
1-1 à 13’00’’ : Greverend assisté de Lagarde et Kolodziejczyk
2-1 à 29’45’’ : Kristek assisté de Pain et Stuart (sup. num)
3-1 à 44’58’’ : Lardière assisté de Rusnák et Marcelle
3-2 à 58’42’’ : Dubé assisté de Saliji et Dubuc (sup. num)
4-2 à 59’59’’ : Greverend (cage vide)

Brest

Attaquants :
Benjamin Lagarde – Bryan Kolodziejczyk – Graham Avenel
Erwan Pain (A) – Cullen Bradshaw – Adam Stuart
Alexandre Lubin – Jaroslav Kristek – Jonathan Avenel (C)
Antonin Marcelle – Ondrej Rusnák – Bastien Lardière

Défenseurs :
Aurélien Gréverend (A) – Michal Dobron
Clément Colombin – Aleksi Laine
Alan Dana – Niko Suoraniemi

Gardien :
Jordan Ruby

Remplaçants : Quentin Dubos (G), Jérémy Cormier, Maxime Foulon. Absent : Gaëtan Cannizzo (rupture du tendon d’Achille).

Neuilly-sur-Marne

Attaquants :
Sami Saliji – Massimo Lamacchia – Jeffrey Jones
Joé Dubé – Andrew Wigginton – Axel Rioux
Elie Raibon – Quentin Jacquier – Yann Diaferia
Nathan Bernier ; Marc Slupski ; Loïc Chabert

Défenseurs :
Guillaume McSween – Maxime Dubuc (C)
Stepan Jeník – Radek Míka (A)
Jérémy Fritsch , Martin Ropert, Kévin Guimbard (A) (associés respectivement avec un défenseur des deux premiers blocs)

Gardien :
Ramon Sopko (sorti à 59’)

Remplaçant : Hugo Souchère (G).

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