France – Lettonie (tournoi EIHC à Minsk)

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Après sa première défaite hier contre le Bélarus (2-5), l’équipe de France « version Bozon » affronte la Lettonie, qui a gagné de son côté son premier match face à la Slovénie (4-1). Quemener prend place dans les cages. Les paires défensives sont inchangées, Thomas Thiry remplaçant simplement Simon Barbero comme septième défenseur. En revanche, tous les trios offensifs ont été modifiés. Maurin Bouvet et Eliot Berthon font leur entrée dans l’alignement à la place de Floran Douay et de Sacha Treille.

Les Français font une bonne entame avec un effort et une pression de chacune des lignes. Mais à la sixième minute, Antonin Manavian fait un écran pour faciliter le cycling en zone offensive. L’infériorité numérique était le gros point noir hier, et elle semble encore à travailler : les Bleus se font transpercer trop facilement à la ligne bleue et laissent des lignes de passe ouvertes, en plus de perdre des duels.

De retour à cinq contre cinq, les Français sont mieux dans leur match, surtout les deux lignes à fort potentiel offensif (Fleury – Da Costa – Bozon et Rech – Claireaux – Bertrand) qui se créent l’essentiel des occasions. Mais les Bleus ne gèrent pas les contre-attaques rapides. Un mauvais placement d’Eliot Berthon laisse le défenseur Ralfs Freibergs s’avancer absolument seul dans le cercle droit et reprendre la place transversale de Bruno Zabis pour la rediriger vers Egils Kalns, qui dévie devant la cage au nez et à la barbe d’Aurélien Dorey (0-1). Vladislavs Adelsons gagne aussitôt la mise au jeu centrale face à Claireaux, puis passe dans le dos du centre français pour recevoir une longue passe et se présenter en échappée face à Quemener, qui s’interpose. Une nouvelle erreur défensive coupable amène le second but : Aziz Baazi presse bien trop haut et est complètement pris à revers. À 2 contre 1, Rihards Marenis prend le lancer et bat Quemener côté plaque (0-2).

La deuxième période confirme la tendance. La France est capable de bons efforts offensifs, à l’instar de la présence solide de Fleury dans le slot qui crée le danger pendant un tir de Berthon. Mais elle peine vraiment trop à sortir de son camp, et un palet perdu dans sa zone par Jordan Perret aboutit à un but du revers de Kalns dans la lucarne de Quemener (0-3). Des phases de cafouillage dans les sorties de zone entachent le jeu français et mettent les Bleus sous pression. L’inévitable duo Fleury – Da Costa patine quand même avec vigueur jusqu’à la dernière minute du deuxième tiers-temps, provoquant d’abord une contre-attaque rapide, puis une pénalité balte pour un cinglage. La sirène retentit ensuite à 5 contre 4 sur une empoignade générale avec Stéphane Da Costa au cœur de la mêlée : il se fait expulser du match pour coupage. Son frère Teddy, treizième attaquant ce soir, prend pour sa part 2’+2′.

Les prisons mettent du temps à se vider au début du troisième tiers-temps. À partir d’une bonne entrée de zone de Bertrand pour un tir en angle de Claireaux, suivie sur la présence suivante d’une percée de Berthon jusqu’à la cage, les Bleus s’installent résolument dans le camp balte où ils appliquent un pressing constant. Mais ce temps fort est interrompu par une pénalité en zone offensive de Teddy Da Costa. Quemener laisse un rebond sur un tir de Rudolfs Maslovskis et est tout content que les attaquants lettons ne puissent pousser le palet au fond, bien pris par les défenseurs dans la mêlée.

La France obtient à son tour un avantage numérique quand Mamcics charge Leclerc dans le coin. Le jeu de puissance se met en place, d’abord avec la première unité, soutenu par Gallet à la pointe et Claireaux dans le slot. Mais c’est la deuxième unité spéciale qui débloque le compteur. Kevin Hecquefeuille intercepte un palet mal écarté par Jansons pressé par Rech. Le défenseur mulhousien – dont l’assist a été oubliée sur la feuille de match – sert alors à gauche Anthony Rech qui offre une cage ouverte à Guillaume Leclerc seul au poteau droit (1-3). Il reste alors 2’46 à jouer pour que les Bleus renversent ce match. Philippe Bozon sort son gardien une trentaine de secondes plus tard. Rancevs finit néanmoins par prendre le palet à Fleury en zone neutre et par l’envoyer dans les filets déserts après une passe de Dzierkals.

Une séance d’exhibition de tirs au but est organisée à la fin du match. Ce sera un lot de consolation pour les Français. Sur le premier tir, Damien Fleury transperce Cimermanis, qui ferme toutefois les bottes devant Leclerc ou Teddy Da Costa et ne mord pas aux feintes de Bertrand et Rech, en parant bien leurs tirs. Ronan Quemener a la satisfaction de garder ses cages inviolées pendant cinq tentatives : il adopte une bonne position face aux mouvements de Svars, Rancevs ou Salija, referme le trou devant Mamcics et repousse aisément la dernière tentative de Freibergs.

S’il faut retenir un point positif de ce match, c’est peut-être que les toutes les lignes tricolores ont maintenu voire accentué leur activité offensive en troisième période en l’absence de leur capitaine Stéphane Da Costa. C’est un état d’esprit que tous les attaquants doivent avoir pour ne pas s’en remettre au talent de leur coéquipier pour marquer des buts. Mais il ne faut pas pour autant négliger le placement défensif et éviter les erreurs individuelles qui ont été payées cash aujourd’hui.

Désignés joueurs du match : Valentin Claireaux pour la France et Ralfs Freibergs pour la Lettonie.

 

France – Lettonie 1-4 (0-2, 0-1, 1-1)
Vendredi 9 novembre 2018 à 15h30 à la Chizhovka Arena. 100 spectateurs.
Arbitrage de Vasily Koleda et Maksim Sidorenko (BLR).
Pénalités : France 37′ (2′, 6’+5’+20′, 4′), Lettonie 12′ (0′, 8′, 4′).
Tirs : France 27 (10, 10, 7), Lettonie 31 (14, 19, 8).

Évolution du score :
0-1 à 15’18 : Kalns assisté de Freibergs et Zabis
0-2 à 17’00 : Marenis assisté de Freibergs et Zabis
0-3 à 25’16 : Kalns assisté de Zabis et Lipsbergs
1-3 à 47’12 : Leclerc assisté de Rech (sup. num.)
1-4 à 58’04 : Rancevs assisté de Dzierkals et Batna (cage vide)

France

Attaquants :
Damien Fleury (A, -1) – Stéphane Da Costa (C, 2’+5’+20′) – Tim Bozon (-1)
Eliot Berthon (-2) – Sébastien Rohat (-2) – Jordann Perret (-2)
Guillaume Leclerc (-2) – Maurin Bouvet (-1) – Bastien Maia (-1, 2′)
Anthony Rech – Valentin Claireaux (-1) – Charles Bertrand (-1)
Teddy Da Costa (6′)

Défenseurs :
Hugo Gallet – Kevin Hecquefeuille (-1)
Aurélien Dorey – Vincent Llorca (-2)
Aziz Baazi (-2) – Antonin Manavian (-2, 2′)
Thomas Thiry

Gardien :
Ronan Quemener

Remplaçant : Henri-Corentin Buysse (G). En réserve : Simon Barbero, Floran Douay, Sacha Treille.

Lettonie

Attaquants :
Frenks Razgals – Oskars Batna (+1, 2′) – Martins Dzierkals (+2)
Edgars Kulda (+1, 2′) – Edgars Homjakovs (+1) – Rihards Marenis (+1, 4′)
Lauris Rancevs (+1) – Vladislavs Adelsons – Rudolfs Maslovskis (2′)
Roberts Lipsbergs (+2) – Bruno Zabis (+2) – Egils Kalns (+2)
Juris Upitis

Défenseurs :
Ralfs Freibergs (C, +4, 2′) – Arturs Salija (+1)
Roberts Mamcics – Eduards Hugo Jansons
Roberts Kalkis – Pauls Svars (+1)
Rihards Kuzis (+1) – Kristaps Jakobsons

Gardien :
Rihards Cimermanis

Remplaçant : Janis Auzins (G).

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