Blanchis mais contents

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La Finlande organise le premier tournoi international de la saison avec la ferme intention de tourner la page des deux saisons de vaches maigres sous la conduite de Lauri Marjamäki. Un visage rassurant est revenu sur le banc avec le sélectionneur champion du monde 2011 Jukka Jalonen, remis sous contrat pour deux saisons.

Dans le camp russe, Ilya Vorobyov commence son vrai mandat après son arrivée improvisée au beau milieu de la préparation en avril dernier. Il n’a cependant pas forcément encore son staff définitif. Ses adjoints ici sont Zhamnov et Gatiyatulin. Depuis sa nomination printanière, Vorobyov a aussi succédé à Znarok à la tête du SKA Saint-Pétersbourg. Il y a formé une ligne qui pourrait aussi mener l’équipe de Russie, Gusev-Datsyuk-Yakupov. Sauf que Naïl Yakupov est blessé, que le quarantenaire Pavel Datsyuk est logiquement ménagé, et que Gusev a du coup été lui aussi laissé au repos. Vorobyov a juste son deuxième trio du SKA (Kuzmenko-Byvaltsev-Barabanov), mais il est critiqué en championnat pour son inefficacité.

Par conséquent, la principale arme offensive vient du club rival : la jeune vedette Kirill Kaprizov est alignée avec son coéquipier Mikhaïl Grigorenko (qui profite beaucoup de jouer sur sa ligne au CSKA) et leur habituel centre canadien (Vey) est remplacé par Andrei Loktionov qui connaît une bonne saison à Yaroslavl. Mais par rapport aux sélections caricaturales de l’an dernier qui ne piochaient presque que dans les deux grands clubs, cette « nouvelle Russie » un peu rajeunie comprend des joueurs de neuf équipes différentes. Mais toujours pas de retour de Vadim Shipachyov : Vorobyov a fait remarquer que la recrue du Dynamo pointe surtout en avantage numérique, dans la droite ligne des critiques antérieures de Znarok sur son jeu à cinq contre cinq.

LOKTIONOV Andrei 130504 254La Sbornaïa, plutôt rajeunie, n’aborde pas vraiment la saison pleine de certitudes et ne fait pas spécialement figure de favorite, a fortiori face à l’équipe-hôte. Elle se concentre donc d’abord sur un jeu défensif en se préparant à contenir la pression locale et à maintenir les Finlandais dans le périmètre, sans accorder de tirs dangereux. La réussite est de son côté. La première contre-attaque est la bonne et le premier tir russe du match – signé Grigorenko – se loge dans les filets de Metsola. Même efficacité sur la première pénalité du match, contre Ruohomaa : la Russie la convertit par un lancer de la ligne bleue de Nikita Nesterov. La Finlande a deux bonnes occasions alors que Barantsev est en prison pour cinglage, mais Ilya Sorokin effectue deux arrêts décisifs.

Les Finlandais essaient d’accentuer un peu plus la pression en deuxième période. Ils tirent plus souvent à la cage, mais leurs tentatives ne trouvent pas si souvent la cible, et Sorokin attrape tout ce qui vient à lui. Un but d’Andrei Pedan finit de démoraliser les Finlandais : le tir de la ligne bleue est anodin, mais Metsola est masqué et piégé par un ricochet. La Finlande fait le jeu jusqu’à la fin, mais s’empêtre dans le système russe qui a tissé sa toile en zone neutre, protège bien son enclave et continue de faire douter l’adversaire en plaçant des contre-attaques. Deux minutes à 6 contre 4 en fin de match (cinglage de Telegin) n’empêchent pas les Leijonat un peu édentés de se faire blanchir à domicile.

Désignés joueurs du match : Teemu Eronen pour la Finlande et Ilya Sorokin pour la Russie.

Commentaires d’après-match :

Jukka Jalonen (entraîneur de la Finlande) : « Nous voulions sentir le jeu et les sensations étaient bonnes aujourd’hui. L’adversaire était dur et les gars ont tout donné à plein élan. C’est un bon point de départ et nous en sommes satisfaits. Nous devons êtes plus déterminés près de la cage pour marquer des buts. »

Oula Palve (débutant en équipe de Finlande) : « Évidemment, on ne peut pas dire que ça fait du bien de perdre 0-3, mais d’un autre côté, à mon avis, nous avons dominé une bonne part du match, surtout en deuxième période. Ils n’ont rien fait de magique, nous aurions pu gagner. Je dois jouer mon jeu. Dans certaines situations, j’ai même testé les limites de ce qu’il est possible de faire ou non. C’est une bonne leçon pour jouer plus intelligemment ou différemment. »

 

Russie – Finlande 3-0 (2-0, 1-0, 0-0)
Jeudi 8 novembre 2018 à 18h30 à la Hartwall Areena de Helsinki. 9052 spectateurs.
Arbitrage de Mikael Holm et Mikael Nord (SUE) assistés de Henri Neva et Hannu Sormunen (FIN).
Pénalités : Russie 10′ (2′, 4′, 4′) ; Finlande 6′ (4′, 2′, 0′).
Tirs : Russie 21 (8, 7, 6) ; Finlande 28 (5, 9, 14).

Évolution du score :
1-0 à 04’00 : Grigorenko assisté de Loktionov
2-0 à 11’15 : Nesterov assisté de Grigorenko et Kaprizov (sup. num.)
3-0 à 34’40 : Pedan assisté de Telegin et Ketov

Finlande

Attaquants :
Sakari Manninen (-1) – Miro Aaltonen (-1, 4′) – Teemu Hartikainen (-1)
Harri Pesonen (-1) – Mikkel Ruohomaa (-1, 2′) – Juuso Puustinen (-1)
Toni Rajala – Oula Palve – Iiro Pakarinen (A)
Joonas Nättinen – Mika Niemi – Marko Anttila (A)

Défenseurs :
Miika Koivisto – Teemu Eronen
Teemu Kivihalme (-2) – Jani Hakanpää (-2)
Atte Ohtamaa (C) – Ville Pokka
Mikko Lehtonen – Petteri Lindbohm

Gardien :
Juha Metsola [sorti à 57’26]

Remplaçants : Veini Vehviläinen (G), Arttu Ruotsalainen. En réserve : Veli-Matti Vittasmäki, Ville Leskinen, Teemu Turunen, Juhani Tyrväinen.

Russie

Attaquants :
Kirill Kaprizov – Andrei Loktionov (A, +2) – Mikhail Grigorenko (+1)
Andrei Kuzmenko – Aleksei Byvaltsev – Aleksandr Barabanov
Maksim Shalunov – Denis Zernov – Anatoli Golyshev (2′)
Ivan Telegin (+1, 2′) – Aleksandr Kadeikin – Evgeni Ketov (C, +1)
Aleksandr Dergachyov (+1)

Défenseurs :
Nikita Nesterov (A) – Artyom Blazhiyevsky (+1)
Dinar Khafizullin (+1) – Aleksei Vasilyevsky (+1)
Denis Barantsev (2′) – Aleksandr Yelesin
Andrei Pedan (+1) – Artyom Zub

Gardien :
Ilya Sorokin

Remplaçant : Igor Shestyorkin (G). En réserve : Viktor Antipin, Ilya Mikheev (malade).

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