France – Norvège (Mondial U18 2019, division 1A, 3e journée)

Les Bleus ratent le coche

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Les Bleus sont tombés de haut lors de leur deuxième match contre le Kazakhstan, corrigés 2-7 face à un adversaire un ton au-dessus. Après une journée de pause, ils retrouvent un adversaire qui semble plus à leur portée, la Norvège qui a perdu ses deux premiers matchs face à l’Allemagne (1-2) et le Danemark (4-6). On peut tout de même s’attendre à ce que les Norvégiens soient motivés à l’idée de quitter la dernière place, place qui ne reflète pas forcément leur niveau après avoir affronté les deux équipes a priori les plus fortes de la poule. Méfiance donc car une défaite propulserait les Bleus dans les bas-fonds du classement alors que le Kazakshtan a corrigé l’Ukraine (6-1) aujourd’hui et que l’Allemagne a pris seule les commandes en battant le Danemark (5-2). À l’inverse, une victoire permettrait à la France de coller au wagon de tête.

Les Norvégiens s’installent tout de suite dans la zone offensive et commencent tout de suite à prendre possession de la rondelle. Duquenne est sollicité au cours des premières minutes par des lancers à mi-distance. Après avoir beaucoup subi, les Bleus se lancent enfin à l’assaut de la cage norvégienne avec notamment Tommasino qui fait un numéro face à la cage mais ne cadre pas son tir. Mais ils ont très chaud sur une attaque norvégienne de Lam qui s’y reprend à trois fois mais bute sur Duquenne. Leucht commet la première faute, une obstruction sur Granath. Le jeu de puissance norvégien s’installe rapidement, Calle Olsen peut s’avancer tout seul mais il se heurte à Duquenne qui bloque bien le palet sans rebond. Les Norvégiens continuent leur domination stérile avec des tirs assez peu dangereux pour Valentin Duquenne alors que les Bleus ont du mal à s’approcher de la cage de Tobias Normann pendant tout le premier tiers-temps. Sander Frøberg frappe à la porte en toute fin de tiers mais Duquenne est vigilant. Première période stérile malgré une nette domination d’ensemble des Norvégiens.

Si la première période a été terne dans l’ensemble, la deuxième va être beaucoup plus animée. En début de période, les Norvégiens reprennent le jeu à leur compte mais Fredriksen est sanctionné pour une obstruction contre Duquenne. C’est la première supériorité numérique pour les Bleus. Ils s’installent avec Dubé qui lance à la cage mais le tir est dévié par Normann. Mais une perte de palet à la ligne profite à Lam qui s’échappe et bute finalement sur Duquenne. Dans la foulée, Lam se fait sanctionner pour une obstruction sur Guer, ce qui permet à la France d’évoluer à 5 contre 3. Une opportunité manquée par les Bleus qui ne parviennent pas à trouver de position de tir.

Les Norvégiens reviennent à quatre alors que Boscq se fait sanctionner pour un cinglage en zone offensive. Le jeu se poursuit à quatre contre quatre, une situation qui est à l’avantage des Bleus tout d’abord avec un 2 contre 1 Dubé-Tomasino mais la feinte de Dubé ne surprend pas Normann. Les Norvégiens se portent rapidement à l’attaque : Calle Olsen se promène dans toute la défense mais ne parvient pas à déjouer Duquenne. Une nouvelle pénalité contre Daita, à la lutte avec Fredrikssen, permet à la Norvège d’enchaîner avec une nouvelle supériorité numérique. Un lancer anodin de Calle Olsen est contré par Leucht… Le palet s’élève et retombe… derrière Duquenne alors que tout le monde sur la glace l’avait perdu de vue (0-1, 26’29).

Un but casquette totalement inattendu qui vient récompenser les efforts norvégiens depuis le début de la partie. Les Français ne se démobilisent pas pour autant et obtiennent une pénalité d’Ellingsen pour tenter de se relancer. Le power-play est installé, le palet circule bien même si les occasions de tir ne sont pas nombreuses. Finalement Pierrick Dubé trouve un bel angle d’un tir croisé qui heurte le poteau (1-1, 30’16).

La joie française est de courte durée car les Norvégiens repartent tout de suite à l’attaque. Après plusieurs occasions franches, Olsen profite d’un replacement trop lent de Duquenne pour faire le tour de la cage et marquer dans la cage ouverte (1-2, 31’03). Ce but donne un coup au moral des Tricolores alors que les esprits s’échauffent entre Halvorsen et Proux qui sont envoyés simultanément en prison. Les Norvégiens continuent de pousser et Granath est tout près de trouver l’ouverture. Le même Granath obtient une pénalité de Tiramani qui le bloque irrégulièrement. Cette nouvelle opportunité est rapidement concrétisée par Olsen qui passe entre Boscq et Cirgues pour ajuster Duquenne de près (1-3, 33’21).

Dans la foulée, Quattrone récupère le palet dans la crosse de Granath, part en en breakaway et glisse le palet sous la jambière de Normann (2-3, 33’38’). Regonflés par cette réaction rapide, les Bleus repartent à l’attaque. Axel Tarabusi a même le palet de l’égalisation au bout de la crosse sur une belle attaque tricolore mais sa déviation est repoussée par Normann. Les Norvégiens se montrent tout de même encore dangereux à l’image de Frøberg qui traverse toute la glace pour se présenter face à Duquenne qui ne se laisse pas surprendre. En toute fin de tiers, Fredriksen manque de peu le palet sur un centre de Gulbrandsen. Après une période riche en buts, les Norvégiens ont un avantage d’un but au tableau d’affichage, un moindre mal pour les Bleus qui ont été une nouvelle fois dominés.

Les Norvégiens débutent la troisième période en conservant leurs intentions offensives. Parfaitement décalé, Løkkeberg se présente tout seul devant le slot mais Duquenne fait l’arrêt. La Norvège continue de dominer, la France procède par contres mais a du mal à atteindre la cage. Une pénalité contre Rønningen, coupable d’une charge incorrecte, permet à la France d’essayer de se relancer. Un tir de Guer est repoussé par Normann. La France a du mal à s’installer mais Schmitt trouve le poteau sur un lancer lointain. Engebraten est pénalisé à son tour lors d’un brassage devant la cage et donne une double supériorité aux Bleus, d’abord pour quelques secondes. Løkkeberg s’échappe et revient sur la cage pour défier Duquenne mais il rentre dans le portier tricolore et se retrouve pénalisé pour obstruction. Cette fois c’est pendant près de deux minutes que les Bleus vont pouvoir évoluer en double supériorité numérique. Le power-play est installé mais la Norvège se dégage à chaque fois. Un lancer de Dair est repoussé par Duquenne. La Norvège parvient à tuer le 3 contre 5 au grand dam des Français.

À cinq contre cinq, les Bleus continuent d’attaquer mais la défense norvégienne tient bien le choc. Difficile pour les Français de trouver de bonne position de tir. La Norvège est surprise en surnombre. Quatrième supériorité numérique consécutive pour la France ! Les Bleus ont de nouveau du mal à s’installer. Un tir de Schmitt passe de peu à côté, une déviation instantanée de Quattrone quasiment à bout pourtant est trop croisée. Les Bleus poussent mais n’y arrivent pas. Sur un palet contré, Schmitt se procure une bonne occasion mais le palet est repoussé et arrêté par le gardien. Une déviation de Tomasino passe juste à côté mais Duquenne arrête à bout portant une tentative norvégienne. Duquenne remet ça sur une reprise de Halvorsen.  La sortie de Duquenne, très tardive, et le temps mort demandé par Mortas n’y changeront rien : incapables de profiter des nombreuses pénalités norvégiennes dans ce troisième tiers, les Bleus échouent à un but de la Norvège.

Dominés globalement par une équipe norvégienne supérieure mais à leur portée, les Bleus s’inclinent une nouvelle fois dans ce championnat du monde. Complètement éteints offensivement en début de match, ils ont connu deux premiers tiers très difficiles et l’écart d’un but à la deuxième pause était plutôt flatteur. Le troisième tiers leur a offert de multiples occasions d’égaliser en supériorité numérique mais ils n’ont pas su les concrétiser. Assurément le gros point noir de la rencontre. Défensivement, les Bleus se sont tout de même rassurés après la déroute contre le Kazakhstan et Duquenne a notamment réalisé un bon match, lui qui était sorti en cours de match lundi. Désormais cinquièmes, les Bleus vont devoir aller chercher des points demain contre le Danemark pour éviter toute mauvaise surprise. Pas forcément le plus simple compte tenu de leurs limites offensives affichées ce soir.

Désignés joueurs du match : Valentin Duquenne (France U18) et Calle Spaberg Olsen (Norvège U18)

(Photos Philippe Crouzet)

France U18 – Norvège U18 2-3 (0-0, 2-3, 0-0).

Mercredi 17 avril 2019 à 19h30 la patinoire Pôle Sud de Grenoble. 968 spectateurs.
Arbitrage de Alex DiPietro assisté de Nicholas Briganti et Jiri Svoboda
Pénalités : France U18 14’ (2’, 8’, 4’), Norvège U18 16’ (0’, 8’, 8’)
Tirs : France U18 20 (3, 7, 10), Norvège U18 32 (13, 14, 5)

Évolution du score :

0-1 à 26’29 : Spaberg Olsen assisté de Engebraten (sup. num.)
1-1 à 30’16 : Dubé assisté de Dair (sup. num.)
1-2 à 31’03 : Spaberg Olsen assisté de Lilleberg et Frøberg
1-3 à 33’21 : Spaberg Olsen assisté de Engebraten et Normann (sup. num.)
2-3 à 33’38 : Quattrone

France U18

Attaquants :

22. Pierrick Dubé – 7. Enzo Baravaglio – 10. Quentin Tomasino
6. Timothé Quattrone (C) – 14. Hugo Proux (2’) – 23. Flavian Dair
19. Baptiste Léo – 18. Emmanuel Navarro –16. Samuel Guer (A)
24. Théo Gueurif – 15. Axel Tarabusi – 5. Paulin Mainot (2’)
13. Matteo Daita (2’)

Défenseurs :

12. Jules Boscq (A) (2’) – 21. Mathias Thomas
9. Louis Cirgues – 4. Charles Schmitt (2’)
2. Guillaume Leucht (2’) – 17. Hugo Allais
3. Christophe Tiramani (2’)

Gardien :

1. Valentin Duquenne [sorti de 59’32 à 60’00]

Remplaçant : 25. Tristan Mongellaz (G)

Norvège U18

Attaquants :

15. Stian Nybraaten Hansen – 12. Trym Løkkeberg (A) (2’) – 17. Nicolai Eliesen
19. Calle Spaberg Olsen – 22. Sander Frøberg (A) – 10. Lucas Loob Trygg
23. Mattias Brenne Halvorsen (2’) – 21. Kenneth Pappalardo Gulbrandsen – 11. Vegard Kjellevold Fredriksen (2’)
16. Adrian Ellingsen (2’) – 8. Markus Lam (2’) – 24. Andre Bjelland Strandborg
13. Philip Granath

Défenseurs :

9. Emil Lilleberg (C) – 5. Jonas Haughom
3. Joakim Opsahl – 7. Sander Engebråten (2’)
2. Sverre Rønningen (2’) – 4. Ole Julian Holm
6. Eirik Hafstad Johansen

Gardien :

1. Tobias Normann

Remplaçant : 20. Tobias Breivold (G).

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