Présentation de la DEL 2021/2022

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42 millions d’euros. Très exactement, 42 115 150,40 €. C’est le montant – officiel et consultable publiquement – versé par le gouvernement allemand aux clubs professionnels de hockey sur glace pour compenser des recettes aux guichets perdues pendant la saison 2020/21 « covidée » du moindre spectateur. La manne ne coulera évidemment pas infiniment. Le retour à la normale est espéré de tous, mais le fonctionnement fédéral en laisse l’organisation aux Länder. Lorsque la Bavière a annoncé des conditions plus restrictives que les autres régions (interdiction de l’alcool et des places debout), ses clubs pros de sport en salle ont tous signé une lettre ouverte d’alarme. Tous sauf un, pour être précis, car Munich est directement perfusé par son sponsor Red Bull et n’a cure des problèmes du commun des (clubs) mortels.

Les autorités politiques bavaroises ont réagi à une semaine du début du championnat en annonçant que, jusqu’à 5000 spectateurs, les clubs auraient le choix entre une occupation totale avec masque ou une jauge sans masque mais avec distanciation sociale. Elles se sont ainsi targuées d’avoir le mis en place le système le plus souple du pays (la souplesse n’étant pas la qualité la plus réputée de la Bavière…). Les clubs bavarois se retrouvent mieux lotis que les autres. Les restrictions les plus dures sont en vigueur en Basse-Saxe pour Wolfsburg : le taux de remplissage autorisé est la plus faible (30%) et les spectateurs devront être forcément vaccinés ou guéris. Partout ailleurs (sauf pour les places debout à Bremerhaven), un test négatif récent peut aussi suffire. Même si Berlin et Mannheim ne peuvent à leur actuelle remplir leurs salles qu’à moitié, les clubs ont évité le pire : ils pourront au moins accueillir tous leurs abonnés.

Le championnat a donc repris ce week-end dans des conditions à peu près équitables, et c’est une saison historique qui débute. Le retour de la relégation a de quoi faire trembler la moitié du plateau : un club descendra, et peut-être même deux si Francfort est champion de DEL2. Certains prédisent déjà une valse des entraîneurs, des recrutements de crise non finançables et des jeunes qui verront leur temps de jeu se réduire chez les clubs mal classés en janvier. Mais y a-t-il besoin de la relégation pour cela ? L’an passé, les clubs avaient recruté des étrangers en cours de saison à la place des jeunes alors qu’ils n’avaient aucune visibilité budgétaire dans la crise sanitaire et qu’ils ne courraient aucun danger avec un enjeu sportif jamais aussi réduit…

La présentation complète des clubs de DEL 2021/22

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