La fédération finlandaise a annoncé lundi – comme son homologue suédoise – que les joueurs qui signeraient des contrats avec des équipes de KHL et y joueraient à l’avenir ne seraient plus autorisés à porter les couleurs de l’équipe nationale. Or, la veille de cette décision, l’Avtomobilist Ekaterinbourg avait révélé le recrutement pour la saison prochaine de trois hockeyeurs finlandais, le gardien Juha Metsola, le défenseur Jyrki Jokipakka et l’attaquant Miro Aaltonen, qui jouaient tous trois dans d’autres clubs de KHL.
L’agent de Metsola a expliqué aux médias finlandais que le contrat avait été signé en janvier, avant le début de la guerre, et que son client n’avait aucune intention de retourner en Russie dans la situation actuelle. « Je me demande pourquoi le club a fait cette annonce maintenant. Ils ne sont pas stupides et ils comprennent que les Finlandais ne vont pas aller en Russie dans la situation actuelle. » Serait-ce une manière détournée de semer la zizanie dans l’équipe de Finlande. Si Metsola et Jokipakka ne sont plus appelés en sélection depuis longtemps, Miro Aaltonen est un actuel titulaire. Lui aussi a expliqué que son agent travaillait à résilier ce contrat, signé avant les Jeux olympiques.

Huit jours avant le début de son championnat du monde, la Finlande n’a cure de ces insultes bien plus puériles que ceux qu’elles prétendent dénoncer. Le match contre la Suisse à Tampere doit être la grande répétition devant son public. Les quatre joueurs de NHL Harri Säteri, Joel Armia, Henri Jokiharju et Juho Lammikko sont arrivés dans la journée mais sont ménages. Ils accentuent la concurrence puisque trois attaquants, deux défenseurs et un gardien devront être retranchés à la fin du week-end en Suède. Et encore, il y a un candidat de moins car l’arrière Otto Leskinen a déclaré forfait pour raisons médicales.
Le pays-hôte ne parvient pourtant à imposer son jeu au « petit nouveau » de l’Euro Hockey Tour, la Suisse. Trois avantages numériques sont inefficaces et ne servent même pas à asseoir une véritable domination. La Finlande signe même une deuxième période très faible, sans énergie, avec un seul tir cadré. Alors qu’elle est installée à 5 contre 5, Killian Mottet intercepte un palet qui revient sur Atte Ohtamaa à la ligne bleue, part en contre-attaque et centre pour la reprise de Damien Riat face au but. Riat s’offre un doublé en fin de période, en supériorité numérique, sur une passe transversale parfaite de Calvin Thürkauf surgi de derrière la cage (0-2, image ci-dessous).

Les erreurs, la Suisse peut en faire aussi, en l’occurrence une passe impossible dans l’axe en zone défensive de Calvin Thürkauf. Harri Pesonen intercepte et passe à Sakari Manninen qui attire deux défenseurs et décale son compère Hartikainen (2-3). La réussite de la nouvelle première ligne, où Pesonen s’est joint au duo Manninen-Hartikainen, est la seule bonne nouvelle de la soirée pour la Finlande, qui a raté sa répétition générale.
Désignés joueurs du match : Teemu Hartikainen pour la Finlande et Damien Riat pour la Suisse.
Commentaires d’après-match :
Harri Pesonen (attaquant de la Finlande) : « Voyager d’un pays à l’autre prend toujours de l’énergie. Je ne chercherais pas d’excuse à la défaite. À ce niveau, juste OK ou presque bien, ce n’est pas suffisant. Je suis sûr que les entraîneurs veulent aussi tester la force mentale des joueurs. Comment trouver des ressources en soi même quand tu ne sens pas au mieux. Même alors, il faut toujours savoir sortir le meilleur sur la patinoire. Aux Jeux olympiques, nous avions joué des présences ensemble [avec Hartikainen et Manninen] quand Markus Granlund s’était blessé. Au début, nous nous sommes cherchés, mais à la fin nous avons commencé à mieux nous trouver. Si nous avons plus de temps, nous améliorerons sûrement notre coopération. Il y a beaucoup d’actions ratées de peu en plus des buts. Je pense que les palets seront plus précis sur les palettes quand nous seront mieux habitués aux trajectoires des autres et quand j’apprendrai comment ce duo majeur veut jouer dans chaque situation. »
Finlande – Suisse 2-3 (0-0, 0-2, 2-1)
Jeudi 5 mai 2022 à 18h30 à la Nokia Areena de Tampere. 9552 spectateurs.
Arbitres : Jakub Sindel et Antonin Jerabek (TCH) assistés de Hannu Sormunen et Niko Jusi (FIN).
Pénalités : Finlande 6′ (0′, 4′, 2′) ; Suisse 8′ (4′, 2′, 2′).
Tirs : Finlande 16 (6, 1, 9) ; Suisse 32 (10, 14, 8).
Évolution du score :
0-1 à 27’21 : Riat assisté de Mottet et Moser
0-2 à 39’10 : Riat assisté de Thurkauf et Moser (sup. num.)
1-2 à 40’52 : Pesonen assisté de Hartikainen et Kaski
1-3 à 44’17 : Bertschy assisté d’Ambühl et Scherwey
2-3 à 49’01 : Hartikainen assisté de Manninen et Pesonen
Finlande
Attaquants :
Harri Pesonen (+2, 2′) – Sakari Manninen (+2) – Teemu Hartikainen (+2, 2′)
Jere Innala (-1) – Valtteri Filppula (C, -1) – Markus Nurmi (-1, 2′)
Toni Rajala – Jere Sallinen – Miro Aaltonen
Saku Mäenalanen (-1) – Hannes Björninen (-1) – Marko Anttila (A, -1)
Défenseurs :
Mikko Lehtonen – Oliwer Kaski (+1)
Kalle Maalahti – Sami Vatanen (A, -1)
Mikael Seppälä (+1) – Juuso Hietanen (+1)
Atte Ohtamaa (-1) – Ville Pokka (-1)
Gardien :
Jussi Olkinuora [sorti à 58’48]
Remplaçants : Frans Tuohimaa (G), Markus Nenonen (A). En réserve : Harri Säteri, Niclas Westerholm (G), Niklas Friman, Henri Jokiharju, Vili Saarijärvi (D), Niko Ojamäki, Joel Armia, Petrus Palmu, Juho Lammikko (A).
Suisse
Attaquants :
Tristan Scherwey (-1) – Calvin Thürkauf (-2) – Christoph Bertschy (-1, 2′)
Marco Miranda (2′) – Enzo Corvi (+1) – Mike Künzle
Killian Mottet (+1, 2′) – André Heim (2′) – Nando Eggenberger
Noah Rod (A) – Andres Ambühl (A, +1) – Damien Riat (+1)
Défenseurs :
Janis Moser (+1) – Michael Fora (C, +1)
Dean Kukan – Andrea Glauser
Simon Le Coultre (-1) – Romain Loeffel (-1)
Lukas Frick – Dominik Egli
Gardien :
Sandro Aeschlimann
Remplaçant : Reto Berra (G).






































