Après avoir éliminé Amiens (notre article précédent), les Brûleurs de Loups de Grenoble retrouvaient alors avec Briançon une rivalité plus forte, alors à son sommet. Cette tension entre les deux clubs n’a peut-être duré que le temps d’une demi-finale (tout de même ravivée à l’époque de Luciano Basile quand les meilleurs éléments de son équipe étaient recrutés par les actuels pensionnaires de Pôlesud), elle ne saurait être au même niveau aujourd’hui à cause de la trop grande disparité entre le premier et le dernier de l’ultime saison régulière de Ligue Magnus. Mais l’espace d’une dizaine de jours, en 1991, cette rivalité-là était sans égal et a laissé des souvenirs mémorables.
C’est parce qu’il s’agissait des deux seuls clubs alpins de l’élite, les autres ayant disparu les uns après les autres : le Mont-Blanc fusionné avec une dette abyssale, puis les rivaux départementaux respectifs (Gap pour Briançon et Villard-de-Lans pour Grenoble) qui jetaient l’éponge du professionnalisme.
Dès le premier match à Briançon, les supporters des deux camps étaient chauffés à blanc. La réplique à Grenoble était de très grande qualité et présageait alors d’une fantastique série incertaine.
Le troisième match était marqué par un but légendaire de Stéphane Barin (un tour de cage dont toute la France verrait une réplique un soir mythique des JO d’Albertville…) mais aussi par une pression qui continuait sur les arbitres français.
Leurs homologues suisses furent appelés pour le match 4 à Briançon, avant lequel le col du Lautaret – point de passage entre les Alpes du Nord et les Alpes du Sud – peint d’insultes comme il peut être peint d’encouragements lors des passages fréquents du Tour de France. Sur la glace, les Bozon allaient alors par deux et comptaient chacun jusqu’à deux.
Nous prolongerons cette rétrospective jusqu’en 1991 par une rivalité qui, elle, ne faisait que commencer et est plus vive que jamais de nos jours. Chacun aura deviné de laquelle il s’agit…









































