Alexandre Texier relance la machine
La semaine commence avec une vraie histoire humaine et sportive : Alexandre Texier a tourné la page des Blues de St. Louis pour rebondir à Montréal. Mis au ballottage inconditionnel après un début de saison où il n’a disputé que huit matchs avec les Blues, sans réussir à se faire une place dans la rotation, le Français a vu son contrat résilié avant de signer dans la foulée avec le CH. Un pari logique pour lui, et une opportunité évidente pour Montréal, décimé par les absences de Dach, Laine et Newhook.
Drafté 45e en 2017 par Columbus, Texier a souvent montré du potentiel : un profil créatif, capable de jouer centre ou ailier, et qui sortait d’un développement express entre Grenoble, KalPa en Liiga et deux Mondiaux seniors disputés très jeune. Sa carrière a ensuite été chamboulée par des événements hors NHL : départ en Europe en 2022-23 (Zurich) pour raisons personnelles, avant un retour réussi à Columbus puis une transaction vers Saint-Louis en 2024. À Columbus comme chez les Blues, il a connu des séquences frustrantes. Souvent déplacé dans la hiérarchie, parfois ralenti par des blessures, il n’a jamais vraiment trouvé un environnement stable ou réussi a prouver qu’il avait sa place.
À Montréal, Texier retrouve enfin un cadre pour se relancer. Le club l’a annoncé avec le numéro 85 : il devient seulement le deuxième joueur français à porter le chandail du CH, après Cristobal Huet, lui aussi de Grenoble. Dans une équipe en manque de créativité et de profondeur offensive en ce moment, il aura peut-être une vraie chance d’obtenir du temps de glace significatif et de retrouver le rôle qu’il n’a plus eu depuis plusieurs saisons.

Les équipes en forme
Colorado Avalanche
Encore une semaine où Colorado avance sans regarder dans le rétro. Victoire solide contre les Rangers (6–3), match parfaitement contrôlé à Nashville (3–0), puis un 1–0 bien géré à Chicago. Rien de tape-à-l’œil, juste une équipe qui maîtrise son tempo et qui étouffe les matchs quand elle en a besoin. Solides partout, jamais affolés, toujours menaçants : les Avs restent tout simplement la référence actuelle de la NHL.
Calgary Flames
La meilleure semaine de leur saison, sans débat. Après un gros 6–2 à Buffalo, Calgary s’accroche pour aller chercher Dallas en fusillade (3–2 SO), puis remet une couche à Vancouver (5–2). Plus de rythme, plus de tranchant, plus de buts : tout ce qui manquait depuis le début de l’année. Le classement reste encore fragile, mais cette séquence-là redonne un vrai bol d’air.
Minnesota Wild
Trois matchs, trois victoires, et surtout deux blanchissages de suite à Pittsburgh puis Winnipeg. Le Wild a clairement resserré les boulons : moins de largesses défensives, plus de structure, plus de calme dans les sorties de zone. Résultat, un jeu propre et une équipe qui commence enfin à aligner les performances. Une vraie bonne semaine, sans bruit mais très efficace.
Les équipes en difficulté
Edmonton Oilers
Semaine encore bien compliquée pour Edmonton. Une fessée à Washington, une défaite en prolongation à Tampa… puis un sursaut en Floride avec un 6–3 plutôt convaincant, mais trop isolé pour changer la dynamique. L’équipe marque, oui, mais encaisse beaucoup trop : 15 buts concédés en trois matchs. La structure défensive part en vrille dès que le match s’emballe, et tout repose parfois sur les mêmes joueurs pour essayer de réparer les dégâts. Bref, un pas en avant, deux en arrière.
New Jersey Devils
Sans Jack Hughes, tout se grippe. Défaites à Florida puis Philadelphie, une seule victoire arrachée contre Detroit et un jeu offensif qui tourne à vide. Peu de vraie menace, des transitions hachées, beaucoup de palets rendus trop vite… Les Devils ne s’effondrent pas, mais on sent une équipe qui doit réapprendre à jouer sans son moteur principal. Et ça ne se fait pas en deux matchs, on l’avait déjà un peu senti venir avant la blessure de Hugues.
Seattle Kraken
Semaine mi-figue mi-raisin pour Seattle. Deux victoires méritées contre Chicago puis Pittsburgh (en prolongation), et derrière un match verrouillé perdu en fusillade contre les Islanders. Le bilan reste positif, mais l’attaque manque de mordant pour transformer ces bonnes intentions en vraie série. Ça avance… mais doucement.
Quelques blessures encore
Connor Hellebuyck (Jets)
Winnipeg perd son gardien all-star : Hellebuyck doit subir une procédure arthroscopique au genou et manquera 4 à 6 semaines. Quand on connaît sa résistance (quasi jamais blessé en carrière) et son importance dans le système des Jets, c’est une vraie alarme. Il avait déjà démarré 14 de leurs 19 matchs cette saison. Les Jets ont rappelé Thomas Milic, mais la perte est énorme pour un club qui vit beaucoup de sa stabilité défensive.
Samuel Honzek (Flames)
Le jeune Honzek va manquer environ six mois après une chirurgie au haut du corps. Pour Calgary, qui manque déjà de profondeur offensive, c’est une mauvaise nouvelle de plus. Pour lui, c’est encore plus brutal : sa progression venait à peine de décoller. À ce stade, sa saison régulière 2025-26 est presque certainement terminée.
Gavin Brindley (Avalanche)
Brindley est listé « week-to-week » avec une blessure au bas du corps. Rien de dramatique à long terme, mais la perte se fait sentir : Colorado l’utilisait déjà de façon régulière dans son bottom-six et en transition. L’Avalanche a la profondeur pour encaisser, mais pas trop longtemps non plus, surtout avec le calendrier qui s’enchaîne et la suspension de Rantanen qui pèse encore un peu sur les lignes.
Mouvements & signatures
Adam Lowry (Jets)
Winnipeg verrouille son capitaine : cinq ans, 25 M$ pour Adam Lowry. Un contrat cohérent pour un joueur qui n’a jamais fait de bruit mais qui tient littéralement la colonne vertébrale du projet depuis plusieurs saisons. Présence physique, faceoffs, désavantage numérique, vestiaire… Lowry reste Lowry, et les Jets misent clairement sur sa stabilité dans les années à venir.
Aleksandar Georgiev (Sabres)
Fin de chapitre express à Buffalo : Georgiev a été placé au ballottage inconditionnel pour résiliation de contrat et va filer en KHL, direction le Spartak Moscou. Les Sabres clarifient ainsi leur hiérarchie devant le filet, où Devon Levi et Ukko-Pekka Luukkonen sont déjà bien installés. Pour Georgiev, c’est un retour en Europe après des saisons frustrantes depuis les Rangers.
Roman Josi (Predators)
Bonne nouvelle pour Nashville : Roman Josi est activé de l’IR et retrouve immédiatement son rôle habituel. Les Predators viennent enfin de récupérer leur pièce maîtresse après douze matchs sans leur capitaine. Rien de révolutionnaire : il reprend sa place sur la première paire, fait respirer la relance, remet un peu d’ordre dans le jeu… et on voit tout de suite la différence.
La fin de mois s’annonce bien remplie
Colorado a deux matchs pour garder son rythme infernal : San José d’abord, puis Montréal deux jours plus tard. Deux adversaires abordables, mais parfaits pour juger de la capacité de l’Avalanche à rester concentrée quand tout roule.
À l’Est, Tampa Bay attaque un vrai test : déplacement piégeux à Detroit, puis un voyage à New York pour affronter les Rangers, un duel où le tempo peut monter d’un cran très vite.
Calgary, qui vient de signer sa meilleure semaine de la saison, va devoir confirmer avec un déplacement en Floride avant d’enchaîner face à Chicago. Deux matchs qui diront assez vite si le regain est durable… ou juste un éclair.
New Jersey, toujours sans Jack Hughes, va devoir serrer les dents : un back-to-back difficile avec St. Louis puis Buffalo, deux équipes qui ne laissent rien venir gratuitement en ce moment. Une séquence charnière pour rester collé au bon wagon.









































