
2e Berne (35 points / 18 matchs). « Hip hip hip Huras » ! Portée par un jeu de puissance efficace, l’attaque tourne à plein régime sous l’impulsion des Bartecko, Vigier, Plüss, Gamache et Rüthemann. Et comme si cela ne suffisait pas, Larry Huras a ajouté l’ailier canadien Brett McLean, recalé dans son camp NHL, à son arsenal offensif. La défense, décimée par les blessures en pré-saison (et qui vient de re-signer Andreas Hänni pour un mois en attendant les retours de Philipp Furrer et Dominic Meier), tient la route dans le sillage d’un Roman Josi très en verve offensivement.

4e Kloten (33 points / 17 matchs). Comme Grant Stevenson n’avait pas l’envergure d’un « mercenaire » digne de ce nom, les Aviateurs ont mis la main sur le Canadien Mark Bell, dernièrement passé par Toronto après la « case prison » (puisqu’il connut entre 2006 et 2007, quelques ennuis judiciaires…). Un renfort de poids pour des Flyers toujours très expérimentés, mais peut-être moins aériens que l’an passé à l’image d’un Kimmo Rintanen (un peu) moins dominateur au pointage. Reste à voir l’impact des blessures ente le genou de Radek Hamr et la commotion cérébrale de Marc Schulthess, provoquée par une charge à la tête du Grison Mathias Joggi.

Si l’attaque fait parler la poudre, c’est parce que la diversité offensive est impressionnante dans les Grisons. Reto von Arx bien sûr, mais aussi Dario Bürgler et Peter Guggisberg sans oublier Petr Taticek et Josef Marha, les deux « seconds couteaux » tchèques toujours précieux en playoffs et dont la lame est déjà bien affûtée. Sans oublier le Suédois Daniel Widing, qui s’affirme comme une bonne gâchette du championnat. De quoi lancer un fameux « veni Widing vici »… Reste le cas Alexandre Daigle, qui n’a joué que quatre matchs sans obtenir le moindre point. Devenu surnuméraire, le Canadien est même parti, le temps d’un week-end, dépanner à Gottéron… avant de s’envoler définitivement à Langnau, en échange d’Oliver Setzinger. Davos a également tiré un trait sur son capitaine Marc Gianola, qu’un genou récalcitrant pousse à la retraite. Gianola, c’est seize saisons au HCD, plus de 800 matchs de LNA et 173 de playoffs.
6e Rapperswil-Jona (30 points / 17 matchs). Raimo Summanen, le coach de « Rappi » n’aime visiblement pas perdre à Zurich. Il a suffit d’un mauvais tiers-temps des Lakers pour que le Finlandais perde son sang-froid, allant jusqu’à l’insulte et la provocation gestuelle. Un comportement rapidement « excusé » par le capitaine Thierry Paterlini au nom de l’équipe. Un incident finalement sans conséquence sur la trajectoire linéaire suivie par des Saint-Gallois très défensifs. Leurs arrières sont d’ailleurs bien couverts par Daniel Manzato, qui avait fait les beaux jours de Bâle avant de s’expatrier outre-Atlantique. Le top-scoreur Christian Berglund, lui, pourrait bien s’expatrier en Russie où la perspective d’un alléchant contrat qui ne le laisserait pas indifférent ! À moins qu’il ne s’agisse d’une simple erreur d’interprétation d’un quotidien suédois, auquel l’intéressé a récemment apporté son démenti…
7e Genève-Servette (29 points / 16 matchs). Après une saison morose, les Grenats ont retrouvé toute leur rage de vaincre. Et une certaine régularité, dictée par une belle diversité offensive et la forme olympique de Thomas Déruns. Un « col-bleu » devenu top-scoreur aux-côtés de Paul Savary et Tony Salmelainen pour une triplette aussi dynamique qu’efficace sur laquelle s’appuie principalement le pointage. Du coup, personne n’a reproché à Jeff Toms son mutisme offensif, qui aura tout de même duré onze journées. Barré par Tobias Stephan devant le filet, Gianluca Mona est parti à Lausanne. Le pigiste canadien Kris Beech, lui, n’aura fait que passer… sans laisser un souvenir impérissable à un public genevois se réjouissant des valeurs retrouvées du finaliste 2008. Qu’on se le dise, les « boys » de Chris McSorley sont de retour…
8e Bienne (27 points / 17 matchs). Ce Bienne à la sauce Ruhnke est capable de gros coups, dans la lignée du Bâle 2005/06 coaché par un certain… Kent Ruhnke. Comme les Rhénans en leurs temps, les Seelandais s’appuyent avant tout sur une rigueur collective consolidant l’assise défensive. Devant le filet, Reto Berra et Pascal Caminada se partagent le travail. Mais ce Bienne-là est d’autant plus consistant qu’il compter sur de vrais renforts étrangers. L’offensif Ric Jackman fait son trou en défense tandis que Sébastien Bordeleau est redevenu un centre dominant en LNA après son année galère à Berne. Le poylvalent Curtis Brown et l’explosif Rico Fata complétant un quatuor solide, bien soutenu par les buteurs-maison (Thomas Nüssli, Emanuel Peter ou Marco Truttmann).

Mais si les résultats ne suivent plus, c’est que l’état d’esprit n’y est pas toujours… et que ce monstrueux potentiel offensif (Brady Murray, Petteri Nummelin, Jeff Hamilton, Kévin Romy…) n’est pas exploité. Malgré la « renaissance » de Randy Robitaille aux côtés de Hnat Domenichelli, l’attaque n’est pas suffisamment productive. Neuf défaites de rang (du 22 septembre au 13 octobre) sont venus accentuer le malaise et fragiliser la position de Kent Johansson. Est-il vraiment l’homme de la situation ? Quoi qu’il en soit, une folle rumeur court depuis quelques jours. Celle de l’arrivée de Peter Forsberg en LNA pour s’y « refaire une santé ». De préférence dans l’un des deux clubs dirigé par un Suédois. Kloten donc (avec Anders Eldebrink), mais aussi Lugano…
Rumeur sans fondement ? Peut-être, mais ce qui est sûr, c’est qu’un autre NHLer un peu moins prestigieux est actuellement à l’essai. Le Canadien Boyd Devereaux en l’occurrence.
10e Ambrì-Piotta (13 points / 18 matchs). Avec les déboires de son rival ancestral, le club léventin était presque « numéro un » au Tessin. Deux belles victoires sur Lugano (6-3 et 6-5 en fusillade) en tout début de saison en font foi. Mais les « biancoblù », malgré l’inépuisable énergie de leur capitaine Paolo Duca, sont limités et leur arme fatale, ce fameux duo Erik Westrum – Kirby Law, n’a pas encore le rendement escompté. En attendant Jean-Guy Trudel, qu’on rêve de rapatrier en Léventine l’an prochain, Benoît Laporte dispose d’une marge de manœuvre très étroite. La preuve, il s’est mis en quête d’un « mercenaire » pour remplacer son blueliner David Schneider, actuellement blessé.
11e SCL Tigers (12 points / 18 matchs). Les limites du gardien Mathias Schoder n’aident pas Langnau, le club « miraculé » de l’été. Si le nom d’Ari Sulander a circulé, c’est finalement Benjamin Conz, la doublure genevoise, qui est venue dépanner devant le filet en s’offrant un joli blanchissage devant Zoug (sans Holden il est vrai). Oliver Setzinger, l’un des rares à tirer son épingle du jeu, a d’ailleurs clamé son désir d’ailleurs, vite matérialisé par un transfert à Davos. En contrepartie, Alexandre Daigle s’amène dans l’Emmental pour s’y relancer. Les SCL Tigers s’apprêtent à passer un hiver très rude et se préparent à sauver leur peau, sportivement cette fois, au printemps prochain.
12e Fribourg-Gottéron (10 points / 18 matchs). Avec son gros budget et ses belles ambitions, le club de Saint-Léonard se voyait déjà en haut de l’affiche. Sauf qu’un « faux départ » a mis le coach Serge Pelletier dans l’embarras. L’absence de Julien Sprunger, blessé aux derniers Mondiaux, se fait cruellement sentir et les autres blessures n’arrangent rien. Les commotions cérébrales du capitaine Sandy Jeannin et du talentueux Andrej Bykov privent les Dragons de deux atouts offensifs, pas compensés par des étrangers improductifs. Même l’arrivée de l’ailier canadien Michel Ouellet (ex-Pittsburgh) ne change pas une donne compromise par huit défaites consécutives (du 18 septembre au 6 octobre)…
En LNB

Et Lausanne (6e « seulement », 21 pts) alors ? Eh bien les Vaudois, tout favoris qu’ils sont, ne justifient pas encore leur potentiel. Sur le papier, le LHC a tout d’un grand mais l’équipe, comme souvent ces dernières années, est ralliée ça et là pour n’être qu’une somme d’individualités. L’arrivée de Gianluca Mona réhausse le niveau devant le filet et le retour prochain d’Alexandre Tremblay (remplacé par Eric Himelfarb, qui avait transité par Malley avant de rejoindre Bienne l’an passé) devraient aider à retrouver les sommets.
La lutte est chaude pour les accessits entre Ajoie (4e, 24 pts), Olten (5e, 22 pts), Langenthal (7e, 18 pts) où l’Américain Matt Murley a remplacé Ash Goldie, et même Bâle (8e, 17 pts), qui semble avoir enfin trouvé l’étranger adéquat aux-côtés de Pasi Tuominen (son compère Patrik Westerback étant out pour la saison). Le pigiste suédois Magnus Gästrin et son successeur américain Troy Riddle n’ayant tous deux pas convaincu, le club rhénan s’est tourné vers un gaillard rompu aux ligues mineures, Greg Classen. Ce Canadien de 32 ans, qui fréquentait dernièrement la DEL à Iserlohn, fut immédiatement décisif en signant deux points dans une victoire surprise des Sharks à Sierre (2-0), aussitôt suivie d’un gain de prestige devant Lausanne (2-0).
Thurgovie (9e, 13 pts) a fait ses adieux à la Bodensee-Arena de Kreuzlingen le 6 octobre dernier sur une victoire de prestige devant La Chaux-de-Fonds (6-3). Dorénavant, c’est à Weinfelden que le HCT se produit… mais sans sa fratrie Donati. Puisque les deux (jeunes) frangins canadiens n’ont rien montré, l’état-major a privilégié l’expérience avec Steve Brulé (34 ans) et Todd Elik. Oui, ce diable d’Elik qui, malgré ses 43 printemps, n’a rien perdu de son efficacité… et n’a toujours pas tiré un trait sur la LNA, lui qui avait d’ailleurs proposé ses services à Langnau. L’enfant terrible du hockey suisse était ainsi pressenti à Zoug, où Josh Holden vient d’être suspendu (pour 3 matchs), mais c’est un autre vétéran du circuit, Andrei Bashkirov (surnuméraire à Langenthal), qui a décroché le pompon…
Tout n’est pas encore perdu pour les GCK Lions (10e, 8 pts), mais à Neuchâtel, c’est un tout autre son de cloche. Les Young Sprinters (11e, 6 pts) se complaisant dans une certaine médiocrité, le président Murarotto n’a pas hésité à menacer ses troupes d’un retrait pur et simple de la LNB s’ils ne faisaient pas meilleure figure. Rappelons que les dirigeants avaient remué ciel et terre pour trouver les financements permettant l’octroi d’une nouvelle licence de jeu en LNB… Valeri Schiriaev, le nouvel assistant-coach, a d’ailleurs vite quitté ce guêpier. Il se murmure même qu’un troisième étranger serait sur les tablettes, histoire de « remuer » une paire Vostrak-Andrasovsky dont les jours sont comptés… le coach Myrek Hybler a lui « survécu » quinze matchs (pour quatorze défaites !) avant d’être limogé et remplacé par une figure bien connue du milieu (et surtout à Lausanne), Réal Vincent. Une arrivée en forme d’électrochoc puisqu’à sa première sur le banc de touche, Vincent voyait les siens terrasser le GCK (8-6).






































