Wasquehal – Rouen 2 (Division 2, Poule A, 8e journée)

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Tranquille comme un Dragon

La bonne série de Wasquehal, parti de zéro pour signer trois victoires de rang, a pris fin sur la glace de Meudon, où les Comètes se sont rapidement envolées. Vaincus par les quatre formations qui les devancent au classement, les Nordistes doivent-ils pour autant se sentir favoris face à Rouen ? Pas si vite. D’une part, les Normands demeurent un adversaire coriace, comme en témoignent les scores serrés enregistrés depuis leur large défaite inaugurale chez le leader châlonnais, unique revers loin de l’Île Lacroix, et sortent d’une victoire à Strasbourg. D’autre part, les résultats entre les deux clubs penchent en faveur des hommes d’Alexandre Sucré, sortis vainqueurs des deux affrontements de l’exercice 2016-2017.

Les visiteurs imposent d’entrée un rythme très soutenu ; Nadaux, à la réception d’un centre de Dumont, et Cantagallo, à la ligne bleue, emploient Martel. Coupable d’une crosse haute, Aurélien Zajac inaugure doublement la geôle, ce dont ne profitent pas les Dragons, seulement en position de force lorsqu’un lancer sur réception de Julien Msumbu passe à droite du cadre. Un cinglage de Canaguier offre toutefois un double avantage pour les hommes d’Ari Salo. Le capitaine Alexandre Sucré isole Benjamin Bérard, dont la reprise est bloquée. Le même scénario se présente dans les secondes suivantes, le second optant pour la passe vers la gauche de la cage, où Enzo Cantagallo est bien placé (0-1 à 05’33″).

Étouffé par le pressing constant du CHAR, Wasquehal ne récolte que quelques miettes d’occasions. Un accrocher de Nadaux en zone offensive permet à un public timide d’espérer sortir de sa torpeur, une fois passée la frayeur occasionnée par une percée de Cantagallo dans la défense nordiste. L’habilité d’Axel Canaguier lui permet d’entrer dans la zone adverse, puis de défier une défense d’un raid dont il a le secret, terminé en déséquilibre sans que le préposé au sifflet n’y voit infraction. La meilleure opportunité wasquehalienne du tiers vient d’une bonne combinaison entre les deux Amiénois Coulaud et Herrera-Mione, sur laquelle Quentin Papillon s’interpose à deux reprises avec brio. La deuxième faute des Dragons, un cinglage de Reynaud, n’est pas plus exploitée, sauf en infériorité par Sucré, à l’interception d’une passe de N’Guyen pour tenter de transpercer Marc-André Martel, par ailleurs impeccable lorsque Joran Reynaud, en sortie de prison, vient le défier en face-à-face.

Initiée par une accélération de Canaguier, qui contourne la cage pour, faute de soutien, se heurter à Papillon, la deuxième période s’apparente à un cavalier seul des Normands. Les tirs se succèdent vers la cage gardée par Martel, d’abord de la périphérie, avant que le danger ne s’approche à la faveur d’une nouvelle supériorité concédée par Zajac, dont le coup de coude renverse Mainfray. Quand il ne trouve pas la barre transversale sur son chemin, Brieuc Houeix constate à son tour la solidité du portier québécois, dont la botte écarte la tentative sans contrôle de Reynaud.

Le retour à forces égales n’est pas d’un grand secours pour les locaux, qui ne peuvent se dégager bien longtemps. Marc-André Martel retarde encore l’échéance sur un tir dévié de Houeix et effectue un double arrêt face au duo Reynaud-Msumbu. Bien lancé par Dumont, Arthur Nadaux finit par l’ajuster de près (0-2 à 36’12″). La joie du passeur est de courte durée car il est heurté par un adversaire et demeure de longues secondes étendu sur la glace, comme son compère Plaquevent quelques minutes auparavant, devant rejoindre le vestiaire prématurément. Hachée, la fin de la période est par ailleurs teintée d’explications musclées. Entre les palabres, les Lions parviennent à relever la tête ; servi à gauche, Martin Lagrise expédie un lancer puissant repoussé par Papillon, qui tient le choc face au défenseur Verschaeve, dans une rare position de buteur, et à Canaguier, à l’affût d’un palet perdu par Bérard, sur le coup poussé à la faute.

Les hommes de Fabien Chardon reprennent ainsi le jeu avec un homme supplémentaire. De quoi glaner un peu d’optimisme, d’autant que Rouen n’a remporté qu’un seul troisième tiers-temps depuis le début de saison. Las, le jeu de puissance ne génère pas de frayeurs pour des visiteurs toujours dynamiques et bien organisés. Les relances perfectibles des locaux facilitent la tâche de Rouennais par deux fois en supériorité numérique dans les minutes suivantes, sous le regard d’une assistance goûtant peu les décisions de Monsieur Dehaen. Jules Lefebre emploie certes le gardien local, le déséquilibre des forces en présence n’inspire pas les Dragons, comme le dénote une passe manquée de Nadaux, lui-même envoyé en geôle pour avoir accroché Axel Canaguier.

Avec moins de dix minutes à faire, cette punition ressemble à une dernière chance pour les Lions, défiés par une accélération de Msumbu, qui bute sur Martel. La riposte est engendrée par Marc-Antoine Herbet, dont l’essai contraint Quentin Papillon à abandonner un rebond aussi rare que dangereux, sans conséquences fâcheuses. Enfin en position de lancer dans les secondes suivantes, Martin Domian est à son tour déjoué. La chance est passée, et Rouen peut reprendre son ouvrage en zone offensive. À la récupération d’un palet mal négocié par les métropolitains aux abords de leur cage, Alexandre Sucré tarde à le transmettre à Levy Raux, esseulé dans l’enclave. Impair réparé par Nadaux, dont la passe au deuxième poteau isole Benjamin Bérard (0-3 à 54’37″).

L’unique enjeu de la fin de rencontre réside dans la capacité pour Quentin Papillon, aligné pour la deuxième fois en autant de rencontres en Division 2, à maintenir sa cage inviolée. Sécurisant de la mitaine sur un tir de Yohan Coulaud vers la lucarne, seuls une relance manquée, annonciatrice d’une situation chaude obligeant la défense à dégager un palet laissé libre devant la ligne fatidique, et un tir sur le poteau de Domian auraient pu altérer un écart logique au vu de la maîtrise des Dragons. Qui, une semaine après Meudon, passent devant des Lions appelés à se déplacer chez leur poursuivant parisien la semaine prochaine.

Désignés meilleurs joueurs de la rencontre : Quentin Papillon pour Rouen et Marc-André Martel pour Wasquehal.

Wasquehal – Rouen II 0-3 (0-1, 0-1, 0-1)
Samedi 18 novembre 2017 à 18h40 à la patinoire Serge Charles. 220 spectateurs.
Arbitrage de Pierre Dehaen assisté d’Antoine Debucquet et Louis Bachetti.
Pénalités : Wasquehal 24′ (6’, 2′, 6’+10′), Rouen II 12′ (4’, 2′, 6′).
Tirs : Wasquehal 21 (7, 7, 7), Rouen II 50 (13, 17, 20).

Évolution du score :
0-1 à 05’33″ : Cantagallo assisté de Bérard et Sucré (double sup. num.)
0-2 à 36’12″ : Nadaux assisté de Dumont
0-3 à 54’37″ : Bérard assisté de Nadaux et Germond

Wasquehal

Attaquants :
Martin Lagrise – Benjamin N’Guyen (C) – Benjamin Turpin
Charley Marcos – Axel Canaguier – Simon Angielczyk
Martin Domian – Aurélien Zajac – Ryo Miyazaki
Lucas Herrera-Mione – Baptiste Bruche – Antonin Plagnat

Défenseurs :
Mattéo Toneatto – Benjamin Louf (A)
Théo Kalisa – Yohan Coulaud
Marc-Antoine Herbet (A) – Thibault Verschaeve

Gardien :
Marc-André Martel

Remplaçants : Jean Boccassini (G), François Piquet.

Rouen II

Attaquants :
Alexandre Sucré (C) – Joran Reynaud – Julien Msumbu
Hugo Dumont – Benjamin Bérard – Arthur Nadaux
Arthur Zavani – Gabin Mainfray – Robin Rabl
Levy Raux – Antonin Germond – Yohann Alzon

Défenseurs :
Brieuc Houeix (A) – Enzo Cantagallo
Jules Lefebvre – Victor Durand
Mathieu Mony – Nicolas Plaquevent
Yoan Salve

Gardien :
Quentin Papillon

Remplaçant : Gaétan Richard (G).

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