Wasquehal – Châlons-en-Champagne (Division 2, poule A, 17e journée)

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Le parcours des Lions sur la phase retour s’apparente de plus en plus à des montagnes russes. C’est une nouvelle fois à l’extérieur, sur la glace des Français Volants, qu’ils sont allés récupérer les trois points évaporés la semaine précédente à domicile. Pour leur dernière à Serge Charles, ils reçoivent Châlons-en-Champagne, avec qui ils ont pris l’habitude depuis plusieurs mois de se partager les victoires, systématiquement acquise par les visiteurs. Le gain 6-4 des Lions dans la Marne à l’aller laissera-t-il la place à une victoire de Gaulois ?

Partis avec plus de convictions, ces derniers, portés par le travail de Jakub Matejka, bénéficient de la première occasion par Saputo. Louf charge fautivement le Canadien et voit, onze secondes plus tard, Ryan Belharfi le rejoindre pour avoir fait trébucher le grand Janci à la ligne bleue. Ce double avantage, inauguré par un lancer du défenseur slovaque sur le poteau gauche, est annihilé par une intervention du portier devant Matejka. Les rôles s’inversent rapidement car Janci puis Pernot, en zone offensive face à Belharfi, sont envoyés en prison à leur tour. Dylan Célestin bloque le tir puissant de Domian et écarte l’incursion de Louf sur une mise au jeu, étant par ailleurs également secouru par son poteau face à Plagnat, le plus actif des Lions.

Les efforts du jeune Amiénois, imité côté visiteurs par Miyazaki et Mikula, ne permettent pas aux filets de trembler avant le premier coup de sirène, les imprécisions se succédant de chaque côté. Un tir contré de Hugo Goncalves, suivi par son capitaine Hanes, et une salve de Pernot seul sur la gauche occupent un peu plus Marc-André Martel. La glace capricieuse, déjà à l’origine, de concert avec le remplacement d’un plexiglas, du retard observé au coup d’envoi, fait encore des siennes à la reprise. Alors que son équipier Ryo Miyazaki, ancien de la maison, fait apprécier son habileté au coup de balai, son arrière Tomas Janci fait durer sa présence environ deux minutes, la ponctuant d’un lancer tendu dans le gant de Martel.

Le numéro 10 marnais est moins à l’aise sur une contre-attaque de Martin Domian en infériorité, voyant son compatriote, bien lancé par Louf, le prendre de vitesse pour venir tromper Célestin de près (1-0 à 23’29″). Il retient ensuite fautivement Toneatto derrière sa cage, sans conséquences dommageables. Incapables de capitaliser sur cette supériorité, les Lions sont surpris sur une mise au jeu dans la neutre, Anthony Pernot accélérant plein centre avant d’aller buter sur Martel. Toutefois, le disque demeure en possession des Gaulois et Pernot obtient une deuxième chance, concluant sans opposition le travail de ses compères Hanes et Mikula (1-1 à 28’51″).

Le chassé-croisé se poursuit car Martin Domian, en accélérant sur l’aile, oblige Dylan Célestin à concéder un rebond d’autant plus dangereux que Marek Matej, lui aussi totalement libre, patiente pour glisser le caoutchouc derrière la ligne (2-1 à 31’44″). Les Châlonnais ont l’opportunité de recoller rapidement car Mikula isole Hanes au centre ; le capitaine temporise pour mieux tenter de déjouer un Martel encore solide. Le passeur à son tour en prison, Mattéo Toneatto arme un lancer repoussé par Célestin, devant une cage où sa défense paraît bien désarmée, une aubaine pour Martin Lagrise (3-1 à 39’22″). Les hommes de Fabien Chardon pensent conclure le tiers intermédiaire sur cet avantage, mais une charge avec la crosse de Tiramani aux abords de la table de marque renverse le rapport de forces. Tomas Janci intercepte du gant le dégagement de Louf, sert latéralement Matejka, dont le tir est dévié par Pernot (3-2 à 39’55″).

Et voici les hommes de Tristant Lohou, suspendu, revenus à une unité. Une deuxième faute de Marek Matej, en zone offensive, permet aux Marnais de déployer à nouveau un dispositif désormais bien rôdé. Jakub Matejka est encore à la manœuvre. Martel s’interpose une première fois, mais ne peut qu’écarter la deuxième tentative, Pernot et Mikula en profitant pour offrir l’égalisation à Marek Hanes (3-3 à 40’46″). Dès l’engagement, Wasquehal se rue sur la cage de Célestin, heurté au niveau du casque par un Lukas Bjorklund en déséquilibre. Le Suédois est sanctionné d’un cinglage et si l’armada slovaque reste muette, c’est au tour de Tony Allouchery, d’un lancer côté gauche, de surprendre Marc-André Martel (3-4 à 42’49″).

Menés pour la première fois de la rencontre, les Nordistes pensent revivre le scénario du match perdu face à Strasbourg peu avant Noël, au cours duquel ils avaient dilapidé un avantage de deux buts et écarté un tir de pénalité. D’autant qu’une sanction similaire accompagne l’intervention de Björklund, le joueur au passeport colombien ayant tenté de mettre fin à une contre-attaque à 2 contre 1. Anthony Pernot s’élance face à son ancien partenaire mulhousien, parvient à le feinter pour se retrouver devant une cage ouverte, mais il lance sur le poteau (43’30″) !

Le triplé ayant échappé de façon incroyable au numéro 71 des jaunes, les Lions peuvent profiter de ce coup du sort pour revenir. À condition de régler leurs problèmes d’indiscipline. Lukas Björklund semblant avoir irrité Monsieur Gardiol, ce sont deux nouvelles minutes qu’ils s’apprêtent à jouer dans leur zone, s’exposant aux expérimentées gâchettes champenoises. À la pointe, Tony Allouchery est toutefois contré par Martin Domian, poison en infériorité mais cette fois déjoué par Célestin. Au retour à cinq, ce dernier, sauvé une deuxième fois par ses poteaux, résiste aux quelques assauts désordonnés des Wasquehaliens, et écarte les tirs lointains de Toneatto et Louf.

Au pressing sur Matejka, Domian est puni pour cinglage à moins de cinq minutes du terme. Les Gaulois n’en profitent pas, mais leur dispositif annihile les dernières relances de Lions en manque d’inspiration. Démuni face au mur jaune, Wasquehal concède un dernier but dans le filet désert, trouvé par Marek Hanes (3-5 à 59’32″). La troupe de Fabien Chardon subit une quatrième défaite à domicile, la troisième de suite au cours d’une phase retour chaotique. Il restera une dernière sortie sur la glace de Rouen pour espérer finir sur une note positive et conserver sa deuxième position.

Désignés meilleurs joueurs de la rencontre : Ryo Miyazaki pour Châlons-en-Champagne et Martin Domian pour Wasquehal

Wasquehal – Châlons-en-Champagne 3-5 (0-0, 3-2, 0-3).
Samedi 26 janvier 2019 à 19h00 à la patinoire Serge Charles. 350 spectateurs.
Arbitrage de Guillaume Gardiol assisté de Alban Delsarte et Antoine Debucquet.
Pénalités : Wasquehal 18′ (4′, 4′, 10′), Châlons-en-Champagne 8′ (4’, 4′, 0′).
Tirs : Wasquehal 41 (9, 20, 12), Châlons-en-Champagne 36 (12, 14, 10).
Évolution du score :
1-0 à 23’29″ : Domian assisté de Louf (inf. num.)
1-1 à 28’51″ : Pernot assisté de Mikula et Hanes
2-1 à 31’44″ : Domian assisté de Matej et Louf
3-1 à 39’22″ : Lagrise assisté de Kalisa et Belharfi (sup. num.)
3-2 à 39’55″ : Pernot assisté de Matejka et Janci (sup. num.)
3-3 à 40’46″ : Hanes assisté de Mikula et Pernot (sup. num.)
3-4 à 42’49″ : Allouchery assisté de Barnes (sup. num.)
3-5 à 59’32″ : Hanes assisté de Mikula et Allouchery, cage vide

Wasquehal
Attaquants :
Martin Domian – Benjamin N’Guyen (C) – Marek Matej
Martin Lagrise – Antonin Plagnat – Ryan Belharfi
Benjamin Turpin – Lukas Bjorklund – François Piquet

Défenseurs :
Mattéo Toneatto – Benjamin Louf (A)
Théo Kalisa – Christophe Tiramani
Thibault Verschaeve – Marc-Antoine Herbet (A)

Gardien :
Marc-André Martel (sorti de 58’55″à 59’31 »)

Remplaçants : Maurad Laamel (G), Thomas Trambouze. Absents : Aurélien Zajac (suspendu), François Grenier (genou), Simon Angielczyk, Charley Marcos, Arnaud Péan (blessé).

 

Châlons-en-Champagne

Attaquants :
Giordano Saputo – Jakub Matejka – Ryo Miyazaki
Anthony Pernot – Marek Hanes (C) – Vladimir Mikula
Lois Paroissien (A) – Alexis Pimpernelle – Cédric Cheylan

Défenseurs :
Nelson Goncalves – Tomas Janci
Tony Allouchery – Jean-Yves Barnes
Hugo Goncalves – Sylvain Berthon

Gardien :
Dylan Célestin

Remplaçants : Alexis Bachetti (G), Nathan Dutat, Florent Domaine. Absents : Tristant Lohou (suspendu), Julien Delaunois.

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