Bulletin NHL : le point sur la ligue, All-Star Game, hat-tricks, nutrition et Seattle

Photo Kyle Terada, USA TODAY Sports
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Le Bulletin NHL fait chaque lundi le tour des nouvelles les plus marquantes de la ligue. Signatures, blessures, échanges, on vous résume le plus important.

Le point sur la ligue

Les Islanders ont décollé. Littéralement. L’équipe au jeu moyen qui tenait grâce à des gardiens surprises n’est plus. En plus de conserver un PDO très élevé, les Isles affichent désormais des buts anticipés positifs, proches du top-10 de la ligue. La raison de ce changement? Elle est défensive. Les Isles accordent beaucoup moins de chances depuis le début de 2019, beaucoup beaucoup moins. Barry Trotz n’a pas inventé de recette miracle pour cela mais plutôt pioché dans le vieux répertoire de la NHL avec un défense en 1-1-3 attentiste en zone neutre. Un seul avant fait le pressing, un autre vadrouille entre sa bleue et la rouge et trois Islanders se tiennent sur leur propre bleue… Obligeant les attaquants à envoyer le palet au fond, ce qui augmente les chances pour la défense de le récupérer immédiatement et de le ressortir. Pas d’attaque = pas de danger… Aucunement spectaculaire mais efficace.

Voilà donc NYI avec neuf points d’avance sur la 9e place, de quoi sûrement enlever un joueur de la course aux Wild-cards. Carolina s’est rapproché à quatre points alors que Buffalo, sans surprise, ne redresse pas la pente. Si la défense est moyenne et Dahlin bien seul au monde, les problèmes des Sabres, comme l’an passé, viennent de l’attaque. 22e de la ligue pour les tirs tentés et 28e pour les buts anticipés, les Sabres ne produisent que très peu en zone offensive et se reposent essentiellement sur le trio de Skinner-Eichel-Reinhart. Pas de bon augure face à des Canadiens homogènes, les Bruins, Penguins ou Blue Jackets.

Quid des Capitals ? Un problème chez les champions en titre ? Oui et non. Toujours aussi peu reluisant à 5 contre 5 (26e de la ligue pour le pourcentage de buts anticipés), Washington voit les effets d’un jeu aussi moyen lorsque la réussite des gardiens et tireurs s’envolent…

Le PDO des Caps est en chute libre et l’équipe avec. Petit coup de mou passager de Holtby ? Retour de bâton pour un surplus de chance en attaque ? Washington va devoir vivre avec.

À l’ouest, Minnesota a enfin reçu un coup de pouce du karma. Performant comme toujours à 5 contre 5 (meilleure défense de la ligue pour les buts anticipés accordés, la signature de Bruce Boudreau), le Wild a enchaîné quelques victoires et se donne de l’air sur des Canucks qui s’accrochent encore à l’utopie des playoffs.

D’ailleurs, quand on regarde la Yakuline, la lutte à l’ouest semble encore plus au rabais qu’à l’est. Entre Colorado et Dallas qui végètent dans le ventre mou de la ligue, Arizona qui dépend de ses unités spéciales, Edmonton (no comment), Anaheim qui regarde déjà vers l’avenir et Vancouver… c’est pas le gratin qui toque à la porte.

St Louis est ce matin à trois points des séries avec un match en main. Qu’on se le dise…

 

Un All-Star game gagné par les femmes

L’édition 2019 du All-Star game NHL à San José aura pris une direction inattendue. Au milieu des vedettes de la ligue nationale, des jeux d’habileté et des confrontations à trois contre trois, ce sont deux femmes qui se sont retrouvées en pleine lumière.

Kendall Coyne Shofield, tout d’abord. Invitée par la NHL à participer au concours de vitesse pour remplacer Nathan MacKinnon blessé, l’internationale américaine a repoussé Connor McDavid, vainqueur pour la troisième fois de suite (13,378 secondes), au second plan médiatique. Coyne Shofield a signé le tour de piste en 14,346 secondes, se classant finalement septième sur huit, devant Clayton Keller. En terminant à une seconde du capitaine des Oilers, la quintuple championne du monde et championne olympique de 26 ans a sans doute fait beaucoup pour le hockey féminin. Une barrière a vacillé…

Et une autre joueuse a fait de même. Brianna Decker n’était pas officiellement conviée à participer au concours de passe. Cependant, l’internationale américaine était chargée de présenter l’exercice, extrêmement difficile, ce qu’elle fit en une minute et six secondes. Les stars NHL se sont ensuite chargées du spectacle, remporté par Leon Draisaitl en une minute et neuf secondes, s’offrant ainsi le prix de 25 000 dollars. Les réseaux sociaux se sont rapidement insurgés de cette injustice : Decker fut bel et bien la plus rapide, même de manière non officielle. Regroupées sous le hashtag #PayDecker, leurs plaintes ont trouvé écho auprès du fabricant CCM. L’équipementier a annoncé publiquement le versement de la prime à l’athlète de 27 ans.

La NHL, pour sa part, a elle aussi voulu faire quelque chose pour saluer les quatre femmes participantes : Coyne Schofield, Decker, et les Canadiennes Renata Fast et Rebecca Johnson. Outre un cadeau personnel, chacune recevra 25 000 dollars pour l’association de son choix, une décision annoncée en pleine SAP Arena durant la pause du deuxième match. Adidas leur a aussi offert un contrat de sponsoring.

Ha oui, il y avait un All-Star Game à jouer, également. La division Métropolitaine s’est montrée la plus efficace grâce aux exploits d’Henrik Lundqvist et Braden Holtby dans les cages, s’imposant contre la division Centrale en finale. Sidney Crosby, auteur de cinq points dans ce dernier match, a complété son armoire à trophées avec le titre de MVP – et la voiture qui va avec -, le premier de sa carrière. Au rayon des beaux gestes, citons aussi celui d’Auston Matthews, qui a joué le concours d’habileté avec le maillot n°12 de Patrick Marleau, sous les acclamations du public de San José. Bel hommage pour l’ex-star des Sharks.

Des buts, encore des buts

Après 770 matchs disputés, la saison NHL 2018-2019 a déjà connu 61 hat-tricks depuis le début de saison, soit un record depuis 1995-1996 (62).  Une performance concomitante avec l’augmentation sensible du nombre de buts marqués : les équipes sont en moyenne à 3,03 buts par match, soit le record depuis 1996 (3,14). Un chiffre bien loin des 2,57 de la saison 2003-2004, juste avant le lockout…

Au jeu des triplés, Patrik Laine et Alexander Ovechkin mènent la danse cette saison, avec trois tours du chapeau. Une ligue plus rapide, plus technique, avec plus d’espace, un travail sur les équipements de gardiens… Hormis les malheureux portiers, dont le pourcentage d’arrêts a rarement été aussi bas, qui se plaindra de ces scores ?

De plus en plus légers

La journaliste Amalie Benjamin s’est intéressée sur NHL.com à la nutrition des joueurs, qui évolue de manière sensible. On y apprend ainsi que la NHL perd du poids d’année en année.

En 2003-2004, le poids moyen était de 206,41 livres (93,82 kg) et la taille moyenne de 6 pieds 1 (1m85). On trouvait alors 117 joueurs à plus de 225 livres (102,27 kg).

En 2018-2019 ? Le poids moyen est descendu à 199,54 livres (90,7 kg) pour une taille moyenne de 6’05 » (1m84), pour seulement 41 joueurs à plus de 225 livres.

Une cure de minceur spectaculaire, qui provient de gros changements nutritionnels. Une alimentation plus riche en légumes, graines, poisson de type saumon, et moins riche en viande rouge. Sans parler des smoothies matinaux à grand renfort de gingembre, avocat, noix de coco et graines de chia ! Un changement radical pour une alimentation de plus en plus spécifique, adaptée à l’individu, à sa morphologie voire à ses origines géographiques… Comme le dit la nutritionniste de Boston Julie Nicoletti : « Les vieux gros corps, je pense que c’est du passé. Ils resteront derrière, dans la poussière. »

Des nouvelles de Seattle

Emily Kaplan propose sur ESPN un article long format sur les premiers pas de la future franchise de Seattle, qui débutera en 2021-2022. On y apprend qu’il n’y a pour l’instant que 13 employés, mais que le staff reçoit des milliers de CV chaque semaine…

Parmi les premiers dossiers, la rénovation de la Key Arena, qui est en cours, mais aussi le recrutement des services de scouting, chapeautés par l’ancien entraîneur des Coyotes Dave Tippett. L’objectif est, déjà, d’espionner les effectifs des 31 autres franchises afin de réfléchir aux choix pour la draft d’expansion. Et, évidemment, il faut trouver le general manager

Aujourd’hui, 32 000 fans ont déjà demandé un abonnement, pour une patinoire de 17 000 places. Parmi les autres dossiers en cours : trouver une ville pour accueillir l’équipe réserve en AHL, plutôt sur la côte ouest ; choisir le nom de la franchise ; et bien sûr, travailler sur « l’expérience vécue par les futurs supporters ». Le show proposé en avant-match à Vegas a placé la barre très haut… Seattle envisage par exemple un partenariat avec la station de radio KEXP, de renommée internationale. Dans tous les cas, les fans sont complètement impliqués dans le processus de décision, et consultés régulièrement.

Seattle souhaite enfin travailler activement dans le développement du hockey mineur. On compte actuellement environ 4400 pratiquants du hockey sur glace dans l’état de Washington. Un chiffre qui devrait décoller dès que les trois glaces du futur complexe d’entraînement ouvriront…

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