Bulletin NHL : le point sur la ligue, Kings, Penguins et date limite des échanges

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Le Bulletin NHL fait chaque lundi le tour des nouvelles les plus marquantes de la ligue. Signatures, blessures, échanges, on vous résume le plus important.

 

Le point sur la ligue

Mine de rien il reste 30 matchs… On a toujours tendance à voir la course aux playoffs définie très tôt dans la saison et si cela est vrai pour les deux extrêmes du classement, le ventre mou de la ligue peut encore être témoin de revirements. Si la ligue fonctionne un peu au ralenti après la reprise post all-star game, certaines équipes montrent quand même des tendances notables.

Columbus dans le troubl e? Les Jackets ont enchaîné 5 défaites et sont passés largement en dessous de la ligne en une semaine ! Le jeu s’est écroulé et le PDO également. Nous y revenons plus bas mais les problèmes contractuels des stars de l’équipe que l’on craignait en début de saison resurgissent au pire moment. Si Columbus tombe, cela offrirait-il une place de plus dans la course à l’Est ?

Carolina est à 3 points de la 8e place et a rejoint la Yakuline cette semaine ! Intrigants, les Flyers ont enregistré une 7e victoire de rang et ont eux aussi passé la ligne… Des Flyers encore à 7 points des playoffs mais qui surfent surtout sur une belle vague de réussite. Le gardien Carter Hart y est pour beaucoup. Le niveau de jeu reste moyen et la belle série en cours ressemble plus à un sursaut de la chance qu’autre chose. Et Buffalo chute toujours mais on en a déjà dit assez à ce propos.

Dans l’ouest, le trio de tête dans la Pacifique est scellé. Dans la Centrale, derrière Winnipeg et Nashville, l’équipe en forme du moment est Dallas. Des Stars qui passent au nord de la ligne, jouent mieux et engrangent des victoires méritées. Désormais 6 points devant le 9e, Dallas a son destin entre les mains. Minnesota s’accroche, Colorado plonge en bas de la Yakuline alors que Vancouver continue de survivre en attendant les Blues. Nous en parlions la semaine dernière, St Louis grimpe et grimpe et grimpe. Avec deux matchs de moins que Vancouver et 3 petits points de retard, St Louis pourrait mathématiquement déjà être en séries. Avec eux, le portrait dans l’ouest pourrait être pas mal complet même si Coyotes, Oilers et Ducks font encore semblant.

 

Les Kings abandonnent

Il y a un an, les Rangers de New York expliquaient à leurs supporters par courrier la fin d’une ère et le début d’une opération « reconstruction », sans toutefois employer officiellement le terme. Fin janvier, les Kings de Los Angeles ont employé la même méthode, par le biais d’un communiqué de leur président Luc Robitaille.

Le staff acte donc que les attentes très élevées ont été déçues, remercie les joueurs, entraîneurs et supporters, et n’emploie jamais, jamais le mot « reconstruction ». Il s’agit juste de « rechercher et développer les talents capables de gagner dans la NHL d’aujourd’hui ». Un terme important : les Kings sont désormais réputés comme une équipe particulièrement lente, incapable de faire la différence devant. Avec 2,27 buts marqués par match, c’est la pire attaque de la ligue. La défense ne parvient plus à compenser ce manque de talent et, avec -38, se classe avant-dernière en différence de buts, derrière Anaheim qui compte un match de plus.

Ce constat d’échec apparaissait évident aux yeux de nombreux observateurs. Les Californiens, champions en 2012 et 2014, n’ont gagné qu’un seul match de playoffs depuis. Non qualifiés deux fois, éliminés au premier tour les deux autres, ils n’ont jamais semblé en mesure de digérer leurs succès. Asséchés de choix de draft pour des échanges douteux (le 1er tour 2015 contre Lucic, le 1er tour 2016 contre Sekera), vieillissants (la moitié de l’effectif a plus de trente ans), gênés par une masse salariale énorme afin de récompenser les double champions, les Kings disposent d’un réservoir de jeunes famélique. Leur équipe AHL se classe parmi les moins bonnes du championnat et on compte sur les doigts d’une main les prospects au potentiel intéressant.

Le premier acte de la nouvelle ère ? Le départ de Jake Muzzin, envoyé à Toronto.

Vers Toronto : Jake Muzzin (D)

Vers Los Angeles : Carl Grundström (A), Sean Durzi (D), 1er tour de draft 2019

Le premier choix est bien sûr le joyau de la couronne, mais le reste n’est pas mal non plus. Grundström, 21 ans, est un ancien international junior de grande qualité, qui joue sa première saison nord-américaine. Il a marqué 29 pts en 42 matchs avec les Marlies, la filiale de Toronto. Durzi, 20 ans, n’est pas encore sous contrat. Drafté au deuxième tour, 52e au total, en 2018, le jeune défenseur offensif compte une trentaine de points en OHL et vient récemment d’être échangé à Guelph.

Le choix de draft est le neuvième des Kings pour 2019, puisqu’ils ont par ailleurs obtenu un cinquième tour de draft de Chicago (celui d’Arizona initialement) contre les droits de signature de l’attaquant tchèque Dominik Kubalík. Le départ de Muzzin n’est probablement que le premier d’une longue série…

 

Pittsburgh se renforce

Les Penguins conservent leur place dans le top-3 de la division Métropolitaine, mais la concurrence n’est pas loin. Soucieux d’améliorer son équipe, Jim Rutherford n’a pas traîné. Après avoir renvoyé Jamie Oleksiak à Dallas, d’où il venait, pour le même prix (un quatrième tour de draft), le manager général n’a pas hésité à frapper fort en transigeant avec les Panthers.

Vers les Florida Panthers : Derick Brassard (A), Riley Sheahan (A),  2e tour de draft 2019, 4e tour de draft 2019 (celui de Pittsburg), 4e tour de draft 2019 (celui de Minnesota).

Vers les Pittsburgh Penguins : Nick Bjugstad (A), Jared McCann (A)

Un échange qui satisfait tout le monde. Pittsburgh obtient en Bjugstad un centre encore jeune pour sa troisième ligne, qui a démontré par le passé de bonnes qualités de finition. À 26 ans et quatre millions jusqu’en 2020-21, il a de bonnes chances de se révéler une pioche utile. McCann, un ailier rapide, apportera une profondeur de banc intéressante, et il lui reste un an de contrat.

En face, Florida décroche trois choix de draft, un ailier de fond de banc en Sheahan, et Derick Brassard. Les deux joueurs ne feront sans doute pas de vieux os en Floride. Les chances que ces joueurs en fin de contrat soient échangés avant le 25 février sont en effet très élevées. Florida, qui, par cet échange, abandonne la course aux séries, n’avait qu’une obsession : réduire au maximum la masse salariale. Les Panthers n’ont jamais caché qu’ils souhaitaient enrôler cet été certains des agents libres les plus convoités du marché, notamment Artemi Panarin et Sergei Bobrovsky. Ils disposent désormais de l’espace nécessaire.

https://twitter.com/CapFriendly/status/1091402556113408002.

 

Columbus dans le doute

Parlant de Panarin et Bobrovsky, la situation se tend pour les Blue Jackets. L’attaquant ne cache pas que les chances de resigner cet été sont virtuellement inexistantes. Le second a pour sa part été puni il y a quelques semaines pour un incident interne. Bref, les deux hommes ne sont plus vraiment en odeur de sainteté… mais pour autant, indispensables au succès de l’équipe ! Panarin mène l’équipe avec 20 buts et 59 pts en 49 matchs, et Bobrovsky réalise de meilleures prestations qu’au début de saison.

La franchise de l’Ohio bataille pour une place dans le top-3 de la division Métropolitaine, et va vite devoir se décider. Faut-il parier sur une qualification et un parcours en playoffs avec ces deux hommes, ou au contraire tenter d’en tirer quelque chose avant de les perdre pour rien ? Un casse-tête pour Jarne Kekäläinen, le manager général…

 

Des échanges à venir

La date limite des échanges du 25 février s’annonce donc palpitante. Outre Columbus, Ottawa doit aussi prendre une décision sur Mark Stone et Matt Duchene, qui seront agents libres au 1er juillet. Parviendront-ils à convaincre les deux hommes que le projet de reconstruction va dans le bon sens ? Que fera Philadelphie avec Wayne Simmonds ? Les Rangers avec Kevin Hayes et Matt Zuccarello ?

Que dire des Devils du New Jersey, englués dans la descente aux enfers de Cory Schneider, encore sous contrat pendant cinq ans à six millions de dollars ? Ben Lovejoy, Marcus Johansson et Brian Boyle sont eux aussi agents libres en juillet. On évoque également Dougie Hamilton et Michael Ferland de Carolina, Gustav Nyquist et Jimmy Howard de Detroit… Les rumeurs vont bon train.

En attendant, plusieurs équipes font de la place dans leur masse salariale en plaçant des joueurs au ballotage. Martin Marincin (Toronto), Remi Elie (Buffalo), Nick Paul (Ottawa), Nate Prosser (Minnesota), JT Brown (Minnesota) en sont les premières victimes…

 

Dallas gagne la course

Les Stars de Dallas ont obtenu cette semaine la signature de Tye Felhaber, l’agent libre le plus convoité des ligues juniors. Âgé de 20 ans, Felhaber évolue aux Ottawa 67’s en OHL, où il réalise une saison ébouriffante. Après 50 matchs joués, il compte 51 buts (!) et 88 pts, ce qui pourrait lui permettre d’être le premier joueur à dépasser le plateau des 70 buts depuis John Tavares en 2007. Ce pur sniper a connu quelques matchs pro en fin de saison dernière avec le Rocket de Laval et s’est entraîné cet été avec Claude Giroux des Flyers. Oublié à la draft en raison d’un patinage jugé moyen, sa progression depuis deux ans l’a rendu particulièrement attirant pour de nombreuses équipes.

Felhaber n’est pas la première pioche des Stars ces derniers temps. L’été dernier, l’équipe avait séduit le défenseur Gavin Bayreuther, un universitaire très convoité, qui a déjà joué 19 matchs NHL cette saison. Une solution peu coûteuse pour améliorer son réservoir de jeunes talents…

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