Le Japon gâche la première des Bleues

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C’est l’heure. Le plus grand défi de l’histoire de l’équipe de France féminine, son premier Mondial élite, commence ce jeudi. Et la voilà dans le vif du sujet puisque les Bleues commencent leur campagne d’Espoo contre le Japon, septième nation mondiale.

Et les Françaises pourraient en avoir des étoiles dans les yeux en changeant de dimension. Mais à la vue d’un vestiaire de fortune fabriqué entre les deux glaces d’Espoo, on retombe dans la triste réalité du hockey féminin. Comme les fans, puisque les matchs de ce groupe B ne seront pas retransmis, à l’exception de la Suède dont les rencontres sont couvertes par le réseau suédois SVT.

Place tout de même à la compétition face à une équipe dont il faut particulièrement se méfier. Une équipe vive avec une certaine aisance technique et que la France a affronté à deux reprises la même année, en 2017 : aux Mondiaux de Graz et lors du Tournoi de qualification olympique, matchs remportés par les Nippones 4-0 et 4-1.

Deux ans sont passés, la France trouvera-t-elle la solution pour réaliser un effet de surprise en ouverture ? En tout cas, le Japon se tourne vers une valeur sûre, son indéboulonnable gardienne Nana Fujimoto, la titulaire depuis 2013. Caroline Baldin, qui s’est appropriée le poste de n°1 ces dernières années, se présente logiquement devant la cage bleue.

D’entrée de jeu, le Japon met du rythme, beaucoup de rythme. Le mur Caroline Baldin tient le coup un long moment, et ce malgré deux pénalités sifflées contre la France, à la 7e minute et à 25 secondes de la fin de la première période. Mais dominatrices, les Japonaises vont débloquer le tableau d’affichage à l’approche de la mi-match. Mei Miura et Ayaka Toko inscriront deux buts en l’espace de 3 minutes 17 secondes.

Ce ne sera pas contre le Japon que la France parviendra à inscrire son premier but en élite mondiale, Fujimoto conservant sa cage inviolée malgré de bonnes occasions pour Athéna Locatelli, Emmanuelle Passard, Gwendoline Gendarme et Estelle Duvin côté bleu. Suzuka Taka scellera le score à 3-0 en déjouant Caroline Baldin à la 55e minute.

La France n’a pas réussi à créer la surprise en ouverture de son Mondial, mais elle n’a pas à rougir de sa prestation. Les Bleues ont même fait jeu égal dans le troisième tiers-temps (12 tirs pour la France, 14 pour le Japon). Il faudra toutefois rapidement digérer cette défaite pour Marion Allemoz et ses partenaires puisqu’elles ont rendez-vous demain vendredi à 15h00 pour la suite de la compétition, avec au menu cette fois-ci la Tchéquie. Des Tchèques qui débuteront d’ailleurs leur tournoi contre les Bleues. De quoi les cueillir à froid ?

Dans le groupe de la France, l’Allemagne a réalisé un sacré en coup en battant la Suède à l’issue des tirs au but. Emily Nix avait égalisé pour les Allemandes durant la deuxième période. Et c’est Laura Kluge qui a inscrit le seul essai en fusillade. Jennifer Harss a été admirable devant les filets en stoppant 40 des 41 lancers des Suédoises, et en préservant sa cage inviolée en prolongation puis face aux cinq tirs de la Damkronorna en fusillade.

Petite désillusion pour la Suède, qui ne prend qu’un point face à une équipe qu’elle a largement dominée. C’est d’ailleurs la deuxième fois en deux championnats du monde que l’Allemagne bat la Suède.

Dans le groupe A, l’entrée en lice du Canada n’a posé aucun problème. Face à la Suisse, Shannon Szabados a réalisé un blanchissage, bloquant seulement six tirs offerts par les Helvètes, le Canada canardant à 53 lancers.

Les Canadiennes entraînées par l’expérimenté Perry Pearn se sont imposées 6-0 grâce à des buts de Loren Gabel (la MVP 2019 en NCAA), Natalie Spooner, Emily Clark (deux fois), Jamie Rattray et Blayre Turnbull. Quatre des six buts canadiens ont été marqués en dernière période.

Élues meilleures joueuses du match France – Japon : Betty Jouanny pour la France, Rui Ukita pour le Japon.

 

France – Japon 0-3 (0-0, 0-2, 0-1).
Jeudi 4 avril 2019 à 18h00 à la 2nde Metro Areena d’Espoo. 202 spectateurs.
Arbitrage de Nikoleta Celarova (SVQ) et Yana Zueva (RUS) assistées de Magali Anex Chenaud (SUI) et Lisa Linnek (ALL).
Pénalités : France 10′ (4′, 0′, 6′), Japon 8′ (0′, 4′, 4′).
Tirs : France 25 (7, 6, 12), Japon 38 (15, 9, 14).

Évolution du score :
0-1 à 27’28 » : Miura assistée d’Ukita
0-2 à 30’45 » : Toko assistée d’Osawa
0-3 à 53’15 » : Taka assistée de Koike (sup. num.)

France

Attaquantes :
Lore Baudrit (A) – Marion Allemoz (C, 4′) – Clara Rozier
Chloé Aurard (2′) – Estelle Duvin – Emmanuelle Passard
Léa Parment (-2) – Betty Jouanny (-2) – Lara Escudero (-1, 2′)
Margot Desvignes – Morgane Rihet (A) – Jade Vix (-1)
Amandine Cuasnet

Défenseures :
Athéna Locatelli – Gwendoline Gendarme
Léa Villiot (-2) – Raphaëlle Grenier (-2)
Eloïse Juré (2′) – Alexandra Harrison
Louanne Mermier

Gardienne :
Caroline Baldin

Remplaçante : Caroline Lambert (G). En réserve : Margaux Mameri (G).

Japon

Attaquantes :
Haruna Yoneyama (+1, 2′) – Mei Miura (+1) – Rui Ukita (+1)
Chiho Osawa (C, +1) – Moeko Fujimoto (A, +1) – Suzuka Taka (+1)
Haruka Toko – Akane Shiga (2′) – Hanae Kubo
Kaho Suzuki – Hikaru Yamashita – Yoshino Enomoto
Remi Koyama

Défenseures :
Aoi Shiga – Akane Hosoyamada (A, 2′)
Shiori Koike (+1) – Kanami Seki (+1, 2′)
Ayaka Toko (+1) – Sena Suzuki (+1)
Shiori Yamashita

Gardienne :
Nana Fujimoto

Remplaçante : Mai Kondo (G). En réserve : Akane Konishi (G).

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