Grenoble – Rouen (Ligue Magnus 2019, finale, match 4)

Retour à la case départ

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Rouen a relancé la série en s’imposant 2-1 hier soir sur la glace de Pôle Sud. Une victoire logique au vu de la rencontre dominée par les Dragons qui ont réussi enfin à concrétiser en avantage numérique. A l’inverse, les Brûleurs de Loups ont eu du mal au cours des deux premières périodes et l’accumulation des pénalités a fini par leur être fatal. Ce soir, Rouen va tenter d’égaliser dans la série avant de revenir à Rouen alors que les Brûleurs de Loups espèrent garder l’ascendant sur la série.

Dès le coup d’envoi, les Brûleurs de Loups se ruent à l’attaque et mettent la pression sur la cage rouennaise, par Champagne puis Kearney. Mais la réaction rouennaise ne tarde pas avec Dusseau qui lance par deux fois à la cage, deux lancers captés par Horak. Les duels sont âpres au cours des premières minutes, Grenoble tente de prendre l’ascendant mais la défense rouennaise est très bien positionnée et ne laisse partir que des tirs peu dangereux. Sur un contre rondement mené par Kara, Rohat parvient à reprendre le palet mais son tir pas assez puissant est capté par Pintaric. Les Dragons restent dangereux offensivement en mettant la pression sur la défense grenobloise qui a du mal à se dégager. Et sur une belle passe transversale, Deschamps parvient à décaler Guttig qui se trouve démarqué, son lancer croisé en lucarne trompe Horak, gêné par la présence de Brodeur qui lui masque le départ du tir (0-1, 07’00’). Menés au score, les Brûleurs de Loups tentent de réagir tout de suite avec un bon lancer de Kramar bloqué par Pintaric. Mais la dynamique est rouennaise à l’image d’un bon forecheck de Lampérier sur Hardowa qui perd le palet. Ritz et Lampérier continuent de travailler dans la bande et provoque une pénalité de Kramar, coupable d’une charge contre la bande sur Lampérier.

Première supériorité numérique pour Rouen qui installe bien son power-play mais les tentatives d’Aleardi, Chakiachvili ou Thinel sont toutes repoussées par Horak qui répond présent en multipliant les arrêts importants. Les Brûleurs de Loups parviennent à tuer la pénalité avec autorité à l’image d’une grosse charge de McEachen sur Langlais. Les attaques rouennaises continuent sous l’impulsion d’Aleardi, à l’origine de toutes les attaques dangereuses des Dragons. Sur une contre-attaque Da Costa hérite du palet seul devant la cage mais lève trop son palet. Grenoble finit par reprendre la maîtrise du palet en zone offensive sur une interception de Baylacq, action qui se termine par un tir de Rohat facilement capté par Pintaric. Grenoble continue sa bonne période en zone offensive et l’égalisation est au bout de la crosse de Leclerc, superbement décalé par Kearney mais Pintaric réalise un arrêt décisif face au meilleur buteur de la saison régulière. Sur l’action, les Brûleurs de Loups récupèrent tout de même une pénalité de Bordeur et peuvent jouer pour la première fois en supériorité numérique.

Le power-play grenoblois a du mal à s’installer et perd même le palet sur un contre de Bedin qui va jusqu’à tenter un bon lancer sur Horak. En fin de supériorité, un lancer de Bisaillon passe de justesse à côté du poteau après avoir été dévié. Mais ce sont encore les Dragons qui se montrent dangereux lorsque Joël Caron part entre McEachen et Manavian pour défier Horak mais le gardien tchèque réalise un arrêt décisif et très important à ce moment du match. Les relances grenobloises depuis la zone défensive sont souvent confuses ce qui rend systématiquement le palet aux Dragons. Les Brûleurs de Loups procèdent par contre et une passe « caviar » en retrait de Leclerc pour Champagne n’est pas bonifiée une nouvelle fois grâce à la vista de Pintaric qui lit bien le tir du revers du capitaine grenoblois. Les Brûleurs de Loups poussent avec Da Costa qui tente une reprise à bout portant repoussée par Pintaric puis par Fleury qui hérite du palet seul face à la cage vide mais se précipite trop pour faire son tir du revers qu’il ne cadre pas, au grand dam de tout Pôle Sud qui croyait au but ! Que d’occasions manquées par Grenoble pour égaliser !  En toute fin de tiers, une obstruction de Champagne sur Miklik permet aux Dragons de terminer en supériorité numérique.

Rouen débute la deuxième période en power-play pour encore 01’12’.  Horak parvient à repousser les premiers tirs rouennais qui viennent généralement de la ligne bleue. Le boxplay grenoblois fait le travail pour parvenir à tuer la pénalité et revenir à cinq contre cinq. Les Isérois essaient d’enchaîner avec Kearney auteur d’un bon travail le long de la bande, il parvient à ressortir avec le palet et revenir vers la cage mais il est retenu par Roy qui part en prison. Les Brûleurs de Loups obtiennent ainsi leur deuxième supériorité numérique Le power-play grenoblois est bien installé avec McEachen et Fleury à la manœuvre notamment mais les Rouennais sont bien en place défensivement et sont difficiles à bouger. Bisaillon tente sa chance de loin mais le tir n’est pas cadré. Au moment où Roy revient sur la glace, Kearney et Dusseau sont sanctionnés pour une petite altercation. Rouen en profite pour contre-attaquer avec Nesa qui sert Aleardi mais McEachen intervient au bon moment. Les Dragons remettent ça quelques instants plus tard avec un déboulé de Caron sur la droite et un centre pour Koivisto dont la reprise à bout portant est bloquée par Horak. Le portier grenoblois tient son équipe dans le match, il détourne ensuite un tir croisé de Deschamps. Les Brûleurs de Loups sont en difficulté dans leur zone alors que les Dragons effectuent un pressing très haut qui gêne les défenseurs grenoblois.

Les débats s’équilibrent à la mi-match entre deux équipes très bien positionnées défensivement qui laissent peu d’ouverture mais Rouen semble toujours avoir un temps d’avance dans les duels. Et sur un palet perdu par Sacha Treille, Aleardi parvient à s’échapper tout seul en breakaway mais Horak remporte le duel avec brio. Dominés dans le jeu, les Brûleurs de Loups s’en remettent à des contre-attaques à l’image de celle de Baylacq dont le tir croisé est dévié de justesse par Pintaric. Mais la plus belle occasion du tiers est pour Fleury, parfaitement décalé par Champagne face à une cage grande ouverte mais le tir trop mou de l’attaquant grenoblois est repoussé in extremis par Pintaric. Les gardiens sont les vedettes de ce match car Horak n’est pas en reste avec encore un gros arrêt face à Aleardi malgré la présence de Caron dans le slot. Horak repousse encore un lancer de Miklik. Champagne accroche Miklik ce qui offre une nouvelle supériorité numérique à Rouen. Rohat se procure la première opportunité à quatre contre cinq sur une accélération mais il est repris par Aleardi.

Les Dragons ne jouent pas très bien en power-play et se font une nouvelle fois contrer par Kearney qui décale pour Champagne à sa sortie de prison mais Pintaric sort le grand jeu et repousse le palet. Un palet vite récupéré par Brodeur qui lance Thinel en profondeur qui part s’offrir un face à face avec Horak mais il est chargé par Manavian ce qui provoque un tir de pénalité sifflé par les arbitres. Thinel s’élance mais Horak parvient à détourner le palet, sauvant une nouvelle fois son équipe. Mais les Dragons continuent d’attaquer avec une présence étouffante dans la zone grenobloise ponctuée par des lancers de Deschamps et Guttig. Lorsque Grenoble arrive à desserrer l’étau, c’est pour obtenir une pénalité pour une faute de Chakiachvili sur Legault. Hardy poursuit l’action mais Pintaric parvient à détourner le palet. Les Brûleurs de Loups poussent en supériorité numérique avec un gros lancer d’Hardy détourné par Pintaric. Malgré de nombreuses occasions de part et d’autre, les gardiens continuent de voler la vedette et Rouen maintient son court avantage à la pause.

Les Brûleurs de Loups débutent le troisième tiers en supériorité numérique mais la pénalité est facilement tuée par les Dragons qui reviennent à cinq malgré une petite frayeur sur un palet glissé dans le slot par Kearney. Les Brûleurs de Loups continuent de tenter pour égaliser avec une bonne entrée de zone pour Tartari mais Pintaric détourne le lancer du bout de la jambière. Une pénalité sifflée contre Arnaud vient ralentir les efforts grenoblois. Sur le power-play, une bonne reprise de Ritz passe de tout près à côté du cadre. Puis c’est Miklik qui lance sur Horak lequel fait l’arrêt malgré le trafic devant lui. La pénalité est finalement tuée par les Isérois mais ces derniers continuent de subir en perdant trop vite le palet alors que les Dragons maîtrisent le jeu en zone neutre. Pourtant sur une contre-attaque éclair à deux contre un, Fleury donne le palet à Treille qui ne cadre pas sa reprise. Dans la foulée, Legault fait le tour de la cage et centre en retrait pour Tartari dont la reprise est bloquée par Pintaric.

Finalement, Grenoble obtient enfin une supériorité numérique lorsque Brodeur accroche Baylacq derrière la cage rouennaise. Sur le power-play, McEachen lance à la cage, Pintaric repousse, Manavian est présent au rebond mais Pintaric repousse une nouvelle fois. Hardy lance de la bleue et Pintaric bloque une nouvelle fois sans rebond. Leclerc reprend seul face à la cage mais Pintaric est une nouvelle fois sur la trajectoire. Malgré une très bonne supériorité numérique, les Brûleurs de Loups n’arrivent pas à trouver la faille. La première ligne grenobloise essaie de faire la différence avec Kearney puis Leclerc qui s’approchent tout près de la cage rouennaise mais Pintaric s’en sort à chaque fois. Même si Grenoble continue d’attaquer, les Dragons semblent sûrs défensivement et repoussent régulièrement le palet en zone neutre. La pénalité de la dernière chance est offerte par Aleardi pour un cinglage sur Treille suite à un engagement. En supériorité numérique, les tirs se multiplient sur la cage rouennaise : Bisaillon lance à la cage mais il n’y a pas assez de trafic devant Pintaric pour le gêner. Da Costa feinte le tir et passe à Treille mais ce dernier manque son contrôle. Puis Da Costa ne cadre pas son lancer. Rien à faire pour Grenoble, le palet ne veut pas rentrer et Rouen tue la pénalité. Legault tente un nouveau déboulé en zone offensive mais il manque de précision au moment de tirer.  Logiquement, Edo Terglav décide de sortir Horak dans la dernière minute mais en vain, les Dragons s’imposent par le plus petit des écarts et reviennent à égalité dans la série !

Les Brûleurs de Loups ont beaucoup tenté ce soir mais ils se sont fait blanchir par une excellente défense et un Pintaric des grands soirs. Mais leur maladresse peut aussi être pointée du doigt avec plusieurs occasions majuscules (Fleury notamment deux fois face à une cage grande ouverte) non concrétisées par maladresse, malchance mais aussi parce que la vue de Pintaric n’était pas suffisamment gênée. Trop de tirs grenoblois ont été déclenchés sans trafic devant la cage, notamment en supériorité numérique. En manque de réussite, il semblait que les Grenoblois auraient pu jouer trois heures sans jamais arriver à marquer ce soir. Inquiétant pour l’armada offensive grenobloise, déjà limitée à un but hier. Et pourtant, un excellent Horak a maintenu les Brûleurs de Loups dans le match, arrêtant plusieurs breakaways et le tir de pénalité de Marc-André Thinel. Les Dragons auraient donc pu aussi s’imposer par un score plus large. Mais peu importe le score, ils ont hissé leur niveau par rapport aux deux premiers matchs et font preuve d’une assurance défensive, d’une qualité de relance et d’une capacité à gêner le jeu adverse qui font la différence sur une rencontre aussi serrée. Tout est à refaire dans la série, les deux équipes sont désormais à égalité 2-2, le champion de France se déterminera dans une mini-série de 3 matchs. Prochain rendez-vous à l’Ile Lacroix vendredi, les Dragons ont désormais la dynamique de leur côté avant de retrouver leur public. Mais l’avantage de la glace en est-il vraiment un dans cette série ?

Désignés joueurs du match : Lukáš Horák (Grenoble) et Matija Pintaric (Rouen)

(Photos Philippe Crouzet et Emmanuel Giraudeaux)

Commentaires d’après-match :

Edo Terglav (entraîneur de Grenoble) : « C’était un bon match de hockey, ils ont marqué un but de plus que nous. C’est tout. Ça aurait pu tourner pour nous. 48 lancers on a fait ce qu’on voulait faire au début du match. Après Pintaric oui mais il faut se faire un peu plus mal devant la cage, mettre un peu plus de trafic, par moment on le fait mais, pas assez pour les battre…. Un but marqué en deux matchs, on ne peut pas gagner ! Quant on voit les lancers sur le gardien, aujourd’hui les gardiens sont trop bons, Lukas aussi il fait un super job. On savait dès le début que c’est un gardien extraordinaire. On voit la saison qu’il a faite, aujourd’hui il faut se faire mal dans ces endroits-là, il faut payer le prix, trouver la solution. On recommence à zéro, c’est 0-0. On va à Rouen, cette saison là-bas c’est 4 matchs, 3 victoires. On aime jouer là-bas, c’est une bonne chose qu’on retourne là-bas pour vendredi. C’est un match à la fois et ça commence vendredi. On joue bien sur la route, je ne sais pas la raison, on est plus calme, pas de stress, c’est ce qu’on a vu lors des deux premiers matchs à Rouen. Ça ne s’était pas joué à grand-chose non plus mais les matchs comme aujourd’hui, il y avait deux belles équipes, pas beaucoup de défauts défensivement. On peut faire mieux offensivement, sur notre power-play, on ne marque pas assez de but, on a beaucoup d’occasions… On va essayer de bien analyser ça pour vendredi et aller chercher ce match. Horak, dès le début des play-offs, c’est le meilleur joueur de l’équipe. Les succès qu’on a eus pendant ces play-offs, c’est Lukas qui nous donne le momentum, qui nous garde le match quand c’est difficile. Depuis quatre matchs, il est extraordinaire, c’est le Lukas qu’on connait depuis qu’il est ici. C’est une bataille de deux gardiens aujourd’hui, ils sont focus, ils sont forts, ça prend un but chanceux, une déviation, ce sont ces choses là qu’il faut plus provoquer pour avoir du succès. L’équipe qui va aller plus dans ces endroits-là, elle aura plus de succès. Les gars le savent, maintenant il faut le faire. »

Julien Baylacq (attaquant de Grenoble) : « Ce soir Pintaric a fait un bon match, mais c’est qu’un seul match. On sait qu’on est capable de le battre, on l’a déjà fait. On va regarder un peu ce qui s’est passé ce soir, pourquoi ça n’a pas fonctionné. Ça se joue à peu de chose, contre une équipe comme ça, il faut être bon offensivement, bon défensivement, peut-être que ce soir on n’a pas été assez à la cage, on n’a pas été assez « tueurs » devant leur gardien. On va essayer de se faire un peu plus mal en allant devant la cage, mais c’est là où on va marquer, ça ne va pas être des jolis buts, on ne cherche pas ça mais c’est ça qui va nous faire du bien, marquer un but « poubelle » et ça va déclencher après la suite. On revenait à 2-0 de chez eux, on avait à cœur de gagner le troisième match hier, c’est passé pas loin aujourd’hui pareil mais on sait que jouer une finale contre Rouen, ce n’est jamais facile. On ne s’attendait pas à gagner tous les matchs, on reprend la série à zéro, là-haut on sait qu’on est capables de gagner parce qu’on l’a fait plusieurs fois cette année, on a tout dans le vestiaire et dans l’équipe pour aller chercher cette victoire. Après un match comme ça, on est frustré, on est énervé parce que ça ne passe pas loin mais on a un groupe assez expérimenté pour laisser la frustration de côté et se concentrer seulement sur le prochain jeu qu’on doit faire. On a l’habitude d’affronter ce genre de scénario mais on va juste se reposer et préparer le match de vendredi. On sait qu’on est capable de bien jouer à Rouen, à nous de le montrer vendredi. »

Fabrice Lhenry (entraîneur de Rouen) : « Très satisfait ce soir de revenir à 2-2. On a commencé doucement j’ai trouvé, je n’étais pas très content à la fin du premier tiers. C’était très généreux de mener 1-0. Par contre au deuxième tiers, les joueurs se sont tous mis à la hauteur de l’événement, on a fait une belle seconde période mais on n’a pas récolté un ou deux buts de plus et après j’avais demandé de garder ce score, de le gérer et toute l’équipe s’est vraiment sacrifiée ce soir, a travaillé fort et même à quatre contre cinq, tout le monde a bien travaillé. Et derrière quand il y avait une petite brèche, on avait Pintaric qui nous a fait un gros match et mérite amplement ce blanchissage. Ça se joue à pas grand-chose, tous les matchs se jouent à un but. Tous les détails comptent, je me demande même si l’avantage de la glace est bénéfique mais je pense qu’on va pouvoir retourner à la maison, devant notre public et j’espère qu’on va pouvoir profiter de ça. La vitesse et l’intensité qu’on met font la différence… les dix premières minutes j’ai trouvé que Grenoble était sur tous les palets, ils avaient plus envie que nous au début et ça fait partie des détails, tout ce qui était placement défensif, on n’a pas été bons au premier tiers, c’est eux qui avaient les rebonds, ils étaient beaucoup plus forts devant notre cage. Mais il faut aussi savoir se sacrifier et être discipliné. On a pris un peu plus de confiance, l’équipe de Grenoble, je ne m’en occupe pas, on verra ça vendredi. Mais c’est sûr que nous on n’avait pas perdu confiance. Au premier match, on était déçu de la qualité de notre jeu. Au deuxième, on n’avait pas su profiter des moments où on avait l’occasion, on avait beaucoup de power-plays, on n’a pas su les concrétiser. Là c’est sûr que la confiance est revenue et si on veut aller loin en play-offs et gagner un titre, il faut savoir bien défendre et on l’a montré. Il faut profiter des moments comme ça, c’est ce que je dis aux joueurs, ils ont la chance de jouer une finale. C’est toujours plus beau de la remporter mais des moments comme ça dans une carrière, il faut les savourer. »

Nicolas Ritz (attaquant de Rouen) : « Les matchs se jouent à chaque fois à un but, c’est sympa de jouer des matchs comme ça. Il faut garder la tête froide, travailler fort, patiner beaucoup. Il faut être prêt à faire beaucoup de sacrifices, des petites choses qu’on ne voit pas forcément mais bloquer des shoots, ce genre des choses qui sont hyper importantes même si c’est dans l’ombre. On l’a fait ce soir, on a eu des infériorités numériques qu’on a réussi à bien tuer et les gars se sont sacrifiés devant le gardien, le gardien a fait des gros arrêts aussi donc tant mieux. Il y a peut-être un peu trop de pression de l’équipe qui joue à domicile mais je trouve qu’on a changé aussi notre façon de jouer. On avait commencé la série lors des deux matchs à Rouen un peu trop facilement, on n’était pas mentalement prêts, du moins pas prêts à jouer une finale comme ça. On s’est un peu remis sur les bons rails ici et on voit que ça a porté ses fruits ici. Quand ça pousse et que les gardiens font les arrêts, ça joue aussi sur le moral de l’équipe adverse, mais des finales qui finissent à 7-6, ça ne serait pas du vrai hockey pour moi. C’est un peu stressant, c’est la « guerre » mais c’est ça qui est bon aussi. »

 

Grenoble – Rouen 0-1 (0-1, 0-0, 0-0).

Mercredi 3 avril 2019 à 20h la patinoire Pôle Sud de Grenoble. 4208 spectateurs.
Arbitrage de Pierre Dehaen et Jimmy Bergamelli assistés de Thomas Caillot et Clément Goncalves
Pénalités : Grenoble 30’ (4’+10’, 4’+10’, 2’), Rouen 12’ (2’, 6’, 4’)
Tirs : Grenoble 38 (16, 10, 12), Rouen 32 (12, 13, 7)

Évolution du score :

0-1 à 07’00’ : Guttig assisté de Deschamps et Miklik

Grenoble

Attaquants :

Denny Kearney (2’) – Joël Champagne (C) (4’) – Guillaume Leclerc
Sacha Treille – Teddy Da Costa – Damien Fleury (A) (10’)
Christophe Tartari (A) – Olivier Latendresse – Maxime Legault
Julien Baylacq – Sébastien Rohat – Vincent Kara ou Mathias Arnaud (2’)

Défenseurs :

Kyle Hardy – Sébastien Bisaillon
Patrick McEachen – Antonin Manavian
Dominik Kramar (2’+ 10’) – Connor Hardowa
Teddy Trabichet

Gardien :

Lukáš Horák [sorti de 58’50’ à 60’00’]

Remplaçant : Antoine Bonvalot (G). Absents : Boštjan Goličič (poignet), Aleksandar Magovac, Lucien Onno, Dylan Fabre.

Rouen

Attaquants :

Nicolas Deschamps – Juha Koivisto – Michel Miklík
Joel Caron – Anthony Guttig (A) – Alex Aleardi (2’)
Loïc Lampérier – Nicolas Ritz – Marc-André Thinel
Joris Bedin – Fabien Colotti – Vincent Nesa

Défenseurs :

Florian Chakiachvili (2’) – Mathieu Roy (C) (2’)
Mathieu Brodeur (4’) – Atte Mäkinen
Chad Langlais – Kévin Dusseau (2’)

Gardien :

Matija Pintaric

Remplaçants : Quentin Papillon (G), Julien Msumbu, Enzo Cantagallo.

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