Les deux protagonistes affichent sensiblement les mêmes performances à ce moment de la saison. Si celles de la réserve savoyarde sont globalement comparables à l’exercice précédent, on admettra que celles colmariennes sont on ne peut plus décevantes. En effet, l’équipe des Titans, révélation en novembre 2024, a du mal à confirmer en cette automne 2025, en affichant un léger déficit de victoires, comparé aux défaites accumulées contre Compiègne, Besançon et Chambéry justement. Les deux équipes sont situées entre les 10e et 16e places, rien n’est encore perdu pour chacune d’elles, notamment avec le gain de ce match à enjeu.
Les Titans ont eu le mérite de très bien commencer la partie puisque le coast-to-coast d’Aurélien Klessmann débloque rapidement le début des hostilités (1-0 à 1’18”), lesquelles furent ensuite quasiment à sens unique. Les Éléphants, piqués par cet aiguillon, se sont ensuite rués sur la cage de Tristan Thévenot durant dix longues minutes. Le portier alsacien s’est donc employé à bloquer ou repousser les nombreux raids (notamment Bellemin à 3’11’ puis 13’00”) et tirs visiteurs. Les Titans ont courbé l’échine, repoussant du mieux possible tout palet adverse, face à des Alpins très vifs à se projeter en avant. Julien Burgert parvient à desserrer l’étreinte de près (13’44”) avant que Bastien N’Guiamba ne pousse aussi devant Arnouts (14’30”), offrant ainsi une fin de tiers nettement plus à l’avantage des locaux. Juste avant le sifflet de pause, lors d’une séquence de supériorité où le portier chambérien échappe à la correctionnelle sur deux palets gelés devant lui on ne sait comment (19’32” puis 19’50”).

Cette débauche d’énergie ne dure pas et laisse ensuite place à une séquence nettement plus hachée et sans précisions, puisque le match se résume alors à des enchaînements de palets contrés de part et d’autre. Avant que Jo Boehrer, en conclusion d’un échange collectif de sa ligne, ne donne une longueur supplémentaire du revers (3-0 à 30’07”). Les Éléphants, à cet instant, n’abdiquent pas et permettent au duo Poncelet – Yayilkan de concrétiser ce joli pif-paf (3-1 à 32’14”) et de rester au contact de leurs hôtes. Oh, pas bien longtemps puisque sur l’engagement, Jo Boehrer prend tout le monde de vitesse (4-1 à 32’25”). Il était dit que ce tiers serait haletant et il le sera puisque dans la foulée, Enzo Corrado profite d’un mauvais repli alsacien (4-2 à 33’22’), avant que la transversale de Thévenot ne résonne une seconde fois (35’00”). Tout est encore jouable pour chacun des deux adversaires, pas forcément très sereins si on en juge par quelques relances ou placements imprécis. Un rien peut replacer Chambéry ou voir Colmar prendre le large.

Le doute s’installe chez les noir et rouge, les blancs alpins n’en demandent pas tant mais Thévenot use de réussite et de concentration pour déjouer. Le raid victorieux de N’Guiamba (6-4 à 50’33”) a l’avantage de regonfler le moral des troupes, et de permettre à Romain Piazzon, puis Victor Patois dans la foulée, de stresser Arnouts (51’00”), qui craque face à Julien Burgert lorsque l’ancien Strasbourgeois le fixe avant de lancer victorieusement à mi-distance (7-4 à 52’57”). Cela commence à faire beaucoup en cette fin de match, animée, pas forcément concentrée ni précise, mais qui permet à l’assistance d’entendre résonner dans la foulée les poteaux de Thévenot puis Arnouts (56’00”), avant de voir Édouard Alves enfoncer de près le huitième clou d’une partie jouée, et gagnée, avec les tripes (59’52”).
Partie vive, partie physique, partie fou-fou, partie avec des buts, mais aussi partie crispée où on a repoussé un nombre conséquent de palets avec les moyens du bord. Voilà donc la physionomie de ce match. Avec au bout la victoire globalement méritée des Titans colmariens, bien emmenés par un Boehrer on ne peut plus déterminé, lequel a fini par avoir raison des deux lignes défensives chambériennes à court de fraîcheur en fin de partie. La saison sera néanmoins longue à suivre pour espérer se qualifier pour les play-offs. À l’horizon se profilent notamment pour les Titans trois parties consécutives contre les Graoulys messins. Les Mosellans ont débuté de façon bien plus compétitive que la précédente. C’est donc une série à 9 points qui va débuter et dont le gain conditionnera probablement une possible place dans le 16 gagnant.
Colmar – Chambéry II 8-4 (1-0, 3-2, 4-2)
Samedi 15 novembre 2025 à 20h00. Environ 320 spectateurs.
Arbitres : MM. Laurent Rouèche et Guy Zaegel.
Pénalités : Colmar 17’ (2’, 4’, 6’+5’) ; Chambéry 13’ (2’, 2’, 4’+5’).
Tirs : Colmar 34 (12, 10, 12) ; Chambéry 32 (9, 10, 13)
Évolution du score :
1-0 à 01’18” : Klessmann
2-0 à 23’17” : Boehrer assisté de Fuchs
3-0 à 30’07” : Boehrer assisté de Koenig et Burgert
3-1 à 32’14” : Poncelet assisté de Yayilkan
4-1 à 32’25” : Boehrer assisté de Maurer
4-2 à 43’22” : Corrado assisté de Reboh
5-2 à 44’28” : Boehrer assisté de Eigelthinger
5-3 à 45’42” : Yayilkan assisté de Findlay
5-4 à 46’03” : Yayilkan assisté de Findlay
6-4 à 50’33” : N’Guiamba assisté de Klessmann (inf. num.)
7-4 à 52’57” : Burgert assisté de Boehrer
8-4 à 59’52” : Alves assisté de Burgert
Colmar
Attaquants :
Joan Koenig – Jonathan Boehrer – Julien Burgert
Renaud Studer – Bastien N’Guiamba – Antoine Dauthier
Jérémy Miclo – Victor Patois – Iliann Eigelthinger
Défenseurs :
Eloi Lenner – Aurélien Klessmann
Lucas Maurer (C) – Edouard Alves
Romain Piazzon – Paul Fuchs et Noah Bean en rotation
Gardien :
Tristan Thévenot
Remplaçant : Quentin Hartmann (G).
Chambéry II
Attaquants :
Pier Louis Vadory – Fabien Marcon (A) – Finnley Thorpe
Abdullah Yayilkan – Nicolas Bellemin-Magninot (C) – Nathis Poncelet
Enzo Corrado – Maxime Rives – Alexandre Loubignac
Maxance Gilles
Défenseurs :
Rémy Gros-Daillon (A) – Owen Findlay
Julian Lahovary Olsson – Sacha Reboh
Gardien :
Manoah Arnouts
Remplaçants : Julien Paquet (G), Adam Gros, Alastair Band.









































