Les huitièmes de finale de CHL ont réservé de beaux moments avec une belle résistance de Storhamar face à Lukko Rauma, un match aller acharné entre Zurich, champion en titre; et Kalpa Kuopio (4-4) et enfin la très belle victoire de Grenoble qui a remporté le match retour sur la glace de Frölunda Göteborg (1-2).
Pour les clubs de DEL Ingolstadt s’en est sorti contre Salzbourg (6-2) et garde une marge de manœuvre pour espérer une qualification sur la glace autrichienne. Enfin, Bremerhaven a bien résisté à domicile contre le leader invaincu Ilves Tampere (2-3). Les joueurs de la Mer du Nord vont devoir remporter le match dans la fabuleuse Nokia Arena pour se qualifier. Bremerhaven s’attaque à un sacré morceau. Pourtant si le club finlandais n’est que 12e au classement de la Liiga, il revient en forme avec trois victoires consécutives et une 4e place dans l’état de forme des équipes du championnat.
Il y aura un défi dans le défi, c’est l’affrontement slovène avec la célèbre ligne de Bremerhaven que l’on ne présente plus (Jeglic-Verlic-Urbas) face au Slovène d’Ilves, Matic Török, 2e meilleur pointeur de l’équipe en CHL, et qui a inscrit 22 points en 21 parties de championnat. Le Finlandais Matias Mäntykivi, formé à SaiPa, est également un danger de premier ordre. Le gardien Roope Taponen survole la CHL avec 97% mais en championnat il ne présente que 84% de captage. Enfin collectivement l’équipe présente un fabuleux 100% en infériorité et la meilleure attaque avec 24 buts en 7 matchs de saison régulière de CHL.
Tout est dit ! l’avantage est aux Finlandais, mais il n’y a qu’un seul but de différence. Bremerhaven peut espérer un exploit pour rééditer une présence en quart de finale. Mais les Allemands devront faire sans leur gardien n°1, l’international letton Gudlevskis, blessé. Il a été remplacé par l’arrivée du Slovaque Julius Hudacek écarté de Dresde. Pourtant ce soir, c’est Leon Hungerecker qui prend place devant les filets.
C’est dans une arena bien dégarnie que la partie débute. Matias Mäntykivi envoie le premier tir, de la bleue (0’59). Le portier se rate pour capter la rondelle. Les Allemands se ratent également sur le changement de ligne et l’arbitre siffle un surnombre. Mauvais départ de match qui se poursuit avec la crosse d’Alex Friesen qui traîne dans les patins du Finlandais. La double infériorité est payée cash par un joli mouvement de Luke Henman qui se dégage l’espace devant Ludwig Byström et ajuste un joli tir (1-0).
À la suite de ce but, Bremerhaven engage un gros travail vers l’avant et un coup de pression sur la cage. Pas de danger, toutefois, et la réponse vient de Radek Kučeřík qui envoie un tir de la bleue, qui finit dans la mitaine de Hungerecker. Ilves fait le jeu et conserve le palet. On est admiratif d’un tel jeu de passe et d’habileté avec le palet. Hormis un tir de Matthew Abt, que le gardien tchèque Dominik Pavlát a des difficultés pour capter, on n’a pas beaucoup d’occasions allemandes à constater (12’02). Les deux équipent déroulent leur hockey mais c’est Erik Borg qui trouve une ouverture avec un beau lancer qui passe sous le bras de Leon Hungerecker (2-0). On en termine avec cette sensation de total contrôle finlandais.
En deuxième période, Bremerhaven démarre fort et un tir puissant de Miha Verlic part dans les airs (22’57). À la deuxième tentative, le Slovène traverse le slot et crucifie le gardien Pavlat (2-1). La domination allemande continue et Maxim Rausch fait la reprise en s’avançant depuis la bande (24’26). Sur une séquence rapide, Alex Friesen contourne le gardien après avoir passé Toni Utunen et place le palet dans la cage (2-2).
La domination continue avec Ross Mauermann qui envoie un puissant plomb à la cage. Pendant le powerbreak, le coach Tommi Niemelä passe ses nerfs sur l’équipe en demandant à ses joueurs de se réveiller et ne supporte plus ces « all bullshits ». Il suffit d’une erreur – et la seule depuis ce début de période – d’Akito Hirose pour que le palet revienne devant la cage et donner le palet victorieux à Nättinen. Mais le but est refusé par les arbitres après vidéo.
Mais le danger revient, avec cette fois, Erik Borg qui envoie le palet dans les patins de Leon Hungerecker et Olli Palola arrive pour pousser et mettre la pression (32’17). Sur la pénalité d’Otto Latvala, c’est Hirose qui déboule dans le slot et décoche un palet qui frappe le poteau (36’25). Bremerhaven met les gaz mais ne parvient pas à concrétiser ces fortes occasions. Et encore une fois, Eminger fait la reprise après le tour de cage de Friesen, mais sans parvenir à scorer (37’14). Les joueurs d’Alex Sulzer exécute quand même une très bonne période, jusqu’à cette échappée de Borg, encore lui, qui contourne le portier et lève son palet, juste avant la pause (3-2). Après cette domination, ce but fait mal.
La troisième période commence et Ilves Tampere démarre fort. En conséquence, Bremerhaven est au pressing sur le porteur du palet. Mais à ce jeu les Finlandais sont les plus forts car les Allemands ne peuvent plus sortir de leur zone. Pourtant sur une mise au jeu en zone offensive, les Fischtown remportent le palet et Matthew Abt tire sur le portier, dont le rebond est fantastiquement repris du revers par Nico Krämmer, dans une position acrobatique. Mais les arbitres demandent à voir le but sur la vidéo. Andy Miele qui passait devant le gardien a percuté la tête de Dominik Pavlát. Les arbitres refusent le but.
En supériorité, les Allemands poussent et un shoot lointain de Jan Urbas percute les bottes du gardien. Bennett Rossmy tire également sur les jambières du portier. Au retour à cinq, Leon Hungerecker se rate sur sa passe à la crosse pour Miele, et Jens Lööke, mettant la pression, récupère le palet. Il n’a plus qu’à pousser la rondelle en cage vide (4-2).
Les joueurs d’Ilves reportent au maximum la pendule pour empêcher Alex Sulzer de sortir son gardien. Après une mise au jeu gagnée en zone offensive, Jan Urbas shoote à la cage et au même moment, Leon Hungercecker sort des cages (55’22). Matic Török envoie le palet en cage vide, tout est fini, Ilves se qualifie pour les quarts de finale (5-2).
La partie se termine avec la frustration de Christian Wejse contre Paul Mottard. Au final, Tampere a démontré une supériorité incontestable et une qualité du jeu collectif. Bremerhaven n’a pas à rougir et a tout tenté.

Ilves Tampere – Bremerhaven 5-2 (2-0, 1-2, 2-0)
Mercredi 19 novembre 2025 à 19h30 à la Nokia Arena. 1914 spectateurs.
Arbitres : Tomáš Mejzlík et Jiří Ondráček (TCH) assistés de Tommi Niittylä et Joni Pekkala (FIN)
Pénalités : Ilves 6’ (0’, 2’, 4’) ; Bremerhaven 6’ (4’, 0’, 2’).
Tirs : Ilves 22 (7,6, 9) ; Bremerhaven 24 (5, 9, 10).
Évolution du score :
1-0 à 03’13” : Henman assisté de Török et Jasek (sup. num.)
2-0 à 19’18” : Borg assisté de Palola et Johansson
2-1 à 23’04” : Verlic
2-2 à 24’50” : Friesen assisté de Hirose et Kinder
3-2 à 39’27” : Borg
4-2 à 52’40” : Looke
5-2 à 56’39” : Török assisté de Ratinen (cage vide)
Ilves Tampere
Attaquants :
Teemu Engberg (+1) – Erik Borg (+1) – Olli Palola (+2)
Luke Henman (+1) – Lukáš Jašek (+2) – Jens Lööke
Samuli Ratinen – Joonas Nättinen (-1, 2’) – Matic Török
Livari Heikkinen – Paul Mottard (2’) – Timi Teuho-Markkola
Défenseurs :
Jarkko Parikka (+2) – Simon Johansson (+2)
Radek Kučeřík (+1) – Arttu Pelli (+1)
Toni Utunen (+1) – Otto Latvala (-1, 2’)
Arttu Niskanen (-1) – Ossi Tukio (-1)
Gardien :
Dominik Pavlát
Remplaçant : Mantas Armalis (G). Absents : Jesse Hietanen, Johan Nyberg, Sebastian Soini, Kasper Björkqvist, Carl Klingberg, Ondřej Kos, Eemil Laurel, Lukas Svejkovsky, Jiko Laitinen
Bremerhaven (2’ pour surnombre)
Attaquants :
Jan Urbas (-1) – Žiga Jeglič – Miha Verlič
Ross Mauermann – Chris Wejse (2’) – Max Görtz
Nino Kinder (-2) – Alex Friesen (-2, 2’) – Colt Conrad (-3)
Nico Krämmer (+1) – Andy Miele (-1) – Bennett Roßmy (+1)
Fabian Herrmann
Défenseurs :
Ludwig Byström (+1) – Vladimir Eminger
Matthew Abt (-3) – Ryan Bettahar (-2)
Maxim Rausch (+1) – Akito Hirose
Nicholas B. Jensen – Ryan Bettahar
Gardien :
Leon Hungerecker [sorti de 51’47” à 52’10” et de 55’15” à 56’39”]
Remplaçant : Július Hudáček (G). Absents : Kristers Gudlevskis, Phillip Bruggisser (blessés), Will Riedell (départ faute d’avoir obtenu un passeport allemand), Justin Büsing (surnuméraire).











































