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PWHL Saison 3 : présentation

Le guide complet de la saison PWHL 2025-2026

Nicolas Jacquet par Nicolas Jacquet
vendredi 21 novembre 2025 - 7:30
dans Hockey féminin
Temps de lecture: 39 mins
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Nous voilà donc déjà à la troisième saison de la PWHL, la ligue professionnelle féminine de référence, dont le développement spectaculaire se poursuit. Une réussite sur tous les plans qui a non seulement permis d’installer de nouvelles normes au hockey féminin, mais qui a aussi donné l’envie à la ligue de s’étendre davantage, puisque le circuit compte désormais huit équipes.

couverture pwhl saison 3

L’affluence, facteur de réussite

Propulsé par une médiatisation forte, le succès populaire ne se dément pas. La PWHL a atteint le million de spectateurs alors que la deuxième saison n’était même pas terminée. Forbes signalait que la fréquentation est passée de 483.530 spectateurs lors de la première saison à 737.455 pour la deuxième. Toronto, après avoir déménagé au Coca-Cola Coliseum, et Montréal, à la Place Bell, ont culminé à plus de 9000 spectateurs de moyenne. Si Montréal n’a pas été en mesure de rééditer le record de 21.205 spectateurs pour son match au Centre Bell, c’est à cause d’une tempête hivernale ce jour là, qui n’a tout de même pas dissuadé les 17.000 personnes qui s’étaient déplacées. 123.601 spectateurs ont assisté aux neuf rencontres du Takeover Tour, la tournée sur « glace neutre ».

L’ombre au tableau des New York Sirens, qui n’ont attiré que 2764 spectateurs en moyenne durant la saison 2024-2025, persiste dans un marché il est vrai très complexe. La relocalisation en résidence permanente dans le New Jersey au Prudential Center est un défi à cultiver, l’idéal étant que la franchise NHL des Devils joue le jeu de la coordination et de la promotion de sa petite sœur de la PWHL.

En revanche, une autre ombre est apparue à Ottawa, qui capitalisait pourtant sur son TD Place électrique depuis le début. La collectivité et Ottawa Sports & Entertainment Group, le groupe gestionnaire des activités sportives, planchaient sur le projet Lansdowne 2.0 avec une refonte du quartier de Lansdowne, dont les infrastructures sportives. Ce projet a finalement été adopté par la municipalité début novembre, ce qui aura par voie de conséquence la relocalisation de la Charge d’Ottawa dans une enceinte moderne mais plus réduite. L’affluence potentielle passerait alors de 8000 à 5500 places. La construction de la nouvelle aréna devrait s’achever en 2028.

jayna hefford
Jayna Hefford, vice-présidente des opérations hockey PWHL

Cette décision a provoqué un tollé, perçue par la ligue comme « une situation non viable » et « un pas en arrière », elle a aussi été fortement critiquée par les fans, notamment de la part de son principal groupe de supporteurs, Red Scarf Union. A travers les critiques de la PWHL et l’une de ses principales voix avec Jayna Hefford, il faut clairement voir en filigrane une menace de déménagement, vers un marché plus en adéquation avec les aspirations de la ligue. Et les candidats (avec des enceintes plus spacieuses) seront nombreux. En début de semaine, la vice-présidente des opérations commerciales de la ligue, Amy Scheer, a confirmé la position ferme de la PWHL vis à vis de la relocalisation au Lansdowne 2.0 : il n’y aura aucun match PWHL dans cette enceinte qui fait partie d’un projet à l’investissement colossal de 418 millions de dollars canadiens, mais qui est à contre courant d’une ligue au développement permanent.

On pouvait penser que New York s’exposerait à un déménagement si sa « fan-base » ne se renforçait pas davantage, mais Ottawa a pris un chemin bien plus périlleux. Son équipe municipale n’a apparemment pas pris la pleine mesure du potentiel réel de la franchise PWHL, et c’est la ville qui risque de s’en mordre les doigts.

Vancouver et Seattle, premières pierres de l’expansion

Dotée d’une croissance très forte en dépit de seulement deux saisons d’existence, la PWHL a donc fait le choix de s’étendre sur la côte ouest avec deux équipes d’expansion : Vancouver et Seattle sont donc les septième et huitième équipes à intégrer le circuit, deux sites qui ont accueilli avec succès la ligue dans le cadre du Takeover Tour. Alors que les équipes originales avaient dû attendre un an pour avoir un logo et un surnom, le processus a été plus rapide pour les deux équipes d’expansion, appelez les Vancouver Goldeneyes et Seattle Torrent !

Et ce n’est qu’un début. Stan Kasten, membre du conseil d’administration, assurait il y a quelques mois que d’autres équipes rejoindraient très vite la ligue dans le sens où il y a une demande et un réservoir de joueuses encore conséquent.

affiches pwhl

Le journaliste David Pagnotta a partagé une bombe le 30 septembre : la PWHL pourrait accueillir jusqu’à quatre équipes supplémentaires à l’issue de la saison 2025-26. Si cela s’avérait, la ligue doublerait alors son nombre d’équipes en l’espace de quelques années. Même avec une croissance spectaculaire, cette potentielle méga expansion soulève beaucoup de questions. D’autant plus de la part d’une ligue qui pour le moment n’a pas encore opté pour un système de franchises sur fonds privées, la PWHL demeure propriétaire de l’ensemble des équipes.

Quatre candidats possibles après Vancouver et Seattle, autant dire que la nouvelle tournée Takeover sera décisive pour les villes postulantes. Le dossier Québec, que nous avons déjà évoqué, coche bien des cases (infrastructures, soutien populaire et politique, liaisons aéroportuaires, etc) et étoufferait les espoirs nostalgiques d’un retour des Nordiques en NHL totalement irréalisable. Mais on pourrait ajouter Détroit, Denver, Edmonton, Calgary, Chicago et Halifax parmi les villes favorites qui accueilleront justement des matchs PWHL sur glace neutre.

Nouvelle saison avec les JO en toile de fond

C’est un fait, la ligue va donc continuer de s’étendre, avec davantage de matchs et un calendrier de plus en plus dense. 120 matchs rythmeront cette saison 3. S’adapter aux compétitions internationales représentait une vraie difficulté. En octobre, l’IIHF annonçait une entente entre ses fédérations membres et la PWHL pour programmer désormais les Mondiaux en novembre, avant le début de saison de la grande ligue professionnelle. Une initiative qui permet de garantir un tournoi avec les meilleures joueuses, et d’éviter un long break d’un mois pour les championnats du monde. La pause internationale, elle n’interviendra donc que tous les quatre ans à l’occasion des Jeux olympiques, à commencer par 2026 et Milan-Cortina.

En tout cas, si la PWHL est devenue l’objectif d’une carrière qu’attendaient les hockeyeuses, certaines Européennes n’ont pas voulu faire le saut en cette année olympique, pour privilégier stabilité et sécurité dans leur club. Certaines joueuses sont même revenues en Europe pour se garantir du temps de jeu, c’est le cas de la Suédoise Emma Söderberg, des Tchèques Klára Peslarová et Dominika Lásková, ainsi que de la Finlandaise Noora Tulus.

logos 8 équipes pwhl

Cette saison 3 avec en toile de fond la première expansion va bouleverser les acquis. La ligue voulait que Vancouver et Seattle soient rapidement performants, mais le système mis en place pour la constitution des équipes avait déjà créé un déséquilibre avant la draft. Les deux nouvelles équipes disposaient déjà de joueuses stars avant le repêchage 2025, alors qu’à l’inverse les six originales ont déchanté, certaines ont même perdu d’anciens premiers choix de draft. Identité dénaturée et fondations torpillées, la ligue a été fortement critiquée à ce sujet mais le repêchage a ensuite permis d’atténuer la tendance. Pour autant, les Vancouver Goldeneyes et le Seattle Torrent seront en mesure de jouer le titre. Une pléiade de joueuses tenteront de briller pour garder ou gagner leur place olympique, les performances en PWHL seront un critère important de sélection. On estime qu’un quart des joueuses de la ligue seront présentes à Milan pour les JO.

La concurrence est plus que jamais très forte dans les alignements PWHL avec une nouvelle salve de talents en sortie d’universitaire. Le processus d’expansion, le repêchage et les camps ont eu une influence sur un remodelage important des alignements. Et à l’arrivée forcément des déçues, dont évidemment la Française Chloé Aurard-Bushee, même si son éviction a de quoi interpeller tant elle est surprenante, vous le verrez dans la présentation du Boston Fleet.

Huit équipes au départ pour quatre places en playoffs, 30 matchs au programme pour chaque participant, cette saison 3 s’annonce donc spectaculaire. Et comme d’habitude, les matchs seront visibles en France depuis la chaîne Youtube de la PWHL. Voyons désormais les forces en présence.

***

logo minnesota frost

Minnesota Frost

Quand on y pense, c’est tout de même un incroyable tour de force qu’a réalisé Minnesota : deux éditions de PWHL, et deux trophées suprêmes, la Coupe Walter. Un exploit comparable aux basketteuses des Houston Comets qui avaient remporté les deux premiers championnats WNBA, en 1997 et 1998. Le club de l’ouest a cette fois-ci évité de faire parler de lui en coulisses, avec davantage de sérénité et moins de bruits de couloir. Le Frost a incontestablement démontré une nouvelle fois sa force mentale : en laminant Boston lors du dernier match décisif de la saison régulière, en déjouant de nouveau les pronostics contre Toronto en demi-finale, puis en évitant le piège d’une surprenante équipe d’Ottawa en obtenant trois victoires consécutives en prolongation. Maintenant que deux coupes sont dans la vitrine, Minnesota peut-il envisager une dynastie ? A l’heure où la ligue s’élargit ? Rien n’est moins sûr.

Les rênes de l’équipe sont toujours entre les mains de Ken Klee, il aura toutefois à ses côtés une nouvelle adjointe. Légende de USA Hockey, sextuple championne du monde, Brianna Decker remplace Mira Jalosuo, partie entraîner St Cloud State. Decker, qui a récemment été introduite au Temple de la renommée du hockey, a l’avantage de connaître bon nombre des joueuses du Frost, elle connaît très bien aussi Klee lorsqu’il coachait les États-Unis. L’expertise de Decker pourrait être précieuse, notamment pour éviter l’effet de complexe de supériorité après deux titres en deux éditions. Decker a d’ailleurs insisté sur le fait que, au regard de l’expansion et des changements qu’elle a engendrés, Minnesota amorçait véritablement un nouveau départ.

Sur la même ligne à l’été 2024, Maddie Rooney a cette fois-ci pris le dessus sur Nicole Hensley pour le poste de titulaire. Solide en saison régulière, Rooney a joué la majorité des matchs de playoffs avec 93,2% d’arrêts. L’expérimentée Hensley n’a finalement disputé qu’un match de la finale… perdu, avant que Rooney ne participe aux trois victoires consécutives décisives pour le titre. Hensley et Rooney débuteront un nouveau round pour la place de n°1, alors que Marlène Boissonnault devrait être encore spectatrice.

Avec l’expansion, le Minnesota Frost a perdu quelques atouts : la décisive Michela Cava, Liz Schepers qui a marqué le but gagnant de chaque titre, et la précieuse Denisa Křížová. Mais Minnesota a surtout perdu ses deux défenseures stars, Sophie Jaques et Claire Thompson, parties toutes deux à Vancouver. C’est fort logiquement que Minnesota a sélectionné une défenseure au premier tour de la draft 2025, Kendall Cooper qui était l’une des meilleures défenseures NCAA. Son profil offensif était recherché et son adaptation sera déterminante, alors que Jaques et Thompson avaient un impact considérable dans tous les secteurs du jeu. Le retour dans l’état du Minnesota de Sidney Morin, qui a fait ses classes à l’Université de Minnesota-Duluth avant de jouer pour les Whitecaps en PHF, est une aubaine. La patronne en défense Lee Stecklein sera une fois de plus la grande pièce maîtresse, mais ne sera-t-elle pas trop esseulée ?

britta curl salemme

En attaque, la première ligne était un véritable moteur avec Michela Cava, Kendall Coyne Schofield et Taylor Heise. Coyne Schofield et Heise ont marqué 20 buts à elles deux mais elles devront s’adapter à une nouvelle partenaire de trio. Quant à Britta Curl-Salemme, elle a fait une entrée remarquée dans le circuit, c’est peu de le dire. Vivement critiquée pour avoir partagé ses idées conservatrices sur les réseaux sociaux, Curl a été huée dès sa sélection au repêchage, et son arrivée dans une ligue LGBTQ+ friendly n’est pas passée inaperçue. Ses provocations répétées et ses gestes dangereux n’ont fait qu’attiser le ressentiment des fans adverses. Pour autant, force est de constater qu’elle a eu un réel impact sur la glace et les résultats, deuxième meilleure buteuse de son équipe et toujours prête à se battre dans les coins. Et provocations de Curl ou pas, précisons que Minnesota est l’équipe qui a de loin concédé le moins de situations dangereuses en désavantage numérique.

taylor heise
Taylor Heise

La saison passée, Minnesota avait aussi et de loin la meilleure attaque, et ce malgré une déception. La joueuse qui sera au centre des attentions sera en effet Grace Zumwinkle qui n’a pas confirmé après sa brillante première saison. Son rendement était finalement assez irrégulier lors de la deuxième campagne avec seulement 4 buts, contre 11 à sa première année. Zumwinkle s’est par moment effacée mais pour autant, le Minnesota Frost n’a pas plié grâce à certaines joueuses qui ont su prendre le relais. L’activité de Klára Hymlárová et Katelyn Knoll en playoffs a par exemple été décisive à plusieurs reprises. Enfin, Minnesota avait repêché le duo de St. Lawrence University Anna Segedi et Abby Hustler, deux joueuses d’impact. Finalement, Segedi a été transférée juste avant que les alignements ne soient dévoilés, à Vancouver en retour de la précieuse Denisa Křížová qui était partie avec le processus d’expansion.

Le Minnesota Frost a une équipe équilibrée mais les départs en défense de Thompson et Jaques, deux finalistes au dernier titre de défenseure de l’année, seront difficilement compensables, d’autant plus dans un championnat désormais plus concurrentiel.

Effectif :

Gardiennes : Marlène Boissonault (CAN), Nicole Hensley (USA), Maddie Rooney (USA).

Défenseures : Mae Batherson (CAN), Brooke Becker (USA), Madison Bizal (USA), Natalie Buchbinder (USA), Kendall Cooper (CAN), Sidney Morin (USA), Lee Stecklein (A, USA).

Attaquantes : Peyton Anderson (USA), Claire Butorac (USA), Kendall Coyne-Schofield (C, USA), Britta Curl-Salemme (USA), Taylor Heise (USA), Abby Hustler (CAN), Klára Hymlárová (TCH), Katelyn Knoll (USA), Denisa Křížová (TCH), Kelly Pannek (A, USA), Dominique Petrie (USA), Vanessa Upson (CAN), Grace Zumwinkle (USA).

Réservistes : Ava Rinker (USA), Élizabeth Giguère (CAN), Kaitlyn O’Donohe (USA).

***

logo ottawa charge

Charge d’Ottawa

Cinquième en 2024, Ottawa a surpris en 2025 avec un exercice qui s’est prolongé jusqu’en finale. En moyenne par rapport à la saison précédente, la Charge a inscrit moins de buts et elle en a encaissé plus. En revanche, les joueuses de Carla MacLeod ont cette fois-ci gagné plus de matchs serrés, la différence a été faite plus régulièrement. En 2024, Ottawa avait perdu un quart de ses matchs après les 60 minutes, mais l’équipe a finalement terminé troisième de la saison régulière  en 2025 avec une dernière victoire décisive contre le leader Toronto. Désignée adversaire par le vainqueur de la saison régulière Montréal, la Charge d’Ottawa n’a pas tremblé en déjouant les pronostics. Cette équipe a été au rendez-vous d’une série finale serrée, jouée systématiquement à un but d’écart.

Si cette finale n’a pas été victorieuse, ce sont les performances spectaculaires de Gwyneth Philips qui ont accaparé l’attention de ce remarquable parcours. On pouvait craindre le pire quand la titulaire jusque-là, Emerance Maschmeyer, a vu sa saison se terminer en se blessant au mois de mars. Philips a repris le flambeau avec brio, la gardienne de l’Ohio a préservé les chances de playoffs de son équipe avec le troisième meilleure pourcentage d’arrêts, et en playoffs elle était carrément en état de grâce en n’encaissant que 13 buts en 8 matchs. Maschmeyer partie à Vancouver, Philips aura le champ libre pour confirmer ses dernières prouesses. Sanni Ahola, qui a disputé les trois derniers mondiaux avec la Finlande, pourra la seconder avec un bon capital expérience qui lui permettra de devancer la numéro 3, Kendra Woodland.

En réalité, la surprenante réussite d’Ottawa en 2025 ne peut pas se résumer à Philips. On ne peut que louer le travail en coulisses de Michael Hirshfeld et son staff avec des choix de transaction payants. Ils étaient beaucoup à avoir été interloqués en voyant partir Hayley Scamurra et Savannah Harmon pour, en plus de la désormais retraitée Victoria Bach, la doyenne de 37 ans Jocelyne Larocque. Au sein d’une défense plus dense, Larocque a joué moins de minutes qu’à Toronto mais son jeu a retrouvé ses étincelles d’antan, ses percussions en offensive comme sa rigueur en défensive, et une très bonne complémentarité avec Ashton Bell. Le duo a d’ailleurs été une clef de la réussite face à Poulin, Stacey et Montréal en demi-finale. Saluée par Hirshfeld pour son calme, son sang-froid et sa rudesse, Larocque a apporté une stabilité dans une défense qui se dispersait.

jocelyne larocque
Jocelyne Larocque

Ashton Bell partie, tout comme Jincy Roese, Zoe Boyd et Aneta Tejralová, la défense est en reconstruction, et une défenseure prometteuse a logiquement été choisie au premier tour de la draft. En l’occurrence, il s’agit de Rory Guilday, une grande joueuse qui allie physique et vitesse, et elle a déjà trois mondiaux à son actif avec les États-Unis. Guilday et Jocelyne Larocque devraient être logiquement alignées ensemble. Stephanie Markowski et Ronja Savolainen, à maintes reprises sur la même paire, complètent un top quatre solide. L’ajout de Brooke Hobson en provenance de New York est une fois de plus un choix intelligent, une joueuse sans fioritures et efficace. Quant à la talentueuse Norvégienne Emma Bergesen, qui a débuté la saison au HV71, elle n’a pas réussi à faire partie de l’alignement à l’issue des camps.

La transaction qui a permis la venue de Tereza Vanišová et Shiann Darkangelo, intervenue en mars 2024, a été également un coup de maître. A l’époque, le staff avait ciblé les deux joueuses, persuadé qu’un meilleur environnement leur permettrait d’élever leur niveau de jeu, et ils ont vu juste. Le conte de fées s’est néanmoins évaporé puisque les deux « métamorphosées » sont parties, Vanišová à Vancouver, Darkangelo à Montréal. Le premier choix de la draft 2024 d’Ottawa, le deuxième au total, s’en est allé aussi, mais il faut dire que Danielle Serdachny avait fait une entrée très discrète sur le circuit, et donc beaucoup de déception à l’arrivée.

Pour compenser les nombreux départs, le staff d’Ottawa tentera de capitaliser encore sur des paris qu’il espère gagnants. Les deux premières russes à rejoindre la PWHL, Anna Shokhina et Fanuza Kadirova, ont totalement le profil des bonnes affaires. Elles combinent expérience et talent, aussi complémentarité puisqu’elles évoluaient ensemble à Saint-Pétersbourg. Kadirova, 27 ans, s’est particulièrement montrée à son avantage lors du camp PWHL. A 28 ans, Shokhina est quant à elle la deuxième joueuse la plus prolifique de l’histoire de la ligue russe.

En revanche, Élizabeth Giguère, qui a connu une production toute aussi spectaculaire en NCAA, n’a jamais été en mesure de trouver sa place à New York, et elle n’a pas convaincu le staff à Ottawa et ce dès les camps, elle sera réserviste pour Minnesota. Giguère avait connu la meilleure saison de sa carrière en 2021-2022 avec Minnesota-Duluth en formant un duo explosif… avec Gabbie Hughes. La polyvalente Hughes, dont la présence est indiscutable, est très certainement l’une des joueuses les plus importantes de l’alignement, tout comme Brianne Jenner, Emily Clark, ainsi que Kateřina Mrázová ennuyée par les blessures la saison passée. Ces quatre joueuses forment véritablement la colonne vertébrale de l’équipe.

brianne jenner
Brianne Jenner

Le jeu de puissance sera particulièrement observé car l’efficacité a souvent fait défaut, en particulier en playoffs avec un taux minus de 5,6%. Une chose est sûre, le renouvellement d’un effectif finaliste de la Coupe Walter sera délicat pour la Charge, un vrai défi pour la coach Carla MacLeod qui sera aidée dans cette tâche par un nouvel adjoint, Juuso Toivola, ancien entraîneur de la Finlande et avec vingt ans d’expérience au compteur dans le hockey féminin. Toivola compte orienter son travail sur la défense et les unités spéciales. Des efforts qui doivent permettre à Ottawa d’en faire une équipe efficace dans tous les secteurs du jeu, et une sérieuse candidate à la Coupe Walter.

Effectif :

Gardiennes : Sanni Ahola (FIN), Gwyneth Philips (USA), Kendra Woodland (CAN).

Défenseures : Rory Guilday (USA), Brooke Hobson (CAN), Samantha Isbell (CAN), Jocelyne Larocque (A, CAN), Stephanie Markowski (CAN), Kathryn Reilly (CAN), Ronja Savolainen (FIN).

Attaquantes : Emily Clark (A, CAN), Peyton Hemp (USA), Taylor House (USA), Gabbie Hughes (USA), Brianne Jenner (C, CAN), Fanuza Kadirova (RUS), Rebecca Leslie (CAN), Mannon McMahon (USA), Anna Meixner (AUT), Kateřina Mrázová (TCH), Anna Shokhina (RUS), Alexa Vasko (CAN), Sarah Wozniewicz (CAN).

Réservistes : Vita Poniatovskaia (RUS), Olivia Wallin (CAN).

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logo victoire de montréal

Victoire de Montréal

Vainqueur de la saison régulière la saison passée, la Victoire de Montréal n’a pas été victorieuse à l’arrivée, tombée dans le piège en demi-finale d’une équipe d’Ottawa particulièrement disciplinée. Une fin frustrante qui pour autant n’a pas étouffé les grandes ambitions montréalaises, avec le souhait de gagner rapidement la Coupe Walter. Pour y parvenir, la Victoire disposera d’une équipe solide, et ce malgré les manœuvres d’expansion qui ont égratigné toutes les équipes. En septembre, le journaliste de The Hockey News Pat Laprade partageait l’information selon laquelle la superstar Marie-Philip Poulin et d’autres joueuses avaient accepté une baisse de salaires dans l’intérêt de l’équipe, pour préserver sa compétitivité. Poulin mais aussi Laura Stacey et Ann-Renée Desbiens ont accepté une prolongation de contrat jusqu’en 2028 avec un salaire à la baisse, à hauteur de 80.000 dollars annuels alors que Poulin était parmi les mieux payées, au-dessus des 120.000. A l’arrivée, c’est un facteur qui pourrait bien faire la différence. Poulin, Stacey, Desbiens, trois immenses talents que la Victoire s’est assurée de garder sous la main, elles ont toutes trois été prolongées jusqu’en 2028.

Une fois de plus, Marie-Philip Poulin a démontré qu’elle était bien plus qu’une joueuse de hockey, les superlatifs d’exemple et de rôle modèle ne sont pas usurpés. Sportivement, la patronne de 34 ans a atteint un sommet en carrière, « Pou » a terminé meilleure buteuse PWHL avec 19 réalisations, 4 de plus que ses poursuivantes. Elle s’est emparée des titres de meilleure attaquante et de meilleure joueuse de la ligue, et du trophée IIHF remis à la meilleure joueuse du monde. Si elle tentera d’obtenir un quatrième titre olympique à Milan-Cortina, nul doute que la Coupe Walter est un objectif primordial. Un objectif qu’elle partage avec sa complice Laura Stacey, qui a amassé 40 points en deux saisons. Le duo explosif Poulin / Stacey a régulièrement été décisif, elles ont inscrit ensemble en 2024-2025 10 buts gagnants sur les 30 matchs de saison régulière, c’est sans commune mesure avec les autres équipes.

ann renée desbiens
Ann-Renée Desbiens

Ann-Renée Desbiens sort également d’une saison fantastique, plus confiante, plus sûre que la précédente. La gardienne de 31 ans a mené la ligue pour les victoires (15), la moyenne de buts encaissés (1,86) et le pourcentage d’arrêts (93,2%), avant de se mettre en évidence en playoffs malgré l’élimination avec 94,3% d’arrêts. C’est tout logiquement qu’elle a été élue meilleure gardienne PWHL en 2025, et ce malgré quelques pépins physiques. Elaine Chuli, moins en position de force avec des performances en-deçà, est partie à Toronto. C’est l’Allemande Sandra Abstreiter qui peut se frotter les mains, elle qui n’a joué que 116 minutes durant la première saison avec Ottawa… puis aucune avec Montréal. Tout bonnement incompréhensible quand on sait la valeur d’Abstreiter, qui reste sur trois derniers championnats du monde de très bonne facture.

A l’intersaison, Montréal a tout de même perdu Jennifer Gardiner, Abigail Boreen et Cayla Barnes, les meilleures marqueuses en dehors de Poulin et Stacey. Anna Wilgren, une des révélations de l’alignement en défense, ne figure plus non plus parmi l’équipe. Le premier choix 2025 de Montréal, Nicole Gosling, tentera de faire oublier le départ de Cayla Barnes. La cousine de Julia Gosling a d’ailleurs un profil très similaire à la Californienne, elle saura contribuer dans les deux sens de la patinoire, et elle peut être un élément clef en supériorité numérique. Maggie Flaherty et Jessica Digirolamo s’ajouteront à une brigade défensive où Amanda Boulier et Kati Tabin ont trouvé leur place. Erin Ambrose, même si elle a été moins en vue lors de la dernière saison, sera toujours la leader en défense, elle devrait être alignée avec Gosling, les deux joueuses sont d’ailleurs des produits de Clarkson University.

nicole gosling
Nicole Gosling

Malgré les départs de Boreen et Gardiner, Danièle Sauvageau et son équipe ont réalisé de bonnes opérations sur le marché. La révélation Shiann Darkangelo, la centre de quatrième trio devenue fine marqueuse, rejoint la province du Québec. Darkangelo avait inscrit 1 point à sa première saison réalisée en majorité à Boston, 17 points lors de la deuxième ! Le poste de centre est d’ailleurs renforcé avec l’arrivée d’Abby Roque, la meilleure aux mises en jeu la saison passée avec 62,4% de réussite… devant Poulin. Roque était aussi la deuxième joueuse de la ligue au registre des mises en échec, c’est une solide acquisition pour un staff à la recherche de rudesse, ils seront servis par Abby Roque.

Deuxième choix du repêchage en 2025, Natálie Mlýnková a l’habitude de jouer sur l’une des deux premières lignes de l’équipe de Tchéquie, elle aura de l’énergie à revendre. Jade Downie-Landry et Hayley Scamurra tenteront quant à elles de se relancer à Montréal mais elles apportent beaucoup de polyvalence et de puissance sur le papier. De leur côté, Maureen Murphy et Lina Ljungblom doivent être en mesure de contribuer davantage, l’Américaine et la Suédoise avaient laissé sur leur faim et tenteront de retrouver la confiance. Ljungblom sera d’ailleurs absente un moment, placée dans la liste des blessées à long terme. En tout cas, question de confiance, la vaillante Catherine Dubois en a tiré le bénéfice, elle est devenue l’une des joueuses de confiance de la coach Kori Cheverie.

Montréal a su se montrer suffisamment agressif durant l’intersaison pour limiter la casse du processus d’expansion. La saison passée, la copie était presque parfaite mais les leaders ne sont pas parvenues à faire la différence en demi-finale. La production des autres blocs sera déterminante, avec bon nombre de joueuses avides de se relancer. A l’évidence, la Victoire entend corriger la mésaventure de la saison passée.

Effectif :

Gardiennes : Sandra Abstreiter (ALL), Ann-Renée Desbiens (CAN), Megan Warrener (CAN).

Défenseures : Erin Ambrose (A, CAN), Amanda Boulier (USA), Jessica Digirolamo (CAN), Maggie Flaherty (USA), Nicole Gosling (CAN), Kelly-Ann Nadeau (CAN), Kati Tabin (CAN).

Attaquantes : Shiann Darkangelo (USA), Jade Downie-Landry (CAN), Catherine Dubois (CAN), Dara Greig (USA), Skylar Irving (USA), Alexandra Labelle (CAN), Lina Ljungblom (SUE), Natálie Mlýnková (TCH), Maureen Murphy (USA), Marie-Philip Poulin (C, CAN), Abby Roque (USA), Hayley Scamurra (USA), Laura Stacey (A, CAN), Kaitlin Willoughby (CAN).

Réservistes : Tamara Giaquinto (CAN), Maya Labad (CAN), Claire Vekich (USA).

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Toronto Sceptres

Toronto est un peu dans la même dynamique que Montréal, un favori déjoué rapidement en demi-finale. Cependant les Sceptres ont moins maîtrisé leur sujet en saison régulière : 65% de victoires en 2024, 53% en 2025. L’équipe entraînée par Troy Ryan – rappelons le toujours entraîneur de l’équipe du Canada – a tout de même terminé deuxième de la saison régulière, avant de connaître le même sort qu’en 2024 contre les futures championnes, Minnesota. On est encore loin du syndrome des désillusions répétées des Maple Leafs, il n’empêche que Toronto avait les moyens d’obtenir une couronne. Minnesota est-il devenu la bête noire ?

Comme Montréal, le défi sera de demeurer compétitif malgré le renouvellement forcé de l’alignement. Hannah Miller et Sarah Nurse sont deux éléments forts dont il faudra pallier la productivité et le caractère décisif. Julia Gosling, également partie, était le premier choix de Toronto en 2024 mais elle a brillé sur le tard, inscrivant notamment 3 buts en 4 matchs de playoffs. S’il y a une joueuse qui n’a pas en tous points déçu, c’est bien Daryl Watts qui, après deux saisons, est la deuxième joueuse la plus productive de l’histoire de la ligue derrière Poulin. Il est devenu rapidement clair que Watts semblait plus à son aise à Toronto qu’à Ottawa, l’attaquante de 26 ans a confirmé tout son potentiel. Elle a d’ailleurs éclipsé plusieurs éléments importants, dont Natalie Spooner.

daryl watts
Daryl Watts

Spooner avait totalement survolé la saison 2023-2024 avec le plein de distinctions à la clef, mais une longue convalescence ne lui a pas permis de retrouver son meilleur niveau, elle s’est d’ailleurs montrée particulièrement discrète en playoffs. A 35 ans, Spooner sera-t-elle en mesure de retrouver sa forme spectaculaire de la saison 2023-2024, lorsqu’elle avait marqué 20 buts en 24 matchs ? Sa contribution sera un facteur de réussite.

Après les départs de Nurse et Miller, on pouvait supposer que Blayre Turnbull et Jessie Compher auraient désormais vocation à devenir les deux premières centres des Sceptres. Mais Troy Ryan a poursuivi les expérimentations autour d’Emma Maltais, qui ne rechignait pas à prendre les mises en jeu, avec une bonne efficacité (près de 60% de réussite la saison passée). Après les camps, tout porte à croire que la Canadienne de 26 ans s’apprête à devenir la centre numéro 1. Sa production offensive avait baissé mais un rôle plus défensif lui était attribué, elle était quatrième de la ligue en 2025 pour les mises en échec par match. Aux côtes de Watts et Spooner, l’infatigable Maltais pourrait devenir l’une des principales flèches des Sceptres.

L’aspect défensif, en particulier en infériorité numérique, est un créneau à travailler, Toronto était un mauvais élève dans cette configuration, en particulier en demi-finale avec seulement 44%. L’ancienne Montréalaise Claire Dalton et la draftée Emma Gentry permettront d’étoffer les solutions proposées à Ryan. Des huit équipes, Gentry était la joueuse qui a tiré le plus de fois au but pendant les camps, son impact offensif sera à suivre.

Si Ottawa s’était frotté les mains après le « big move » en obtenant Jocelyne Larocque, Toronto n’a en revanche pas eu la même réussite en récupérant en retour Hayley Scamurra et Savannah Harmon. La seule rescapée de l’été, Harmon, tentera de retrouver l’impact qui lui est possible d’apporter en défense mais surtout en attaque, avec un jeu qui est peut être aussi fluide que dangereux pour les adversaires. Par ailleurs, l’arrivée d’une nouvelle leader en défense permettra à Harmon de se délester de la pression et des responsabilités.

Car effectivement l’arrivée d’Ella Shelton marque probablement un tournant pour Toronto qui dispose d’une des défenseures les plus explosives de la ligue, avec 37 points en deux saisons, une joueuse à l’influence considérable sur le jeu. Ajoutée à Renata Fast, voilà potentiellement la meilleure paire défensive au monde, sans doute la plus complémentaire. Renata Fast n’a cessé d’impressionner lors de la dernière saison, élue meilleure défenseure PWHL en 2025, et ce avec 739 minutes de temps de glace au compteur, le plus élevé de toutes les joueuses de champ. Cerise sur le gâteau, ce sont des retrouvailles pour Fast et Shelton qui ont joué ensemble à Clarkson University lors de leurs années NCAA, Troy Ryan les a d’ailleurs alignées sur le même duo durant le dernier championnat du monde.

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Renata Fast

Changement de cap devant le but. Kristen Campbell, qui a joué la grande majorité des matchs lors des deux premières saisons, n’a véritablement pas convaincu avec des performances bien trop irrégulières, encore une fois. Campbell aura disputé sa dernière rencontre avec les Sceptres le 11 mai dernier en encaissant 7 buts lors du match 3 de la demi-finale, elle n’a pas été alignée lors de la dernière manche et elle a terminé les playoffs avec 81,3% d’arrêts. Autant dire que Campbell est partie par la petite porte. La numéro 2 Raygan Kirk avait finalement grignoté du temps de jeu en saison régulière en jouant un tiers des matchs, et à l’arrivée avec beaucoup de satisfaction. Pour cette nouvelle saison, Kirk aura de l’appétit mais Ryan devrait l’aligner sur un pied d’égalité avec la nouvelle arrivante Elaine Chuli, moins en vue la saison passée mais qui a l’expérience pour elle.

L’effectif est forcément moins dense que la saison passée mais il est équilibré. Assez pour remporter la Coupe Walter ?

Effectif :

Gardiennes : Elaine Chuli (CAN), Raygan Kirk (CAN,), Jessie McPherson (CAN).

Défenseures : Renata Fast (A, CAN), Kali Flanagan (USA), Savannah Harmon (USA), Anna Kjellbin (SUE), Jessica Kondas (CAN), Allie Munroe (CAN), Ella Shelton (CAN).

Attaquantes : Jesse Compher (USA), Maggie Connors (CAN), Claire Dalton (CAN), Clair DeGeorge (USA), Emma Gentry (USA), Sara Hjalmarsson (SUE), Emma Maltais (CAN), Natalie Spooner (CAN), Blayre Turnbull (C, CAN), Clara Van Wieren (USA), Daryl Watts (CAN), Emma Woods (CAN), Kiara Zanon (USA).

Réservistes : Hanna Baskin (USA), Kristina Della Rovere (CAN/ITA), Lauren Messier (CAN).

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Boston Fleet

Étonnant finaliste en 2024, Boston n’est pas parvenu à accrocher les playoffs en 2025. Il est vrai que cela ne s’est pas joué à grand chose puisque le Fleet avait glané 44 points, soit le même total que les qualifiés Minnesota et Ottawa. Mais impossible de ne pas  repenser à ce dernier match déterminant, justement contre le Frost, alors même qu’un petit point suffisait aux Bostoniennes… et une rencontre qui a tourné au fiasco, 1-8 pour Minnesota. Une fin de saison cauchemardesque avec ce qui a tout d’une faillite mentale, au moment le plus important de la saison.

Le changement est en marche, à commencer derrière le banc puisque Courtney Kessel est partie entraîner l’équipe de Princeton en NCAA. C’est un ancien visage familier de la DEL, Kris Sparre, qui la remplace. Sparre était adjoint en AHL ces dernières années, mais ce sera son premier poste d’entraîneur en chef. Le staff a totalement été refondu, avec notamment l’arrivée de l’ancienne leader des USA Kacey Bellamy, qui connaît très bien une partie des joueuses. Boston disposera en tout cas d’un alignement jeune, ce qui n’effraie pas particulièrement Sparre qui veut justement en faire une force avec la vitesse au centre du jeu. Cette nouvelle physionomie devra se dérouler sans la grande star Hilary Knight, meilleure marqueuse PWHL 2025, et sans le premier choix de repêchage en 2024 Hannah Bilka, dont l’impact aurait été encore plus important si elle n’avait pas été blessée. Ce sont deux immenses pertes pour le Fleet.

La cheffe de file sera donc clairement Alina Müller, joueuse vaillante, polyvalente et toujours menaçante. Son passage du centre à l’aile semblait entériné par Kessel, Sparre va-t-il la replacer au centre, sa position naturelle, pour les besoins de l’équipe ? Surtout que le duo explosif qu’elle composait en NCAA avec Chloé Aurard-Bushee à Northeastern University, l’une des principales universités bostoniennes, était en passe d’être reconstitué. L’Iséroise retrouvait un environnement qu’elle connaissait après deux années difficiles avec New York. Aux côtés de Müller, Aurard avait d’ailleurs atteint un sommet de 54 points en 2023, le fait de retrouver un environnement familier semblait la meilleure chose qui pouvait lui arriver.

Mais patatras, Aurard n’a pas été retenue par le Fleet à l’issue des camps, elle fait partie des joueuses coupées, elle est désormais sans club. Aurard avait joué le premier match préparatoire (sans Müller) avec une assistance, mais pas le deuxième. Cette décision est absolument incompréhensible. Boston lui avait fait signer un contrat d’un an cet été, elle était perçue comme une arrivée majeure pour une équipe qui avait fait preuve de frilosité à la période des transactions estivales. Le coach Sparre lui-même, une semaine avant l’éviction de la Française, précisait le besoin d’explorer l’alchimie Aurard / Müller, qui avait par le passé fait des étincelles, et sur laquelle l’équipe était en passe de capitaliser. Sauf que le duo n’a finalement été testé à aucun moment.

La Directrice générale Danielle Marmer a justifié (sans réellement convaincre) la signature de Chloé Aurard-Bushee en plaidant à cet instant un besoin de réactivité, alors que beaucoup de joueuses rejoignaient Vancouver et Seattle, elle estime aussi que la cuvée de repêchage était « excellente ». Au point d’écarter une joueuse avec deux années de PWHL et déjà une longue expérience internationale ? Alors que les aspirations de l’équipe se basaient en partie sur le projet du duo reformé ?

En éjectant Aurard, ce que personne n’avait vu venir, le staff s’est déjà mis à dos la communauté du Boston Fleet qui ne lui laissera aucune chance à la première difficulté. La déception est immense pour les fans, bien conscients de l’attachement qu’a la future olympienne pour Boston.

L’avenir proche de Chloé Aurard-Bushee se situe désormais ailleurs qu’en PWHL, probablement en Europe, surtout avec l’échéance olympique qui arrive. Elle ne pouvait se permettre une position de réserviste, avec l’impossibilité d’exercer un métier à côté en compensation de salaire étant donné qu’elle ne bénéficiait que d’un visa sportif. Il n’empêche que ce dénouement à Boston, avec tout ce que cette ville représente pour elle, alors qu’elle avait même porté le maillot de cette équipe au cours de son propre mariage cet été, est pour le moins déchirant.

aurard et müller
Chloé Aurard-Bushee et Alina Müller

A défaut de l’attaquante tricolore, deux autres arrivantes aspirent également à davantage de temps de jeu et de production : Liz Schepers et Laura Kluge. Schepers a passé le cap des 40 points plusieurs fois en NCAA sans pour autant dépasser le cap des 10 points en saison PWHL, malgré deux buts gagnants qui ont permis en 2024 puis 2025 d’offrir la Coupe Walter au Frost. Kluge a une longue expérience internationale derrière elle et après un passage à Toronto, la joueuse de la Frauen Mannschaft tentera d’obtenir une place régulière. C’est un objectif partagé par le deuxième choix de repêchage 2025, Ella Huber, qui a de très bonnes aptitudes techniques et donc toutes ses chances de faire sa place.

D’autres joueuses comme Theresa Schafzahl auront à charge également de retrouver la confiance du staff. En revanche, Susanna Tapani a véritablement passé un cap après une saison à 18 points, un sommet. La Finlandaise est devenue l’une des joueuses les plus utiles de l’alignement, alliant créativité et physique, une efficacité redoutable aux tirs (19,6%) en plus d’être une top centre. Le poste de centre sera d’ailleurs partagé, au choix de Kris Sparre, avec Tapani, Müller, Huber, Shay Maloney et évidemment Hannah Brandt, l’une des grandes spécialistes de la ligue. L’intensité de Maloney et Brandt, comme celle de Jamie Lee Rattray, feront office de métronome, alors que Sparre s’attend à de l’impact physique de la part de ses joueuses.

La leader en défense Megan Keller sera une fois de plus amenée à jouer plus de 22 / 23 minutes par match, mais elle aura une nouvelle partenaire toute désignée. Haley Winn était l’une des joueuses les plus convoitées de la dernière draft, la double championne du monde américaine est un renfort de poids sur les lignes arrières. Winn était la meilleure marqueuse de Clarkson University en 2025, il est attendu qu’elle joue un rôle important dans les deux sens, ce que recherchait avant tout la manager Danielle Marmer. Zoe Boyd et Rylind MacKinnon renforceront cette défense, qui compte sur la Tchèque Daniela Pejšová dont le rôle devrait être plus important.

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Aerin Frankel

Le statut d’Aerin Frankel lui ne changera pas, la titulaire indiscutable du Fleet devant les filets. Elle était de très loin la gardienne la plus exposée aux tirs, 642 au total, c’est 65 tirs de plus essuyés que la deuxième à ce chapitre, Corinne Schroeder. Frankel s’en est sortie brillamment avec 92,1% d’arrêts, une deuxième saison consécutive au-dessus de la barre des 92%. Seul point noir, le dernier match de saison régulière qui avait tourné au cauchemar contre Minnesota, sortie après une période, alors qu’elle revenait de blessure. Klára Peslarová et Emma Söderberg ne seront plus là pour la seconder, elles qui ont préféré jouer en Europe en cette saison olympique pour se garantir du temps de jeu. C’est Abbey Levy, en provenance de New York, qui assurera le poste de numéro 2 et tentera elle aussi de se relancer. En tout cas, Levy a réalisé une première sortie réussie, au premier match du camp, avec 39 arrêts contre Montréal.

Un recrutement timide et beaucoup de joueuses qui tenteront de retrouver un meilleur niveau à Boston, la qualification en playoffs dépendra beaucoup de l’émergence de nouvelles leaders. Mais les remous avec le cas Aurard met déjà le staff en porte-à-faux, qui n’aura pas le droit à l’erreur.

Effectif :

Gardiennes : Aerin Frankel (USA), Abbey Levy (USA), Amanda Thiele (USA).

Défenseures : Zoe Boyd (CAN), Riley Brengman (USA), Hadley Hartmetz (USA), Megan Keller (C, USA), Rylind MacKinnon (CAN), Daniela Pejšová (TCH), Haley Winn (USA).

Attaquantes : Hannah Brandt (USA), Ella Huber (USA), Laura Kluge (ALL), Shay Maloney (USA), Olivia Mobley (USA), Alina Müller (A, SUI), Abby Newhook (CAN), Jamie Lee Rattray (A, CAN), Jill Saulnier (CAN), Theresa Schafzahl (AUT), Liz Schepers (USA), Sophie Shirley (CAN), Susanna Tapani (FIN).

Réservistes : Mia Biotti (USA), Olivia Zafuto (USA), Loren Gabel (CAN).

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New York Sirens

Si les deux premières saisons PWHL ont vu le Minnesota Frost brandir la Coupe Walter, à l’inverse New York a terminé à chaque fois lanterne rouge. Les Sirens avaient plutôt bien débuté la saison 2024-25, avant de voir les vieux démons ressurgir. Impossible de ne pas penser à cette série noire de neuf défaites consécutives en début d’année pendant laquelle Alex Carpenter se blessait au pire moment. L’absence de playoffs est un nouvel échec pour le Directeur général Pascal Daoust qui a pris une décision radicale : faire table rase en bouleversant totalement l’alignement ! Avec les manœuvres réalisées, New York a disposé de neuf choix à la draft 2025 sur les 48 au total. Pour y parvenir, il y a eu tout de même quelques sacrifices avec les départs d’Ella Shelton et Abby Roque. Le processus d’expansion a vu également partir la gardienne n°1 Corinne Schroeder, et deux de ses meilleures attaquantes, Alex Carpenter et Jessie Eldridge.

La grande réussite de la dernière saison a évidemment été sécurisée, Sarah Fillier a d’ailleurs signé une extension de deux ans après un long suspense. Le premier choix de la draft 2024 a largement confirmé les attentes avec ses 29 points, le plus haut total qu’elle a partagé avec Hilary Knight. La Canadienne a d’ailleurs inscrit 18% des buts de son équipe, 5 buts et 9 points en supériorité numérique. Autant dire qu’elle avait non seulement beaucoup d’influence sur le powerplay, le deuxième meilleur de la ligue, et sur les résultats de manière générale.  Fillier est une leader, mais on lui prête aussi un pouvoir de décision, ce que laissait transparaître certains propos de Daoust. On peut supposer qu’elle a eu une influence sur les changements majeurs intervenus au sein de l’équipe.

kristyna kaltounkova

En tout état de cause, après le départ de Carpenter et Eldridge, l’objectif était d’encadrer Fillier à la mesure de son talent. Kristýna Kaltounková et Casey O’Brien ont donc été choisies respectivement au premier et troisième rang du dernier repêchage, deux talents explosifs en provenance de NCAA et qui peuvent être alignées au centre. « Kalty » est la seule joueuse de l’histoire de Colgate University à avoir passé le cap des 100 buts, la Tchèque a un tir redoutable et un appétit pour le contact du haut de son mètre 74. En équipe tchèque, Kaltounková est utilisée sur l’aile gauche, elle a déjà inscrit 3 buts en 6 matchs d’Euro Hockey Tour cette saison. De son côté, O’Brien est une pure créatrice de jeu, sortant d’une incroyable saison à 88 points avec les Badgers du Wisconsin, la 10e meilleure performance de l’histoire en NCAA… partagée avec Alex Carpenter. Casey O’Brien a remporté le trophée Patty Kazmaier remis à la meilleure joueuse de la saison universitaire. Étant donné que le coach Greg Fargo utilise Fillier sur l’aile droite, New York a potentiellement un premier trio explosif avec Kaltounková – O’Brien – Fillier.

Le troisième choix, le neuvième au total, Anne Cherkowski, est aussi un talent universitaire qui pourrait très bien se connecter à l’un des deux premiers trios. Brièvement appelée par l’équipe du Canada, elle a pourtant le potentiel pour se greffer à l’alignement. Afin de combler le départ de Roque, le staff a astucieusement fait venir Kristin O’Neill, l’une des joueuses les plus efficaces de le ligue aux mises en jeu et particulièrement populaire à Montréal. Les seconds couteaux Taylor Girard, Paetyn Levis, Savannah Norcross ou Elle Hartje devront livrer la bataille pour seconder les stars. Le fait que Hartje accueille son ancienne coéquipière de Yale Anna Bargman est un élément positif.

En défense, le départ d’Ella Shelton n’est évidemment pas négligeable, c’était la joueuse la plus utilisée de Greg Fargo en moyenne par match. Jincy Roese, qui arrive d’Ottawa, est une excellente acquisition, la cinquième meilleure marqueuse chez les défenseures en 2025, sans qu’elle néglige sa propre zone. L’Américaine s’ajoute à une brigade de choix avec Micah Zandee-Hart, Jaime Bourbonnais et Maja Nylén Persson. New York a clairement l’un des meilleurs top four défensif de la ligue. La Suédoise Nylén Persson sera d’ailleurs en convalescence suite à une grave blessure fin mars qui lui a fait manquer le dernier Mondial. Difficile de se dire qu’elle n’a que 24 ans avec son calme et un sens de l’anticipation affuté, il est fort possible de la retrouver sur la première paire avec Zandee-Hart. Allyson Simpson et Lauren Bernard seront en tout cas mobilisées pour compléter la brigade.

maja nylén persson

Un vent de nouveauté souffle sur New York, y compris devant le but qui a vu partir Corinne Schroeder et Abbey Levy. Kayle Osborne, qui a joué 10 matchs avec les Sirens la saison passée avec 91,6% et de belles parades dans les highlights de la saison, aura une petite avance sur le poste de titulaire. Osborne a d’ailleurs été retenue pour la première fois en équipe du Canada au début du mois pour la Rivalry Series, après des performances satisfaisantes pendant le camp canadien.  Callie Shanahan, un des trois choix du quatrième tour de New York en 2025, et qui a connu des performances flatteuses avec Boston University, devra se contenter pendant un temps du rôle de suppléante. Mais clairement, avec deux gardiennes de 23 et 22 ans, New York prend un risque devant les filets.

Les Sirens ont entamé leur révolution, fait de la place sur leur cap salarial après les départs de Shelton, Roque, Carpenter et Eldridge, et pris une nouvelle direction avec à la baguette la superstar Fillier et les deux surdouées Kaltounková et O’Brien. Le coach Greg Fargo sera assisté par une nouvelle adjointe, Valérie Bois qui a dirigé Bishop University au premier titre national canadien. New York veut donc croire à cet espoir d’accrocher enfin les playoffs, après une opération reset.

Effectif :

Gardiennes : Kaley Doyle (USA), Kayle Osborne (CAN), Callie Shanahan (USA).

Défenseures : Lauren Bernard (USA), Jaime Bourbonnais (A, CAN), Maja Nylén Persson (SUE), Jincy Roese (USA), Dayle Ross (CAN), Allyson Simpson (USA), Nicole Vallario (SUI), Micah Zandee-Hart (C, CAN).

Attaquantes : Anna Bargman (USA), Anne Cherkowski (CAN), Emmy Fecteau (CAN), Sarah Fillier (A, CAN), Taylor Girard (USA), Elle Hartje (USA), Kristýna Kaltounková (TCH), Paetyn Levis (USA), Savannah Norcross (USA), Casey O’Brien (USA), Kristin O’Neill (CAN), Kayla Vespa (CAN).

Réserviste : Olivia Knowles (CAN).

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Vancouver Goldeneyes

La franchise de Vancouver est donc issue de la première expansion de la jeune histoire de la PWHL. Le match sur glace neutre entre Toronto et Montréal la saison passée à la Rogers Arena, à guichets fermés (19 038 spectateurs), a certainement pesé dans la balance en faveur de ce cap à l’ouest. Les Goldeneyes, nom qui fait référence à une espèce de canard très répandue en Colombie Britannique, prendront leurs quartiers à l’ancien Pacific Coliseum, qui pourra tout de même accueillir plus de 15 000 personnes. D’ailleurs leur première fera salle comble !

Cara Gardner Morey, qui a participé pendant une quinzaine d’années au programme de Princeton University, a été nommée Directrice générale de l’équipe. Elle a alors choisi au poste d’entraîneur en chef Brian Idalski, qui a lui aussi une longue expérience du hockey féminin, en NCAA mais aussi en Chine, il avait d’ailleurs coaché la sélection chinoise aux Jeux de Pékin en 2022.

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Emerance Maschmeyer

On l’a précisé, le processus d’expansion a été particulièrement favorable pour les deux nouvelles équipes. C’est d’ailleurs peut-être encore plus vrai pour Vancouver qui, des huit équipes en lice, a été probablement celle la plus en réussite durant l’intersaison. Le staff s’est assuré d’avoir un duo de bonne facture devant la cage. Ennuyée par une grave blessure la saison dernière, Emerance Maschmeyer avait laissé le champ définitivement à Gwyneth Philips à Ottawa. A 31 ans et avec toujours de solides performances, « Masch » ne semble pas usée par le challenge. L’expérience et sa régularité devraient lui permettre de partir numéro 1, même avec l’arrivée de Kristen Campbell. L’ancien rempart de Toronto reste sur deux saisons ternies par justement des passages à vide, Campbell arrive à Vancouver avec une pression moindre ce qui devrait lui être bénéfique pour relancer sa carrière. Kim Newell, que Brian Idalski connaît bien puisqu’elle avait représenté la Chine en 2022, sera numéro 3, elle fait un étonnant retour après plusieurs années sans compétition.

Vancouver ne pouvait peut-être pas rêver meilleures pioches en défense en disposant de deux défenseures stars avec Sophie Jaques et Claire Thompson, deux des trois arrières les plus productives de la dernière saison et qui évoluaient toutes deux au Minnesota. Jaques et Thompson, à l’aise dans les deux sens de la patinoire, ont d’ailleurs figuré respectivement sur la première et la deuxième équipe étoile de la saison. Une troisième défenseure du Frost, Mellissa Channell-Watkins, complètera d’ailleurs un premier quatuor de choix avec Ashton Bell. Une néophyte de la ligue, Katarina « Nina » Jobst-Smith, actuellement blessée, devrait pouvoir se faire une place en défense par la suite. Si elle porte régulièrement le maillot de l’Allemagne de par sa mère, Jobst-Smith est née à Vancouver, elle est donc une enfant du coin, c’est d’ailleurs une fan assidue des Canucks. Autant dire qu’elle n’aura aucun mal à se fondre dans l’environnement. Jobst-Smith est l’une des défenseures qui a bloqué le plus de tirs la saison passée en NCAA, et elle était l’une des défenseures disponibles les plus à même à s’adapter à la PWHL.

Nina Jobst-Smih était le deuxième choix de Vancouver, le premier était plus inattendu mais il permet à l’équipe d’acquérir encore davantage d’expérience. C’est une joueuse de 35 ans qui a été la première sélectionnée par le staff des Goldeneyes, Michelle Karvinen. La Finlandaise a remporté de nombreuses médailles, elle compte 4 Jeux olympiques et 12 Championnats du monde à son actif. Karvinen est aussi la meilleure marqueuse de tous les temps sous le maillot finlandais, avec 62 points. En deux tournois de l’Euro Hockey Tour cette saison, elle a amassé 10 points en 6 matchs. Même si elle a pris pace sur le premier trio durant le camps, Karvinen devrait néanmoins se retrouver en troisième ou quatrième trio, tant Vancouver aura à disposition une offensive très dense.

sarah nurse et jennifer gardiner
Sarah Nurse & Jennifer Gardiner

Les ex-Torontoises Sarah Nurse et Hannah Miller occuperont les deux premiers centres. Nurse avait connu une excellente première saison, elle avait débuté la deuxième avec 12 points en 15 matchs, avant de subir une grave blessure au genou. Revenue en fin de saison sans pour autant retrouver son plein niveau, Nurse arrive à Vancouver avec l’ambition d’être une leader. Ses premiers coups de patin durant le camp ont en tout cas été positifs. A contrario, Miller sort de la meilleure saison de sa carrière avec 24 points en 29 matchs, et elle tient un rôle important en supériorité comme en infériorité numérique. Tereza Vanišová, l’une des grandes surprises de la dernière saison, arrive aussi en confiance, c’était la co-deuxième meilleure buteuse avec Knight en 2024-25 avec… 13 buts de plus que la saison précédente ! Vanišová a donc fait des progrès spectaculaires, elle devra néanmoins confirmer dans un décor différent.

En plus de Nurse, Miller et Vanišová, Michela Cava (19 points), Jennifer Gardiner (18 points), Brooke McQuigge (15 points, la joueuse PWHL la plus efficace aux tirs avec 20%) et Abby Boreen (14 points) ont de quoi permettre à Brian Idalski de modeler deux premiers trios particulièrement redoutables, potentiellement le meilleur premier six offensif de la ligue. Pour une équipe d’expansion, ce n’est pas si mal ! Izzy Daniel avait quant elle quelque peu déçu à sa première saison, elle sera suffisamment encadrée pour rebondir. Anna Segedi, qu’Idalski a également dirigée en équipe de Chine, et Gabby Rosenthal apportent enfin une touche de polyvalence qui sera bienvenue.

Du talent brut, du leadership, les Vancouver Goldeneyes ont incontestablement les cartes en main pour jouer les premiers rôles dès leur première saison.

Effectif :

Gardiennes : Kristen Campbell (CAN), Emerance Maschmeyer (CAN), Kimberly Newell (CAN/CHN).

Défenseures : Sydney Bard (USA), Ashton Bell (C, CAN), Mellissa Channell-Watkins (CAN), Emma Greco (CAN), Sophie Jaques (CAN), Katarina Jobst-Smith (ALL/CAN), Maddy Samoskevich (USA), Claire Thompson (A, CAN).

Attaquantes : Abby Boreen (USA), Michela Cava (CAN), Katie Chan (CAN), Izzy Daniel (USA), Jennifer Gardiner (CAN), Michelle Karvinen (FIN), Darcie Lappan (CAN), Brooke McQuigge (CAN), Hannah Miller (CAN/CHN), Sarah Nurse (A, CAN), Gabby Rosenthal (USA), Anna Segedi (USA/CHN), Tereza Vanišová (TCH).

Réservistes : Brianna Brooks (CAN), Malia Schneider (CAN).

***

seattle torrent logo

Seattle Torrent

En ajoutant Vancouver et Seattle au circuit, la PWHL installe donc d’emblée une rivalité sur la côte ouest. Dans une ville où le sport est hautement concurrentiel avec SeaHawks (NFL), Mariners (MLB), Kraken (NHL), Reign (NWSL) et Storm (WNBA), le Seattle Torrent tentera de se faire une place. Elle sera en tout cas hébergée à la Climate Pledge Arena où joue habituellement le Kraken. Il sera donc essentiel d’obtenir de bons résultats rapidement. Le processus d’expansion nécessitait d’être particulièrement réactif sur le marché. Le fait que Meghan Turner était l’adjointe de Danielle Marmer à Boston pendant les deux premières saisons de la ligue en faisait une candidate idéale au poste de Directrice générale du Torrent. Turner avait en tête son équipe idéale avec les subtilités imposées par la constitution d’une équipe.

Steve O’Rourke occupera le poste d’entraîneur en chef. Originaire de la voisine Colombie-Britannique, O’Rourke a une longue expérience de coaching derrière lui, principalement auprès du hockey masculin mais il a de bonnes connaissances de la sphère féminine. Il était il y a quelques années consultant de l’équipe du Canada. Il connaît depuis longtemps Gina Kingsbury, la directrice générale de Toronto et de l’équipe du Canada, c’est elle qui l’a décidé à postuler en PWHL. O’Rourke a une vision partagée de celle de Meghan Turner, à savoir bâtir un groupe avant de penser aux résultats. Mais comme Vancouver, Seattle part déjà avec un alignement qui ne devrait avoir aucun mal à rivaliser avec les meilleurs.

hilary knight

Le premier élément au centre des discussions était Hilary Knight, joueuse d’exception comme l’est Marie-Philip Poulin. Knight était le premier choix, évident, de Turner qui a pu apprécier les 15 buts marqués par la capitaine du Boston Fleet lors du dernier exercice. En difficulté à sa première saison (14 points), elle a fini meilleure marqueuse (29 points) en 2025, elle a d’ailleurs inscrit un hat trick lors de la Rivalry Series début novembre. Knight aura en plus sa centre attitrée en la personne d’Alex Carpenter. Carpenter et Knight se connaissent très bien et partagent le premier trio de l’équipe des États-Unis depuis des années. « Carpy » a déjà accumulé 43 points en deux saisons PWHL, soit la troisième meilleure performance. Une autre top scorer de New York a accompagné Carpenter, il s’agit de Jessie Eldridge, 24 points en 2025 et capable de mettre beaucoup d’intensité dans le jeu. Une joueuse bien trop souvent sous-estimée.

Knight n’est d’ailleurs pas la seule acquisition en provenance de Boston qui avait décidément beaucoup à offrir à Seattle. L’explosive Hannah Bilka pose également ses valises à l’Emerald City, elle a été ralentie lors de sa première saison à cause d’une blessure lors de la Rivalry Series. Bilka avait une moyenne de point par match de 0,69, sa deuxième saison pourrait être encore plus spectaculaire. Au camp du Torrent, Bilka a été alignée sur le premier trio avec Carpenter et Knight. La très populaire Lexie Adzija, dans un registre différent, vient également de Boston.

Meghan Turner et son équipe ont réussi le tour de force de mettre la main sur quatre choix de premier tour du repêchage 2024, sur six possibles ! Hormis Bilka, Danielle Serdachny d’Ottawa et Julia Gosling de Toronto alimenteront les premiers trios offensifs. Toutes deux n’ont toutefois pas véritablement convaincu à leurs débuts, elles tenteront de montrer leur véritable valeur dans ce nouvel horizon. La défenseure Cayla Barnes avait été choisie au cinquième rang de la dernière draft par Montréal, elle y a brillé en montrant toutes ses qualités, en défense comme en attaque. La Californienne a un tir redoutable mais sait mettre de l’ordre devant le but malgré ses 157 centimètres, Seattle a sa patronne en défense.

cayla barnes
Cayla Barnes

Barnes a un profil offensif mais Seattle a également mis la main sur de la robustesse avec Emily Brown, Megan Carter, Mariah Keopple, Aneta Tejralová mais aussi Anna Wilgren, qui a fait une entrée remarquée en PWHL. Wilgren a bloqué 57 tirs en 2024-25, le plus haut total de l’équipe de Montréal au sein de laquelle elle est rapidement devenue un maillon fort dans les lignes arrières, ce qui lui a permis de disputer son premier Mondial avec les États-Unis.

Une bonne partie des résultats dépendront aussi des performances devant le but de Corinne Schroeder, près de 92% d’arrêts en 2025 avec New York. Avec 5 blanchissages depuis la création de la ligue, dont 4 sur la dernière saison, Schroeder est LE rempart qu’il fallait au Torrent. Hannah Murphy, qui a réalisé des résultats spectaculaires en NCAA, devrait être la mieux placée pour hériter du rôle de doublure. La dernière gardienne Carly Jackson a l’expérience mais elle a réellement un rôle d’encadrante, de trait d’union avec staff.

Jackson a à cœur de participer à la cohésion du groupe, d’autant plus pour un groupe qui ne se connaissait pas il y a peu. Le Seattle Torrent, comme Vancouver, est paré pour concurrencer n’importe quel adversaire PWHL.

Effectif :

Gardiennes : Carly Jackson (CAN), Hannah Murphy (CAN), Corinne Schroeder (CAN).

Défenseures : Cayla Barnes (USA), Emily Brown (A, USA), Megan Carter (CAN), Mariah Keopple (USA), Lyndie Lobdell (USA), Aneta Tejralová (TCH), Anna Wilgren (USA).

Attaquantes : Lexie Adzija (CAN), Hannah Bilka (USA), Brooke Bryant (USA), Jenna Buglioni (CAN), Alex Carpenter (A, USA), Lily Delianedis (USA), Jessie Eldridge (CAN), Julia Gosling (CAN), Mikyla Grant-Mentis (CAN), Hilary Knight (C, USA), Danielle Serdachny (CAN), Natalie Snodgrass (USA), Marah Wagner (USA).

Réservistes : Emily Zumwinkle (USA), Jada Habisch (USA), Sydney Langseth (USA).

Tags: PWHL
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Nicolas Jacquet

Passionné par le hockey d'ici et d'ailleurs. Ex-blogueur devenu rédacteur Hockey Archives & Slapshot. Twitter : @Nico_Jt_

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