En jouant à domicile face à une équipe du haut de tableau, La Roche-sur-Yon avait la possibilité de frapper un grand coup et d’asseoir sa suprématie en poule A. Mais il fallait pour cela venir à bout de Brest, qui compte quelques accidents de parcours mais a pu prouver qu’il s’agissait toujours d’un sérieux client. Face à ce type d’adversaire, nulle absence n’est permise, or c’est justement le mauvais scénario écrit par le HOGLY au cours du premier tiers : Dimitri Motreff, Olivier Binet-Bérubé et Mickaël Hébert en profitèrent pleinement pour offrir aux Brestois une confortable avance. Les Aigles revinrent avec de toute autre intention, et Vladislav Tunik puis Arthur Chauvet entretenaient l’espoir, mais Théo Fourcade inscrivait le quatrième but adverse, avant une nouvelle réalisation de Chauvet. Mais dans le dernier effort yonnais, les Bretons resteront solides, ils parachèveront par ailleurs leur succès d’un but de Patrik Jääskeläinen (3-5). C’est une première défaite en six matchs pour le HOGLY, qui voit son adversaire du soir revenir à un point et relancer totalement le suspense dans cette poule.
Le vainqueur 2024-2025 du groupe, Châlons en Champagne, peut toujours se mêler à la fête. Mais dans leur Cité Glace, les Gaulois doivent tout de même lâcher un point, récupéré par la vaillante équipe d’Orléans. Dans un premier tiers animé, Jonathan Jansson ouvrait le score pour les locaux, mais Roberts Vitols égalisa. Châlons reprit sa marche en avant avec Marek Herda et Melker Torstensson, puis Kenji Fade permit aux Renards de revenir à un but, tandis qu’Aleksis Burkits égalisera à mi-match. Tristan Tagliapietra redonne l’avantage aux siens dans le troisième acte, mais Vitols se chargeait de conduire les acteurs en prolongations. Jamais devant au cours de la rencontre, Orléans s’inclinera finalement sur un but de Torstensson, mais c’est tout de même un bon point pour la formation cinquième au classement (5-4 a.p.). Châlons est à trois points de Brest et à quatre de La Roche-sur-Yon.
En quatrième position, Évry-Viry avait un impératif de réagir, après quatre défaites de rang. C’est sur la glace de Rouen 2 que les Jets retrouvent la victoire malgré l’ouverture du score d’Alexeï Yarine. Le but en toute fin de période, malgré une infériorité, d’Andrew Doucet a été un tournant pour les Franciliens, qui ne se sont pas laissés aller dans leurs difficultés actuelles. Jérémy Pigeot donnera l’avantage à son équipe, qui restera solide jusqu’au bout et assurera son succès du but tardif de Doucet (1-3). Cette victoire fait du bien à l’entente qui conserve ainsi un bilan positif dans son parcours. Coup d’arrêt en revanche pour les Normands, après deux succès, et sanction immédiate dans le classement.
La lutte à deux se poursuit en effet avec Courbevoie, et les Coqs ont profité de leur plus proche derby pour s’imposer face à Paris. Les périodes furent particulièrement découpées dans cette rencontre, la première profitera aux locaux qui inscriront deux buts par Artjoms Kadnikovs et Zev Podolski. Changement total de scénario durant le tiers médian, qui verra les Français Volants virer en tête par un but d’Oleg Kuzmin et un doublé de Mans Papaux. Cela n’aura pas refroidi Courbevoie pour autant et le dernier acte rebasculera en sa faveur, avec une égalisation de Blake Kleiner puis des buts de Podolski, Martin Singer et Matteo Pecchia en cage vide (6-3). Grâce à cette victoire, elle cède à nouveau la dernière place à Rouen 2, et revient à deux points de Paris, qui cherchera à réagir dès cet après-midi face à Luxembourg, en match avancé de la seizième journée.
C’est au contraire un week-end à six points que cherchera à obtenir Luxembourg : bien qu’inconstant dans ses performances, le Tornado sait signer de belles victoires et celle obtenue à Reims en fait partie. Timothy St-Pierre ouvrait le score pour les locaux, avant l’égalisation de Julien Vogt, qui donnera l’avantage à son équipe en deuxième période, imité ensuite par Dmytro Danylenko. Reims pourra tout de même recoller par l’intermédiaire de Brennan Davis et Axel Clée. Le temps fort est alors pleinement côté Phénix, et quand Guillaume Coulombe puis Thybaud Rouillard trompent Adrian Eriksson, on ne donne plus très cher des Luxembourgeois. Mais un temps fort salvateur est alors appelé. Celui-ci stoppe l’hémorragie et relance totalement les visiteurs, avec un troisième but de Vogt, une égalisation de Nolan Eriksson, puis un but vainqueur inscrit par Matthias Pibernus (5-6). Par cette victoire, les Luxembourgeois passent devant leur adversaire du jour au classement à la sixième place avec un point d’avance.
La question commence à se poser en poule B : Montpellier est-elle capable de terminer la saison régulière sans la moindre défaite ? En tout cas les Vipers s’y emploient, et déjouent tous les pièges. Ils étaient certes largement favoris au moment de se déplacer sur la glace de la lanterne rouge Anglet 2, mais ce genre de rencontre n’est pas sans risque de relâchement, et cela s’est prouvé une fois encore. Après presque quarante minutes sans but, ce sont les Basques qui vont ouvrir le score en fin de T2, par Baptiste Manciot. Plutôt indisciplinés dans la rencontre, les Montpelliérains n’eurent alors d’autres choix que de pousser dans les situations particulières, et Erik Cermak réalisera la performance d’inscrire un doublé sur la même infériorité numérique. Anglet ne s’en relèvera pas, et les visiteurs pourront prendre de l’air sur des buts de Marius Cagigos et Alex Vigor (1-4). Ce ne fut pas une promenade de santé, mais l’essentiel est préservé pour le leader.
En l’absence de Roanne, dont le match face à Vaujany-Grenoble a été reporté en ces temps de Mondiaux U20 (qui se sont bien mal terminés pour la France), Valence en a profité pour reprendre la deuxième place tout en soignant une nouvelle fois son offensive. En déplacement à Dijon, les Lynx passent les dix buts pour la deuxième fois de la saison. Dans un match où les Ducs n’auront pas pu exister et perdu les trois périodes, onze valentinois différents auront inscrit leur nom sur la feuille de match, dont Alexei Baskov, nouveau meilleur marqueur de la poule avec cinq points dont un triplé, mais aussi les quatre points de Charles-Olivier Ouimet et d’Arnaud Lazzaroni, contre son ancienne équipe (2-10). Les Drômois restent à quatre points du leader et comptent provisoirement trois points d’avance sur Roanne.
Le trio de fin ne se départage toujours pas, puisqu’aux défaites d’Anglet et Dijon s’ajoute celle de Mulhouse. Jack Suchy avait pourtant ouvert le score sur la glace d’Annecy, mais les Alsaciens concèderont ensuite les buts de Fyodor Yarovinsky et Mathis Carrain. Les Chevaliers du Lac vont assurer leur victoire en deuxième période en ajoutant trois buts par Kostas Gusevas, Julien Laplace et Carrain. Et tandis que Quentin Mathez inscrira son premier but de la saison pour les Scorpions, Gusevas et Yarovinsky s’octroieront comme Carrain un doublé personnel dans ce match (7-2). Rencontre cruciale pour Mulhouse le week-end prochain, avec la réception d’Anglet 2. Annecy trace son chemin à la cinquième place de la poule.
Elle compte trois points de retard sur Toulouse-Blagnac, qui signe une quatrième victoire de rang mais un succès à deux points face à Clermont-Ferrand. Brett Magee a ouvert le score pour les Bélougas au cours du deuxième acte. Mattéo Caudron a ensuite égalisé, mais les Toulousains sont repassés en tête sur une réalisation d’André Ménard. Les trois points étaient proches, mais le 6 contre 5 provoqué par la sortie d’Elliot Jones dans les derniers instants a permis à Vladislav Korobkin d’arracher les prolongations. C’est l’auteur de l’ouverture du score, Magee, qui terminera le travail pour Toulouse (3-2 a.p.).
La saison 2025-2026 de Division 2
(Illustration : Amy Vanhaezebrouck – V.Amy photographie)








































