L’équipe de France féminine effectuait cette semaine son troisième tournoi de la saison à Dunkerque, son dernier avant les Jeux olympiques de Milan-Cortina en février. Et les Bleues ont livré des performances très satisfaisantes.

Les mois s’enchaînent, l’olympiade approche, les équipes peaufinent leur préparation… mais l’aréna Santagiulia, la principale patinoire dédiée au hockey pour le tournoi olympique, accuse toujours un retard monstre. Il est désormais certain que les travaux seront totalement achevés seulement quelques jours avant le premier match… Du moins c’est ce qu’affirme le comité d’organisation, alors que les dernières vidéos partagées en masse sur les réseaux soulèvent beaucoup d’inquiétude. Alors que l’on a beaucoup vu dans les médias les dirigeants de la NHL s’inquiéter des retards et d’une glace encore plus réduite que les standards nord-américains, ne perdons pas de vue qu’une partie des rencontres féminines seront les premières programmées à l’aréna Santagiulia, en plus de l’autre patinoire de Rho, en banlieue nord de Milan. Le premier match, qui est censé se disputer le 5 février, opposera les Italiennes… à l’équipe de France.
Décidément, en plus d’avoir obtenu une officialisation tardive de sa participation, les Bleues (comme les Bleus) devront s’accommoder d’une patinoire encore loin d’être finalisée… en espérant qu’elle arrive à temps !
Loin de ces préoccupations (quoique), Grégory Tarlé et son staff ont mobilisé un alignement qui semble proche de ce qu’il sera aux JO. Absentes à Landshut en novembre, les joueuses de NCAA étaient de retour : Elina Zilliox en défense ; Manon Le Scodan, Jade Barbirati et Julia Mesplède en attaque. Les trois attaquantes connaissent d’ailleurs une très bonne saison universitaire.
Un mois après avoir été évincée par surprise par le Boston Fleet à l’issue des camps, Chloé Aurard-Bushee retrouve elle aussi le groupe France, et surtout une glace qui lui manquait. Éjectée de la PWHL, elle se devait de trouver rapidement un point de chute, l’Europe était alors toute désignée. Berne, pour recomposer le trio magique avec Estelle Duvin et Clara Rozier, était inenvisageable puisque le SCB avait déjà atteint la limite de quatre joueuses étrangères fixée par la fédération suisse. C’est finalement un autre grand club suisse qui a remporté la mise, Zurich. Aurard débutera sous ses nouvelles couleurs après les fêtes de fin d’année.
Devant les filets, le staff a conforté le trio Alice Philbert, Margaux Mameri et Violette Pianel-Couriaut, ce qui semble de fait écarter des JO Justine Crousy-Théode. Philbert connaît d’ailleurs une saison remarquable dans ligue paneuropéenne EWHL avec son club de Bolzano : 16 départs en 16 matchs, 93,6% d’arrêts en moyenne.
À Dunkerque, les Bleues retrouvaient trois équipes qu’elles ont déjà affrontées cette saison : la Slovaquie, la Hongrie et le Japon. En novembre, les Tricolores avaient essuyé trois revers à la Deutschland Cup. Pour ce Tournoi des quatre nations, les Bleues espéraient faire le plein de confiance à une cinquantaine de jours de l’olympiade. Place aux résumés de ces trois rencontres.
La Slovaquie pour retrouver des couleurs
L’objectif était donc de partir du bon pied jeudi soir face à des Slovaques qui l’avaient emporté en novembre sur le score de 2-1. Lors de cette Deutschland Cup, la Slovaquie avait d’ailleurs obtenu 7 points en 3 matchs, ne s’inclinant qu’en prolongation contre l’Allemagne. Cette fois-ci, la sélection à la double croix était privée de trois joueuses phares : Ema Tóthová, Barbora Kapičáková et Lucia Drábeková. Quant à la surdouée Nela Lopušanová, elle était de nouveau absente.

La France a réalisé un très bon début de match contre les Slovaques avec quelques bonnes occasions. Et les Bleues ont profité d’un beau cadeau au quart d’heure de jeu : Bianka Kostková dans sa zone défensive a cédé sous la pression puisqu’elle a donné directement plein champ à Estelle Duvin, la Bernoise a servi sur sa droite Margot Huot-Marchand qui a mitraillé Lívia Debnárová.
La Slovaquie a tenté de réagir mais les Bleues ont bien géré cette avance jusqu’à la pause, Chloé Aurard-Bushee se créant une bonne occasion poteau droit. Aurard a toutefois écopé d’une pénalité pour retard de jeu, sans conséquence. Alice Philbert a tenu le choc devant la cage en réalisant de bons arrêts mais à la 26e minute, la gardienne des Bleues a été masquée sur un tir de Laura Šuliková (1-1). À la mi-match, l’affaire s’est corsée quand Clara Rozier a rejoint la prison. Bien installée, la Slovaquie a alors doublé la mise par Jannka Hlinková, totalement oubliée au deuxième poteau (1-2).
À son tour en supériorité numérique, la France n’est pas parvenue à en profiter malgré des occasions d’Aurard et Le Scodan lors d’un premier avantage numérique. Le suivant a finalement souri aux Tricolores, grâce à un superbe tir du poignet de Margot Huot-Marchand qui a donc signé un doublé (2-2). Les Bleues ont retrouvé des couleurs et n’étaient d’ailleurs pas loin de reprendre les devants : à 50 secondes de la deuxième pause, un beau relais entre Le Scodan et De Serres a forcé une superbe intervention de Debnárová.
La troisième période a donc été décisive. Nikola Nemčeková a permis à la Slovaquie de reprendre les devants, mais une avance de courte durée puisque les Bleues ont inscrit trois buts dans le dernier quart d’heure. Gabrielle De Serres a dégainé un lancer précis pour l’égalisation en supériorité numérique, Clara Rozier a réalisé une belle déviation et Estelle Duvin a marqué en cage vide : score final 5-3. Après cinq revers consécutifs cette saison, la France, qui a dominé, a retrouvé des couleurs et le chemin de la victoire.
France – Slovaquie 5-3 (1-0, 1-2, 3-1)
Jeudi 11 décembre 2025 à 19h30 à la patinoire Michel-Raffoux de Dunkerque. 918 spectateurs.
Arbitres : Eloïse Jure et Johan Fauvel assistés de Sueva Torribio-Rousselin et Alexia Cheyroux (FRA).
Pénalités : France 8’ (2’, 6’, 0’) ; Slovaquie 8’ (2’, 4’, 2’).
Tirs : France 38 (11, 12, 15) ; Slovaquie 21 (7, 7, 7).
Évolution du score :
1-0 à 15’01” : Huot-Marchand assistée de Duvin et Berger
1-1 à 25’20” : Šuliková assistée de Bednárik
1-2 à 30’09” : Hlinková assistée de Fancovicová et Nemčeková (sup. num.)
2-2 à 37’20” : Huot-Marchand assistée de Rozier (sup. num.)
2-3 à 41’27” : Nemčeková assistée de Halusková et Bednárik
3-3 à 45’06” : De Serres assistée de Duvin et Huot-Marchand (sup. num.)
4-3 à 51’21” : Rozier assistée de Pélissou et De Serres
5-3 à 59’48” : Duvin assistée de Le Scodan
France
Attaquantes :
Margot Huot-Marchand (+1) – Estelle Duvin (A, +1, 2’) – Clara Rozier (A, +2, 2’)
Chloé Aurard-Bushee (-1, 2’) – Jade Barbirati – Manon Le Scodan
Clémence Boudin – Lore Baudrit (C) – Anaïs Peyne-Dingival (2’)
Emma Nonnenmacher – Julia Mesplède – Sehana Galbrun
Anaé Simon
Défenseures :
Sophie Leclerc (-2) – Léa Villiot (-2)
Lucie Quarto (+1) – Léa Berger (+1)
Marie-Pierre Pélissou (+2) – Gabrielle De Serres (+2)
Elina Zilliox
Léa Berger
Gardienne :
Alice Philbert
Remplaçante : Violette Pianel-Couriaut (G).
Slovaquie
Attaquantes :
Tatiana Korenková (-1) – Janka Hlinková (-2, 2’) – Tatiana Blichová (-2)
Lucia Halušková (+2) – Hana Fančovičová (+1) – Nikola Nemčeková (+1)
Michaela Sophia Paulínyová (-1, 2’) – Lilien Beňáková (-1) – Julia Matejková (-1)
Nikola Rumanová – Laura Jancsóová – Ema Lacková
Défenseures :
Emilia Leskovjanská – Romana Košecká (-1)
Nikola Janeková – Laura Šuliková (+1)
Bianka Kostková (-1) – Simone Bednárik (+1)
Hanka Krákorová – Ema Galisová (-1, 2’)
Gardienne :
Lívia Debnárová
Remplaçante : Ivana Latková (G).
Une victoire renversante contre la Hongrie
Victorieuse 4-1 de la France en novembre, la Hongrie était le deuxième adversaire vendredi soir. Son entraîneuse Delaney Collins n’avait convoqué qu’une seule joueuse novice, Boróka Bátyi. Alexandra Huszák, non retenue par l’équipe d’Ottawa, s’était présentée au camp PWHL blessée, et elle n’était pas encore en mesure de disputer ce tournoi. L’autre star de l’équipe, Fanni Garát-Gasparics, vient tout juste de devenir maman et ne reviendra probablement que la saison prochaine.
La Hongrie et la France sont désormais des adversaires habituels, en amical comme en match officiel, qui ont nourri une profonde rivalité. Les Magyares ont d’ailleurs remporté huit des dix dernières confrontations.

Violette Pianel-Couriaut a pris la relève de Philbert devant le but, elle est d’ailleurs obligée d’intervenir plusieurs fois dès le début du match. Beaucoup d’activité de part et d’autre, mais ce sont les Hongroises qui se sont créé les occasions les plus franches. Et à force d’insister, le but est arrivé à la 15e minute, Réka Hiezl a profité d’un rebond sur un tir de Fruzsina Mayer (0-1). Coup dur… d’autant plus que 40 secondes plus tard, les joueuses de Delaney Collins ont doublé la mise, par Lotti Odnoga d’une reprise au cercle gauche (0-2). Première période frustrante mais aussi brouillonne pour les Françaises.
En tout début de seconde période, la France a obtenu son premier avantage numérique. Dans cette configuration, les Bleues se sont montrées un peu plus dangereuses, notamment par Duvin très bien servie par Aurard, mais sans conséquence. De l’autre côté, Emma Kreisz, seule face à Pianel-Couriaut, a échoué dans son duel pour tripler la mise. Le staff de la France a ensuite remplacé Violette Pianel-Couriaut par Margaux Mameri à la mi-match.
La France a clairement été plus incisive dans cette deuxième période, il n’a pas manqué grand chose à Aurard, Rozier ou De Serres pour battre la gardienne adverse, Noémi Zoé Takács. La gardienne hongroise s’est finalement inclinée. À la 34e minute, Jade Barbirati a réalisé un superbe mouvement côté gauche pour faire le tour de la cage et servir Elina Zilliox, qui a canardé Takács (1-2). Et ce n’était pas fini puisque, deux minutes plus tard, Margot Huot-Marchand a voulu prolonger le spectacle avec une autre but splendide : l’attaquante de Rögle est partie de sa zone défensive, elle a filé couloir droit, avant d’envoyer pleine lucarne (2-2) !
La France a comblé le déficit et Margaux Mameri a été remarquable dans les dernières minutes du deuxième tiers alors que son équipe subissait une infériorité. Les Bleues ont montré beaucoup d’application en désavantage numérique, une nouvelle fois dans le troisième tiers, Mameri s’interposant notamment devant Odnoga et Pázmándi.
Si la France a connu de bonnes séquences, elle a poussé à la faute par deux fois la Hongrie. Mais en powerplay une mauvaise passe de Pélissou à la 48e minute a atterri dans la crosse de Hiezl qui s’est avancée seule vers le but, Mameri a alors réalisé une superbe parade. Les Bleues n’ont pas profité de ces deux dernières supériorités, malgré une grosse occasion de Le Scodan sur une superbe passe de l’opposé de Mesplède. À leur tour en infériorité dans les dernières secondes, Baudrit et Aurard se sont créé malgré tout, juste avant le buzzer, l’occasion en or en contre, en vain.
Les Françaises ont commencé la prolongation en infériorité… et Mameri a alors effectué un incroyable sauvetage de plusieurs arrêts consécutifs ! De l’autre côté, Estelle Duvin, lors d’une pénalité différée puis pendant le powerplay, n’était pas loin non plus de donner la victoire. La décision s’est finalement jouée aux tirs au but. Si Hiezl et Duvin ont rapidement débloqué les compteurs, Margaux Mameri et Zoé Takács ont prolongé le suspense. C’est finalement le 14e essai qui a été gagnant, Chloé Aurard-Bushee a donné la victoire à la France d’un tir du poignet précis.
En renversant la situation et en faisant preuve d’abnégation, les Bleues ont remporté une victoire convaincante sur la Hongrie qui leur a permis de s’offrir une finale de tournoi contre le Japon.
France – Hongrie 2-2 (0-2, 2-0, 0-0, 0-0) / 2-1 aux tirs au but
Vendredi 12 décembre 2025 à 19h30 à la patinoire Michel-Raffoux de Dunkerque. 1318 spectateurs.
Arbitres : Julien Peyre et Johan Fauvel assistés de Gaëlle Bourdon et Sueva Torribio-Rousselin (FRA).
Pénalités : France 6’ (0’, 2’, 4’, 0’) ; Hongrie 10′ (0’, 4’, 6’, 0’).
Tirs : France 27 (5, 12, 10) ; Hongrie 42 (12, 10, 20).
Évolution du score :
0-1 à 14’05” : Hiezl assistée de Jókai-Szilágyi et Mayer
0-2 à 14’45” : Odnoga assistée de Kreisz
1-2 à 33’46” : Zilliox assistée de Barbirati et Quarto
2-2 à 35’44” : Huot-Marchand
Tirs au but :
France : Aurard-Bushee (arrêté), Duvin (réussi), Rozier (arrêté), Le Scodan (arrêté), Huot-Marchand (arrêté), Duvin (arrêté), Aurard-Bushee (réussi).
Hongrie : Hiezl (réussi), Leidt (arrêté), Pázmándi (manqué), Seregély (manqué), Hiezl (arrêté), Metzler (arrêté), Weiler (manqué).
France
Attaquantes :
Margot Huot-Marchand – Estelle Duvin (A, 2’) – Clara Rozier (A, -1, 2’)
Chloé Aurard-Bushee (-1, 2’) – Jade Barbirati (+1) – Manon Le Scodan (+1)
Clémence Boudin (-1) – Lore Baudrit (C) – Anaïs Peyne-Dingival (-1)
Emma Nonnenmacher – Julia Mesplède – Sehana Galbrun
Anaé Simon
Défenseures :
Sophie Leclerc – Léa Villiot (-1)
Lucie Quarto (+1) – Elina Zilliox (+1)
Marie-Pierre Pélissou – Gabrielle De Serres
Léa Berger
Gardienne :
Violette Pianel-Couriaut puis Margaux Mameri à 29’46”
En réserve : Alice Philbert (G).
Hongrie
Attaquantes :
Réka Hiezl (-1) – Madeline Leidt (-1, 2’) – Kinga Jókai-Szilágyi (2′)
Míra Seregély (+1) – Emma Kreisz (+1) – Zsófia Pázmándi (+1)
Réka Dabasi – Krisztina Weiler – Boglárka Báhiczki-Tóth
Regina Metzler – Imola Horváth (2’) – Flóra Tóth
Boróka Bátyi
Défenseures :
Lotti Odnoga (+1) – Isabel Lippai (-1)
Francska Kiss-Simon (-2) – Boglárka Koncz (-1, 2’)
Bernadett Nemeth (+1) – Fruzsina Mayer (+1)
Anna Kornyilov
Gardienne :
Noémi Zoé Takács
Remplaçante : Anikó Nemeth (G).
Dernier duel intense face au Japon
Enfin, la France terminait samedi contre la meilleure équipe du tournoi, le Japon, huitième nation mondiale que les Bleues rencontreront le 6 février prochain. Ce sera la deuxième rencontre du tournoi olympique. Les Japonaises s’étaient imposées fin août à Albertville. Et une fois de plus, « Smile Japan » affichait un alignement proche d’un championnat du monde. En somme, un dernier grand test avant Milan.
Le début de rencontre a été rythmé mais les Japonaises ont fait rapidement la différence, Aoi Shiga battant Alice Philbert d’une frappe lointaine (1-0). La France a été aussi active que son adversaire, mais à la 11e minute, Alice Philbert a dû stopper un rush dangereux de Mei Miura, en plus de quelques autres arrêts solides. Les Bleues sont finalement parvenues à égaliser à la 14e minute, Chloé Aurard-Bushee profitant d’un cafouillage devant le but de Miyuu Masuhara (1-1).
Ce score de parité sera conservé jusqu’à la fin de période même si les Bleues sont dominées. Le jeu défensif est toutefois propre, et Philbert demeure vigilante, notamment à deux reprises devant Akane Shiga, l’une des principales menaces du Japon. Le rythme n’a pas faibli à l’amorce de la seconde période. Sur un contre, Shiori Koike a d’ailleurs vu son lancer repoussé par la barre transversale. Mais les Bleues ont montré du répondant, et les dribbles de Duvin ont semé la pagaille à la 25e minute.

Hélas les Bleues n’ont pas pu profiter de deux supériorités consécutives. Et à la 32e minute, Akane Shiga à droite a délivré un superbe centre à Rui Ukita qui a permis aux Japonaises de reprendre les devants (2-1). Les Françaises sont dominées et les infiltrations dans le camp adverse, difficiles. Déjà buteuse, Ukita a vu une de ses tentatives passer à quelques centimètres de la cible.
Au début de la troisième période, le Japon a continué de dominer les débats avec quelques séquences dans le camp tricolore. Mais les Bleues ont tenu, en coupant les passes, en se jetant sur les palets, la prestation défensive des Tricolores est propre.
Au fil de ce dernier tiers, les Françaises ont ensuite multiplié les rushs. À la 50e minute, un lancer de Baudrit a créé la panique devant le but de Masuhara, les Tricolores ont gratté dans la mêlée, le palet semblait avoir franchi la ligne mais le but a été refusé. La France a finalement égalisé deux minutes plus tard à l’issue d’un superbe jeu collectif : Chloé Aurard-Bushee a relayé en zone neutre pour Clara Rozier qui a filé couloir droit pour centrer vers Estelle Duvin, qui a ensuite passé à sa gauche où Aurard a surgi plein champ (2-2).
Ce but a donné des ailes aux Françaises, très incisives en fin de match, mais la défense japonaise n’a pas plié. Alice Philbert a tenu bon également en captant des tentatives d’Ito et Aoi Shiga.
Pour le deuxième soir de suite, les Bleues sont allées en prolongation, mais celle-ci a tourné court, et malheureusement pas à leur avantage. Alors que les Françaises étaient dans le camp japonais, Rui Ukita s’est emparée du puck pour partir côté droit, un tir sur la plaque de Philbert et un rebond hasardeux en feuille morte a profité à la snipeuse nippone Akane Shiga (3-2).
Les Bleues s’inclinent pour leur dernier match sur cette action malheureuse mais elles ont livré encore une fois de plus une grosse prestation, sans doute la plus aboutie cette semaine. En partie dominées, Lore Baudrit et ses coéquipières ont montré de l’intensité et de la rigueur, elles se sont données aussi les moyens de remporter ce match face à des habituées des quarts de finale mondiaux. Cette dernière rencontre, la troisième en trois jours rappelons-le, scelle un tournoi de Dunkerque convaincant, de bon augure pour les Jeux olympiques de Milan-Cortina.
Japon – France 3-2 après prolongation (1-1, 1-0, 0-1, 1-0)
Samedi 13 décembre 2025 à 19h30 à la patinoire Michel-Raffoux de Dunkerque. 1417 spectateurs.
Arbitres : Rayan Bernoussi et Julien Peyre assistés de Gaëlle Bourdon et Erin Delavenna (FRA).
Pénalités : Japon 4’ (0’, 4’, 0’, 0’) ; France 4’ (2’, 2’, 0’, 0’).
Tirs : Japon 42 (18, 5, 17, 2) ; France 25 (5, 10, 10, 0).
Évolution du score :
1-0 à 03’45” : Ao. Shiga assistée de Sato et Ukita
1-1 à 13’17” : Aurard-Bushee assistée de Le Scodan et Berger
2-1 à 31’17” : Ukita assistée de Ak. Shiga
2-2 à 52’33” : Aurard-Bushee assistée de Rozier et Duvin
3-2 à 60’25” : Ak. Shiga assistée de Ukita
France
Attaquantes :
Margot Huot-Marchand – Estelle Duvin (A, -1) – Clara Rozier (A, +1)
Chloé Aurard-Bushee (+1, 2’) – Jade Barbirati (+1) – Manon Le Scodan
Clémence Boudin (-1) – Lore Baudrit (C, -1) – Anaïs Peyne-Dingival
Emma Nonnenmacher – Julia Mesplède – Sehana Galbrun (-1)
Anaé Simon
Défenseures :
Sophie Leclerc (-2) – Léa Villiot (-1)
Lucie Quarto (+2) – Léa Berger (+1)
Marie-Pierre Pélissou – Gabrielle De Serres (-1)
Elina Zilliox (-1, 2’)
Gardienne :
Alice Philbert
Remplaçante : Violette Pianel-Couriaut (G).
Japon
Attaquantes :
Akane Shiga (+3) – Rio Noro (+3) – Rui Ukita (+3)
Riri Noro – Makoto Ito – Remi Koyama
Yumeka Wajima (-2) – Suzuka Maeda (-2) – Mei Miura (-2)
Ai Tada – Umeka Odaira
Défenseures :
Shiori Koike (C) – Akane Hosoyamada
Aoi Shiga (+1) – Kohane Sato (+1)
Shiori Yamashita – Ayaka Hitosato (-1)
Kanami Seki (-1, 2’)
Gardienne :
Miyuu Masuhara
Remplaçante : Riko Kawaguchi (G).








































