Les Brûleurs de Loups ont bien géré l’après CHL. Nets vainqueurs d’Anglet (5-1) et Amiens (6-2), ils ont bien négocié le virage des huitièmes de finale de la coupe de France en s’imposant tout de même difficilement à Épinal mardi (3-0) pour décrocher leur billet pour les quarts-de-finale. Avec une nouvelle victoire à Chamonix ce vendredi (4-2), ils continuent de faire le plein de points pour remonter au classement. Désormais troisièmes, ils ont Rouen et Angers en ligne de mire… et reçoivent justement les Ducs ce soir. Une victoire leur permettrait de revenir à trois petits points seulement de leurs adversaires, en revanche une défaite dans le temps réglementaire porterait l’écart à neuf points. Pas de droit à l’erreur donc ce soir pour les champions de France s’ils veulent rester dans la course à la première place de la saison régulière. Angers est un test important à bien négocier après celui manqué face à Rouen (2-4) en octobre mais aussi après la défaite lors du premier match entre les deux équipes à l’Iceparc en début de saison (victoire 6-3 des Ducs).
Depuis, Angers a marqué le pas après avoir longtemps pris les devants au classement. Qualifiés pour la finale de la Coupe continentale, ils ont dû recourir aux tirs au but pour écarter Marseille (3-2) et Gap (2-1) avant de se rassurer face à Amiens (5-1). Mais ils restent sur deux défaites face à Chamonix (0-1) et l’équipe en forme du moment, Bordeaux (3-4 après prolongations). Les hommes de Jonathan Paredes viennent donc à Pôle Sud pour relancer la machine et garder leurs distances avec un rival pour le titre. Pour ce choc, on notera les absences de Théo Gueurif et Petter Birkheim côté grenoblois et de Cody Donaghey, Lucien Onno et Sami Tavernier côté angevin.
Les deux équipes se craignent et cela se voit avec un début de match prudent des deux équipes, bien en place défensivement. Après un premier tir de Gaborit contré, la première occasion vient d’une reprise devant le slot de Sacha Treille mais O’Connor repousse le palet. C’est la première alerte sur la cage angevine. Boivin place une belle accélération côté droit, il centre en retrait pour Prissaint dont le tir est bloqué par le portier angevin. Les Brûleurs de Loups prennent l’ascendant et après un premier tir de Boivin qui passe de peu à côté, le lancer plein axe de Beauchemin est dévié et surprend O’Connor, bien gêné par Mallet positionné devant lui (1-0, 03’28).
Une ouverture du score grenobloise accompagnée d’une première échauffourée mettant aux prises plusieurs joueurs dont Prissaint, Crinon et Manning qui sont tous les trois envoyés en prison. La situation permet à Angers d’évoluer en supériorité numérique. À 4 contre 5, Koudri s’offre une petite échappée, bien neutralisée par O’Connor. Puis sur un palet gagné par Weigel derrière la cage, ce dernier sert Karlsson tout seul devant le slot mais la reprise à bout portant de l’attaquant suédois n’est pas cadrée. Les Ducs finissent par s’installer et prennent un premier tir contré de Sarliève. Grenoble arrive à tuer non sans mal l’infériorité numérique.
De retour à cinq contre cinq, nouvel accrochage entre Rautanen et Sarliève, sans conséquence. Suite à une bonne entrée de zone, Beauchemin prend un lancer repoussé par O’Connor sur… Boivin, qui ne parvient pas à contrôler le palet. De l’autre côté de la glace, Di Dio Balsamo récupère une bonne passe en profondeur de Llorca pour partir dans le dos de la défense mais il est repris irrégulièrement par Alexis Binner qui l’accroche au passage. Cette fois le powerplay angevin ne traîne pas : Prapavessis prend un tir lointain repoussé par Pintaric qui ne contrôle pas le rebond, le palet revient sur Charbonneau qui marque dans la cage grande ouverte (1-1, 09’24). La supériorité numérique angevine n’aura duré que 10 secondes !
Les Ducs essaient de profiter de ce momentum et auraient pu doubler la mise dans la foulée sur un tir de Kerbashian suite à une passe en retrait de Centazzo qui vient s’écraser sur la barre. Plus fébriles, les Brûleurs de Loups déjouent et laissent venir les Angevins. Et sur un palet repoussé dans la zone angevine, Binner essaie de relancer rapidement sur Englund mais sa passe est interceptée par Hervé qui envoie Viksten seul en breakaway battre Pintaric (1-2, 11’08). Angers passe devant !
Les Brûleurs de Loups essaient de reprendre l’initiative en s’installant dans la zone offensive mais Grossetête projette Manning violemment sur O’Connor d’une charge avec la crosse, ce qui provoque une petite échauffourée et une réaction du portier angevin qui doit retourner au banc réparer son casque. Angers obtient donc une nouvelle supériorité numérique. Le décalage est fait par Centazzo pour Charbonneau mais Pintaric évite à Angers de prendre le large. Le jeu de puissance est installé, les tirs se multiplient en direction de la cage grenobloise. Pintaric repousse une nouvelle tentative de Centazzo de près et la pénalité est finalement tuée non sans mal par Grenoble. Une charge non sifflée de Hervé sur Prissaint provoque une nouvelle escarmouche, mettant aux prises Bachelet et Gutierrez qui partent en prison. À cinq contre cinq, Manning est sanctionné à son tour pour avoir donné un coup sur Binner. Deschamps place une accélération pour se présenter devant O’Connor qui gèle le palet de sa mitaine.
En supériorité numérique, les Grenoblois ont du mal à s’installer. Ils se font même surprendre sur un contre à deux contre un mais Treille détourne in extremis la passe de Prapavessis devant le slot. Grenoble n’y arrive pas mais peut enchaîner avec une autre supériorité numérique lorsque Halley accroche Englund à l’entrée de la zone angevine. Boivin tente un one timer repoussé par O’Connor qui avait bien lu le jeu. Les Brûleurs de Loups poussent sur le jeu de puissance avec Binner et Boivin qui essaient de trouver l’ouverture, en vain. Angers est de retour à cinq après avoir tué ces deux pénalités consécutives. Les Ducs se sont montrés plus réalistes et virent en tête à la première pause !
Menés au score, les Brûleurs de Loups prennent l’initiative au début de la deuxième période. La tension est toujours palpable à l’image d’une crosse laissée trainée par O’Connor où moment où Bachelet passait derrière la cage. Les Ducs se dégagent et parviennent à ramener le palet en zone offensive. Manning récupère le palet plein axe, décale sur Gaborit qui prend un tir en angle fermé contré avant de heurter Pintaric, ce qui provoque une nouvelle friction devant la cage grenobloise. Puis c’est au tour de Grossetête de prendre un tir en angle fermé, bien bloqué par O’Connor. Le pressing haut des Angevins gêne les attaquants grenoblois qui ont du mal à construire des actions dangereuses devant la cage. Boivin arrive à placer une accélération pour servir Beauchemin mais le tir de ce dernier est repoussé par le portier angevin.
Peu d’occasion à se mettre sous la dent dans ce deuxième tiers. Sur un engagement gagné en zone offensive, Prapavessis prend un tir croisé repoussé par Pintaric, Halley est au rebond mais la défense grenobloise parvient à se dégager. Alors que le jeu est arrêté, O’Connor et Bachelet s’invectivent et s’accrochent en s’échangeant des coups de gants et de mitaine, ce qui provoque une grosse échauffourée. Remonté comme une pendule, Pierre Crinon lâche les gants contre Gaborit avant de s’en prendre à O’Connor, à qui il assène un violent coup de poing alors qu’il était aux prises avec d’autres joueurs grenoblois. Résultat de la séquence : O’Connor quitte la glace le visage en sang, il reçoit une pénalité mineure pour comportement anti-sportif assortie d’une majeure pour bagarre et d’une expulsion. Crinon est également logiquement expulsé pour le même motif après son coup de poing sur le gardien angevin.
Le jeu reprend avec Grenoble en supériorité numérique et Elliot Levêque devant la cage angevine. Les Brûleurs de Loups installent le power-play et sur une bonne entrée de zone, Mallet centre pour Sacha Treille dont la reprise à bout portant en hauteur surprend Levêque, pris à froid (2-2, 26’22). Complètement relancés, les Grenoblois reprennent le momentum et occupent la zone offensive avec le contrôle du palet. Treille de près a une belle occasion de doubler la mise mais cette fois Levêque repousse. Une subtile passe en cloche du revers de Deschamps pour Grossetête permet à ce dernier de se présenter face à Levêque et de marquer d’une belle feinte (3-2, 28’21). Les Brûleurs de Loups repassent en tête et continuent de pousser avec un tir de Mallet repoussé par Levêque. Puis c’est Aurélien Dair qui tente sa chance sur une contre-attaque mais Levêque repousse.
Après un arrêt de Pintaric devant Sarliève, une réaction un peu trop véhémente de Binner est sanctionnée : supériorité numérique pour Angers. Et en seulement six secondes, Charbonneau décale Centazzo qui égalise d’un tir sur réception qui vient se loger dans la lucarne (3-3, 31’30). Les Ducs recollent au score, tout est à refaire pour Grenoble. Grossetête tente un tir qui passe au ras du poteau. Beauchemin tente une reprise devant la cage mais Leveque repousse. Sur un palet maintenu en zone par Halley, Charbonneau trouve Sarliève d’un belle transversale : le tir de l’attaquant angevin est dévié par Pintaric mais le palet reste libre et Halley le pousse derrière la ligne (3-4, 33’30).
Dans ce deuxième tiers complètement fou, Angers repasse en tête. Sonnés, les Brûleurs de Loups restent dans leur zone et subissent le jeu avec des tirs de Kerbashian ou Prapavessis, repoussés par Pintaric. Un lancer de Ritz est capté puis relâché par Pintaric qui se fait une belle frayeur. Le portier grenoblois réalise par contre un excellent arrêt sur une déviation de Halley, bien trouvé par Prapavessis. Kerbashian tente un one timer, repoussé par Pintaric.
Englund accroche Centazzo le long de la bande et Angers obtient une nouvelle supériorité numérique. Les Ducs sont bien installés dans la zone offensive, Kerbashian est à la conclusion d’une belle action offensive mais son tir passe légèrement au-dessus. Un dernier tir de Beauchemin passe de peu à côté mais le score reste en l’état et Angers garde son avance d’un but à l’issue d’une deuxième période très (trop) mouvementée.
Les Brûleurs de Loups n’ont pas le choix : ils ont vingt minutes pour refaire leur retard et décrocher une victoire dans le temps règlementaire. Les Ducs semblent sereins en début de période, en maintenant le palet loin de la cage de Levêque. Mais sur un bon jeu grenoblois en zone offensive, Rautanen décale Binner qui centre dans l’axe pour Karlsson dont le tir vient se loger sous la barre, Levêque étant masqué par le trafic devant lui (4-4, 42’53). De nouveau le momentum de la rencontre change avec une équipe grenobloise plus offensive et qui y croit de nouveau à l’inverse des Ducs, repliés en défense. Et sur une contre-attaque rapidement jouée, Grenoble fait de nouveau trembler les filets : Bachelet décale Leclerc dans le dos de la défense, l’international grenoblois se présente seul face à Leveque et déjoue le portier angevin (5-4, 43’51). Et les Brûleurs de Loups repassent en tête dans un match au scénario très indécis.
Charbonneau a le palet du 5-5 sur une bonne remise devant la cage de Halley mais cette fois Pintaric réalise un gros arrêt. Un tir de Cap passe juste au-dessus de la barre transversale. Les deux équipes semblent plus sereines dans cette troisième période, plus de mauvais coups échangés ni d’accrochages. Grossetête tente sa chance sur une reprise, repoussée par le portier angevin. Les dix dernières minutes sont bien gérées par les Brûleurs de Loups même si Pintaric réalise un nouvel arrêt décisif sur un 2 contre 1 où Halley a choisi le tir plutôt que la passe pour Charbonneau.
L’avance grenobloise ne tient qu’à un fil, Karbashian tente d’y aller seul mais son tir du revers est repoussé par Pintaric. Prapavessis tente sa chance à son tour en bonne position mais Angers n’a plus la réussite offensive des tiers précédents. Grenoble essaie de ramener le jeu en attaque avec un gros lancer de Binner repoussé par Levêque, Jordan Hervé manque lui de peu la lucarne à la suite d’une contre-attaque rapidement jouée. Sur un revirement en zone défensive, Karlsson aurait pu donner définitivement l’avantage à Grenoble mais Levêque parvient à écarter le danger de justesse.
Le palet va d’une cage à l’autre : sur une contre-attaque, Charbonneau glisse le palet à quelques centimètres du poteau. De l’autre côté, un tir sur réception de Mallet est repoussé par Levêque qui laisse son équipe dans le match. Mais Grenoble finit par prendre un avantage décisif avec une passe lumineuse de Leclerc pour Dair, parfaitement démarqué à côté du slot (6-4, 58’30). Les Brûleurs de Loups font le break, Paredes sort son gardien dans les derniers instants pour essayer de revenir au score avec un attaquant supplémentaire. Cela aurait pu être fait sur une reprise de Viksten alors que Karbashian était au rebond. Pintaric s’en sort avant de geler la rondelle sur une dernière action chaude. Gaborit manque le cadre sur une reprise dans les ultimes secondes et Grenoble s’impose finalement dans un match très disputé qui a longtemps tendu les bras aux deux équipes.
Les Brûleurs de Loups finissent par avoir le dernier mot à l’issue d’un match très haché et heurté au cours des deux premières périodes. Chaque équipe a pris tour à tour l’ascendant au gré des supériorités numériques concédées lors des multiples accrochages et provocations de part et d’autre. Grenoble a pris le meilleur départ puis Angers a repris l’ascendant jusqu’à la grosse bagarre qui a changé le cours du match. Les locaux ont profité de la sortie de O’Connor pour marquer deux buts mais Angers est revenu dans le match pour reprendre les devants alors qu’on pensait que les Ducs étaient touchés psychologiquement. Mais au cours d’un troisième enfin très propre sans aucune pénalité, les Brûleurs de Loups ont fait la différence en marquant trois buts sans en encaisser un seul. Un tiers au cours duquel Angers aurait pu décrocher la prolongation mais a manqué de réussite.
Côté grenoblois, la ligne Leclerc-Bachelet-Dair s’est encore mise en avant tout comme le premier trio qui a joué un rôle important. Côté angevin, le duo Charbonneau-Halley a été le plus en vue mais Viksten et Centazzo ont aussi marqué, preuve que le danger pouvait venir de partout. La défense angevine a longtemps posé des problèmes aux Grenoblois avant de craquer au troisième tiers.
De ce match on retiendra les trois points de la victoire pour Grenoble qui réalise une excellente opération au classement en revenant à trois points des Ducs. Mais on retiendra également les provocations réciproques qui sont allées crescendo et les mauvais gestes répétés entre deux équipes qui ne s’apprécient guère. Les deux arbitres ont eu toutes les peines du monde à tenir le match et le gros incident du deuxième tiers se traduira probablement par des suspensions importantes pour les principaux protagonistes, Pierre Crinon en tête.
Quant à Matt O’Connor, ses interventions intempestives ont souvent contribué à l’énervement général mais il devra surtout se remettre de la blessure au visage subie. La rivalité entre les deux équipes est clairement montée d’un cran ce soir, il reste à espérer que lors des prochaines rencontres les deux équipes se concentreront avant tout sur le jeu. Avant la trêve internationale, Angers se prépare à une double confrontation avec Briançon alors que les Brûleurs de Loups reçoivent Chamonix vendredi.
Désignés meilleurs joueurs du match : Guillaume Leclerc (Grenoble) et Philippe Halley (Angers)
(Photos de Philippe Crouzet)
Commentaires d’après-match :
Edo Terglav (entraîneur-adjoint de Grenoble) : « On a parlé beaucoup d’émotion, il n’y en a pas eu beaucoup à Chamonix, c’était dur, on n’arrivait pas à se mettre dans le match. Aujourd’hui dans un match de ce niveau-là, les émotions sont importantes mais on a dépassé un peu les émotions aujourd’hui, on l’a vu. À certains moments, il faut être intelligents, oui tu veux passer le message mais on peut se mettre en difficulté aussi. On s’y est mis d’ailleurs… Après la bagarre, oui on prend le rythme, on est bien, on marque deux buts rapidement mais on prend des pénalités stupides après, des pénalités de revanche parce que oui ils nous frappent, à un moment dans le hockey il faut savoir prendre les coups, il faut payer le prix et nous on répond à chaque fois. Pour la troisième période, on s’est dit les gars, ou vous voulez gagner et on joue comme il faut ou vous jouez perso et on continue de prendre des pénalités et on perd le match. C’est l’un ou l’autre… Et là on a été disciplinés, on est allés chercher deux buts pendant nos temps forts et on a bien fini le match… Donc ça c’est positif mais on ne peut pas jouer comme ça, et ne pas être disciplinés dans un match comme ça, ce n’est pas possible. Les bagarres, ça représente une bonne partie des pénalités mais ce sont plus les pénalités de deux minutes qui nous font mal, c’est là où on peut être mieux… Ça fait plusieurs fois cette année que ça arrive, tu protèges ton joueur, il n’y a pas de soucis mais derrière il ne faut pas qu’on embarque dans cette frustration apparue trop rapidement. Ils font leur job, c’est à chacun de nos joueurs de faire aussi leur job. C’est tout. Je pense qu’on a encore appris aujourd’hui de nos erreurs, de ce qu’on ne devrait pas faire. À la fin, on a pris trois points, ça nous remet bien au classement, maintenant il faut continuer. C’est un match à la fois. On parlait des émotions, il ne faut pas qu’on ait trop de hauts et de bas. Contre n’importe quelle équipe, il faut être présent à 100%, jouer de la bonne façon, aujourd’hui on n’en est pas encore là. Quand même les deux dernières semaines, on a beaucoup voyagé, on a accumulé beaucoup de fatigue. On a perdu des matchs contre des équipes cette saison parce qu’on ne s’est pas présentés, c’est tout. On voit aujourd’hui que cette équipe-là, quand elle veut, ce n’est pas la même équipe que quand on joue à 50%. C’est ce souci qu’on a, de jouer comme il faut, dans l’effort, à chaque match. On a vu les matchs de la Ligue des Champions comme on s’est présenté à chaque match, c’est un peu l’image qu’on veut avoir dans notre championnat. Il n’y a pas les matchs à choisir… On veut qu’on se présente à chaque match de la même façon, c’est ça le discours et c’est ça que je veux. »
Guillaume Leclerc (attaquant de Grenoble) : « On retient les trois points, la victoire contre les premiers du championnat. On a eu des émotions des deux côtés, j’ai vraiment regardé ce qui s’est passé, est-ce qu’on a contrôlé ça comme il le fallait ? Pas sûr… On verra les suspensions mais on s’en sort bien ce soir. Il y a peut-être des gars qui se sont frustrés sur certaines situations mais il ne faut pas l’être parce que c’est une bonne équipe en face. Ils nous ont surpris plusieurs fois en powerplay donc il faut être très vigilant quand il y a de la qualité en face. Il y a eu plus de rythme, moins de pénalités au troisième tiers, donc les joueurs ont pu jouer… On a pu être la meilleure équipe à cinq contre cinq et ça nous a suffi pour gagner ce soir mais ça ne nous suffira pas à tous les matchs si on se prend autant de pénalités et qu’on joue contre des bons powerplays. Il restait encore un peu de temps quand je marque mais le but arrive au bon moment… Bach’ fait un très bon jeu donc je n’ai pas eu énormément à faire. On a perdu quelques plumes en début de saison, on ne va pas trouver d’excuses… On est vraiment en mission pour prendre le maximum de points désormais pour remonter. »
Jonathan Paredes (entraîneur d’Angers) : «nbsp;Grenoble a attaqué très fort les cinq premières minutes et a très bien joué. Après, j’étais très content de la réaction de notre équipe, par deux fois, rien à dire sur le caractère de mon équipe pour aller chercher le match ici. Mais ce qui s’est passé ce soir est très très regrettable, on verra ce que ça donne. C’est important de rester calme par rapport à cette situation-là, mais ça fait plusieurs fois que ça commence à se passer. Je suis triste parce qu’il y a des lignes à ne pas franchir, elles ont été franchies ce soir. Et le hockey en général ne sort pas grandi de ça. Ce n’est pas quelque chose qui me plaît forcément, ce que j’ai vu pour la bagarre générale. Alors peut-être que les gens vont penser que c’est juste un show ou quoi que ce soit mais c’est une dangerosité ce qui s’est passé… Le coup donné est d’une dangerosité absolue. Je vous laisse avoir la tête de notre gardien, je vous laisse revoir les images et vous vous ferez une opinion mais c’est plutôt très clair. C’était un geste dangereux, mon joueur embrasse le poteau… Il n’y a aucune raison de faire ça. Ce n’est pas moi qui arbitre, ils ont des boss, je ne reviendrai pas là-dessus. Ce soir il y a des limites qui ont été franchies et je ne pense franchement pas que ce soit le spectacle que le hockey sur glace doit donner, tout simplement. Effectivement il y avait une bonne intensité, c’était intense et il y avait des limites à ne pas franchir et je trouve que c’est triste. Et je voulais vraiment vous parler de ça, Grenoble mérite sa victoire, je n’ai pas de soucis là-dessus. Ils ont fait le travail, moi je suis très fier du caractère de mon équipe ce soir. On ne lâchera jamais rien, on a une identité forte et on veut vraiment s’attacher à ça avec une philosophie de jeu très forte aussi. Peu importe les joueurs qu’on peut aligner, on veut vraiment s’attacher à ça, ne jamais abdiquer. Peu importe l’adversaire qu’on va rencontrer parce que les clubs progressent dans la Ligue et il n’y a aucun match facile… On se donne le plus de chances quand on joue en équipe et soudés comme on le fait. J’ai la chance d’avoir un super groupe qui travaille très bien. Il faut qu’on continue comme ça et on verra ce que ça donnera dans le futur. Il faut prendre plaisir à travailler et c’est vraiment une identité qu’on veut mettre en place, et ce soir je pense que les gars nous l’ont démontré avec tout ce qui s’est passé. »
Valentin Grossetête (attaquant de Grenoble) : « Oui, c’était très tendu, il y avait beaucoup de contacts, on a vu toutes les charges, après c’est un match de hockey aussi, mais on ne regarde que la victoire à la fin. Frölunda, ça nous a fait du bien même si on ne passe pas le tour en CHL, on a quand même gagné une des meilleures équipes d’Europe donc mentalement ça fait du bien. Contre Angers, les prochains matchs vont être encore plus durs. L’année dernière ils gagnent la finale de la coupe de France, on gagne la finale de la Ligue Magnus… Cette année ça va être dur, là avec ce qu’il s’est passé… à mon avis le 23 décembre, ça va être très compliqué. À la fin du premier tiers, notre coach nous a rappelés qu’il fallait contrôler nos émotions quand même, donc on a essayé de redescendre d’un cran même si à 15 minutes dans le deuxième tiers c’est un peu parti. Mais après ça, on a essayé de calmer un peu le jeu, de calmer nos émotions pour repartir. Et pour gagner à la fin. Je ne les avais pas joués depuis ma suspension de l’année dernière donc ça fait vraiment du bien de gagner contre eux et de marquer, c’est sûr. »

Grenoble – Angers 6-4 (1-2, 2-2, 3-0)
Dimanche 30 novembre 2025 à 18h15 à Pôle Sud. 4208 spectateurs.
Arbitres : Joris Barcelo et Kylian Martin assistés de Louan Robert et Timothée Maudet
Pénalités : Grenoble 39’ (10’, 4’+5’+20’, 0’) ; Angers 35’ (8’, 2’+5’+20’, 0’)
Tirs : Grenoble 36 (15, 12, 9) ; Angers 40 (13, 18, 9)
Engagements : Grenoble 30 (9, 15, 6) ; Angers 31 (9, 11, 11)
Évolution du score :
1-0 à 03’28” : Beauchemin assisté de Crinon et Boivin
1-1 à 09’24” : Charbonneau assisté de Prapavessis et Gaborit (sup. num.)
1-2 à 11’08” : Viksten assisté de Hervé
2-2 à 26’22” : Treille assisté de Mallet et Boivin (sup. num.)
3-2 à 28’21” : Grossetête assisté de Deschamps et Koudri
3-3 à 31’30” : Centazzo assisté de Charbonneau et Halley (sup. num.)
3-4 à 33’30” : Halley assisté de Sarliève et Charbonneau
4-4 à 42’53” : Karlsson assisté de Binner et Rautanen
5-4 à 43’51” : Leclerc assisté de Bachelet et Fertin
6-4 à 58’30” : Dair assisté de Leclerc et Bachelet
Grenoble
Attaquants :
Christophe Boivin – François Beauchemin – Alexandre Mallet
Guillaume Leclerc – Matias Bachelet (2’) – Aurélien Dair
Sacha Treille (C) – Fredric Weigel – Nicolas Deschamps (A)
Martin Karlsson – Adel Koudri – Valentin Grossetête (2’)
Défenseurs :
Alexis Binner (4’) – Pontus Englund (2’)
Pierre Crinon (A) (2’+5’+20’) – Axel Prissaint (2’)
Antoine Fertin – Juho Rautanen
Gardien :
Matija Pintarič
Remplaçant : Isidore Agnel (G). Absents : Jakub Štěpánek (surnuméraire), Théo Gueurif, Petter Birkheim (malade).
Angers
Attaquants :
Jonathan Charbonneau – Philippe Halley (A) (2’) – Robin Gaborit (C)
Orrin Centazzo – Kale Kerbashian – Téo Sarliève
Jordan Hervé – Nicolas Ritz – Daniel Viksten
Marius Serer – Romain Gutierrez (2’) – Cédric DiDio Balsamo
Défenseurs :
Neil Manning (4’) – Vincent Llorca
Fiorenzo Villard – Matt Prapavessis
Ethan Cap – Jere Rouhiainen
Gardien :
Matt O’Connor (2’+5’+20’) puis Elliot Levêque [de 25’43” à 58’37”]
Absents : Sami Tavernier (ligaments croisés), Lucien Onno (ligaments croisés), Cody Donaghey.





















































