Deux mois après leur confrontation sur le glaçon angevin, l’heure est aux retrouvailles entre le HK Mogo et les Ducs d’Angers. Derniers de leur groupe respectif, les deux équipes se disputent alors une bien maigre 5e place. Mogo, privé de Kaspars Daugavins que la fédération lettone a aidé à placer au deuxième échelon allemand (à Kassel) pour se préparer au mieux pour les Jeux Olympiques, entend bien prendre sa revanche sur des Ducs loin d’être eux-mêmes dans cette compétition.
Sans doute déjà tourné vers le reste de la saison de Ligue Magnus, Jonathan Paredes profite de ce match pour offrir du temps de jeu à Elliot Lévêque qui, depuis l’arrivée de Jacob Smith pour remplacer au pied levé un Matthew O’Connor toujours éloigné de son filet, n’a que peu vu la couleur de la glace. Le jeune cerbère, que son entraîneur qualifie de « fort travailleur qui ne rechigne jamais » vit son baptême du feu à l’échelle européenne, le début de rencontre penchant en faveur des Lettons. En vue tout au long du tournoi, la ligne Sarkanis – Zemitis – Krums l’alerte à plusieurs reprises, sans trouver la solution. Dans un tiers au rythme étrange, aux tentatives infructueuses et aux lancers peu cadrés, le danger vient finalement des erreurs que l’on commet soi-même.
Alors que Vincent Llorca et Elviss Zelubovskis ont finalement regagné la glace après s’être échangé leurs vœux (07’26 à 09’26), les joueurs du HK Mogo occupent petit à petit la zone offensive. Les présences se rallongent pour des Angevins qui vont finalement plier sur une tentative inoffensive : sur un lancer lointain de Locmelis, Noa Besson dévie légèrement le palet, assez néanmoins pour battre Lévêque qui s’était engagé sur sa droite (0-1 à 12’01). Un avantage qui ne durera qu’une présence puisque dans la foulée, sur un autre lancer lointain signé Fiorenzo Villard, Philippe Halley profite du rebond laissé par Mezsargs pour égaliser (1-1 à 12’32).
Les Ducs profitent de cette égalisation pour initier un temps fort, mais celui-ci, qui les aura portés sur près de 3 minutes, n’offre que l’occasion d’apprécier l’étendue des talents de Mezsargs qui repousse 8 des 9 lancers angevins sur la période. De l’autre côté, Lévêque se veut aussi performant devant son filet, terminant le tiers à 90% d’arrêts (9/10). À l’image de la première opposition entre les deux formations, personne ne fait le break et l’on regagne les vestiaires sur ce score d’un but partout.
Stick to the status quo
Au retour des vestiaires, les hommes de Jonathan Paredes affichent de meilleures intentions. À leur tour, ils forcent leurs adversaires du jour à allonger leurs présences en zone défensive et à concéder une série de revirements en zone défensive, permettant aux coéquipiers de Nicolas Ritz d’appliquer une pression constante. Pression constante qui finit par payer puisqu’une fois de plus, le score évolue sur un lancer lointain. La tentative de Cody Donaghey à la bleue, bloquée, voit le palet s’envoler puis atterrir sur le casque de Philippe Halley qui le contrôle et le remet sur sa crosse. S’il perd le disque dans l’enchaînement, Robin Gaborit en hérite et, en se retournant, trouve la faille entre les jambières de Mezsargs (2-1 à 25’49). Un avantage au score conservé un temps, profitant notamment d’un match plus qu’équilibré où l’on se rend le palet en zone neutre plus que l’on ne vient alerter le cerbère adverse.
Après Llorca et Zelubovskis, c’est au tour de Sarliève et Zaicevs de s’échanger leurs vœux. Était-ce l’élément déclencheur dont les Lettons avaient besoin pour se réveiller ? Plutôt malmenés dans ce deuxième acte, ils trouvent la solution sur un contre, situation de jeu dont ils avaient guère disposé au fil des minutes précédentes. Une percée de Janis Zemitis, ex-joueur des Rapaces de Gap, prend à revers la défense angevine. Son lancer en direction de la jambière gauche de Lévêque n’est pas là pour alerter le gardien mais pour bénéficier de sa facilité à laisser des rebonds pour permettre à Ernests Krums, qui attaque la peinture, de profiter du rebond (2-2 à 36’04).
Le but, à contre courant dans la physionomie du tiers, met un coup sur les casques bleus. Mogo a sa première et seule opportunité de la partie en supériorité numérique quand Philippe Halley finit le tiers sur le banc des pénalités pour un faire trébucher (39’51).

Marge de progression
Après deux tiers d’assez bonne facture de sa part malgré deux buts concédés, Elliot Lévêque est mis à contribution par les Lettons, Angers redémarrant mal. S’il absorbe les deux minutes d’infériorité numérique, il craque néanmoins en sortie de celle-ci : alors que les siens peinent à sortir de leur zone, un lancer de Kaspars Ziemins depuis le cercle d’engagement gauche, trouve la faille sur le jeune cerbère angevin, au-dessus de la mitaine, côté fermé (2-3 à 44’03).
Angers est de nouveau mené mais ne tarde pas à réagir par la voix de son international français, Nicolas Ritz. Décidément en vue depuis sa sélection pour les Jeux Olympiques, le centre profite d’une belle fixation d’Olivier Archambault pour envoyer le palet dans la lucarne droite de Mezsargs (3-3 à 47’16). Mais ce but cache les largesses défensives de Ducs qui auront alterné le bon et le moins bon tout au long du tournoi. Alors qu’ils avaient repris le momentum, une erreur défensive permet à Mogo de capitaliser : envoyé par Gints Meija dans la zone neutre, Rudolfs Maslovskis, tenu en échec jusqu’ici par Lévêque, profite d’une erreur de la défense, et d’une anticipation côté fermé du cerbère, pour s’ouvrir la cage et trouver la solution sous la mitaine (3-4 à 50’52). L’attaquant passé par Marseille en D1 s’offre ici le but vainqueur de la partie, et par la même occasion, évite aux siens la place de lanterne rouge de cette finale.
Les dernières minutes de cette Continental Cup ne donneront rien pour Angers qui, malgré un attaquant supplémentaire après la désertion du filet par Lévêque, n’offriront pas de but supplémentaire à la petite centaine de supporters venus les encourager à Nottingham. Les Ducs quittent la compétition par la petite porte.
Élus hommes du match : Téo Sarliève (Angers), Gints Meija (Mogo)
Angers – Mogo 3-4 (1-1, 1-1, 1-2)
Samedi 17 janvier 2026 à 12h à la Motorpoint Arena de Nottingham – 2 124 spectateurs
Arbitres : Mihail Stupak (KAZ) et Jakub Zeliska (TCH) assistés de Knut Braten (NOR) et Davide Mantovani (ITA).
Tirs : Angers 23 (9, 9, 5) Mogo 28 (10, 7, 11)
Pénalités : Angers 6’ (2’, 4’, 0’) Mogo 4’ (2’, 2’, 0’)
Évolution du score :
0-1 à 12’01 : Zelubovskis assisté de Locmelis et Ziemins
1-1 à 12’31 : Halley assisté de Villard et Gaborit
2-1 à 25’49 : Gaborit assisté de Halley et Donaghey
2-2 à 26’04 : Krums assisté de Zemitis et Sarkanis
2-3 à 44’03 : Ziemins assisté de Sprukts et Zeluboskis
3-3 à 47’16 : Ritz assisté d’Archambault et Charbonneau
3-4 à 50’52 : Maslovskis assisté de Meija et Bicevskis
Angers
Attaquants :
Jonathan Charbonneau – Nicolas Ritz – Olivier Archambault
Robin Gaborit (C) – Philippe Halley (A) – Orrin Centazzo
Cédric Di Dio Balsamo – Romain Gutierrez – Téo Sarliève
Ethan Gourbil – Noa Besson
Défenseurs :
Matthew Prapavessis – Cody Donaghey
Jere Rouhiainen – Lucien Onno
Fiorenzo Villard – Vincent Llorca
Gardien :
Elliot Lévêque (24 arrêts)
Remplaçant : Jacob Smith (G). Non équipés : Kale Kerbashian (blessé), Neil Manning (suspendu), Jordan Hervé (suspendu).
HK Mogo
Attaquants :
Rudolfs Maslovskis – Gints Meija (C) – Maris Bicevskis
Deivids Sarkanis – Ernests Krums – Janis Zemitis
Elviss Zelubovskis (A) – Gatis Sprukts – Kaspars Ziemins
Rolans Vasiljevs – Kristers Ansons – Reinis Lejnieks
Défenseurs :
Niks Fenenko – Renarts Berzins
Krisjanis Redlihs (A) – Kristaps Sotnieks
Kristaps Jakobsons – Vladimirs Zaicevs
Ingus Locmelis – Aleks Leonovs
Gardien :
Karlis Mezsargs (20 arrêts)
Remplaçant : Rudolfs Lazdins (G).











































