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Tournoi olympique féminin : présentation du Groupe A

Nicolas Jacquet par Nicolas Jacquet
jeudi 29 janvier 2026 - 9:00
dans Hockey féminin
Temps de lecture: 20 mins
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Pour la huitième fois depuis Nagano 1998, les Jeux olympiques d’hiver accueillent un tournoi de hockey féminin, mais il sera le premier d’une nouvelle ère.

Le 1er janvier 2024 a eu lieu le premier match de l’histoire de la PWHL, la ligue professionnelle féminine à la croissance fulgurante, et qui a redéfini les normes du hockey féminin. Le calendrier préparatoire a de fait été revu. Finis, les camps d’entraînement à rallonge des États-Unis et du Canada. La PWHL, en plus de participer à l’essor des joueuses, est désormais le meilleur indicateur de performances pour les éléments susceptibles de rejoindre la sélection.

Les États-Unis et le Canada dominent depuis des lustres la sphère féminine du hockey, la représentation en PWHL en est le reflet : 87% des joueuses de la grande ligue sont nord-américaines. Mais il est évident que cette proportion se réduira dans le temps. Certaines joueuses européennes pourraient d’ailleurs profiter des Jeux olympiques pour se mettre en évidence et ainsi taper dans l’œil des recruteurs. Une occasion parfaite car les Mondiaux se dérouleront désormais en novembre au lieu du printemps, donc bien après le repêchage PWHL programmé habituellement en juin. D’autant plus que la ligue, qui compte désormais huit équipes, serait en passe d’en accueillir plusieurs autres, entre deux et quatre. Donc bon nombre de places seront en jeu, et les jeux tombent à pic.

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Ce tournoi olympique féminin est calqué sur le format appliqué depuis les Mondiaux féminins 2012 : des équipes réparties en deux groupes de niveau, les cinq meilleures équipes dans le groupe A, les cinq autres dans le groupe B. Un format bancal puisqu’il assure, avant même le début de la compétition, une participation aux quarts de finale aux équipes du groupe A, celles du groupe B devront obtenir l’une des trois premières places pour accrocher les quarts. Ce tournoi féminin de Milan-Cortina sera le dernier à proposer cette formule puisque les Mondiaux 2026 proposeront de nouveau deux groupes mélangés et équitables.

Les matchs des féminines se dérouleront en majorité au Milano Ice Park de Rho, en banlieue nord, mais des inquiétudes étaient fondées quant à la livraison de la nouvelle arena Santagiulia, située dans le sud de l’agglomération milanaise. Une date pour l’ouverture était même fixée pendant un temps au 2 février… trois jours avant Italie – France ! À quelques semaines de l’évènement, il restait encore beaucoup à faire.

Voici donc la première partie de la présentation du Tournoi olympique féminin consacrée au groupe A avec notamment les deux superpuissances nord-américaines éternelles favorites.

marie philip poulin
Marie-Philip Poulin

Canada

Vainqueur des derniers Jeux olympiques de Pékin, la cinquième médaille d’or olympique sur sept possibles, le Canada remet donc son titre en jeu. Toutefois, les Canadiennes ont connu dernièrement de lourdes déconvenues. Elle ont perdu deux des trois dernières finales mondiales face aux États-Unis, dont la dernière en prolongation au Mondial de České Budějovice au printemps dernier. Mais les inquiétudes ont monté en flèche cet automne à l’occasion de la Rivalry Series contre les rivales américaines. Le Canada avait remporté les quatre éditions précédentes, mais cette saison la série a tourné à la correction comme jamais : 4 revers en 4 matchs et un score cumulé de 7-24. La défaite 10-4 au match 3 de la série est la pire défaite de l’histoire de l’équipe féminine du Canada. À deux mois des JO, cela faisait désordre.

Au lendemain de ces contre-performances à répétition, le manque de renouvellement de l’équipe a particulièrement été pointé du doigt. La Directrice générale Gina Kingsbury et l’entraîneur Troy Ryan misent depuis plusieurs années sur une stabilité, mais celle-ci s’effrite. Si à 34 ans, Marie-Philip Poulin, qui a la particularité d’avoir marqué le but gagnant lors de trois finales olympiques, demeure toujours l’une des meilleures (la meilleure ?) joueuses du monde, dans son sillage ce sont les mêmes visages qui sont sans cesse sollicités dans les postes clefs. Jocelyne Larocque (37 ans), Erin Ambrose (31 ans), Renata Fast (31 ans), Natalie Spooner (35 ans), Blayre Turnbbull (32 ans), Emerance Maschmeyer (31 ans), Laura Stacey (31 ans) et Brianne Jenner (34 ans) sont les doyennes d’une sélection qui s’est peu renouvelée. L’attaquante Caitlin Kraemer, la gardienne Eve Gascon ainsi que Chloe Primerano, amenée à devenir une défenseure d’exception, ont été de timides ajouts… mais elles n’ont pas été retenues dans la liste olympique !

Les choix et les utilisations des joueuses ont soulevé beaucoup de questions. En défense, Renata Fast a eu quatre partenaires différentes en quatre matchs de la Rivalry Series. L’explosive Jennifer Gardiner, qui l’année dernière avait façonné une belle complicité avec Poulin et Stacey avant de partir à Vancouver, a dû se contenter de la quatrième ligne. Des joueuses auraient pu apporter aussi beaucoup de fraîcheur, certaines de PWHL comme Rebecca Leslie, Abby Newhook, Abby Hustler, Kendall Cooper ou Anne Cherkowski, ou les universitaires Grace Elliott, Kahlen Lamarche, Emma Pais ou Jocelyn Amos. On pensait voir revenir Hannah Miller, qui a joué pour la Chine aux jeux de Pékin 2022 et qui avait effectué les démarches pour être de nouveau éligible pour le Canada, mais le staff ne l’a pas sélectionnée au regard des critères sportifs. Après le balayage en Rivalry Series, la manager Gina Kingsbury avait annoncé que les performances PWHL seraient scrutées pour la sélection. Au final, il y a peu de sang neuf dans une équipe olympique vieillissante.

ann renée desbiens
Ann-Renée Desbiens

Le Canada n’a donc pas appuyé sur le bouton reset malgré les signaux d’urgence. Devant le but, on retrouve donc Ann-Renée Desbiens qui, malgré le naufrage avec le Canada cet automne, reste tout de même la mieux placée à ce poste, élue meilleure gardienne PWHL en 2025, elle tient toujours ses promesses avec 95% d’arrêts cette saison. Absente du dernier Mondial pour blessure, Emerance Maschmeyer, qui n’a eu le droit qu’à 30 minutes durant la Rivalry Series, reprendra son poste de numéro 2. Convoquée cette saison et auteure de performances solides devant le but de New York, Kayle Osborne est parvenue à faire la différence. La défenseure Kati Tabin est une autre joueuse PWHL qui a réussi à séduire sur le tard, mais l’équipe de Troy Ryan s’en remettra comme d’habitude aux Ambrose, Larocque, Fast mais aussi Sophie Jaques, Claire Thompson et Ella Shelton. Beaucoup de ces joueuses ont un profil offensif et elles ont souvent été prises à défaut contre les Américaines. On pouvait donc s’attendre à des maillons plus défensifs comme Ashton Bell ou Micah Zandee-Hart, étrangement laissées de côté.

Mêmes visages également en attaque mais il faut bien concéder que Brianne Jenner impressionne tout le monde à Ottawa, elle a 15 points en PWHL, le deuxième plus haut total. Daryl Watts – la deuxième joueuse à passer le seuil des 50 points en PWHL après Poulin – et Julia Gosling sont également très en forme. C’est le cas aussi d’Emma Maltais dont jeu n’a cessé de s’épaissir, elle est clairement l’une des meilleures attaquantes défensives de la ligue. Mais quelques inquiétudes ont entouré Sarah Fillier, victime d’une violente charge de Tejralová, et Sarah Nurse, une nouvelle fois longuement blessée et qui n’avait joué qu’un seul match PWHL cette saison à l’annonce de sa sélection. Si Fillier peine à confirmer sa splendide première saison en PWHL, Nurse a depuis retrouvé le sourire avec 4 buts en 5 matchs.

Le staff canadien n’a donc fait preuve d’aucune prise de risque, et continue de privilégier l’expérience. À outrance ? L’alignement canadien a 29 ans de moyenne d’âge, sept changements seulement ont eu lieu par rapport aux JO de Pékin d’il y a quatre ans. Face une redoutable armada américaine, avec 26 ans de moyenne, Marie-Philip Poulin et ses coéquipières seront-elles en mesure de tenir le choc cette fois-ci ?

Alignement :

Gardiennes : Ann-Renée Desbiens (Victoire de Montréal / PWHL), Emerance Maschmeyer (Vancouver Goldeneyes / PWHL), Kayle Osborne (New York Sirens / PWHL).

Défenseures Erin Ambrose (Victoire de Montréal / PWHL), Renata Fast (Toronto Sceptres / PWHL), Sophie Jaques (Vancouver Goldeneyes / PWHL), Jocelyne Larocque (Ottawa Charge / PWHL), Ella Shelton (Toronto Sceptres / PWHL), Kati Tabin (Victoire de Montréal / PWHL), Claire Thompson (Vancouver Goldeneyes / PWHL).

Attaquantes : Emily Clark (Ottawa Charge / PWHL), Sarah Fillier (New York Sirens / PWHL), Jennifer Gardiner (Vancouver Goldeneyes / PWHL), Julia Gosling (Seattle Torrent / PWHL), Brianne Jenner (Ottawa Charge / PWHL), Emma Maltais (Toronto Sceptres / PWHL), Sarah Nurse (Vancouver Goldeneyes / PWHL), Kristin O’Neill (New York Sirens / PWHL), Marie-Philip Poulin (Victoire de Montréal / PWHL), Natalie Spooner (Toronto Sceptres / PWHL), Laura Stacey (Victoire de Montréal / PWHL), Blayre Turnbull (Toronto Sceptres / PWHL), Daryl Watts (Toronto Sceptres / PWHL).

Absences notables : Ève Gascon (G), Ashton Bell, Micah Zandee-Hart, Chloe Primerano (D), Caitlin Kraemer (A).

 

hilary knight
Hilary Knight

États-Unis

À l’opposé des Canadiennes dont les derniers résultats n’ont rien de rassurants, les Américaines arrivent à Milan en position de force. Championnes du monde en 2025, elles ont humilié le Canada lors de la dernière Rivalry Series, elles connaissent d’ailleurs une séquence de six victoires consécutives contre les rivales canadiennes. Les États-Unis partent donc favoris de ce tournoi olympique féminin alors que ces JO seront les derniers pour la légende Hilary Knight.

À 36 ans, Knight a remporté sa 10e médaille d’or aux championnats du monde en 2025, elles est d’ailleurs la meilleure buteuse et la meilleure marqueuse de l’histoire de ce tournoi. Cette saison, Hilary Knight a inscrit 5 buts lors de la Rivalry Series, et 10 points en 14 matchs PWHL. Certaines joueuses ont donc encore de l’énergie à revendre, c’est également le cas de Kendall Coyne-Schofield, Alex Carpenter, Lee Stecklein ou Megan Keller. Mais le coach John Wroblewski dispose d’une réelle profusion de talents, un éventail de plus en plus large de joueuses de plus en plus compétitives rapidement. L’alignement ne comporte donc pas que des anciennes de la maison, il regroupe aussi des pépites des rangs universitaires amenées à tenir des rôles de premier plan en PWHL, et justement des joueuses qui brillent à leur première saison dans la ligue pro féminine.

laila edwards
Laila Edwards

La défense américaine a clairement une densité impressionnante. Autour des valeurs sûres que sont Lee Stecklein, Megan Keller ou Cayla Barnes, Wroblewski a tendu la main à deux joueuses qui ont impressionné à leurs premiers matchs dans la grande ligue : la très mobile Haley Winn et l’imposante Rory Guilday. Winn sera probablement dans les discussions pour le titre de recrue de l’année. À cela s’ajoute la meilleure joueuse du Mondial 2024, Laila Edwards, et la meilleure défenseure du Mondial 2025, Caroline Harvey. Edwards, qui sera la première hockeyeuse noire à jouer pour les USA aux JO, et Harvey ont d’ailleurs la particularité de jouer ensemble à l’Université du Wisconsin. La défense est sans commune mesure avec ce qu’il se fait ailleurs. De plus, Wroblewski dispose de deux des toutes meilleures gardiennes de la planète : Aerin Frankel et Gwyneth Philips. Avantage à Frankel qui a joué la très grande majorité des matchs lors des trois derniers championnats du monde, et qui a 95% d’arrêts en PWHL. Avec Ottawa, Philips connaît toutefois une ascension fulgurante depuis un an, ce qui lui a permis de devancer les expérimentées Maddie Rooney et Nicole Hensley.

Les quatre meilleures marqueuses de PWHL sont Américaines, et elles évoluent toutes au Minnesota Frost : Kendall Coyne-Schofield, Britta Curl-Salemme, Taylor Heise et Kelly Pannek. Curl-Salemme, qui est souvent associée à Pannek en jouant à l’aile, est plutôt utilisée au centre par Wroblewski, Heise et Carpenter complétant les autres trios. En délicatesse la saison dernière, Grace Zumwinkle a tout de même été préférée à Lacey Eden et sera la quatrième attaquante du Frost sélectionnée dans la Team USA. La NCAA est donc également représentée avec quelques unes de ses prodiges offensives : Tessa Janecke, Joy Dunne, Kirsten Simms et Abbey Murphy. L’explosive Murphy a d’ailleurs marqué les esprits lors des dernières compétitions internationales : 22 points à ses trois derniers championnats du monde, et elle a inscrit un hat trick dès la première manche de la Rivalry Series. Sa passe en petit pont au mois de janvier avec les Gophers a d’ailleurs fait le buzz. Murphy, l’une des attaquantes les plus productives de l’histoire de la NCAA, est peut-être désormais la mieux placée pour devenir la prochaine grande superstar des USA après Hilary Knight.

Qu’il est difficile de trouver une faille dans une équipe américaine qui conjugue talent individuel et force collective, ce qui lui permettra de batailler pour un troisième sacre olympique. Il n’y a finalement que le complexe de supériorité et les succès répétés de ces derniers mois qui pourraient la prendre en défaut.

Alignement :

Gardiennes : Aerin Frankel (Boston Fleet / PWHL), Gwyneth Philips (Ottawa Charge / PWHL), Ava McNaughton (University of Wisconsin / NCAA).

Défenseures : Cayla Barnes (Seattle Torrent / PWHL), Laila Edwards (University of Wisconsin / NCAA), Rory Guilday (Ottawa Charge / PWHL), Caroline Harvey (University of Wisconsin / NCAA), Megan Keller (Boston Fleet / PWHL), Lee Stecklein (Minnesota Frost / PWHL), Haley Winn (Boston Fleet / PWHL).

Attaquantes : Hannah Bilka (Seattle Torrent / PWHL), Alex Carpenter (Seattle Torrent / PWHL), Britta Curl-Salemme (Minnesota Frost / PWHL), Kendall Coyne-Schofield (Minnesota Frost / PWHL), Joy Dunne (Ohio State University / NCAA), Taylor Heise (Minnesota Frost / PWHL), Tessa Janecke (Penn State University / NCAA), Hilary Knight (Seattle Torrent / PWHL), Abbey Murphy (University of Minnesota / NCAA), Kelly Pannek (Minnesota Frost / PWHL), Hayley Scamurra (Victoire de Montréal / PWHL), Kirsten Simms (University of Wisconsin / NCAA), Grace Zumwinkle (Minnesota Frost / PWHL).

Absences notables : Maddie Rooney, Nicole Hensley (G), Anna Wilgren, Savannah Harmon (D), Jesse Compher, Lacey Eden, Casey O’Brien (A).

 

susanna tapani
Susanna Tapani

Finlande

Médaillée de bronze lors des deux derniers championnats du monde et lors des deux dernières olympiades, la Finlande a toujours sa place parmi les meilleures nations… du moins chez les seniors. En janvier, le hockey finlandais a pris une véritable claque lorsque son équipe féminine U18 a été reléguée du Mondial élite. 5 défaites en 5 matchs, un score cumulé de 8-47, c’est une prestation catastrophique qui a été vécue comme un véritable séisme puisque, pour la première fois, une équipe nationale de Finlande a été reléguée en division inférieure. Ce « fiasko » est toutefois le symbole d’un hockey finlandais se reposant trop sur ses lauriers depuis trop longtemps, alors que des pays comme la Tchéquie et la Suède voient se concrétiser leurs efforts et leurs investissements. C’est particulièrement le cas du championnat national, l’Auroraliiga, qui vit encore dans une certaine confidentialité malgré les belles promesses. En Suède, où la ligue est plus structurée et d’un meilleur niveau, les sections féminines des grands clubs bénéficient de la même visibilité que les hommes, ce n’est pas encore le cas en Finlande.

La relégation en 2019 de la Suède avait créé un véritable électrochoc, celle des U18 finlandaises nécessite à son tour une sérieuse et rapide remise en cause de la fédération sous peine de connaître de sérieuses déconvenues à l’international. En attendant, il n’y a guère de surprise de voir une large majorité de joueuses sélectionnées évoluant à l’étranger. Elles sont dix à jouer en SDHL suédoise, cinq en NCAA, quatre en PWHL, une en Suisse, pour seulement trois en Finlande. En revanche, la surprise était totale après l’éviction de l’entraîneur en chef Juuso Toivola, nommé à ce poste en février 2022 après avoir été adjoint depuis 2014. Toivola a été démis de ses fonctions par le conseil d’administration de la fédération finlandaise, alors que son contrat était censé s’achever à l’issue de cette saison 2025-2026. Tero Lehterä, 53 ans, l’a alors remplacé. Un choix stratégique assumé par la fédération avec l’ambition de poser davantage de problèmes aux puissances nord-américaines, et surtout en affichant un objectif clair : la finale olympique. Collectionneuse des médailles de bronze, la Finlande n’a atteint qu’une seule fois la finale d’un grand tournoi, au Mondial 2019 à domicile et une finale perdue d’un souffle.

« Je souhaite placer la barre plus haut et développer des joueuses pour qu’elles soient encore meilleures » lançait alors Lehterä en indiquant que les éléments vitesse, réactivité et maîtrise du palet formaient une priorité. Les excellents résultats lors des deux premières étapes de l’Euro Hockey Tour lui ont alors donné raison puisque les Naisleijonat ont remporté les tournois de Kloten et d’Ängelholm, 6 victoires en 6 matchs. Mais en décembre à domicile, la troupe de Lehterä a ensuite déchanté puisque la campagne a été conclue par deux revers dont une claque 5-0 contre la Tchéquie. L’absence de quelques leaders était une fausse excuse, le jeu proposé a déçu et les perspectives se sont assombries.

sanni ahola
Sanni Ahola

Le poste de gardienne est particulièrement nébuleux. Sanni Ahola avait la préférence de Toivola les saisons précédentes, mais peu de temps de jeu lui était promis en PWHL derrière Gwyneth Philips. Ahola n’a d’ailleurs joué que deux parties en PWHL, et en sélection elle demeure sous la menace d’Anni Keisala et Emilia Kyrkkö qui bataillent aussi pour le poste. Keisala a joué un match de plus qu’Ahola durant l’Euro Hockey Tour avec au final 93% d’arrêts, elle a d’ailleurs le meilleur pourcentage d’arrêts d’Auroraliiga, même si les joueuses de PWHL sont d’un tout autre calibre. L’inquiétude était encore plus grande pour Jenni Hiirikoski, disparue des radars au printemps dernier et qui a finalement subi une opération cardiaque cet été. Elle a heureusement fait son retour au jeu cet automne avec Luleå, mais l’utilisation de la capitaine de 38 ans sera forcément plus réduite que par le passé. Hiirikoski est tout de même la meilleure marqueuse chez les défenseures en SDHL. Le témoin est en tout cas en train d’être transmis à Ronja Savolainen, maillon fort d’Ottawa en PWHL et véritable leader sur la glace comme en dehors. Savolainen dirige une défense dans laquelle Sanni Rantala prend malgré tout de plus en plus d’ampleur.

La meilleure marqueuse de l’Euro Hockey Tour 2025-2026 est Finlandaise avec Michelle Karvinen et ses 10 points, dont 8 dès le premier tournoi en Suisse. Karvinen est l’une des deux attaquantes PWHL avec Susanna Tapani, l’une des centres les plus complètes de la ligue et assurément l’une des meilleures à ce poste. La Finlande a des profils de marqueuses avec la très rapide Elisa Holopainen, le inévitables Noora Tulus, Viivi Vainikka et Petra Nieminen, qui sont toutes parmi les top scoreuses en Suède, ainsi que la revenante Emma Nuutinen, restée en dehors de la sélection pendant plusieurs années. De jeunes joueuses comme Nelli Laitinen et Julia Schalin performent en NCAA. Mais au-delà du potentiel individuel avec bon nombre de joueuses au sommet de leur carrière, il faudra à la Finlande une force collective pour répondre au Canada et aux États-Unis, et livrer un combat de tous les instants pour espérer rejoindre la finale olympique.

Alignement :

Gardiennes : Sanni Ahola (Ottawa Charge / PWHL), Anni Keisala (HPK / FIN), Emilia Kyrkkö (St. Cloud State University / NCAA).

Défenseures : Jenni Hiirikoski (Luleå / SUE), Sini Karjalainen (Skellefteå / SUE), Nelli Laitinen (University of Minnesota / NCAA), Sanni Rantala (Frölunda / SUE), Ronja Savolainen (Ottawa Charge / PWHL), Elli Suoranta (Ilves / FIN), Siiri Yrjölä (St. Cloud State University / NCAA).

Attaquantes : Elisa Holopainen (Frölunda / SUE), Michelle Karvinen (Vancouver Goldeneyes / PWHL), Ida Kuoppala (Skellefteå / SUE), Julia Liikala (HC Ambri-Piotta/ SUI), Petra Nieminen (Luleå / SUE), Emma Nuutinen (Kiekko-Espoo / FIN), Jenniina Nylund (Brynäs / SUE), Julia Schalin (Mercyhurst University / NCAA), Susanna Tapani (Boston Fleet / PWHL), Noora Tulus (Brynäs / SUE), Viivi Vainikka (Brynäs / SUE), Sanni Vanhanen (Ohio State University / NCAA), Emilia Vesa (Frölunda / SUE).

Absences notables : Sofianna Sundelin, Maija Otamo, Pauliina Salonen (A).

 

kristyna kaltounkova
Kristýna Kaltounková

Tchéquie

La Tchéquie est la nation montante au féminin, atteignant par deux fois la troisième place du podium depuis 2022. Symbole fort en juin 2025 : une joueuse tchèque, Kristýna Kaltounková, a été choisie au tout premier rang de la draft PWHL. Huit Tchèques évoluent d’ailleurs dans la grande ligue pro féminine, le troisième contingent, c’est autant que la Finlande ou la Suède réunies. Le hockey féminin tchèque est donc en plein boom, jusqu’à atteindre un succès populaire et une incroyable exposition lors du Mondial 2025, organisé pour la première fois en Tchéquie, une édition qui a battu le record de fréquentation lors d’un championnat du monde. Durant ce tournoi à la maison, dans une Budvar Arena électrique, les Tchèques n’avaient trébuché que d’un but en demi-finale contre les favorites américaines. Sur le plan sportif, les Tchèques ont donc désormais de l’appétit, et à l’évidence pour les Jeux olympiques aussi. Cependant, Milan-Cortina n’est que la deuxième participation de la sélection féminine, la précédente datant de l’olympiade de Pékin en 2022, les Tchèques avaient terminé septièmes. En 2026, la Tchéquie veut voir plus loin, plus en adéquation avec ses nouvelles aspirations : décrocher une médaille.

Une cinquantaine de joueuses ont été conviées en juillet, un stage intensif qui a fait office d’évaluation générale. La Directrice générale de l’équipe nationale féminine, Tereza Sadilová, a insisté sur le fait que le choix des olympiennes ne s’est pas basé sur les dernières semaines, mais sur l’ensemble du cycle olympique. Évidemment, l’équipe a pour base les joueuses PWHL. Les deux défenseures, Aneta Tejralová et Daniela Pejšová, ne jouent pas les premiers rôles dans leur club, leur temps de jeu n’est pas très important mais il est régulier. Tejralová, blessée, n’a toutefois pas joué depuis le 18 janvier. Gérer les temps de jeu importants en équipe nationale sera primordial alors que Dominika Lásková et Sára Čajanová (en Suède) brillent cette saison et seront particulièrement sollicitées. C’est le cas également de Noemi Neubauerová, utilisée comme centre à Zoug mais en défense en équipe nationale. Quant à Andrea Trnková, elle se remettait d’une blessure à l’épaule. Dans ce groupe A exigeant, la Tchéquie devrait souvent subir le jeu, et elle aura besoin de Klára Peslarová, titulaire depuis de nombreuses années qui a livré des prestations solides devant le but à chaque tournoi de l’Euro Hockey Tour cette saison. Michaela Hesová devrait donc encore se contenter du rôle de doublure.

klára peslarová
Klára Peslarová

En offensive, la Tchéquie a suffisamment de cartes en main pour créer bien des soucis, même au Canada et aux USA. La n°1 de la draft Kristýna Kaltounková tient ses promesses avec 11 buts en 16 matchs PWHL dont un doublé avant la pause olympique, et 4 réalisations sous le maillot tchèque cette saison. Carla MacLeod utilise d’ailleurs « Kalty » systématiquement au centre, ce qui n’est pas forcément le cas à New York. Son association avec Natálie Mlýnková, qui fait une belle saison à Montréal, et la jeune surdouée Adéla Šapovalivová a montré de bons signaux en décembre. La Tchéquie a plusieurs joueuses capables de faire la différence devant le but, c’est le cas concernant Michaela Pejzlová mais en revanche, Tereza Vanišová nage en plein doute. Avec Ottawa la saison dernière, Vanišová était la deuxième meilleure buteuse de PWHL à égalité avec Hilary Knight, mais elle est devenue plus discrète cette saison avec sa nouvelle équipe de Vancouver puisqu’elle n’a marqué son premier but que le 22 janvier dernier. Ce doute s’est d’ailleurs étendu en équipe nationale puisque Vanišová n’a inscrit qu’un seul but en 9 matchs de l’Euro Hockey Tour 2025-26, alors qu’elle était l’atout offensif numéro 1 de la sélection il y a encore peu.

Carla MacLeod peut toutefois compter sur d’excellentes travailleuses comme Kateřina Mrázová et Denisa Křížová capables de donner le ton, et une équipe solidaire et respectueuse des consignes. Ces Lionnes ont des atouts pour jouer la médaille. Le paysage s’est toutefois obscurci le 30 novembre quand, via un communiqué, Carla MacLeod annonçait être atteinte d’un cancer du sein. Un diagnostic qui ne l’a pas empêchée d’assumer ses fonctions, à Ottawa comme avec l’équipe tchèque. Avec l’envie de mener ce groupe vers les succès de l’Olympe.

Alignement :

Gardiennes : Michaela Hesová (Dartmouth College / NCAA), Klára Peslarová (Brynäs / SUE), Julie Pejšová (Milevsko / TCH).

Défenseures : Aneta Tejralová (Seattle Torrent / PWHL), Daniela Pejšová (Boston Fleet / PWHL), Klára Seroiszková (HC Davos / SUI), Dominika Lásková (SDE / SUE), Andrea Trnková (Clarkson University / NCAA), Sára Čajanová (Brynäs / SUE), Noemi Neubauerová (EV Zug / SUI).

Attaquantes :
Adéla Šapovalivová (University of Wisconsin / NCAA), Tereza Pištěková (SDE / SUE), Linda Vocetková (Djurgården / SUE), Denisa Křížová (Minnesota Frost / PWHL), Klára Hymlárová (Minnesota Frost / PWHL), Kateřina Mrázová (Ottawa Charge / PWHL), Michaela Pejzlová (HC Ambri-Piotta / SUI), Natálie Mlýnková (Victoire de Montréal / PWHL), Barbora Juříčková (HPK / FIN), Tereza Vanišová (Vancouver Goldeneyes / PWHL), Tereza Plosová (University of Minnesota / NCAA), Vendula Přibylová (MoDo / SUE), Kristýna Kaltounková (New York Sirens / PWHL).

Absences notables : Viktorie Švejdová (G), Tereza Radová (D).

 

alina müller
Alina Müller

Suisse

Dans ce groupe A, la Suisse a également l’ambition d’obtenir une médaille, la dernière datant de plus d’une décennie, c’était justement aux Jeux olympiques, à Sotchi en 2014. Aux Mondiaux, après quatre présences consécutives dans le dernier carré, la Frauen Nati avait connu une lourde défaillance lors de la dernière édition en quart de finale, 7-0 contre la Tchéquie. La présence dans ce groupe A tient encore du miracle, alors que des nations comme la Suède et l’Allemagne ont un appétit grandissant. La formule bancale des groupes de niveau a souvent souri à la Suisse, et les matchs de poule lui serviront une fois de plus à monter en puissance avant le quart de finale qui lui est déjà promis.

Mais désormais, la Suisse compte sur une ligue, la PostFinance Women’s League, qui s’est beaucoup développée ces dernières saisons, grâce à l’implication des grands clubs du pays. Plusieurs joueuses dont Stalder ont d’ailleurs fait le choix de rester au pays pour participer à la croissance du hockey féminin helvète. Le niveau augmente avec une limitation de renforts étrangers limitée à quatre joueuses étrangères par équipe, les conditions s’améliorent, et certaines opérations pour attirer le public en masse fonctionne. Le 24 janvier, Zurich a battu un record de fréquentation pour une rencontre féminine en Suisse avec 4997 spectateurs.

Cette saison, les joueuses à la croix blanche ont livré de bonnes prestations dans l’ensemble, dont deux victoires contre la Suède sur trois possibles. L’entraîneur Colin Müller a défini sa sélection comme très expérimentée. Évidemment les résultats tournent toujours beaucoup autour de ses deux locomotives, Alina Müller et Lara Stalder. Müller est l’une des meilleures joueuses de centre de la PWHL, elle est d’ailleurs la meilleure aux mises en jeu devant Poulin. L’attaquante du Boston Fleet a disputé deux tournois cette saison avec la Suisse, elle a obtenu à chaque fois 5 points. Le premier trio avec la capitaine Stalder et Rahel Enzler a d’ailleurs bien fonctionné lors du tournoi de décembre, les deux acolytes de Müller jouent ensemble à Zoug, elles sont deux des meilleures marqueuses de la ligue suisse. Müller et Stalder étaient présentes à Sotchi 2014, Alina Müller était alors devenue la plus jeune hockeyeuse de l’histoire médaillée aux Jeux olympiques, elle avait 15 ans.

À ce premier trio de choc s’ajoutent des joueuses prometteuses : les universitaires Naemi Herzig, Alessia Baechler et Laura Zimmermann, et l’autre joueuse PWHL, Nicole Vallario qui n’a toutefois joué que deux matchs avec New York. Il est toujours fâcheux de voir une blessure compromettre sa participation olympique, celle de Noemi Ryhner est arrivée au pire moment puisqu’elle s’est fracturée le péroné mi-janvier, c’est un élément clef dont devra se passer la Frauen Nati. Ryher a été remplacée par Lisa Rüedi, la capitaine de Zurich déjà présente à Pékin 2022.

Enfin, il n’y a qu’une seule joueuse romande dans la sélection, la toute jeune (17 ans) défenseure Laure Mériguet. La Genevoise était pourtant persuadée de voir le rêve olympique s’éloigner lorsqu’elle a dû subir une opération puis une rééducation en novembre. Mériguet est finalement revenue à temps pour le Mondial U18 en janvier… et elle était la joueuse la plus utilisée de l’équipe, elle est clairement l’une des joueuses les plus prometteuses de cet alignement, avec Ivana Wey. Cette dernière (19 ans) a véritablement explosé cette saison, 48 points en 28 matchs en ligue suisse, elle sera à surveiller. En tout cas, Mériguet, Wey et ces jeunes éléments devront justement confirmer ces promesses, le parcours de l’équipe dépendra de l’implication de toutes. Colin Müller espère d’ailleurs que ses joueuses feront preuve d’unité afin de livrer le meilleur hockey à chaque rencontre.

andrea brändli
Andrea Brändli

Si l’équipe à la croix blanche affiche peut-être moins de talents individuels que la Tchéquie ou la Finlande, et de manière générale moins de maturité, elle dispose malgré tout d’une gardienne particulièrement fiable puisque Andrea Brändli est en train de réaliser une troisième saison sensationnelle en Suède avec 94,4% d’arrêts. Pendant des années, la maison helvète était gardée par l’inoubliable Florence Schelling. Brändli, qui a le potentiel pour percer en PWHL mais qui est sous contrat avec Frölunda, a repris le flambeau avec brio. Jusqu’à mener la Frauen Nati à une nouvelle médaille olympique ?

Alignement :

Gardiennes : Andrea Brändli (Frölunda / SUE), Saskia Maurer (SC Bern / SUI), Monja Wagner (Union College / NCAA).

Défenseures : Alessia Baechler (Northeastern University / NCAA), Annic Büchi (EV Zug / SUI), Lara Christen (SC Bern / SUI), Laure Mériguet (Genève Servette / SUI), Shannon Sigrist (ZSC Lions / SUI), Nicole Vallario (New York Sirens / PWHL), Stefanie Wetli (SC Bern / SUI).

Attaquantes : Leoni Balzer (HC Davos / SUI), Rahel Enzler (EV Zug / SUI), Naemi Herzig (College of the Holy Cross / NCAA), Sinja Leemann (SC Bern / SUI), Lena-Marie Lutz (HC Ambri-Piotta / SUI), Alina Marti (EV Zug / SUI), Alina Müller (Boston Fleet / PWHL), Kaleigh Quennec (SC Bern / SUI), Lisa Rüedi (ZSC Lions / SUI), Vanessa Schaefer (University of British Columbia / USports), Lara Stalder (EV Zug / SUI), Ivana Wey (EV Zug / SUI), Laura Zimmermann (St. Cloud State University / NCAA).

Absence notable : Noemi Ryhner (A).

 

Photos IIHF

Tags: JO 2026
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Passionné par le hockey d'ici et d'ailleurs. Ex-blogueur devenu rédacteur Hockey Archives & Slapshot. Twitter : @Nico_Jt_

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