Trois points mardi aux dépens d’une équipe de Neuilly en difficulté, un point de plus mercredi sans fouler la glace, la semaine fut prolifique dans la cité des Gaules. La raison vient de la décision fédérale, suite à l’appel interjeté par les Lions, permettant de « récupérer » le point de pénalité infligé suite à la défaite sur tapis vert aux dépens… des Diables Rouges, défaits sur la glace (1-5) le 22 novembre dernier sur un score quasiment identique à celui de la sanction automatique (5-0). Les équipiers de Slavomir Tomko retrouvent ce samedi Valigloö, où ils avaient en avril 2024 fait ce qu’ils considéraient comme un grand pas vers un retour en Division 1, avant de s’incliner par deux fois à Charlemagne et de devoir patienter encore un an. Si aucun Valenciennois actuel n’a connu ce dernier affrontement, ils sont nombreux à en conserver le souvenir du côté des visiteurs, à commencer par Ranel Vafin, double buteur à l’époque et auteur d’un triplé face à Strasbourg samedi dernier.
Les Diables sortent d’un succès heurté sur la glace d’Epinal, et devancent leurs adversaires d’un point. Cependant la tâche s’annonce ardue au regard de l’écart sur la glace à l’aller et de l’absence des deux Canadiens Jarred White et Matthew Vermaeten. Ils se procurent la première occasion, par Thomas Vandeputte trouvé au centre par Raux et déjoué par un réflexe de Wilder. Action reflétant mal le début de rencontre dominé par les visiteurs ; Peter Valier est à la manœuvre sur la gauche, Glasman l’interrompt illégalement mais le palet demeure dans les crosses rhodaniennes jusqu’à un décalage gagnant vers Andreacchi (0-1 à 03’09″). Le casque doré de Dmitrii Dudkin s’échappe vers la cage protégée par le retour d’Opoma. Autre arrière nordiste, Vidoli, très actif à l’attaque, trébuche et ouvre une nouvelle brèche dans ses rangs. Une ouverture millimétrée de Tomko permet à Dudkin de trouver une deuxième fois le fond des filets, son centre étant coupé par une crosse nordiste (0-2 à 07’04″).
Très à l’aise avec le palet, Peter Valier continue à perturber ses adversaires, la rondelle ressort vers la ligne bleue pour permettre à Tomko de faire parler la poudre à travers le trafic (0-3 à 08’38″). Difficile d’envisager débuts plus compliqués pour Simon Delcourt, dont le remplaçant Côme Soghomonian s’échauffe, mais appelé auparavant à effacer la première infériorité consécutive à un accrocher de Vandeputte dans le dos de son vis-à-vis. Il se rassure sur plusieurs tentatives des Lions, fermant la porte à Baravaglio et repoussant le tir sur réception de Valier. S’il fallait trouver une fausse note au jeu lyonnais, on pourrait pointer quelques palets perdus face au pressing nordiste. Henry Wilder les rachète face à Carminati et Vandeputte. Offensivement le danger ne s’éteint aucunement : Elabiev lance Dudkin à deux reprises, mais un lancer trop croisé et une feinte ne lui permettant pas de redresser la course du palet épargnent Delcourt. Qu’importe, les visiteurs enchaînent par une longue séquence de possession autour de la cage, les lancers se suivent notamment par Tucker avant que Leroux ne vienne conclure une nouvelle bataille gagnée derrière le but (0-4 à 18’08″).
Soghomonian effectue donc son entrée dans un contexte difficile. Ses partenaires sont encore en difficulté, en témoigne la capacité de Rocco Andreacchi à conserver le palet au milieu de trois valenciennois, et subissent le jeu sur une passe de Tucker vers Dudkin, contrarié par le grand gabarit du portier mis à disposition par Amiens. En supériorité, Elabiev se heurte à l’épaule de Soghomonian, finalement vaincu par une feinte de passe de Tucker suivie d’un lancer puissant pour porter la marque à celle d’une victoire sur tapis vert (0-5 à 23’18″)… En face, Henry Wilder demeure stoïque devant Kevin Altidor, premier à le défier après environ cinq minutes dans le tiers médian. Thomas Carminati essaie bien de prêter main-forte à ses attaquants, il ne trouve qu’une explication musclée avec Baravaglio. À leur tour en avantage suite à un accrocher d’Andraud sur Voiturier, les Diables ne peuvent lancer qu’une fois, par Glasman, Frédéric Potvin, pourtant présent pendant 1’50, ne peut pas plus forcer la décision. Au retour à cinq, Renault puis Altidor en échappée se cassent encore les dents sur le portier américain, puis un rare palet relâché par ce dernier file à droite de la cage. Après un sixième filet facile pour Chautant, servi par le vif Valier vainqueur de la mise au jeu (0-6 à 37’02″), le speaker cherche à réveiller Valigloö, où résonnent de plus en plus les chants des quelques partisans venus du Rhône.
Dmitrii Dudkin n’est pas rassasié et se démène pour obliger Soghomonian à se coucher. Un palet perdu à la bleue, récupéré par Baravaglio, expose encore le jeune gardien ensuite confronté à l’infatigable Tomko. Le cinglage de l’homme du match Lucas Chautant permet enfin à Valenciennes de se pointer en zone offensive, où Potvin est en position de lancer, mais le portier lyonnais, auparavant à l’œuvre sur une deuxième échappée d’Altidor, s’interpose, œuvrant aussi de la mitaine face à Gaspard Vanwormhoudt. En sortant de prison Chautant est à nouveau dangereux au deuxième poteau et la rondelle reste dans les parages, où le numéro 21 enfonce le clou (0-7 à 48’36″). Entre apathie et confusion, Deni Elabiev l’imite (0-8 à 48’56″).
Contemplant de loin le triplé de Chautant face à la cage ouverte à la faveur d’une nouvelle passe de Valier en supériorité (0-9 à 54’32″), l’entrant Maxence Barbaret s’incline sur un tir surpuissant de Thomas Vandeputte (1-9 à 54’42″) et même sur un lancer rageur du capitaine Altidor (2-10 à 59’12″). Pas suffisant pour altérer le large succès de Lions qui auront limité leurs adversaires à une vingtaine de lancers, et même atteint les dix buts grâce à leur défenseur Nathan Cal, venu mettre une dernière fois en évidence la passivité de l’arrière-garde nordiste en reprenant sans opposition le travail du patient Vafin (1-10 à 57’42″).
Désignés meilleurs joueurs de la rencontre : Lucas Chautant pour Lyon et Raphaël Opoma pour Valenciennes
Commentaires d’après-match :
Julien Guimard (entraîneur de Valenciennes) : « Je ne veux pas parler du début ou de la fin de la rencontre, c’est une performance indigne, y compris de ma part. Je suis honteux pour le public et les partenaires. J’ai vécu une semaine avec le meilleur à Épinal, où il y avait de la tension et de l’émotion positive grâce à des combattants, et le pire match depuis un an et demie. Je ne cherche pas d’excuse avec les absents, il y a 28 joueurs. Nos deux buts sont anecdotiques. »
Damien Raux (entraîneur de Lyon) : « Cela fait plaisir, on avait à cœur de démontrer notre supériorité sur la glace, même s’ils ont des blessés. Nous avons eu beaucoup de réussite, surtout sur les trois premiers buts, qui ont permis d’installer le jeu et forcé Valenciennes à se découvrir. On a eu du mal à marquer par le passé, mais cela vient avec la dynamique du moment. Wilder nous aide beaucoup, on a choisi de le sortir et de lui permettre de se reposer. Même si cela ne nous importe pas plus que cela, sur les derniers matchs nous en avons beaucoup à l’extérieur, où nous avons de bons résultats depuis le début de saison. »
Valenciennes – Lyon 2-10 (0-4, 0-2, 2-4).
Samedi 7 février 2026 à 18h40 à la patinoire Valigloö. 1 250 spectateurs.
Arbitres : Alexandre Hauchart et Cyril Debuche assistés d’Alban Delsarte et Aurélien Smeeckaert.
Pénalités : Valenciennes 14’ (4’, 4’, 6’), Lyon 10′ (0’, 4’, 6’).
Tirs : Valenciennes 19 (5, 7, 7), Lyon 30 (13, 7, 10).
Évolution du score :
0-1 à 03’09″ : Andreacchi assisté de Cal et Tomko
0-2 à 07’04″ : Dudkin assisté de Tomko
0-3 à 08’38″ : Andreacchi assisté de Tomko et Chautant
0-4 à 18’08″ : Leroux assisté de Dudkin et Elabiev
0-5 à 23’18″ : Tucker assisté de Leroux et Elabiev (sup. num.)
0-6 à 37’02″ : Chautant assisté de Valier
0-7 à 48’36″ : Chautant assisté de Andreacchi et Valier
0-8 à 48’56″ : Elabiev assisté de Vafin et Leroux
0-9 à 54’32″ : Chautant assisté de Valier et Vafin
1-9 à 54’42″ : Vandeputte assisté de Detouteville
1-10 à 57’42″ : Cal assisté de Vafin et Tucker
2-10 à 59’12″ : Altidor assisté de Glasman
Valenciennes
Attaquants :
Frédéric Potvin [Voiturier à 20’00″] – Thomas Boisson – Levi Glasman
Kevin Altidor (C) – Valentin Detouteville – Esteban Voiturier [Potvin à 20’00″]
Lévy Raux – Jules Renault – Thomas Vandeputte
Mathis Meissirel, Rafaël Duvallon
Défenseurs :
Dominic Vidoli – Mathieu Buttin (A)
Robert McCollum – Raphael Opoma
Victor Vanwormhoudt – Thomas Carminati (A)
Peter Gincourt
Gardien :
Simon Delcourt puis Côme Soghomonian à 20’00″
Absents : Tonin Caubet, Jarred White, Matthew Vermaeten
Lyon
Attaquants :
Lucas Chautant (A) – Peter Valier (A) – Rocco Andreacchi
Dmitrii Dudkin – Maxence Leroux – Ranel Vafin
Erwan Plantrou – Enzo Baravaglio – Flavien Fondadouze
Rémi Mouret
Défenseurs :
Nathan Cal – Slavomir Tomko (C)
Deni Elabiyev – Jack Tucker
Evan Andraud – Joris Rama
Gardien :
Henry Wilder puis Maxence Barbaret à 40’00″
Remplaçants : Marcell Szélig, Xavier Carrichon. Absent : Antoine Addamo (blessé).










































