L’Allemagne prend part a ses troisièmes Jeux olympiques consécutifs et a encore en mémoire la médaille d’argent de 2018. Mais de l’eau est passée sous les ponts et le niveau a encore progressé. L’apport des joueurs NHL permet de renforcer la Mannschaft et de rêver à de nouveaux exploits. Mais cette année la compétition va être rude, même si le groupe du premier tour paraît plus abordable. Il faut d’abord écarter une équipe du Danemark robuste et résistante.
Cette année, la présence de Leon Draisaitl, qui a passé le cap des 1000 points NHL, a fait braquer les caméras sur l’équipe allemande. À peine la partie a-t-elle débuté que Freddy Tiffels transmet à Draisaitl qui nous gratifie d’un contrôle et d’une touchette/déviation qui passe entre les jambes du gardien Fredrik Andersen. Le ton est donné en 23 secondes (1-0).

La partie se joue à une vitesse hallucinante, digne d’un match de NHL. Ce sont bien les Allemands qui impriment une cadence forcenée faite de projection rapide du jeu en zone offensive et d’un jeu collectif bien huilé. Un puissant tir de la bleue de Moritz Seider se fracasse sur la barre et provoque un bruit métallique dans toute l’aréna (2’45). Les Danois réagissent et parviennent à desserrer l’étau et s’infiltrer en zone offensive. Mais les conditions pour trouver un angle de tir sont très compliquées. Sur une nouvelle échappée, Patrick Russell déborde sur le côté droit et envoie le premier tir dangereux des rouge et blanc. Philipp Grubauer capte de la mitaine (8’07). Ensuite, Mikkel Aagaard, avec Lukas Kälble sur le dos, envoie un revers ras-glace que Grubauer gèle de sa mitaine (9’23).
C’est un vrai temps fort que les Danois se procurent avec un shoot de Bruggisser de la bleue qui frappe le poteau (10’30). Lors d’un danger dans leur slot, les Danois captent la rondelle et s’enfuient avec ; Patrick Russell sonne la charge et passe à Frederik Storm qui tire à côté. La partie s’est sérieusement rééquilibrée. À force d’efforts, la concrétisation arrive. Le long de la balustrade, Nikolaj Ehlers envoie le palet dans le slot. Oscar Mølgaard, qui déboule à la cage, fait la déviation et voit le palet passer sous la jambe de Grubauer (1-1).
Le premier power-play allemand est impressionnant de vitesse mais les Danois parviennent à bloquer les tirs et presser le porteur du palet. Ils terminent la période sur une bonne note avec une passe du revers d’Ehlers à True qui reprend en pleine course devant le gardien.
Le Danemark reprend fort dès le début du deuxième tiers avec un shoot puissant. Ensuite chaque équipe exerce un moment de pression dans le slot adverse avec des palets projetés sur le gardien. Mais c’est encore Leon Draisaitl qui s’échappe et teste le portier du revers (23’58). Il faut noter l’énorme travail de récupération de Nico Sturm qui s’est jeté au sol pour pousser le palet et le transmettre à la fusée Draisaitl. C’est sur une nouvelle contre-attaque allemande que le palet arrive dans la bande, est renvoyé vers le slot sans que Malte Setkov ne puisse le capter. Ensuite J.J. Peterka transmet à Stützle qui fait mouche en one timer (2-1).
Les Danois poursuivent leur jeu vers l’avant. L’Allemagne continue sur sa lancée et décoche des contre-attaques successives. Stützle prend de vitesse la défense danoise et un tir tendu de Peterka est repoussé de la botte par le gardien Andersen (26’14). La première réelle occasion dangereuse danoise est l’œuvre de Lars Eller qui récupère un palet mal dégagé et le renvoie sur Grubauer qui coince le palet sous son bras (28’12).
On retrouve le puissant Draisaitl qui fait le tour de cage sous pression. Il parvient à délivrer le palet et la reprise de Tiffels crée un rebond et provoque une pénalité de Mølgaard. Le power-play des NHLers allemands est rapidement concluant avec Draisaitl qui s’avance dans un gros trafic pour aller au rebond du tir de Stützle. Par sa pression, la jambe d’Oliver Lauridsen fait rebondir le palet dans sa cage (3-1). La réaction danoise permet quelques tirs avec Ehlers de la bleue ou Bjorkstrand après réception. Enfin, Lauridsen envoie un puissant block à la bande sur Draisaitl qui se retrouve au sol.
Au troisième tiers, les Danois repartent à pleine vitesse. Mais, à nouveau, les Allemands reprennent le cours du jeu et s’installent en zone offensive. Après de multiples efforts, les Scandinaves parviennent à desserrer l’étreinte. Leon Draisaitl est un danger permanent sur la glace avec un nouveau tour de cage pour que Freddy Tiffels puisse faire la reprise (44’17). Les Allemands déroulent leur jeu sans que les Danois ne puissent construire. Même dans la meilleure séquence des blanc et rouge, ils ne lancent à la cage que de loin. Défensivement, les joueurs de Harry Kreis sont solides avec un positionnement efficace et des blocages de tirs. Pourtant l’effort danois est permanent avec un forecheck intense sur le porteur du palet.
Leon Draisaitl, encore lui, reçoit le palet, traverse le rideau défensif et va placer le puck, qui est dévié par la botte du gardien (52’33). C’est encore lui qui crée le danger en deux contre un, accompagné de son coéquipier des Oilers, Josh Samanski. Le coach Mikael Gath n’a plus le choix, il lui faut sortir le gardien. Oliver Bjorkstrand se révèle le plus dangereux avec un tir dans le trafic. Philipp Grubauer utilise plusieurs fois sa mitaine et sa barre transversale évite un but. La pression est énorme mais l’Allemagne tient le choc !

Clairement, ce soir, les Allemands ont délivré une prestation intense et solide. Les deux NHLers Leon Draisaitl et Tim Stützle ont été très en vue et ont pesé grandement sur la production offensive. C’est une copie sans faute qui a été présentée. Pour les Danois, le match a été compliqué pour pouvoir traverser ce dispositif même si l’équipe a travaillé pendant 60 minutes à haut régime. Elle a buté sur un gardien solide.
Commentaires d’après-match :
Harold Kreis (entraîneur de l’Allemagne) : « Pour un premier match sur cette petite glace, l’effort fourni a été remarquable, et le résultat très bon. On a appris qu’en zone défensive, il est parfois préférable de garder le palet le long de la bande plutôt que de le faire circuler sans cesse. »
Leon Draisaitl (capitaine de l’Allemagne) : « Non, ça leur jeu physique ne m’a pas du tout dérangé. C’est même ma façon d’entrer dans le match. Je fais toujours comme ça pour donner le meilleur de moi-même. C’est vraiment génial que Freddy et moi ayons marqué ce but ensemble. C’est un moment très spécial. On jouait même ensemble dans la rue à Cologne quand on était petits. Forcément, ce but était chargé d’émotion, ça ne fait aucun doute. »
Allemagne – Danemark 3-1 (1-1, 2-0, 0-0)
Jeudi 12 février 2026 à 21h10 à Milano Rho. 3986 spectateurs.
Arbitres : Andris Ansons (LET) et Christoffer Holm (SUE) assistés de Daniel Hynek (TCH) et Matt MacPherson (CAN).
Pénalités : Allemagne 0′ (0′, 0′, 0′) ; Danemark 4′ (2′, 2′, 0′).
Tirs : Allemagne 26 (5, 11, 10) ; Danemark 38 (8, 16, 14).
Évolution du score :
1-0 à 00’23” : Draisaitl assisté de Tiffels et Wagner
1-1 à 13’09” : Mølgaard assisté d’Ehlers et Jensen Aabo
2-1 à 24’20” : Stützle assisté de Peterka et Stachowiak
3-1 à 30’02” : Stützle assisté de Draisaitl et Seider (sup. num.)
Allemagne
Attaquants :
Josh Samanski – Leon Draisaitl (C) – Frederik Tiffels (+1)
John Jason Peterka (+1) – Tim Stützle (A, +1) – Wojciech Stachowiak (+1)
Lukas Reichel (-1) – Marc Michaelis – Dominik Kahun
Tobias Rieder – Nico Sturm – Alexander Ehl
Défenseurs :
Fabio Wagner (+1) – Moritz Seider (A, +1)
Jonas Müller – Kai Wissmann
Lukas Kälble – Leon Gawanke
Moritz Müller
Gardien :
Philipp Grubauer
Remplaçants : Maximilian Franzreb (G). En réserve : Mathias Niederberger (G), Korbinian Geibel (D), Parker Tuomie, Justin Schütz (A).
Danemark
Attaquantes :
Oliver Bjorkstrand (+1) – Alexander True – Nikolaj Ehlers (+1)
Nicklas Jensen (-1) – Lars Eller (-1, 2’) – Joachim Blichfeld (-1)
Nick Olesen (-1) – Oscar Fisker Mølgaard (2’) – Mikkel Aagaard (-1)
Frederik Storm – Christian Wejse – Patrick Russell (A)
Défenseures :
Jesper Jensen Aabo (C) – Markus Lauridsen
Nicholas B. Jensen (-1) – Malte Setkov (-1)
Oliver Lauridsen (A) – Philllip Bruggisser
Matias Lassen
Gardien :
Frederik Andersen [sorti de 56’12” à 59’46”]
Remplaçants : Mads Søgaard (G), Morten Poulsen (A). En réserve : Frederik Dichow (G), Anders Koch (D), Mathias Bau Hansen (A)












































