Les Bleus de Yorick Treille entament leur préparation au mondial D1A à Angers dans le cadre d’une double confrontation face à l’Italie. Trois mois après les Jeux Olympiques de Milan-Cortina, c’est une équipe de France rajeunie qui se présente sur les bords de la Maine. De l’autre côté du glaçon, une équipe italienne qui, forte de Jeux Olympiques plutôt convaincants, entend bien poursuivre sa progression.
Ainsi, les premières minutes de la partie profitent aux Italiens qui démarrent pied au plancher. Aidés par un dégagement refusé rapidement aux Bleus, la Squadra Azzurra tente de mettre la pression sur le but gardé par Antoine Keller mais celui-ci n’est que peu inquiété. Passé cette première phase de possession, les Bleus gardent le disque sur la palette et se pressent sur le but de Colin Furlong. La première grosse occasion est française, Colotti cherchant Flavian Dair pour une déviation mais celle-ci manque le cadre. Très en vue en ce début de partie, Jordann Perret s’amuse dans la défense adverse mais est gêné par l’impact mis par les Italiens.
Les Bleus dominent pendant de longues minutes mais peinent à trouver la faille malgré une salve de tirs dangereux. De leur côté, les visiteurs du soir appliquent les principes de jeu de Jukka Jalonen : une sortie de zone structurée, une projection rapide et beaucoup de mouvements offensifs. Système de jeu esthétique mais peu efficace en ce samedi soir. Les Bleus, aux commandes de la partie, font monter la pression sur le but de Furlong. Louis Boudon puis Téo Sarliève s’essaient, en vain. Pour autant, cette ligne, en vue, va réussir par s’imposer. Sur une transition manquée par les Italiens, Yohan Coulaud satellise Téo Sarliève qui s’exile à gauche, fixe le défenseur et le gardien et sert sur un plateau d’argent Tomas Simonsen qui n’a plus qu’à pousser le palet au fond (1-0 à 12’44). Les Bleus virent en tête assez logiquement et continuent de mettre la pression sur le but italien. Les mises en échec sont intenses, le jeu à la limite de la pénalité, mais rien n’est sifflé. Les deux équipes rentrent aux vestiaires avec ce petit but d’avance en faveur des locaux.
Au retour des vestiaires, les hommes de Yorick Treille paient leurs erreurs d’inattention. Sur un changement de ligne balbutié, Niccolo Mansueto envoie Phil Pietroniro dans le dos du bloc bleu. Celui-ci ne se fait pas prier et égalise d’un lancer côté mitaine (1-1 à 20’47). Le jeu s’équilibre alors, l’essentiel des chances étant dans l’escarcelle des coéquipiers d’un Jordann Perret, décidément accroché par les transalpins. Sans doute échauffé par les fautes répétées sur sa personne, il tente de faire monter l’intensité physique mais est sanctionné pour un coup de coude (26’58). Les Bleus tuent la pénalité sans grande difficulté, aidés par un Antoine Keller solide devant son filet. C’était prévisible, c’est arrivé : les Italiens mettent la palette sur le disque à leur tour mais entrent en zone en commettant une grosse faute. Phil Pietroniro se rend coupable d’un coup de coude sur Flavian Dair qui vole à l’impact. Paul Joubert vient protéger son coéquipier et se bat avec son homologue. L’arcade de Joubert saute dans la bagarre et les deux hommes sont expulsés sous les sifflets de l’Iceparc qui attendait un jeu de puissance en faveur des Bleus.
La physionomie ne change pas et les deux équipes se neutralisent sans créer grand danger. C’est toutefois sans compter sur le talent offensif de Simonsen qui s’illustre de nouveau. Après avoir buté sur Furlong, il passe derrière la cage et profite d’un déplacement hasardeux de ce dernier pour envoyer le palet buter contre l’arrière de la jambière du gardien pour finir sa course dans le but (2-1 à 37’01). Les Italiens tentent de revenir au score mais Keller demeure serein. Sur une tentative lointaine de Cristiano DiGiacinto, la crosse de ce dernier cède et Flavian Dair s’envole en contre attaque. Depuis le cercle gauche, il bute sur le bouclier de Furlong mais le rebond, non contrôlé, profite à Colotti qui n’a plus qu’à viser la partie déserte du filet (3-1 à 38’40). Les hommes de Jalonen n’y sont plus et balbutient leur hockey. De l’autre côté, les Bleus déroulent et toute l’équipe se joint à la fête. Hugo Gallet se mue en attaquant et renverse pour Tommy Perret qui profite d’un Furlong complètement battu pour marquer d’un lancer croisé (4-1 à 39’59).

La troisième période se veut moins emballante. Les pénalités se succèdent, De Luca (41’10) puis Buono pour obstruction (41’48) mais la double supériorité numérique en faveur des Bleus ne donne pas de but la faute à un powerplay que les Bleus n’ont travaillé que 10 minutes au morning skate du matin même selon Yorick Treille. Pas de but non plus sur la pénalité contre Bradley pour cinglage (44’16). La partie voit son intensité diminuer, ses occasions devenir moins franches et le public s’endort peu à peu.
Public qui ne va se réveiller qu’a l’entame des dix dernières minutes de jeu quand Mathieu Mony est chassé pour retenir (50’48). L’unité spéciale des tricolores fait le travail, elle empêche les transalpins de s’installer et génère même des occasions : acculés dans leur zone défensive, les Italiens concèdent de vilains revirements. Il n’en faut guère plus à Valentin Grossetête pour s’infiltrer dans leur dos, profiter de ces erreurs et dresser Furlong pour tuer tout suspense dans cette partie (5-1 à 52’17). Jusqu’ici peu inquiété, Antoine Keller s’incline dans la foulée sur un lancer bien senti de Olmo Albis pleine lucarne (5-2 à 52’36). La fin de match n’offre peu de spectacle, les Bleus étant en contrôle de leur partie face à une Squadra Azzurra qui ne s’est pas rassurée à l’approche d’un championnat du monde élite qui s’annonce compliqué.
Désignés hommes du match : Téo Sarliève (France) et Bryce Misley (Italie)
France – Italie 5-2 (1-0, 3-1, 1-0)
Samedi 25 avril 2026 à 20h00 à l’Iceparc d’Angers. 3 586 spectateurs
Arbitres : Clément Goncalves et Johan Fauvel assistés de Maxime Suzzarini et Batiste Damongeot
Pénalités : France 29’ (0’, 27’, 2’) ; Italie 31’ (0’, 25’, 6’)
Tirs : France 23 (7, 10, 6) ; Italie 22 (8, 7, 7)
Évolution du score :
1-0 à 12’44” : Simonsen assisté de Sarliève et Coulaud
1-1 à 20’47” : Pietroniro assisté de Mansueto
2-1 à 37’01” : Simonsen
3-1 à 38’40” : Colotti assisté de Dair et Thiry
4-1 à 39’59” : Perret assisté de Gallet
5-1 à 52’17” : Grossetête (inf. num.)
5-2 à 52’36” : Olmo Albis assisté de Misley et Gschieliesser (sup. num.)
France
Attaquants :
Téo Sarliève (+2) – Louis Boudon – Tomas Simonsen (+2)
Valentin Grossetête (+1) – Jordan Bougro (+1) – Kévin Bozon (+1)
Jordann Perret (C, 2’) – Teemu Loizeau – Tommy Perret (+2)
Flavian Dair (+1) – Fabien Colotti (+1) – Paul Joubert (25’)
Défenseurs :
Enzo Cantagallo – Hugo Gallet (+2)
Charles Schmitt (+2) – Yohan Coulaud (+1)
Léo Faure – Lucien Onno (+1)
Thomas Thiry (+1) – Mathieu Mony (+1, 2’)
Gardien :
Antoine Keller (20 arrêts)
Remplaçant : Martin Neckar (G).
Italie
Attaquants
Niccolo Mansueto – Matthew Bradley – Nicholas Porco (-1)
Tommaso De Luca (-2, 2’) – Bryce Misley (-2) – Alessandro Segafredo (-1)
Cristiano DiGiacinto (-1) – Daniel Mantenuto – Peter Spornberger (-1)
Fabian Gschliesser (-1) – Davide Schiavone (-2) – Julius Ramoser (-1)
Davide Conci, Filippo Rigoni (-1)
Défenseurs :
Pietro Olmo Albis (-2) – Phil Pietroniro (5’+20’)
Dylan Di Perna – Alex Trivellato (-1)
Gregorio Gios (-1) – Filippo Rigoni (-1)
Carmine Buono (-1, 2’)
Gardien :
Colin Furlong (18 arrêts)
Remplaçant : Davide Fadani (G).






































