20 heures après la première rencontre, Français et Italiens se retrouvent à l’Iceparc pour le deuxième acte de cette double confrontation. La veille, les Bleus s’étaient imposés face à une Italie bien triste. Ce soir, les hommes de Jukka Jalonen entendent bien prendre leur revanche sur un groupe France qui a évolué. Entrent Nicolas Ritz et les champions en titre de Ligue Magnus, Kévin Dusseau et Baptiste Bruche ; sortent Fabien Colotti, Jordann Perret et Léo Faure.
Ce match démarre rapidement par une supériorité numérique italienne après un cinglage de Hugo Gallet (01’08). La Squadra Azzurra occupe la zone, cherche la faille sans toutefois la trouver, Martin Neckar s’imposant des jambières. Forts d’un momentum important pour débuter, les hommes de Jukka Jalonen affichent un meilleur visage. Leurs sorties de zones sont plus propres, leurs transitions également, mais ils peinent à créer un décalage suffisant pour prendre la défense bleue à contrepied. Alors que les Bleus sortent les crocs petit à petit et alertent Davide Fadani, les esprits s’échauffent. Tommy Perret et Pietro Olmo Albis en viennent aux mains et filent s’asseoir deux minutes (06’24). L’alignement de Yorick Treille se retrouve modifié mais les Bleus continuent de prendre l’initiative du jeu. Ils tentent de profiter d’un Fadani pas franc sur les rebonds laissés par ses jambières mais la défense italienne ferme la porte pour le moment.
Alors que le danger se précise sur le but transalpin, Kévin Bozon est chassé pour un cinglage (10’22). Neckar impose sa mitaine sur les jeux adverses et montre qu’il entend bien tenir la dragée haute à Antoine Keller pour le poste de titulaire devant le filet. Les occasions italiennes sont donc vaines, à l’image d’un tiers ou d’un côté et de l’autre de la glace, le palet manque plus souvent le cadre que les gardiens ne sont alertés. C’est sur ce score de 0 à 0 que les deux formations rentrent aux vestiaires.
Après un premier interlude, les hommes de Treille reviennent avec les meilleures intentions. Plus conquérants dans les bandes, plus appliqués dans la zone neutre, ils ferment la zone neutre et confisquent le palet. Cela leur réussit puisqu’ils vont une nouvelle fois briser la glace au terme d’une transition réussie. Kévin Dusseau envoie le palet à Jordann Bougro qui trouve Flavian Dair en centre glace, ce dernier tente sa chance côté bouclier mais il bute sur Fadani. Fadani concède un rebond non contrôlé qui profite à Bougro. Celui-ci fixe le gardien avant de servir Bruche, seul face à un but presque désert (1-0 à 24’55). Les locaux prennent donc les devants et tentent de continuer leur travail de sape.
Peu après la demi-heure de jeu, en zone offensive, Nicolas Ritz se rend coupable d’une crosse haute derrière le but adverse. Il offre aux Italiens une munition d’égalisation (31’29). Le jeu de puissance italien s’installe sans créer grand danger devant le filet de Neckar. Il faut une tentative lointaine de Segafredo, non cadrée car déviée par le trafic, pour voir l’Italie égaliser. Le rebond dans la bande revient vers la cage, et Neckar, trop avancé, doit concéder l’égalisation, battu par Marco Zanetti, plus prompt sur le disque (1-1 à 32’47). Les affaires des Bleus vont alors s’empirer, Kévin Dusseau étant chassé 5 minutes pour une charge manquée et un contact genou contre genou à l’origine d’une bagarre importante. Après de longues minutes, il est sanctionné d’une pénalité majeure (36’41). Passeur, Segafredo se mue en buteur, profitant d’une erreur de marquage de la défense bleue pour dresser Neckar d’un tir imparable (1-2 à 37’04). C’est donc avec ce but de retard que les hommes de Yorick Treille regagnent les vestiaires.
Illustrations de Munin photographie
Au retour des vestiaires, les Bleus réussissent à tuer la grosse minute restante à l’infériorité numérique concédée par Dusseau et ils retrouvent, petit à petit, leur allant offensif. Enzo Cantagallo, remarqué aux Jeux Olympiques, sonne la révolte. S’il manque un lancer lointain, le rebond dans le plexiglas profite à Louis Boudon qui sert Mathieu Mony à la bleue. Ce dernier tente sa chance d’un tir du poignet qui vient mourir sur la jambière gauche de Fadani. Venu apporter le surnombre, Cantagallo se saisit du rebond et égalise somme toute logiquement (2-2 à 45’51). La machine bleue lancée pousse désormais son adversaire à la faute, Carmine Buono est chassé pour un accrocher (46’33) et Hugo Gallet délivre les siens : après un jeu mal embarqué, Téo Sarliève met la palette sur le disque et sert Louis Boudon à droite du but. Celui-ci fixe la défense italienne et son cerbère avant de servir en retrait Hugo Gallet qui, malgré un lancer du poignet un peu tardif, trouve la solution côté bouclier, Fadani étant mal placé (3-2 à 47’20). En 90 secondes, la France renverse une partie qu’elle ne lâchera pas.
Solidaires et appliqués, les Bleus ne concèdent que des miettes à l’offensive adverse et poussent Fadani à multiplier les arrêts pour tenter de permettre aux siens d’y croire encore. Il est contraint de déserter son filet. Rapidement dépossédés du palet, les Italiens espèrent profiter d’une erreur de jugement de Floran Douay pour rester en zone mais ils n’y arrivent guère. A contrario, le palet est perdu dans leur propre zone défensive et Douay scelle l’issue de la partie dans le but vide (4-2 à 58’22). Jalonen tente de faire sortir son gardien de nouveau mais Neckar ferme la porte et la France l’emporte une nouvelle fois. Deux succès en autant de rencontres et de bonnes choses à l’aube d’un championnat du monde D1A capital. Les Bleus partiront donc à 25 en Pologne avant de voir Yorick Treille annoncer les 23 joueurs qui disputeront le Mondial.
Désignés hommes du match : Hugo Gallet (France) et Davide Fadani (Italie)
France – Italie 4-2 (0-0, 1-2, 3-0)
Dimanche 26 avril 2026 à 16h30 à l’Iceparc. 3488 spectateurs.
Arbitrage de Clément Goncalves et Leevan Thiebault assistés de Hugo Maillard et Quentin Cady.
Pénalités : France 13’ (6’, 7’, 0’) ; Italie 4’ (2’, 0’, 2’)
Tirs : France 34 (10, 10, 14) ; Italie 31 (9, 13, 9)
Évolution du score :
1-0 à 24’55” : Bruche assisté de Bougro et F. Dair
1-1 à 32’47” : Zanetti assisté de Segafredo (sup. num.)
1-2 à 37’04” : Segafredo assisté d’Olmo Albis (sup. num.)
2-2 à 45’51” : Cantagallo assisté de Mony et Boudon
3-2 à 47’20” : Gallet assisté de Boudon et Sarliève (sup. num.)
4-2 à 58’22” : Douay assisté de Gallet (cage vide)
France
Attaquants :
Floran Douay (+1, 4’) – Nicolas Ritz (+1, 2’) – Kévin Bozon (+1)
Téo Sarliève (+1) – Louis Boudon (C, +1) – Tomas Simonsen (+1)
Flavian Dair (+1) – Jordann Bougro (+1) – Baptiste Bruche (+1, 4’)
Tommy Perret (2’) – Teemu Loizeau – Paul Joubert
Défenseurs :
Enzo Cantagallo (+1) – Hugo Gallet (+1, 2’)
Thomas Thiry – Kévin Dusseau (+1, 5’)
Charles Schmitt (+2) – Yohan Coulaud
Lucien Onno – Mathieu Mony (+1)
Gardien :
Martin Neckar
Remplaçant : Tom Aubrun (G).
Italie
Attaquants
Tommaso De Luca (-2) – Matthew Bradley (-2) – Marco Zanetti (-1)
Niccolo Mansueto – Bryce Misley – Alessandro Segafredo
Cristiano Di Giacinto (-1) – Daniel Mantenuto – Julius Ramoser
Fabian Gschliesser – Davide Schiavone (-1) – Davide Conci (-2)
Filippo Rigoni
Défenseurs :
Pietro Olmo Albis (-2, 2’) – Phil Pietroniro (-1)
Alex Trivellato (-1) – Filippo Rigoni (-2)
Peter Spornberger – Gabriel Nitz
Carimne Buono (2’) – Kris Pietroniro (-1)
Gardien :
Davide Fadani [sorti de 57’58” à 58’22”, de 58’26” à 59’22” et de 59’47” à 60’00”]
Remplaçant : Colin Furlong (G).






































