Un match pour rien

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La Biélorussie en crise a déjà l’œil sur le match de samedi contre l’Autriche. Cette rencontre face aux Tchèques devient plus un match de préparation et d’automatismes avec un nouvel entraîneur qu’autre chose… Du coup, Charles Linglet est au repos. Les joueurs de Josef Jandač ont fini tard la veille face aux Russes. Quel sera leur état de fraîcheur ?

Les Tchèques plient le match

Trus, le gardien biélorusse, affronte d’entrée plusieurs tirs et le jeu ne quitte plus son camp. Ses coéquipiers appuient physiquement, et une charge limite de Kitarov met hors du jeu Nestrašil. Il doit rentrer au vestiaire, le bras endolori.

Razvadovski dépasse lui aussi la limite et laisse son équipe à un de moins. Les Tchèques tardent à se montrer menaçant. Il faut attendre un lancer de Šulák en fin d’avantage, avec un rebond favorable, puis un autre tir de Šulák pour que Trus se mette en évidence.

La pénalité est tuée, mais Falkovski commet un retard de jeu et la pression continue. Denisov sort à son tour et offre 34 secondes de cinq-contre-trois. Lent et sans idée, le jeu de puissance tchèque n’en profite pas, mais convertit le cinq-contre-quatre. Šulák, servi à la bleue, reprend de volée, avec un très bon écran devant Trus (0-1).

But de Sulak – Biélorussie-République Tchèque (c) Jonathan Vallat

La partie tombe alors dans un faux rythme, avec de rares occasions des deux côtés. Les Tchèques effacent une crosse haute de Červenka en maîtrisant quatre minutes d’infériorité. La Biélorussie enchaîne avec un surnombre.

Le jeu de puissance ronronne. Mais peu après, un duel gagné le long de la bande libère Horák au cercle. Dos au but, il décale Plekanec, qui se retrouve seul devant Trus. Le vétéran choisit de ne pas tirer, mais s’avance vers la ligne de fond pour contourner le gardien et redonner le palet à Horák devant un but ouvert (0-2).

Les Tchèques déroulent, enfin. Leur jeu de passe est parfois excessif et évite des solutions de tir évidentes. Mais les intentions sont là. Une montée de palet libère alors Michal Řepík sur la droite, et il décide de lancer au but : lucarne (0-3).

Les tchèques sur le bur de Trus (c) Jonathan Vallat

Un tiers soporifique

Après ce premier tiers facilement maîtrisé, les Tchèques continuent sur le même train de sénateur. Ils n’ont guère de mal à entrer en zone offensive et à s’y promener. Trus réalise quelques arrêts difficiles, notamment sur Červenka, pendant que sa défense a le tournis.

Malgré tout, les arrières biélorusses résistent. Ils repoussent le jeu vers l’extérieur et le temps défile sans occasion majeure. Tout au plus un contre d’Artur Gavrus vient-il réveiller l’auditoire : son lancer percute le poteau.

Du coup, il ne se passe pas grand chose dans ce deuxième tiers. Les Tchèques ne forcent pas, fatigués de leur gros match contre la Russie la veille. Les Biélorusses se contentent de bien défendre et de garder de l’énergie pour le match couperet du lendemain contre l’Autriche.

En fin de tiers, un jeu de puissance provoque plusieurs tirs tchèques, mais non cadrés. À l’issue de vingt minutes soporifiques, le score est inchangé.

Arrêt de Trus (c) Jonathan Vallat

Chacun attend la fin du match…

Le rythme ne monte pas plus à la reprise. Un accrochage de Kitarov donne un nouvel avantage numérique aux Tchèques. Le palet tourne, mais il manque encore un petit quelque chose pour créer du danger. Un manque d’intensité, d’implication… Le sentiment que les Tchèques jouent un peu trop facile.

Jaškin manque ensuite le 4-0 en semi-échappée, sur une longue passe à travers la neutre. Trus, d’un lancer de botte, sauve son camp. Le portier se montre encore décisif à sept minutes de la fin, mais Ustinenko prend deux minutes pour crosse haute. Les Tchèques ne forcent pas.

À trente secondes de la fin, Francouz, qui s’est copieusement ennuyé, manque de peu de perdre son blanchissage. Sa défense doit s’agglutiner devant lui pour bloquer et dégager les rebonds…

Hormis ce moment de courte frayeur, les Tchèques n’ont pas forcé leur talent et s’imposent 3-0. Ils ont sagement géré leur avance du premier tiers. L’intérêt des deux équipes était ailleurs…

Désignés joueurs du match : Vitali Trus (Biélorussie) et Michal Moravčík (République Tchèque)

 

Biélorussie – République Tchèque 0-3 (0-3, 0-0, 0-0)
Vendredi 10 mai 2018, 20h15. Royal Arena de Copenhague, 5636 spectateurs.
Arbitrage de Roman Gofman (RUS) et Gordon Schukies (ALL) assistés de Lukas Kohlmüller (ALL) et Hannu Sormunen (FIN).
Pénalités : Biélorussie 14′ (8′, 2′, 4′), République Tchèque 4′ (4′, 0′, 0′)
Tirs : Biélorussie 21 (6, 5, 10), République Tchèque 33 (13, 12, 8)

Récapitulatif du score
0-1 à 08’13 : Šulák assisté de Krejčí (sup. num.)
0-2 à 15’53 : Horák assisté de Plekanec
0-3 à 18’43 : Řepík assisté de Červenka et Moravčík

Biélorussie

Attaquants
Geoff Platt – Yegor Sharangovich – Artyom Demkov (2′)
Aleksandr Pavlovich (C, -2) – Yevgeni Kovyrshin (-2) – Maksim Sushko (-2)
Artur Gavrus – Pavel Razvadovski (2′) – Artyom Kisly
Sergei Drozd – Aleksandr Kitarov (2′) – Artyom Levsha

Défenseurs
Stepan Falkovski (2′) – Pavel Vorobei
Dmitri Korobov – Vladimir Denisov (-2)
Yevgeni Lisovets – Kristian Khenkel
Nikita Ustinenko (2′, -2)

Gardien :
Vitali Trus

Remplaçant : Mikhail Karnaukhov (G). Réservistes : Ivan Kulbakov (G), Roman Dyukov (D), Charles Linglet (A), Aleksandr Materukhin (A)

République Tchèque

Attaquants
Dmitrij Jaškin – David Krejčí – David Pastrňák
Dominik Kubalík – Martin Nečas – Tomas Hyka
Roman Červenka (C, 4′, +1) – Radek Faksa (+1) – Michal Řepík (+2)
Roman Horák (+1) – Tomas Plekanec (A, +1) – Andrej Nestrašil

Defensemen:
Libor Šulák – Radko Gudas (A, +2)
Filip Hronek – Michal Moravčík (+2)
Michal Jordán – David Sklenička
Adam Polášek – Jakub Krejčík

Gardien :
Pavel Francouz

Remplaçant : David Rittich (G). Réservistes : Domink Hrachovina (G), Filip Chytil (A), Robert Kousal (A).

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