Des nouvelles de Yohann Auvitu (KHL)

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À l’occasion de la venue cette semaine du HK Sochi, le nouveau club de Yohann Auvitu, à Helsinki contre Jokerit, nous avons eu l’occasion de rencontrer l’international français pour prendre quelques nouvelles.

Après déjà un quart de la saison écoulé, Sochi occupe la cinquième place de la conférence Ouest avec une quinzaine de points (les 8 premiers se qualifient en play-offs).

Retrouver le rythme…

Yohann Auvitu a raté les deux premières rencontres de la saison car il se rétablissait d’une blessure qui l’a éloigné 4 mois des patinoires. Il retrouve le rythme progressivement.
« Je me sentais rouillé. Je dois encore progresser car je n’étais pas prêt physiquement. Je retrouve le rythme et je me positionne mieux, j’ai les jambes depuis 4 ou 5 matches. J’ai aussi perdu du poids. »
« On ne me demande pas encore de rôle spécifique. Les consignes du coach (Sergeï Zubov, champion avec les Rangers en 1994 et Dallas en 1999) sont pour l’instant assez générales. J’essaye d’amener de la constance, pour donner chaque soir la même qualité et stabilité défensive. »

Les paires défensives ont beaucoup tourné en début de saison, il a joué à droite comme à gauche, avec différents partenaires. Il est maintenant stabilisé depuis 4 ou 5 matches avec son partenaire Musin. « On commence à bien jouer ensemble, offensivement comme défensivement« . Une intégration d’autant plus aisée que Yohann parle un peu de russe, ce qui lui permet de communiquer avec tous les joueurs, dont les locaux qui s’adressent à lui en russe.

… et retrouver le plaisir de jouer.

Bien installé dans le village olympique, il a dû s’adapter un peu au nouvel environnement : « J’arrivais d’Edmonton où il y a des mois pendant lesquels il fait -35°, et là il faisait très chaud cet été, jusqu’à +35°. »
Après deux saisons en Amérique du Nord, à New Jersey et Edmonton, Yohann Auvitu découvre une nouvelle ligue pour se faire plaisir. « Je voulais arrêter l’Amérique du Nord, ça s’est fait assez naturellement. Sans faire la fine bouche, je voulais au moins une équipe qui fait les play-offs. »
« Je voulais retrouver le plaisir de jouer car je n’ai pas fait beaucoup de matches finalement ces deux dernières saisons. Je joue au hockey pour avoir des responsabilités, pour me faire plaisir. »
« C’est une bonne ligue, solide, et ce que je découvre est finalement ce à quoi je m’attendais : une ligue artistique. C’est du beau hockey, j’aime ça. Très technique. Des joueurs créatifs avec beaucoup de talent. Moins structuré tactiquement qu’aux États-Unis où chacun a son rôle.« 

La KHL en France ?

Suite aux déclarations du président de la KHL et les éclaircissements de Hockey Archives avec l’interview de Luc Tardif, nous lui avons demandé son avis quant à un club KHL en France. « Je ne crois que ce que je vois. Ce sera bien pour le hockey français si c’est dans une optique de longue durée. Faisons-le si c’est possible, mais ça ne doit pas être facile à mettre en place. Sans parler du budget. Ça me paraît compliqué. Ça ne se fera pas en un an.« 

Battus 4-2 par de solides Jokerit, Yohann reprenait l’avion dans la nuit pour regagner Sochi dans la nuit. Il est crédité pour l’instant des statistiques honorables: 1 but, 3 assistances, ratio -2, en 13 rencontres pendant lesquelles il joue presque 22 minutes par match, ce qui fait de lui le deuxième joueur le plus utilisé de l’équipe après le Finlandais Jokipakka.

Propos recueillis par Benoit Mantel
Twitter @BenoitMantel

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